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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 07:17

A peine élu, Nicolas Sarkozy se plaçait dans le camp de celles et ceux qui ne comptent jamais. Le Fouquet's, le yacht Bolloré ne furent que le signes avant-coureurs du fameux bouclier fiscal dont on sait combien il a été efficace pour la relance économique en 2008 ! En fait, ces comportements auraient dû alerter l'opinion sur le peu de cas que faisait le Président d'une République qui ne reposait plus sur le service du peuple. Nombreuses et nombreux sont ceux qui ont pensé que les lendemains ne devaient plus chanter l'Internationale, mais plus prosaïquement, comme pour les rencontres de pelote basque, les cours de la bourse. Leur désillusion est certainement d'autant plus grande qu'ils ont cru que les nantis, ainsi dispensés d'efforts de solidarité, allaient la témoigner par des investissements massifs dans l'économie, alors qu'ils se sont contenté de placer les fonds économisés chez Madoff. Cette attitude et cette décision n'ont guère ému une opinion dominante, ravie du bling-bling et du bing-bang élyséens. Elle croyait que le bonheur donné aux uns ne ferait pas le malheur des autres. Et dans le fond, ces débuts tonitruants contentèrent les ménagères de plus de 50 ans qui rêvent de gagner tous les vendredis à l'Euromillion. Il s'agissait, pour elles, de décisions « politiques » de premier plan.
En fait, il faudrait simplement se souvenir de ces débuts fracassants et les comparer avec ceux d'un certain Barak Obama qui est pour beaucoup l'anti-Sarkozy dans tous les domaines. Au pays du capitalisme triomphant, il a su parfaitement s'adapter au contexte dans lequel il arrivait. Pour lui, d'entrée, les plus riches paieront la réforme du système de santé américain qui a été chiffrée à 634 milliards de dollars. Barack Obama a dévoilé hier ses prévisions de budget pour les dix années à venir, qui prévoient 318 milliards d'impôts supplémentaires pour les classes les plus aisées, ainsi que des coupes dans le budget fédéral. La hausse serait graduelle, mais commencerait dès 2009 avec une diminution de certaines déductions d'impôt prévues pour les foyers disposant de plus de 250.000 dollars annuels.
L'autre source de financement de la réforme serait une révision complète de Medicare (la couverture santé pour les personnes âgées), en diminuant notamment les subventions apportées aux compagnies d'assurances, en recréant de la concurrence entre elles, et en modifiant certains avantages accordés aux groupes pharmaceutiques. « Ce budget est un engagement historique en faveur de la réforme du système de santé », a souligné hier Barack Obama, qui a admis qu'il ne plairait pas aux lobbyistes, mais qu'en fin de compte, la maîtrise des coûts médicaux améliorerait aussi le déficit. On croît rêver en pensant que décidemment on a en France la droite la plus réactionnaire du monde ! Chez nous, on exonère à tout va et on applique le bon vieux principe : mutualisons les pertes, et privatisons les profits !

SANTE, EDUCATION, ENVIRONNEMENT
Le déficit budgétaire de l'exercice en cours a été revu considérablement à la hausse : 1.750 milliards de dollars, soit 12,3 % du PNB. Il prévoit une aide supplémentaire de 250 milliards de dollars pour secourir les établissements financiers. Celle-ci serait suffisante pour acheter l'équivalent de 750 milliards d'actifs toxiques.
Le budget 2010, évalué à 3.550 milliards de dollars, sera financé en partie par une hausse d'impôts pour les plus riches, une révision de la méthode d'imposition des gestionnaires de fonds spéculatifs - leurs revenus seront taxés selon le régime général et non plus comme des plus-values, ce qui rapporterait 24 milliards de dollars - ou encore la baisse des subventions accordées aux assurances dans le cadre de Medicare. Mais en France, toutes ces solutions ne sont pas d'actualité, car elles porteraient un tort considérable à l'image d'un président de Droite ayant invoqué durant sa campagne Jaurés mais uniquement pour garnir sa galerie des portraits utiles à « l'ouverture ». D'ailleurs, à ce sujet, il serait intéressant de savoir ce qu'Eric Besson, nouveau chantre de l'illusionniste, pense de ces propositions d'Obama ! Lui qui trouvait le programme économique des socialistes irréaliste, devrait se pencher sur le contenu de celui du Président des Etats-Unis !
Les entreprises seront également sollicitées : au cours des dix prochaines années, 210 milliards de dollars viendraient d'une taxation des profits réalisés à l'étranger par des sociétés américaines. De nouvelles sources de revenus proviendraient également des groupes pétroliers, qui pourraient rapporter 5,3 milliards entre 2011 et 2019. Les dépenses militaires seraient de leur côté ramenées à 140 milliards de dollars (contre 190 milliards l'an passé).
Les priorités pour le budget 2010 ont été données - santé, éducation, environnement -, mais le détail des mesures ne sera pas prêt avant le mois d'avril. Chez nous, les priorité sont de « casser le système de santé », « détruire le système éducatif » et « mettre en place un plan de relance déconnecté des problèmes environnementaux (priorité à la bagnole, aux énergies polluantes, aux chantiers décalés...). La vérité est là : la droite française navigue à vue avec, à l'avant du navire, un préposé à la jauge. Avec un bâton, la Ministre de l'économie mesure la profondeur des fonds, pour éviter de se retrouver sur le sable ou sur un récif dénommé Maastricht ! Elle affirme de temps à autres des statistiques, en se persuadant que le pire est passé, et que se retrouver à sec avant le naufrage relève d'une pure invention ! Mais renoncer, ce serait simplement avouer que depuis des mois on nous mène en bateau !

