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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 23:48

Impossible de reconnaître les siens dans la couvée des coqs qui chantent sur les médias ou qui écrivent dans les journaux qui comptent. C'est un imbroglio des idées qui ressemble à une bouillabaisse des idées. Incroyable que ce monde où les libéraux nationalisent, les socialistes libéralisent. Tous les défenseurs zélés de la mondialisation qu'ils ont défendue au sein des sections socialistes quand il fallait approuver le Traité constitutionnel européen s'installent en protectionnistes convaincus et, au moment où des motions clés du PS prônent la reconnaissance de la loi du... marché régulé par l'Etat, c'est Nicolas Sarkozy qui se fait applaudir sur ce thème par un parterre d'Ump délirant. Inimaginable : le monde politique qui refusait, au nom d'un comportement ringard, le clivage droite-gauche s'aperçoit que la droite défend des idées de Gauche quand la gauche revendique le droit de faire alliance avec le centre, et donc dériver sur sa droite. Les journaux titrent sur le désarroi des députés Ump, qui sont déboussolés par le discours dramatique de « leur » président, élu par les plus faibles d'un système du profit roi ! C'est la catastrophe dans tous les camps et, comme Soubise, les « généraux » cherchent leur armée avec une lanterne peu éclairante. La panique gagne les cabinets ministériels et les entourages des gens qui comptent, tant on ne sait véritablement plus qui est où, et pourquoi ? Les annonces sarkozystes rejoignent les propos d'estrade de quelques candidats à « l'ouverture » élyséenne. Une électrice et un électeur naviguent à vue sur des images, des effets instantanés, des symboles, des contingences individuelles, mais finie l'époque des certitudes. Il n'y a pas plus anti-capitaliste que Nicolas Sarkozy : même un réformateur communiste ne serait pas allé aussi loin que lui !

DEMI TOUR GAUCHE !
Oubliées les envolées de la campagne électorale d'il y a quelques mois, car la « bravitude » présidentielle consiste simplement à... renier tous ses engagements, sans, bien évidemment, reconnaître que la gouvernance appliquée depuis le soir de gloire et le repas au Fouquet's (Ah ! que c'était bien quand l'argent des copains coulait à flots) a conduit la France droit dans le mur. Pour le chef de l'Etat, fidèle à ce qu'il ne cesse de répéter depuis des mois (cf les pêcheurs, les restaurateurs, les agriculteurs... avec Bruxelles) c'est la faute des autres , surtout pas la sienne. D'ailleurs, c'est à la mode en ce moment, de désigner des coupables de l'effondrement d'une économie ayant méprisé la dimension sociale et politique depuis des décennies et que l'on ne retrouvera jamais ! La crise économique et financière aura donc un impact « dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat » des Français. Si c'est pas un scoop, je n'y connais plus rien en matière d'information ! Ces chroniques l'ont ressassé depuis trois ans, mais personne n'en donnera acte, car tout le monde se moque bien des élucubrations d'un pauvre gars qui s'évertue à lutter contre une opinion dominante, façonnée en permanence par des effets d'annonce, complaisamment repris par des médias sans scrupules ! Au fait, qui a payé les frais du meeting de Toulon et les déplacements du gouvernement?
« Dire la vérité aux Français, a expliqué le chef de l'Etat, c'est leur dire que la crise n'est pas finie, que ses conséquences seront durables, que la France est trop engagée dans l'économie mondiale pour que l'on puisse penser un instant qu'elle pourrait être à l'abri des événements qui sont en train ni plus ni moins que de bouleverser le monde (...) Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a-t-il annoncé avec un aplomb sans pareil. Son Ministre de l'économie et des Finances a passé des jours et des jours à nier cette évidence, et à colporter des prévisions archi-fausses, à nier la « récession », à dénoncer celles et ceux qui parlaient de « plan d'austérité » et qui ne cessaient de clamer que jamais la France du « paquet cadeau fiscal » ne remplirait ses obligations sur son déficit budgétaire ! Personne ne lui demande pourquoi il ne la vire pas, puisqu'il est obligé de... démentir publiquement l'intégralité des propos de la « collaboratrice principale de son collaborateur de Matignon ». Personne ne lui demande pourquoi il n'applique pas... à son gouvernement, les règles qu'il a énoncées sur les patrons ! C'est probablement parce que c'est lui qui assume l'échec et qui en tire les conséquences.

