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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 07:17
Le Parti socialiste découvre le supplice de l'étau ou des chaussures de fer que l'on réservait aux supposés hérétiques en période inquisitoriale. Cette torture consistait à serrer de plus en plus fort l'espace initial où l'on avait placé ses pieds destinés à la marche en avant. Les socialistes découvrent en effet chaque jour davantage que ,de tous les côtés, on les réduit à la portion politique congrue. Sur leur droite, la vis est méthodiquement tournée par un François Bayrou omniprésent dans les médias comme ce fut le cas lors des présidentielles, et sur sa gauche deux bourreaux s'évertuent  à le pressurer pour transformer son électorat en peau de chagrin : Mélenchon et Besancenot ! Dans un tel contexte, le repli sur soi, sur ses souffrances, et son incapacité à sortir du piège, devient inévitable. D'autant que derrière ce processus, on devine sans cesse la main de l'Elysée.
En effet, les tacticiens Sarkozytes extrêmement habiles, ont monté une opération millimétrée consistant à sécuriser d'abord, par diverses annonces, et une méthodique tournée des popotes UMP, la Droite basique qui ne changera jamais d'avis et qui tourne en France à un tiers de l'électorat. Ensuite, valoriser au maximum les rivaux potentiels du PS en les laissant libres de faire monter la mayonnaise anti-Sarkozy. De cette manière, les voix vont se concentrer sur... les listes européennes marginales, et réduire fortement l'impact socialiste. Rappelons pour la petite histoire politique que s'il y a des accord électoraux envisageables pour les Régionales (listes à la proportionnelle), ils devront être calculés sur la base des scores réalisés le 7 juin prochain ! Il ne sera visiblement pas facile de répartir les postes à gauche. A droite, ce sera infiniment plus facile, car le Modem dont le chef vitupère sur le Président de la « République UMP » laissera ses troupes, à la base, faire amis-amis avec les leaders déjà désignés dans chaque région. Personne de lucide ne peut en effet nier que si médiatiquement François Bayrou est soit-disant le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy, localement, ses rares militants s'accommodent fort bien d'alliances dites de gestion avec l'UMP. Si, par exemple, on prend l'opposition de Droite au Conseil Général de la Gironde, elle peut compter sans failles sur les voix Modem !
Enfin, il est indispensable de laisser le champ libre à Besancenot  en « le » présentant comme un révolutionnaire intransigeant, beaucoup plus « dangereux » que des socialistes empêtrés dans leurs divergences internes. Cette stratégie politique, qui renforce artificiellement la « radicalité » du NPA, permet dans le même temps de marginaliser le PS et de compacter la peur de l'électorat UMP. Du « gagnant-gagnant » pur sucre !

TAPIE ET BAYROU
Martine Aubry voit se profiler un score un peu supérieur à celui de Michel Rocard en juin 1994. Il avait choisit d'être tête de liste aux élections européennes durant lesquelles il dut subir la concurrence de la liste radicale d'un certain Bernard Tapie. À la suite du mauvais score de sa liste (14%), une coalition Emmanuelli-Fabius l'avait mis en minorité au Conseil national du PS, et l'avait contraint à démissionner de son poste de Premier secrétaire le 19 juin. Bernard Tapie avait tout simplement joué le rôle de... François Bayrou, avec des listes médiatiques regroupant des vedettes diverses qui avaient capté les voix d'un Peuple déjà subjugué par le bling-bling.
La première secrétaire nationale du PS a donc intérêt à se sortir très vite par le haut de la nasse. Après les atermoiements de la campagne qui a fait passer la communication socialiste du vote « sanction » contre Nicolas Sarkozy au vote « efficace » en faveur des listes PS, tous assurent que cela était en fait très calculé. « Nous entrons dans une nouvelle phase de la campagne. Maintenant que l'idée du vote sanction est installée, on passe aux propositions », raconte un proche de Martine Aubry.
Cette dernière en a présenté, hier, une partie dans les quartiers nord de Marseille où elle rencontrait les responsables associatifs de la cité, dans une salle de boxe thaïe. « Si, le 7 juin, les socialistes renversent la majorité au Parlement européen, dès le 8 juin, nous nous sommes mis d'accord avec les 27 PS européens pour un plan de relance à 100 milliards d'euros. Si ce n'est pas le cas, MM. Sarkozy et Gaudin continueront comme avant », a lancé la première secrétaire du parti. Dans la campagne européenne, l'objectif des socialistes est désormais d'engager la confrontation directe avec l'UMP pour polariser le débat autour des deux formations. On oublie Bayrou que l'on tente, en musclant l'affrontement, de marginaliser comme un vulgaire opportuniste ayant découvert, pour son image personnelle, qu'il devait monopoliser le duel avec Sarkozy, ce qui agace fortement l'intéressé, qui n'aime pas cet adversaire dont il a bien peur d'avoir besoin lors des Régionales !

