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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 07:17
La guerre va prendre une nouvelle tournure sans nécessairement modifier ses objectifs. La différence fondamentale c'est que l'homme risque moins d'être considéré comme de la chair à canon, car les affrontements seront économiques ou virtuels. N'empêche que les dégâts sur la vie quotidienne, beaucoup plus sournois et abstraits, provoqueront des situations catastrophiques à l'échelle mondiale. La société n'a peut-être jamais été aussi fragile qu'actuellement, puisqu'elle n'assure pas l'autonomie alimentaire, la santé et la qualité de vie de millions d'habitants d'une planète en péril. Le sommet des « grands » de ce monde a amplement démontré qu'entre l'élévation du niveau social et la protection réelle de la terre, les Chinois et les Indiens n'ont pas hésité un instant. En coulisses se joue une autre facette de ce qu'il faut bien considérer comme une « guerre ».
Plusieurs sites officiels "sensibles", américains et sud-coréens, ont en effet été visés ces derniers jours par une vague de cyber-attaques, qui ne saurait, selon le renseignement sud-coréen, être l'oeuvre d'un seul individu, mais d'une organisation ou d'un Etat. Ce serait une grande première officielle, car elle mettrait en évidence une tactique quasiment militaire de démolition des réseaux devenus essentiels du camp d'en face.
Aux Etats-Unis, une dizaine de sites, dont celui de la Maison Blanche et du Pentagone, ont été visés ce week-end, pendant la fête nationale américaine, ont révélé divers experts en sécurité informatique. Le département à la Sécurité intérieure a confirmé que plusieurs sites officiels et privés avaient été attaqués. La Bourse de New York a reconnu avoir été aussi prise pour cible, tout en assurant que cela n'avait eu aucun impact sur son fonctionnement. Le portail du département d'Etat a également été touché, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ian Kelly. « Nous enquêtons, a ajouté M. Kelly, mais nous ne sommes pas encore en mesure de confirmer l'origine » de l'attaque qui « a commencé le 5 juillet ». Elle a depuis « beaucoup diminué » d'intensité, et ne semble pas avoir fait beaucoup de dégâts, a-t-il précisé. La situation ne semblait guère susciter d'inquiétudes de la part des autorités américaines.

ATTAQUES RÉPÉTÉES
Mardi soir, « tous les sites Internet fédéraux fonctionnaient », a assuré le département à la Sécurité intérieure, rappelant que les « cyber-attaques » qui visent les sites gouvernementaux étaient pratiquement quotidiennes.
« C'était une attaque massive » mais guère « sophistiquée », a estimé le chef informatique d'un organisme spécialisé dans la sécurité informatique. Les dégâts ont, en revanche, été plus sérieux en Corée du Sud, où plusieurs sites, notamment ceux de la présidence et de la Défense, ont été touchés mardi soir, provoquant leur mise hors service pendant quatre heures. « Ce n'est pas une simple attaque lancée par des particuliers. L'offensive semble avoir été élaborée par une organisation ou un Etat », ont affirmé les services secrets sud-coréens (NIS) dans un communiqué.
Le NIS a indiqué travailler main dans la main avec les Américains, pour débusquer les auteurs. Ce type d'attaque consiste à paralyser un site en saturant les connexions à partir d'ordinateurs infectés de programmes malveillants. Selon le NIS, 12.000 ordinateurs de... particuliers en Corée du Sud et 8.000 à l'étranger ont été ainsi utilisés pour lancer les attaques. Ce chiffre pourrait même atteindre 50.000, a estimé un expert de la société Symantec, spécialisée en sécurité informatique. « Nous pouvons dire d'où viennent les attaques, mais ça ne nous donne aucun élément pour dire qui les a faites. Le ou les personnes responsables pourraient très bien se trouver sur la Lune », a-t-il dit. Et c'est là le problème essentiel de cette nouvelle guerre, face à un ennemi invisible, car surtout... anonyme !