LES PATRONS AUX CROCS DE BOUCHER
Nicolas Sarkozy a estimé que « les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés » pour mettre fin aux « abus », ajoutant que le gouvernement règlerait le problème au besoin « par la loi avant la fin de l'année ». Incroyable baliverne qui bien évidemment ressemble à un cautère sur une jambe de bois, puisque le mal est fait depuis très longtemps et qu'aucune loi ne redressera cette situation catastrophique créée par la lâcheté du politique face au diktat du profit pour le profit ! Et ça marche puisque 44 % des françaises et des français dans la m..... jusqu'au cou ont trouvé ces lapalissades « convaincantes » .
Désespérant pour la démocratie. « Je n'hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés. Il y a eu trop d'abus, trop de scandales » a déclaré le chef de l'Etat. Les dirigeants « ne doivent pas pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu'ils ont commis des fautes ou mis leur entreprise en difficulté », a-t-il dit, sans établir un lien entre la crise actuelle et... ses propres amis du CAC 40 ! En revanche, un minsitre nul retrouvera sa rente de situation au parlement sans élection partielle!
Est-on certain que François Pinault, Vincent Bolloré (l'ami du yacht et des jets privés), Martin Bouygues (inséparables, ils partent en vacances ensemble) ; Edouard de Rothschild, (ami proche) ; Antoine Bernheim, (président de Generali et figure historique de Lazard) ; Jean-Charles Decaux, (mi fils de pub depuis des lustres) ; Arnaud Lagardère, (un grand héritier très influent)... n'ont pas bâti leur fortunes sur les subprimes américains ?  Doit-on les sanctionner aussi fortement que ceux de la Société Générale qui ont laissé Kerviel appliquer les concepts bancaires actuellement dénoncés, mais antérieurement loués?
Est-on certain que ces Princes du profit s'appliqueront les propositions sarkozystes ? Ils ne doivent plus « avoir le statut de mandataire social et bénéficier en même temps des garanties liées à un contrat de travail » et « ils ne doivent pas recevoir d'actions gratuites. Leur rémunération doit être indexée sur les performances économiques réelles de l'entreprise », a poursuivi le défenseur de la libre entreprise, des exonérations sociales, de la casse du Code du travail et de la destruction des services publics. Personne ne lui rappelle que les privatisations ont plongé les secteurs clés du quotidien des Français (énergie, télécommunications, crédit..)  dans la crise financière et que désormais rien ne peut garantir qu'ils assumeront les missions fondamentales qu'ils assumaient antérieurement puisqu'il n'y a plus de contrôle de l'Etat. « Et si les dirigeants sont intéressés au résultat, ce qui est une bonne chose, les autres salariés doivent l'être aussi, car eux aussi contribuent à la richesse de l'entreprise » (sic), a-t-il proclamé sous les applaudissements d'un parterre strictement Ump comme s'il n'était, en situation de crise grave, que le Président de ces Françaises et de ces Français là ! Un remake du cocu magnifique à l'échelle d'un pays !

SOS BANQUIERS MALHEUREUX
Face à la crise financière, Nicolas Sarkozy a promis que l'Etat garantirait « la sécurité et la continuité » du système bancaire et financier français s'il était menacé par la crise internationale : le monde à l'envers . La Gauche, sous la pression de la droite avait dénationalisé les banques, cédant au mythe de l'autorégulation par le marché, et le chantre du libéralisme annonce qu'il pourrait revenir sur ces décisions ! La social-démocratie sarkozyste vire au communisme qui ne dit pas son nom !
« Si les banques devaient êtres mises en difficulté par la spéculation (NDLR : mais qui donc peut spéculer parmi les ouvriers, les fonctionnaires, les employés, les caissières de surpermarché ou les Rmistes ?), je n'accepterais pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révèlerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements (...) Les épargnants qui ont eu confiance dans les banques, dans les compagnies d'assurance, dans les institutions financières de notre pays ne verront pas leur confiance trahie. Ils ne payeront pas pour les erreurs des dirigeants et l'imprudence des actionnaires », a insisté le chef de l'Etat. Pas possible, ces gens là feraient des choses aussi terribles ? Pas possible, on ne s'était pas aperçu qu'ils agissaient ainsi depuis des mois et des mois? Incroyable, on nous aurait trompés ? Pas possible, ils nous auraient volé notre pouvoir d'achat avec l'inflation, les emprunts à taux progressifs,  à « l'insu de notre plein gré » ? Vite appelez Richard Virenque à Bercy !
Le président a par ailleurs estimé, sans rire, qu'il fallait « réglementer les banques pour réguler le système » frappé par la crise financière actuelle.  « La crise devrait amener à une restructuration de grande ampleur de tout le secteur bancaire mondial » pour "imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation", a-t-il expliqué. Facile : il suffisait qu'il annonce qu'il allait taxer fortement les revenus de la spéculation pour rendre l'entrée dans le monde économique plus rentable ! Mais, au fait, je serais à la place de Besancenot, je me ferais du souci, car ce gars-là est capable d'être Guest Star de la fête de l'Huma, d'adhérer au parti anti-capitaliste ou au PS à 20 euros... Ce ne serait que provisoire, car dès que ses copains se seront refaits la cerise sur des milliers de suppressions d'emplois, il redeviendra libéral !
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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commentaires