SONDAGE ANNONCIATEUR
Dans un tel contexte, les sondages s'en donnent à cœur joie. L'UMP avance en tête des intentions de vote avec 28% des intentions de vote, contre 27% il y a une semaine, selon le baromètre OpinionWay réalisé pour... TF1, LCI, Le Figaro et RTL, diffusé hier. Le PS perd du terrain (21% contre 22%). Une manière de vérifier que le piège fonctionne parfaitement.
A la question « si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez? », 28% des personnes interrogées répondent UMP (+1% par rapport au 12 mai) et 21% PS (-1%). Le Modem est troisième avec 13% (inchangé), suivi d'Europe Ecologie, 10% (+1%) dont on ne parla pas beaucoup mais qui « laboure » le terrain, avec José Bové en vedette non américaine !
Le NPA et le Front national recueillent chacun 6% des intentions de votes, reculant tous les deux d'un point. Ils sont suivis de Libertas (MPF-CPNT) 5,5% (+0,5) et du Front de Gauche (PCF-Parti de Gauche) 5% (inchangé).
Lutte ouvrière (inchangé) et l'Alliance écologique indépendante (+1) obtiennent 2% et Debout la République 0,5% (-0,5). L'ensemble des "autres listes" totalise 1%. En fait, si on cumule les scores de la Gauche dite de « gouvernement », on arrive à 37 % ce qui rend Bayrou incontournable pour dépasser les 50 % et lui donnera la légitimité pour faire ou défaire une élection ! Le problème, c'est que pour les régionales le dilemme va être shakespearien ! Autant de sondés disent vouloir voter en fonction des enjeux nationaux (49%, -4) qu'en fonction des enjeux européens 49% (+4). 2% ne se prononcent pas et on peut prédire que ce sera identique dans quelques mois. Pour 45% (inchangé), donner son opinion sur l'action du président et du gouvernement ne sera pas l'essentiel, alors que 36% (-3) voudront exprimer leur « insatisfaction vis à vis de l'action du président de la République et du gouvernement », et 16% (+2) voudront exprimer leur « soutien » à cette action. 14% (=) des personnes interrogées voudront exprimer leur accord avec la manière dont est dirigée l'Union européenne, 38% (-3) leur désaccord et 44% (+1) ne voteront pas en fonction de la manière dont est dirigée l'UE. Les politiques peuvent s'époumoner : la résignation est telle que l'évolution de ces scores devraient être faible. L'espace socialiste risque donc de se transformer en une flaque d'eau sous le soleil, au niveau national comme au niveau européen !