DE PLUS EN PLUS PAISIBLE
La Corée du Nord pourrait être derrière ces cyber-attaques, a indiqué l'agence sud-coréenne Yonhap. Les tensions entre les deux Corées sont particulièrement aiguës depuis que le régime nord-coréen a mené son deuxième essai nucléaire, le 25 mai. La cyber-sécurité fait l'objet d'une attention particulière aux Etats-Unis, ses réseaux numériques étant de plus en plus la cible de pirates. Les Nord Coréens se battent avec leurs moyens et il n'est pas certain qu'ils soient aussi faibles qu'on le croit !
A son arrivée à la Maison Blanche, le président Barack Obama a promis « une nouvelle approche globale » du sujet. Le mois dernier, le Pentagone a annoncé la création d'un commandement militaire, chargé de réagir aux attaques informatiques et de mener des offensives dans le cyberespace, qui sera opérationnel à partir de cet automne. Et en France, où en est-on ? La vaste cyber-attaque dont font actuellement l'objet les Etats-Unis et la Corée du Sud le rappelle : les Etats deviennent,  en effet, de plus en plus des cibles de choix à mesure que s'y étend l'informatisation de la vie publique. Une problématique que souligne le directeur de la toute nouvelle Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Et de révéler qu'une administration française a récemment été la cible d'une attaque du même type, à savoir un déni de service distribué. Pourquoi les médias n'en ont-ils pas parlé?
C'était au premier trimestre 2009 : « la France a été la cible d'une cyber-attaque similaire à celle que les Etats-Unis ou la Corée du Sud ont vécue, » expliquait hier soir, sur France 3, Patrick Pailloux, directeur de l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information, qui précise que « c'est une administration française qui a été visée ; le site Internet de cette administration, et sa messagerie, ont été bloqués pendant quelques heures, le temps que l'on mette en place des mesures de contournement ». Il indique qu'il s'agissait d'une attaque par déni de service distribué, impliquant un réseau de machines « zombies » prises comme supports à l'insu de leur plein gré, d'environ 7 000 ordinateurs. Dont certains en France... Tiens donc !

DE PLUS EN PLUS EXPOSES
Reste que, outre-Atlantique, certaines voix questionnent déjà l'exposition des administrations publiques sur Internet. Ce serait selon certains, un faux débat. On ne peut pas vouloir tout et son contraire, vouloir dématérialiser et ne pas exposer les systèmes actuels. »  Néanmoins, deux questions peuvent légitimement être posées : « les systèmes que l'on a besoin d'exposer sont-ils assez protégés ? » et « expose-t-on des systèmes qui n'ont pas à l'être ? » Aujourd'hui, la cybersécurité est un vrai sujet. Nous devons passer à la vitesse supérieure. La menace croît à mesure que la société de l'information se développe, et les attaques vont se multiplier. L'Estonie, ou encore la Géorgie, avaient été ciblées en 2007 et 2008. L'Otan avait tiré la sonnette d'alarme en mars 2008, estimant qu'une attaque cybernétique serait « quasiment impossible à stopper ».
« La guerre cybernétique peut devenir un grave problème global, parce qu'elle est peu risquée, peu coûteuse, très efficace, et facilement mise en oeuvre. C'est une arme idéale que personne ne peut ignorer », a alors expliqué le directeur du Centre de sécurité informatique de l'Otan. Après avoir dans un premier temps accusé - devant une commission parlementaire ad hoc - la Corée du Nord d'être à l'origine de la vague de cyberattaques qui frappent aujourd'hui les Etats-Unis et son allié sud-coréen, les services secrets de Séoul (NIS), ont fait machine arrière. Après analyse de 86 adresses IP, le NIS affirme maintenant que les attaques proviennent de... 16 pays différents dont les Etats-Unis, le Japon et la Chine. Par ailleurs, des attaques continuent actuellement d'être perpétrées contre plusieurs sites officiels dont celui du Département d'Etat. La menace serait donc beaucoup moins facile à identifier que prévu ! Drôle de guerre que celle qui s'amorce. Il y a fort à parier que très rapidement on va trouver qu'Al Qaïda est à l'origine de ces offensives.
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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