Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Texte Libre

LES STATISTIQUES

VISITEURS UNIQUES

1 074 692

PAGES LUES

7 113 288


MAIS JE DEBLOGUE...

Archives

2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 23:17

Quand on prend les préoccupations essentielles des Françaises et des Français, on trouve en premier lieu le pouvoir d'achat, alors qu'au moment de la défaite de Lionel Jospin aux Présidentielles, dont le PS ne s'est  jamais véritablement remis, ce fut l'insécurité. Tout le monde s'accorde à reconnaître que ce fut décisif dans le résultat d'un scrutin qui marquera durablement notre vie sociale collective. Ce phénomène a disparu des esprits avec le silence fait par les médias sur les événements pouvant développer ce que l'on avait appelé le « sentiment » d'insécurité. Désormais, les enquêtes montrent que près de six Français sur dix (59%) avaient perçu une baisse de leur pouvoir d'achat au cours des douze mois ayant précédé l'enquête. Ce sentiment s'est durci en novembre 2007.
Un sondage effectué pour Dimanche Ouest France soulignait que 65% des Français avaient le sentiment que leur pouvoir d'achat s'était dégradé. En revanche, la priorité accordée à  cet élément dans leurs préoccupations n'est apparue que plus tardivement. A mesure que les Français ressentaient que leur pouvoir d'achat se dégradait, cette thématique prenait la tête de leurs préoccupations.
Ainsi, au printemps 2007, après l'élection présidentielle, l'emploi était toujours la première inquiétude des Français (36%), devant la hausse des prix (9%) (Enquête Ifop pour le CEVIPOF et le Ministère de l'Intérieur). Il est vrai que selon les périodes et les événements, leurs opinions varient. Au début de l'année 2007, en janvier, l'enquête Ifop menée pour "Acteurs publics" montrait que près de six Français sur dix (59%) percevaient une baisse de leur pouvoir d'achat au cours des douze mois précédents.
En septembre 2007, l'emploi était toujours devant le pouvoir d'achat, mais on ne parlait plus d'insécurité selon le Tableau de bord politique mensuel de Paris Match. 34% mettaient l'emploi en tête de leur priorité devant 25% pour le pouvoir d'achat. Le même tableau révélait en novembre une inversion des sentiments, le pouvoir d'achat (37%) ayant pris la tête devant l'emploi (27%). Le dernier Tableau de bord politique mensuel de Paris Match montre encore un durcissement de ce sentiment. « 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre seulement 23% pour l'emploi », indique l'Ifop.

LA JURISPRUDENCE CLAVIER
Pourtant, depuis hier, il devrait être mis un terme définitif à leur peur de l'insécurité latente. Les Françaises et les Français sont entre de bonnes mains. Le Président de la République veille. Il est chaque jour soucieux du confort de ses ouailles, et surtout de ses amis, afin qu'ils vivent paisiblement durant leurs vacances. Dominique Rossi, coordonnateur des services de sécurité intérieure en Corse et natif de l'île, a été démis de ses fonctions, en raison de "sa gestion" de l'occupation du lotissement où se situe la villa de l'acteur Christian Clavier et celle de Camille de Rocca Serra, samedi, par des militants corses, à l'occasion d'un rassemblement autorisé à Porto-Vecchio, a indiqué le ministère de l'intérieur.
Le ministère lui reproche de n'avoir « pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement afin d'empêcher l'envahissement d'une propriété privée ». Mais une autre lecture est possible : Dominique Rossi, par sa retenue et sa mesure, n'a-t-il pas plutôt apaisé les tensions qui se seraient nécessairement produites entre les manifestants et les forces de police s'il avait utilisé la force pour repousser les manifestants pacifiques ? Cette question posée paraît justifiée par le fait que le propriétaire des lieux n'a pas été menacé et qu'il aurait même offert un pot aux assaillants !
Le dialogue et l'apaisement d'une part, la proximité des fonctionnaires locaux et leur meilleure connaissance du terrain d'autre part, voilà des éléments qui ont pourtant fait leurs preuves, mais qui ne plaisent visiblement pas au gouvernement français. Dominique Rossi, 59 ans, qui a le grade élevé de contrôleur général, chapeautait jusqu'ici police et gendarmerie sur l'île de Beauté. Il avait été directeur de cabinet du préfet délégué à la sécurité, Christian Lambert, au moment de l'arrestation d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet de Corse Claude Erignac, en 2003. Le poste de coordonnateur avait été ensuite créé sur mesure pour lui. Il aurait pu faire valoir ses droits à la retraite en avril, mais il lui avait alors été demandé de rester dans ses fonctions.