COUPER L'HERBE SOUS LES PIEDS
Afin de réduire encore plus cette place du PS sur l'échiquier politique national, Nicolas Sarkozy utilise tous les moyens médiatiques en sa possession. Il se complait à brouiller au maximum les cartes avec un malin plaisir. Ainsi, en janvier 2008 : grande conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Une journaliste demande  au chef de l'Etat s'il souhaite que « cette année soit celle de la fin des 35 heures ». Réponse sans ambages du président : « pour dire les choses comme je les pense, oui ». Le Premier ministre François Fillon enfonce le clou quelques heures après, en déclarant à l'Assemblée nationale que les 35 heures sont « l'une des erreurs économiques et sociales les plus graves qui aient été commises dans notre pays depuis 25 ans ».
Mai 2009 : les 35 heures sont toujours là. Hier à Urmatt (Bas-Rhin), le président Sarkozy a clairement nuancé sa position. « Le problème n'est pas les 35 heures en soi. Le problème, c'est qu'elles aient été imposées au pays, seul dans le monde », a-t-il affirmé. Une déclaration qui va à l'encontre même... de son programme de campagne, dans lequel il prévoyait la fin des 35 heures. La durée légale reste toujours en effet identique à celle décidée en 1997, même si de grandes facilités de dérogations ont été instaurées : le fameux « travailler plus pour gagner plus » avec des heures supplémentaires, exonérées de cotisations et d'impôts sur le revenu. La loi sur le temps de travail donne pratiquement toute latitude aux entreprises pour augmenter et organiser le temps de travail, sous réserve d'un accord avec les syndicats ou représentants du personnel.
Le 29 novembre dernier, Nicolas Sarkozy intervenait à la télévision pour expliquer la réforme du temps de travail. « La question pour moi n'est pas de supprimer les 35 heures, mais d'arriver au plein emploi, je ne veux pas revenir sur un acquit social », disait-il. Pourquoi de tels revirements ? D'abord parce que les 35 heures se sont ancrées dans le mode de vie des Français. Par ailleurs, la crise économique a paradoxalement remis au goût du jour la réduction du temps de travail : les jours de RTT ont permis dans un premier temps à beaucoup d'entreprises de retarder licenciements ou chômage partiel, même s'ils n'ont pas tous été évités. Et il faut provisoirement enlever un argument de campagne aux socialistes, en affirmant que, dans le fond, ce qu'ils risquent d'annoncer ne tient pas face au « néo-socialisme » sarkozyste. D'ailleurs, Claude Allègre et Bernard Kouchner qui l'ont compris voteront UMP aux européennes. Si ce n'est pas une preuve, ça !
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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Ryan 25/05/2009 12:37

Effectivement, le rôle des militants est ingrat, surtout lorsqu'il consiste à défendre un appareil sans crédibilité. Leur travail est précieux et respectable, même si, parmi eux, certains perdent tout esprit critique vis à vis de leur parti. Mais ils sont tout de même responsables de l'échec en 2007: ils ont choisi la candidate qui clivait le plus dans le parti, et de loin la moins compétente.Pas de flou au PS? Peut-être, ce n'est pas ce que je ressens quand j'imagine les idées que peuvent avoir Hamon et Royal en commun. Mélenchon est clairement à gauche de Hamon, Bayrou moins clairement à droite du PS (pour Royal, je ne sais pas...) mais propose un projet alternatif plutôt séduisant: ses prises de position sur la laïcité, les médias ou les PME étaient intéressantes. Le PS continue à s'inscrire dans cette Europe ou dans la mondialisation en voulant la contrôler. C'était de bonne guerre lors de la domination victorieuse anglo-saxonne sur l'économie, ça ne l'est plus aujourd'hui et je n'entrevois pas la rupture radicale qui devrait naître au sein du PS. Je ne parle qu'en mon nom, simple citoyen, mais je sais que ce sentiment est partagé: le PS a trahi une partie de son electorat pour le traité de Lisbonne (j'avais pourtant voté oui en 2005 mais le PS s'est scandaleusement compromis pour la ratification), puis raté le virage à gauche lors du Congrès et continue à s'empêtrer dans le consensus mou aujourd'hui alors que l'on a besoin de radicalité.Si mes commentaires ne visent que le PS, c'est qu'il a énormément déçu et continue à décevoir. J'espère, et je lui souhaite, qu'il saura évoluer pour séduire à nouveau. Pour finir sur une note positive sur le PS, la vision pour la France de l'UMP et Sarkozy me dégoute tellement qu'il n'y rien à en dire. Ils auront toujours mon vote en 2012 au 2nd tour, même si c'est Royal, c'est dire.

E.M. 25/05/2009 11:44

@Ryan,
 
Non, le Manifesto n’est ni un leurre, ni un texte «ancien»... Le Manifesto est un projet où oui, il s’agit de faire une Europe plus sociale !
Il n’y a pas de flou dans le projet du PS. Il y a juste quelques cadres qui parfois ne parviennent pas à fermer leur gueule ! Mais cela s’arrange, il faut juste un peu de temps...
Je ne vois pas en quoi les choix de Mélenchon ou de Bayou sont plus clairs... Tu voulais plutôt dire «simplistes» ! Oui, les projets de ces politiques là, sont très simplistes. Leur but étant simplement d’êtres élus, leur tactique est plutôt bonne !
Le PS a une autre ambition, celle d’améliorer le quotidien des citoyens européens... Et cela mérite un vrai projet tel le Manifesto.
 
