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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 07:17
Impossible dans une journée active d'échapper à une sonnerie de téléphone mobile. C'est devenu même extrêmement comique, puisque celles et ceux qui s'offusquent le plus sont celles et ceux qui souvent utilisent ce nouvel outil de communication. Ils consultent fébrilement le leur avec l'inquiétude des naufragés. Impossible que personne ne  cherche à les joindre... et qu'ils soient à ce point abandonnés par les autres. Ils doutent de leur importance, puisqu'ils sont isolés, oubliés, marginalisés par le fait que leur « portable » ne leur confère pas le statut d'appelé du contingent des gens installés dans la vie sociale. Ils se mettent alors à tripoter nerveusement l'instrument fondateur de l'appartenance à un réseau, avec le sentiment qu'il leur faut appeler au secours. Cette fébrilité compte beaucoup moins que celle qui est en passe de s'emparer de la société sur le danger des antennes relais permettant justement que le phénomène du mobile explose. C'est un peu la théorie sociale qui veut que tout le monde veuille les gares du TGV, mais surtout pas les rails qui les relient entre elles, ou toutes les bretelles des autoroutes, mais pas le ruban d'enrobé sur lequel circulent les véhicules. La polémique enfle donc dans tout le pays, et comme le veut une tradition bien française, les scientifiques se divisent. Une confrontation s'organise entre les juges et les savants, au coup par coup, sans que personne ne parvienne réellement à trancher.
Un groupe de scientifiques soulignait hier les dangers des champs électromagnétiques, et notamment de la technologie pour les téléphones sans fil. « Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques », affirment quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil. Cette déclaration réunit l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex (12 équipes dans 7 états membres), le Français Dominique Belpomme (cancérologue), ainsi que les Suédois Lennart Hardell (cancérologue) et Olle Johansson (département de neurosciences du Karolinska Institute). Ce quatuor vient de jeter un pavé dans la mare. Et il risque bel et bien de faire des vagues. Ces scientifiques pointent en effet « un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques ».
« On ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers », écrivent-ils. Pour eux, cette intolérance pourrait « être à l'origine d'un problème de santé publique majeur » et il y a urgence à appliquer le principe de précaution. Les technologies sans fil et les champs électromagnétiques pulsés sont accusés régulièrement d'avoir des conséquences sur la santé, même si le débat scientifique reste ouvert sur le sujet.
L'opinion publique française réclame une plus grande régulation. 80% des personnes interrogées sont favorables (45% tout à fait, 35% plutôt) à ce que le gouvernement réglemente davantage le développement des antennes relais, selon une enquête BVA réalisée à l'initiative des associations Agir pour l'environnement et Priartem.
16% n'y sont pas favorables (pas du tout 8%, plutôt pas 8%), et 4% ne se prononcent pas. La France, commentent les associations, dispose d'une réglementation « particulièrement laxiste » avec des normes d'exposition maximales plus élevées que nombre de pays européens.

ABORDER LES VRAIS PROBLEMES
Elles demandent l'application du principe de précaution, et une baisse « très significative » des valeurs d'exposition maximales aux champs électromagnétiques des antennes relais, « comme le réclame le Parlement européen », mais il n'est pas certain que l'on obtienne une prise en compte rapide de telles modifications.
Les seuils d'exposition sont fixés en France à 41, 58 ou 61 volts par mètre selon les fréquences (900 MHz, 1.800 MHz ou 2.100 MHz). Les associations réclament que la valeur d'exposition chronique soit fixée à 0,6 V/m. Une sacrée modification des normes !
Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre... mais il ne faut pas en attendre grand-chose, car les intérêts financiers sont considérables. Deux associations réclament des précisions avant la table ronde sur la téléphonie mobile et les antennes relais. Les associations Agir pour l'Environnement et Priartem ont été reçues hier par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno.
« On est dans les limbes quant à l'organisation, ils ne savent pas très bien quand ça va aboutir, avec quels acteurs, et quels experts seront sollicités », a déclaré à la presse le délégué général d'Agir pour l'Environnement. « Quant au contenu, on ne sait toujours pas si la question des antennes relais va être réintroduite ou pas ». Ce serait tout de même paradoxal que l'on arrive à dialoguer sans spécialistes neutres et sans parler concrètement du sujet principal ! « On a un peu l'impression que c'est un exercice de style et que l'objectif est de faire de la communication autour du sujet sans vraiment chercher de solutions », a-t-il ajouté... comme si ce n'était pas l'habitude avec ce gouvernement !
Selon le ministère de la Santé, chargé de coordonner les travaux, la table ronde du 23 avril « doit permettre de faire le point sur les connaissances scientifiques ainsi que sur les réglementations en vigueur ». Mais selon les associations, la lettre de mission du Premier ministre à Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, laisse entendre que les antennes relais ne seraient pas un problème de santé publique. Les associations conditionnent leur participation « à l'organisation d'un débat ouvert, sans tabou ni a priori d'aucune sorte ». En attendant, le débat fait rage hors du Minsitère.

