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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 07:17

Chose promise, chose due ! Le principe a bien vieilli en quelques mois. Il est même devenu totalement obsolète, puisqu'il s'agit de morale en politique. On peut faire tout et son contraire, ne rien réaliser de ce pour quoi on a été élu, abandonner ceux qui vous ont fait confiance, et gagner des points supplémentaires en terme de cote de confiance. Si, en plus, vous arrivez à décrocher une émission de télé-propagande, payée deux fois par les contribuables (une fois avec le budget du gouvernement et une autre avec la redevance télévision) pour leur vendre les mesures qui les étouffent, vous pouvez espérer échapper à toutes les sanctions du suffrage universel. Le tout, c'est d'avoir le toupet de vous comporter à l'opposé de vos idées, et de retourner votre veste avec dextérité. Comme personne ne met en synergie les annonces qui s'amoncellent, elles ensevelissent les réalités d'un chemin uniquement pavé de bonnes intentions, et conduisant à l'enfer.
Dans le cadre très huppé d'un grand restaurant new-yorkais, Nicolas Sarkozy avait reçu le prix... humanitaire de la Fondation Elie Wiesel. Devant environ 800 personnes - entrepreneurs et hommes d'affaires français et américains, personnalités du monde politique et du spectacle - le président français avait estimé que les chefs d'Etat et de gouvernement devaient « la vérité et la franchise » sur la gravité de la crise financière.
« Nous devons nous interroger sur nos responsabilités. Aujourd'hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l'épargne qu'ils ont mise dans les banques », a déclaré le président français. « Notre devoir est de leur apporter des réponses claires. Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, les chefs d'Etat, assumions nos responsabilités », avait poursuivi Nicolas Sarkozy, sans toutefois identifier les « responsables ».
Tel Soubise cherchant son armée avec sa lanterne, le Président de la République cherche encore les responsables. Il en a attrapé trois de la Caisse d'Epargne, mais on en est toujours là... Promesse qui ne sera jamais tenue, puisqu'il figure, en tant qu'ex-Ministre de l'Economie, parmi les suspects potentiels, pour ne pas avoir décelé et dénoncé les exagérations d'un système totalement fou. Nicolas Sarkozy a réaffirmé le 13 octobre que « ceux qui ont fauté seront sanctionnés » une fois la crise financière surmontée, et a plaidé à nouveau pour un sommet du G 8 avec des pays émergents afin de « refonder le capitalisme ». Le bonhomme a de la suite dans les idées inutiles : « La France ne laissera pas cette situation sans conséquence », avait en effet lancé le chef de l'Etat après sa déclaration sur la crise financière prononcée à l'Elysée. On attend encore... mais on a au moins un indice : les patrons du CAC 4O, fiers de leurs résultats, auront beaucoup souffert en 2007 !
Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête dans le magazine Capital. Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement établi. Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros, « alors que le profit de sa société augmentait d'à peine 8% », relève le magazine. Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).

DES AMIS DANS LE BESOIN
Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-value sur les stocks-options (des actions offertes par l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché). Selon le magazine, ce cru 2007 pourrait être « le dernier jackpot avant le krach », pour les rémunérations des grands patrons. « L'effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options », rendues « moins juteuses voire carrément impossibles », souligne-t-il.
Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital. Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d'euros de salaire comme Pdg de LVMH, soit une goutte d'eau dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.
Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Liliane Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 millions d'euros. Mais au fait, j'ai un trou de mémoire : de qui François Pinault et Bernard Arnault sont-ils les amis ? Au mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy en 1996, Bernard Arnault fut l'autre témoin du marié, avec Martin Bouygues. Depuis, les deux hommes se seraient éloignés l'un de l'autre. Ce qui n'a pas empêché Nicolas Sarkozy d'être invité, avec tout le gratin du CAC 40, au mariage de la fille de l'empereur du luxe français ! François Pinault, dont la holding personnelle Artémis SA contrôle le groupe PPR, administrateur de Mittal, est l'un des rares proches de Nicolas Sarkozy qui ait encore l'oreille de l'ex-président de la République, Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy et François Pinault partagent une même passion pour le vélo, ce dont je me réjouis. En fait, les promesses sur le pouvoir d'achat ont été tenues. Ils peuvent tous en attester. Le bouclier fiscal, les niches fiscales et le paquet fiscal les protègent durablement. Ils vont en profiter pour « gagner plus » en une période où les autres « perdent plus ».