Bon, les lecteurs de Gauche, pouvez-vous nous parler plutôt des méfaits de la politique de Sarkozy ou de Barroso et laisser le PS un peu tranquille !??! Vous avez reçu des enveloppes pour exécuter un contrat ou quoi ? ;-)

E.M. 25/05/2009 11:10

@ Joselyne
 
Non Joselyne, Gilles Baillet n’est pas dans le vrai, il s’agit juste de son opinion, tout à fait respectable d’ailleurs. J’ai une autre opinion. La plupart des militants socialistes, comme moi, n’ont rien à «sauver» de très personnel. Nous avons juste conscience que pour mettre fin à l’ère Sarkozy, il faut une gauche unie et donc forte. Je me répète, mais au PE, la seule solution pour Changer l’Europe, c’est que le PSE soit majoritaire. Lui seul peut l’être à gauche et en plus, il y a le Manifesto, programme commun à tous les PS européens. C’est UNIQUE ! Tous ceux (ou presque) qui le lisent avec attention, reconnaissent qu’il s’agit d’un programme ambitieux au regard de ce qui se passe actuellement en Europe. Il s’agit tout simplement de considérer davantage le Citoyen Européen. Evidemment, ensuite, il y a ceux qui ne croient pas à la sincérité du PS... C’est également leur droit ! Mais attention, il ne faudra pas ensuite, lorsque nous aurons donné une nouvelle fois tous les pouvoirs à la droite, venir pleurer parce que nous en prendrons tous, les «petits», plein la gueule !
Le fonctionnement d’un parti peut paraître parfois très... opaque. Oui, vous avez raison, nous n’avons pas été consulté pour le traité de Lisbonne. Oui, il y a eu dans un passé récent, des égos sur-dimensionnés qui ont «pourris» l’ambiance. Mais ce que je constate également, c’est que les militants de base qui s’investissent sur le terrain sont de plus en plus rare. Un parti est ce que ses militants (adhérents ?) en font ! Au PS, il y a plein d’occasions pour un militant de base de faire bouger les lignes ! Mais je dois dire que j’en vois peu dans les différentes commissions ou réunions. Alors oui, on peut critiquer les «cadres», mais encore faudrait-il aussi se retrousser les manches pour essayer de construire ! Comme d’habitude, la critique est aisée, l’art est difficile !
Tenez, par exemple à Créon, nous avons un «cadre» qui bosse plus qu’un militant de base, et toujours de manière très humble. Samedi, il a pris de son temps précieux, après deux mariages, pour tracter dans les boîtes aux lettres de Créon. Il s’agit bien évidemment de Jean-Marie Darmian. Beaucoup de socialistes, et même de la base comme moi, se trouvent certainement trop important pour se donner la peine de participer à une distribution militante !??! Evidemment, il est plus facile de constater devant sa télé ou devant son ordinateur que Bayrou est plutôt «bon», que Mélenchon est un excellent orateur et que c’est le bordel au PS. Ensuite, on ne manque pas d’arguments pour «critiquer»...
A lire votre dernière phrase, je devrais me situer dans les «cire-pompes». Pourtant, il me semble que mon engagement est sincère et qu’il me coûte de l’argent et du temps que je ne passe pas avec ma famille. Et tout cela simplement parce que je suis persuadé qu’au lieu de râler et de critiquer sans cesse ce que font les autres, il vaut mieux venir aider pour que l’intérêt général soit mis en avant ! Mais lorsque j’en aurais assez, lorsque je serai épuisé, je pense que moi aussi je deviendrai un excellent «critique» de tout ce que font les autres !
 
Bien à vous.