gilles baillet 28/09/2008 20:22

Parlons des vrais chiffres du chômage concernant les 8 catégories de chômeurs de l'ANPE, les chômeurs classés RMistes et les dispensés de recherche d'emploi. Vous additionnez tout cela et vous trouvez 4, 4 millions de personnes. Il suffit pourtant de prendre le site du ministère du travail et de compter.

annie PIETRI 28/09/2008 00:21

Cette chronique est, en effet, EXCELLENTE, comme l'écrit E.M. Et quoi qu'en pense l'inénarable Marc d'Héré, c'est bien lui, le transfuge, qui n'a rien compris, et non pas Jean-Marie DARMIAN, dont les analyses politiques sont toujours d'une justesse et d'une lucidité étonnantes.Et il faut un sacré culot, une sacrée dose de mauvaise foi, voire de méchanceté agressive et imbécile, pour qualifier cette chronique de "particulièrement faible" !Comment ne pas être impressionné par les revirements aussi incroyables qu'inattendus de notre Président de la République, comment ne pas être frappé par l'ampleur de ses reniements, de ses retournements de veste, en matière d'écçonomie comme dans d'autres matières?Et ce n'est pas nouveau; désavouer ses collaborateurs, - ou ceux de son premier ministre -, ne l'a jamais rebuté..... Mme Lagarde a essayé de nous faire avaler pendant des mois et des mois que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, que la France échapperait à la crise, que la croissance n'était pas menacée, que nous ferions mieux que nos voisins. Et patatras!...aujourd'hui le Président découvre que rien ne va plus, qu'il faut dire la vérité aux français, même si c'est dur à entendre.(Alors, comme çà, on ne nous disait pas la vérité, on nous mentait, on nous menait en bateau?)Et Mme Lagarde, désavouée, fustigée, qui devrait avoir envie de se cacher dans un trou de souris, après l'algarade présidentielle, Mme Lagarde est rayonnante (d'être toujours là?) et arbore un sourire éclatant et ravi. En niçois, on dit "Lou Ravi"!! On croit rêver...Alors, Mr d'Héré, faites donc preuve, une fois au moins, d'honnêteté intellectuelle. Reconnaissez que la politique menée depuis trois ans n'a rien fait pour éviter ce désastre économique, qu'elle l'a, au contraire, précipité, et que le gouvernement actuel est incapable de faire face à une crise, dont on ne peut plus dire qu'elle nous menace, puisqu'elle est bel et bien là.Et puis, soyez beau joueur, relisez, comme je l'ai fait, les chroniques de Jean Marie Darmian depuis la création de son blog, il y a trois ans. Et vous y trouverez l'annonce et la description de tous les maux qui déferlent actuellement sur la France, en même temps que sur le reste du monde. Vous constaterez que ses analyses politiques ont toujours été d'une extrème lucidité, et que ses prévisions se sont toujours avérées justes.Alors, bien sûr, Jean-Marie, nous serons très nombreux à te donner acte que tes chroniques n'ont jamais été des "élucubrations" farfelues, mais ont toujours lutté contre l'opinion dominante, faisant fi des médias toujours à la botte, et nous ouvrant les yeux, sans complaisance, sur les réalités qui nous entourrent

E.M. 27/09/2008 13:26

@ MarcCela me rassure que tu ne sois pas d'accord avec moi, bien que je n'en ai pas besoin.Pour ce qui est de l'histoire de la compréhension du monde et des choses qui nous entourent, je me permet d'émettre un fort doute sur tes propos !Je suis certain qu'une grande majorité des lecteurs de ce blog comprend ce que je veux dire !Sinon, il faisait beau à Toulon ? 

marc d Here 27/09/2008 10:23

Vous n'avez pas bien compris le discours de Nicolas Sarkozy, d'ailleurs vous êtes honnête et vous le reconnaissez dès les premières phrases...La suite de votre article s'en ressent. Il est  particulièrement faible, d'ailleurs E.M. le trouve EXCELLENT (en majuscules!)

E.M. 27/09/2008 00:13

EXCELLENT !