RIGUEUR FISCALE
« Si nous aggravons notre déficit budgétaire à court terme pour apporter un secours immédiat aux familles et relancer notre économie, c'est seulement en restaurant une discipline fiscale sur le long terme que nous pourrons produire une croissance soutenue et une prospérité partagée », a affirmé hier Barack Obama. Mais diantre, pourquoi chez nous l'équité fiscale n'est-elle plus dans aucun programme électoral ? Mais pourquoi chez nous on considère que les fonctionnaires chargés de faire appliquer des principes républicains de participation à la vie collective sont inutiles? Le Président américain a déjà annoncé lundi qu'il souhaitait voir le déficit retomber à 533 milliards de dollars à la fin de son mandat... mais, plus encore, hier il a expliqué qu'il y parviendrait en retirant les troupes américaines d'Irak, au moment où la France, en cessation de paiement, va en envoyer davantage en Afghanistan !
Le gouvernement américain a identifié 2.000 milliards d'économies qui peuvent être obtenues dans le budget fédéral au cours des quatre prochaines années. Elles sont en effet principalement dans le domaine de la défense (les coûts devraient diminuer à 130 milliards en 2010 puis 50 milliards ensuite) et de l'agriculture.
Chez nous, c'est pas de circonstance. On se contente de nier l'évidence... qui revient comme un boomerang chaque matin ! Obama s'est livré à un inventaire sobre du passé récent lorsque, a-t-il insisté, « les profits à court terme prenaient le pas sur la prospérité à long terme » et que les décisions nécessaires, mais difficiles, étaient remises au lendemain. Il parlait probablement de la première année du mandat de Nicolas Sarkozy, ou alors ce serait une étonnante coïncidence !

SOUS LE MINISTRE LES REFORMES
En France, personne n'ose évaluer ce qui a été réellement effectué par le Ministre de l'économie et des finances... du gouvernement Raffarin ! Durant neuf mois, il avait axé dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit, et annoncé, en 2005, le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB. Brillants résultats à la clé puisque 4 ans plus tard, il fait exactement le contraire puisque c'est lui qui transgresse Maastricht et qui prône l'accroissement du déficit ! Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d'EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva.
Dans le secteur privé, il avait fait intervenir l'État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favoriser la fusion Sanofi-Aventis face à Novartis. Il a fait exactement le contraire avec Arcelor Mittal... et n'a juré que par la privatisation des services publics dont on a constaté, en Gironde, les conséquences lors de la dernière tempête ! Il avait dénoncé également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signé des accords avec les professionnels concernés... alors qu'en Guadeloupe, quand les salariés demandent ces mêmes mesures on les leur refuse.
Par ailleurs, Barack Obama a dit que son administration s'était engagée à réorganiser l'industrie automobile, mais pas à la protéger de ses mauvaises pratiques. Il a encouragé les investissements dans les énergies propres et renouvelables, affirmant qu'il aidera l'Amérique à conduire le monde au XXIe siècle. Le président américain a affirmé que son plan de relance allait doubler la somme consacrée aux énergies renouvelables dans les trois prochaines années dans des secteurs comme l'éolien, le solaire et les véhicules écoénergétiques. Rassurez-vous, chez nous ça va venir... quand il sera, une fois encore, trop tard !
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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commentaires

PIETRI Annie 01/03/2009 13:58

C'est vrai,même si on n'est pas subjugué par le rêve américain, on est bien obligé de constater que Barack Obama est en train de faire, aux Etats Unis, tout ce que nous aurions rêvé qu Nicolas Sarkozy fasse chez nous... : améliorer le système de santé, limiter les pouvoirs des compagnies d'assurance, et brider les lobbies pharmaceutiques, rendre le système fiscal plus juste en taxant les classes les plus aisées et en aidant les foyers les plus pauvres.Les trois priorités d'Obama "santé, éducation, environnement" ne sont-elles pas celles qui nous rendraient, à nous aussi, un peu d'espoir ? Oui, mais voilà, en France, la seule priorité qui vaille aux yeux de nos gouvernants, c'est le profit, et cela passe par la défense des plus riches, même si tous les autres doivent en crever ! Il y a quand même un paradoxe incroyable à constater que c'est l'Amérique ultra-libérale qui nous donne des leçons...de socialisme. Obama a compris que l'économie ne pouvait pas retrouver des couleurs sans que le soutien soit apporté aux plus modestes, sans que le retour à la consommation devienne le moteur de la relance.Barack Obama est un chef d'Etat lucide et intelligent, lui...Et, quoi qu'on essaie de nous faire croire, qu'est-ce qu'un Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa (ou Nagy Böcsai Sàrközy) dont le père a émigré en France - par le trichement d'un engagement dans la Légion Etrangère - à l'arrivée de l'armée Rouge dans son village natal en 1944. Qu'est-ce qu'il connaît de l'âme française, de ses racines, des aspirations du peuple de France, des luttes menées pour faire triompher la Liberté, l'Egalité et la Fraternité, lui dont la "Culture" s'arrête à un certificat d'aptitude à la profession d'avocat, péniblement décroché.....Sa seule culture française, à lui, c'est celle de l'argent, de l'ambition, et des copains et des coquins... On est bien loin de Barack Obama !Et quand verrons-nous, comme ce fut le cas hier pour le Président de Etats Unis, notre Président de la République assister à un match, dans un stade, au milieu des supporters, sans gardes du corps, sans armée, sans gendarmes, pour le protéger...?Non, vraiment, les français n'ont pas fait le bon choix.Mais nous, nous le savions !