DES ONDES PARTOUT
Par décision du 5 Mars 2009 le juge des référés du TGI d'Angers a interdit à la société Orange France de procéder à l'installation d'une antenne-relais dans le clocher d'une église à Notre-Dame d'Alençon dans le Maine et Loire, en invoquant le « risque sanitaire pour les populations riveraines ». Cette antenne devait surplomber les écoles maternelle et primaire de la commune. Or, le magistrat s'est appuyé sur un rapport de la Direction Générale de la Santé, qui précise : « il est préférable de réduire au minimum le niveau d'exposition des personnes potentiellement sensibles tels que les enfants ou certaines personnes malades ». Après les récentes condamnations de Bouygues Telecom et de SFR à démonter des antennes-relais en raison du risque sanitaire, cette troisième décision en peu de temps confirme que la Justice a pris la mesure d'un problème sanitaire qui pourrait affecter l'ensemble de la population. Et il n'y a pas que les antennes, mais bien d'autres aspects du quotidien que nous prenons pour des améliorations de notre confort, alors que souvent ce sont des ennemis de l'intérieur ! Four à micro-ondes, wifi, téléphone portable... Nous évoluons en permanence dans un bain d'ondes. Certaines personnes développent de plus en plus des symptômes parfois assez graves qu'elles attribuent à ces ondes. On appelle cela : l'électrohypersensibilité.
Un ingénieur, diplômé de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich, depuis une dizaine d'années, exerce son activité principale sur un seul thème : mesurer les ondes électromagnétiques présentes dans notre environnement. Démonstration sur un toit de Genève, où il détecte, grâce à un instrument de mesure, des ondes de provenance variées. Nos nombreux appareils utilisent et émettent, parfois 24 heures sur 24, des ondes de diverses formes et différentes fréquences. Premier exemple, l'ingénieur suisse a monté son équipement au quatrième étage d'un appartement classique du centre de Genève. Son analyseur de spectre fournit une sorte de carte des ondes électromagnétiques présentes dans l'appartement, décryptée par le spécialiste : « Trois émetteurs de TNT, un téléphone mobile, les GSM 900 et 1800 pour les natels, l'UMTS pour l'Internet mobile et enfin le wifi. Pour les gens électrosensibles, c'est trop. » affirme ce spécialiste sur un cas concret.
Deuxième mesure, à la campagne cette fois. L'intensité des ondes extérieures y est beaucoup plus faible que dans l'appartement en ville, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'ondes. Le four à micro-ondes, par exemple, lorsqu'il fonctionne, est tout à fait détectable par Peter : « il est blindé, mais il y a des fuites autorisées, que l'on détecte. » Le téléphone sans fil est la source la plus persistante de la maison. Vu l'ancienneté du modèle, la base émet une onde en permanence, même lorsque le téléphone est sur sa base. Mais personne n'en a conscience !

UN DEBUT DE CAS
Aujourd'hui, ne pas supporter les radiations du quotidien rend la vie très compliquée. Les rayonnements augmentent d'année en année. Les personnes électrosensibles ne savent plus où habiter. Elles ne trouvent plus d'endroit où elles n'ont pas de troubles. Elles commencent à connaître ce type de problème en vivant près d'une antenne de téléphonie mobile. Elles ont ensuite des troubles à cause des appareils Wifi des voisins. Les médecins voient arriver depuis des années dans leur cabinet des patients qui se plaignent de ce type de symptômes. Etablissent-ils un diagnostic ? Selon une récente étude, près de 5% des Suisses pensent par exemple être sensibles aux ondes électromagnétiques, mais l'existence de ce trouble est encore sujette à grande controverse dans le monde scientifique. Certains disent que cela existe, d'autres le contraire.
La majorité des scientifiques pensent qu'une grande partie des troubles dont on entend parler est due à d'autres causes que les rayonnements, mais beaucoup estiment que l'on ne peut pas exclure tout à fait cette possibilité et que l'on a besoin de meilleures recherches sur la question. Que les champs électromagnétiques en soient la cause ou non, les symptômes sont réels et les gens souffrent. Mais pour l'instant, personne ne sait véritablement comment apprécier cette sensibilité. On attend et on va attendre encore des mois ou des années pour se pencher véritablement sur le sujet. On chiffrera discrètement le coût des mesures de précaution et on se réfugiera derrière des conséquences économiques, pour trouver que, dans le fond, la situation n'est pas si grave qu'on le croit : personne n'en est mort !
La justice va donc plus vite que le politique qui continue à privilégier les intérêts de l'Industrie au détriment de la santé publique. Elle va aussi plus vite que les mentalités sociales qui veulent que le confort repose sur la modernité incontrôlée.
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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