E.M. 25/05/2009 11:09

@ Joselyne
 
Non Joselyne, Gilles Baillet n’est pas dans le vrai, il s’agit juste de son opinion, tout à fait respectable d’ailleurs. J’ai une autre opinion. La plupart des militants socialistes, comme moi, n’ont rien à «sauver» de très personnel. Nous avons juste conscience que pour mettre fin à l’ère Sarkozy, il faut une gauche unie et donc forte. Je me répète, mais au PE, la seule solution pour Changer l’Europe, c’est que le PSE soit majoritaire. Lui seul peut l’être à gauche et en plus, il y a le Manifesto, programme commun à tous les PS européens. C’est UNIQUE ! Tous ceux (ou presque) qui le lisent avec attention, reconnaissent qu’il s’agit d’un programme ambitieux au regard de ce qui se passe actuellement en Europe. Il s’agit tout simplement de considérer davantage le Citoyen Européen. Evidemment, ensuite, il y a ceux qui ne croient pas à la sincérité du PS... C’est également leur droit ! Mais attention, il ne faudra pas ensuite, lorsque nous aurons donné une nouvelle fois tous les pouvoirs à la droite, venir pleurer parce que nous en prendrons tous, les «petits», plein la gueule !
Le fonctionnement d’un parti peut paraître parfois très... opaque. Oui, vous avez raison, nous n’avons pas été consulté pour le traité de Lisbonne. Oui, il y a eu dans un passé récent, des égos sur-dimensionnés qui ont «pourris» l’ambiance. Mais ce que je constate également, c’est que les militants de base qui s’investissent sur le terrain sont de plus en plus rare. Un parti est ce que ses militants (adhérents ?) en font ! Au PS, il y a plein d’occasions pour un militant de base de faire bouger les lignes ! Mais je dois dire que j’en vois peu dans les différentes commissions ou réunions. Alors oui, on peut critiquer les «cadres», mais encore faudrait-il aussi se retrousser les manches pour essayer de construire ! Comme d’habitude, la critique est aisée, l’art est difficile !
Tenez, par exemple à Créon, nous avons un «cadre» qui bosse plus qu’un militant de base, et toujours de manière très humble. Samedi, il a pris de son temps précieux, après deux mariages, pour tracter dans les boîtes aux lettres de Créon. Il s’agit bien évidemment de Jean-Marie Darmian. Beaucoup de socialistes, et même de la base comme moi, se trouvent certainement trop important pour se donner la peine de participer à une distribution militante !??! Evidemment, il est plus facile de constater devant sa télé ou devant son ordinateur que Bayrou est plutôt «bon», que Mélenchon est un excellent orateur et que c’est le bordel au PS. Ensuite, on ne manque pas d’arguments pour «critiquer»...
A lire votre dernière phrase, je devrais me situer dans les «cire-pompes». Pourtant, il me semble que mon engagement est sincère et qu’il me coûte de l’argent et du temps que je ne passe pas avec ma famille. Et tout cela simplement parce que je suis persuadé qu’au lieu de râler et de critiquer sans cesse ce que font les autres, il vaut mieux venir aider pour que l’intérêt général soit mis en avant ! Mais lorsque j’en aurais assez, lorsque je serai épuisé, je pense que moi aussi je deviendrai un excellent «critique» de tout ce que font les autres !
 
Bien à vous.

Ryan 25/05/2009 11:07

L'analyse est pertinente, mais le PS facilite grandement la tâche de Sarkozy puisque 6 mois après le Congrès, on parle toujours plus des rivalités en son sein que de ses projets. Pour rebondir sur ce que disent Gilles et Joselyne, le PS a beau jeu avec son Manifesto, cela fait des années qu'on nous vend une europe plus sociale et que l'on ne voit rien venir, à part plus de délocalisations, de pauvreté et de malheur. Mélenchon nous dupe avec ses stats? La belle affaire, c'est vrai que le PS a toujours été un modèle d'intégrité. Le choix de Mélenchon ou de Bayrou est clair, celui du PS est toujours aussi flou, avec toujours plus de propositions qui ne seront jamais appliquées car le PS s'est compromis dans l'économie de marché depuis longtemps. Ce qui était normal dans le passé ne l'est plus aujourd'hui avec la crise, et surtout, la révélation au grand jour des différentes pratiques du système (je sais, cette phrase est floue comme une proposition socialiste mais détailler serait trop long), et un virage à gauche est nécessaire en affichant clairement que le PS est contre cette europe libre-échangiste: dénoncer le traité de Lisbonne, validé par le Parlement contre son peuple (je pense que beaucoup de sympathisants socialistes feront payer le PS pour cela), sous pretexte que le peuple n'est pas suffisamment clairvoyant, voire menacer de quitter l'europe pour en créer une nouvelle avec des partenaires qui veulent REELLEMENT plus de social. Qu'a-t-on aujourd'hui? On (Lamy par ex.) nous martèle cyniquement que la concurrence libre et non faussée est nécessaire, qu'il y a obligatoirement une période d'ajustement etc... Tout ceci, c'est du vent, nous n'avons AUCUNE chance de rivaliser avec des travailleurs exploités, réduits en esclavage et ce, quelque soit notre situation. Cela a commencé avec l'industrie, cela continuera avec les services, tout est délocalisable à + ou - long terme.Un ex-electeur du PS