UNE MESURE DESASTREUSE
Cette sanction à l'encontre de M. Rossi, qui a été muté à l'IGPN (la police des polices), a été vivement critiquée par le Syndicat des commissaires de police (majoritaire). Son secrétaire général adjoint, Emmanuel Roux, a "regretté" mardi cette décision, estimant que Dominique Rossi n'avait pas commis de faute. « Son métier est d'arbitrer. En l'occurrence, en Corse, on ne cherche pas l'affrontement, la bagarre dans la police (...). Son choix a été excellent car il n'y a pas eu de dégâts chez Christian Clavier », a-t-il déclaré, regrettant que « le corps des commissaires serve de fusible, alors que la meilleure décision en matière d'ordre public a été prise ».
François Hollande a déclaré mardi "ne pas vouloir croire" que c'est parce que l'incident impliquait un ami de Nicolas Sarkozy que le responsable des forces de sécurité dans l'île a été sanctionné. « En Corse, depuis des mois, il y en a eu des violations de domicile, des attentats (...). En matière de sécurité, il n'y a pas des citoyens qui seraient plus protégés que d'autres », a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste. Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a lui, dénoncé « un fait du prince ».
« Ce sont des décisions arbitraires et disproportionnées qui montrent à quoi on arrive quand tous les pouvoirs sont ainsi concentrés entre les mêmes mains, quand le copinage avec les puissants remplace la raison d'Etat », a-t-il indiqué aujourd'hui ! Encore une fois, il a le mérite de la franchise, ce qui se respecte !

LES AMIS NE SONT PAS LES PAYEURS
Pour être en sécurité, il faut donc être encore une fois un « ami » du Président. Ami du Président pour se voir attribuer le pactole de la publicité télévisée refusée au service public. Ami du Président pour bénéficier des retombées des contrats juteux accordés à l'étranger. Ami du Président pour obtenir des postes clés dans l'administration française. Ami du président pour assister à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques. Ami du Président pour émarger sur le profit du paquet fiscal. Ami du Président pour être protégé par les forces de l'ordre. Ami du Président pour obtenir la peau d'un haut fonctionnaire !
Dans la journée, Europe 1 et France Inter expliquaient que Nicolas Sarkozy aurait appelé Christian Clavier, avec qui il est très ami, pour le prévenir : « Il n'est pas question que tu payes pour notre amitié ». En général, ses amis payent d'ailleurs fort peu et il faut bien convenir car le bouclier fiscal a été conçu pour eux.
Que les messieurs je sais tout du journalisme français n'ont-il pas écrit sur les « amitiés » de François Mitterrand ? Leur sévérité, parfois justifiée, tournait à l'obsession : il lui fallait absolument résister à ceux qui avaient parcouru avec lui un bout de chemin commun et dont il essayait de préserver l'avenir. Là, Nicolas Sarkozy a simplement perpétué une tradition voulant que l'on soit redevable à l'égard de ses amis, avec une tendance à... en faire trop ! Il n'est pas certain que les amis eux-mêmes soient extrêmement flattés de cette sollicitude. D'ailleurs Christian Clavier, l'Astérix de Corse, a eu, grâce à son ami, le plaisir de passer quelques heures au commissariat . On vous le répète : touche pas à mes potes est devenu le slogan de la République.
Mais je déblogue...

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article

commentaires

severine borg 04/09/2008 12:39

400 contractuels licenciés par le rectorat de Bordeaux lors de cette rentrée scolaire. Ils ont été remplacés par des vacataires 200 heures.

jo 03/09/2008 20:13

Spoliation à Cabourg
Nous, ont n’a pas comme ami le président.
Les gens du voyage viennent dans la propriété, vol du fioul, des légumes, démolition de bâtiments, murs, il viennent déféquer dans la cour et dépendances, les violations de domicile sont quasi journalières.
http://nativelle.over-blog.com

marc d Here 03/09/2008 13:14

Le président de la République Nicolas Sarkozy a apporté son plein soutien à la mutation de Dominique Rossi, le fonctionnaire qui coordonnait la sécurité intérieure en Corse, a rapporté aujourd'hui le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.Au cours du Conseil des ministres, "le président de la République a tenu à indiquer qu'il soutenait pleinement la décision prise par la ministre de l'Intérieur" Michèle Alliot-Marie, a rapporté Luc Chatel.Source AFP

J.J. 03/09/2008 11:37

Selon les déclarations de monsieur Atttali, ton annalyse des problèmes de pouvoir d'achat sont tout à fait erronées Jean Marie !D'après cet expert en économie, le pouvoir d'achat des français n'a absolument pas regressé, ce sont nos besoins qui ont augmenté : achat d'écrans plats, abonnements Internet, téléphones portables etc..C'est écrit en toutes lettres dans une interview qui est publiée dans "Femme Actuelle" de la semaine dernière. Je pense que je fais exception car mes revenus ont augmenté l'an dernier de 15€, mon loyer a augmenté de la même somme quant au gaz, éléctricité, denrées alimentaires etc..., j'ai du rêver.Cet article montre jusqu'à quel point l'intox est capable de s'insinuer partout.A propos de la Corse, c'est étonnant comme cette affaire Clavier fait du bruit, alors qu'une grande discrétion a été observée à propos d'un acte de piraterie qui se serait déroulé dans une zone voisine.C'est vrai qu'il faut faire un choix dans les priorités de l'information.....

^ 03/09/2008 11:33

Si t'es pas un ami tu es un ennemi c'est comme ça et ça a toujours été même du temps de socialistes qui depuis sont en failltes !