CHIFFRES INCROYABLES
Pour Bruno Tardieu, délégué national d'ADT Quart monde, Nicolas Sarkozy pourrait tenir enfin une statistique positive et en croissance : celle de la pauvreté ! Il dresse des perspectives sans ambiguïté : « ceux qui ont du mal à s'en sortir vont souffrir, l'augmentation des prix, la montée du chômage les touchent au premier chef, les pauvres payent toujours les crises plus fort que les autres ». Mais pour l'instant, les conséquences sont plutôt de l'ordre du « ressenti », dit-il, c'est un fort sentiment de « dégoût » qui prime parmi les personnes liées au mouvement ATD. « Les gens entendent des chiffres incroyables, quand le patron de Dexia dit que partir avec 3,7 millions d'euros c'est normal, pour les gens à qui il reste 50 euros par mois pour vivre, c'est insultant », affirme Bruno Tardieu. Pour le dirigeant d'ATD, « les pauvres se sont fait berner. On (voir au-dessus) les a poussés à consommer, et maintenant il faut voir les chiffres du surendettement (qui a augmenté de 33% de 2002 à 2006), on a créé la méfiance ».
Embarqués dans les problèmes de survie quotidienne, souvent dépendants pour finir le mois, de l'aide des associations, les démunis ont récemment témoigné pour ne pas être les oubliés des gouvernements qui s'affairent, avec compassion, au chevet des banques et des entreprises.
Les 10% de Français les plus riches gagnent en moyenne 50 000 euros par an, en parité de pouvoir d'achat, ce qui est conforme à la moyenne observée dans l'OCDE. En revanche, les revenus annuels des 10% de Français les plus pauvres s'élèvent en moyenne à 7 000 euros par an, un chiffre supérieur de 25% à la moyenne OCDE.
Les inégalités et la pauvreté, définie comme représentant moins de la moitié du revenu médian, sont inférieures en France à la moyenne de l'OCDE, mais elles « n'atteignent pas les niveaux les plus bas des pays nordiques », souligne une étude éuropéenne. Cette enquête révèle par ailleurs que les dépenses de prestations sociales ne ciblent pas en France les plus pauvres et les classes moyennes, comme c'est le cas dans la plupart des autres pays de l'OCDE. Ainsi, les 20% des plus pauvres en France ne reçoivent que 16% des prestations sociales. Les auteurs de l'étude évoquent un "effet Gala" : la vie des très riches étalée dans les magazines "people" focalise l'attention des médias, ce qui peut expliquer le décalage observé entre les statistiques et les perceptions de la population sur la pauvreté au quotidien. En fait le résultat est toujours le même : les riches vont s'efforcer de devenir encore plus riches alors que les pauvres deviendront encore plus pauvres ! C'est la dure loi du système libéral, qui consiste à placer des poules libres dans le poulailler et d'offrir au renard la liberté de s'y installer.
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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commentaires

A nnie Pietri 30/10/2008 22:31

Depuis son élection à la Présidence de la République, les seules promesses que Nicolas Sarkozy ait pu tenir, ce sont celles qu'il a faites aux plus riches! Et pour les plus pauvres, plus que des promesses, ce sont des prévisions qui se réalisent : pauvres ils étaient, et plus pauvres ils deviennent de jour en jour ! Pour le reste, ce ne sont que retournements de vestes...et promesses non tenues.Le montant des salaires, avantages divers, et produits de leurs porte-feuilles-titres perçus par les grands patrons et amis de Nicolas Sarkozy sont tellement énormes, tellement indécents, tellement hors de proportion avec quelque travail ou responsabilité que ce soit, que les plus humbles, peu habitués à "manier" de tels chiffres, n'arrivent même pas à en percevoir l'énormité. Cela leur paraît irréel, impensable, voire impossible à seulement imaginer... Et c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils ne s'insurgent même plus! les millions, les milliards, les dizaines et les centaines de milliards...d'euros, ils ne parviennent pas à réaliser clairement ce que cela représente vraiment, tellement c'est faramineux. Et même en y réfléchissant bien, reconnaissons qu'on a du mal à se représenter ce que cela signifie....Ce qu'ils savent, les pauvres, c'est que leur quotidien est de plus en plus difficile, et leur avenir de plus en plus incertain et sombre!Les seules promesses que ce gouvernement ait été capable de tenir, aujourd'hui, ce sont celles de Brice Hortefeux qui entre autres flicages, a organisé celui des "sans papiers". Et bien sûr, une fonctionnaire zélée a cru bon de dénoncer une pauvre femme sans papiers venue inscrire son enfant à l'école....Et qui est cette fonctionnaire zélée? Une employée de la Mairie du 5ème arrondissement de Paris, travaillant sous les ordres du Maire d'arrondissement qui n'est autre que Monsieur Tibéri ! (Tiens, il existe encore, celui-là?).Le Maire de Paris est socialiste, mais il existe encore des maires d'arrondissement qui sont de Droite, et quelle droite!! Alors là, on fait du zèle, on veut faire plaisir à Monsieur Heurtefeux, et à son chef Sarkozy.... dont une des préoccupations essentielles est de "tenir ses promesses" en matière de reconduite à la frontière....La France fout le camp en matière économique, mais sur le plan des libertés individuelles et de la démocratie, ce n'est pas mal non plus. Qusque tandem abutere, Catilina, patientia nostra....?