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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 16:16
La préfecture de Haute-Savoie annonce que 23 enfants qui participaient à une colonie de vacances sont atteints de la grippe porcine A/H1N1. Les enfants sont originaires de la région parisienne. Ils étaient en colonie près de Megève. Des mesures de confinement avaient été prises. « Dans une colonie de vacances près de Megève, sur une groupe de 35 pré-adolescents âgés d'une dizaine d'années, 23 cas de H1N1 ont été confirmés hier par l'IVNS", l'Institut de veille sanitaire, a expliqué un responsable de la préfecture. Ces enfants, qui « viennent de la région parisienne », sont « confinés » et « isolés dans des chambres prévues à cet effet », a-t-il ajouté, refusant cependant de préciser le lieu de la colonie. Pour l'instant, « on les soigne sur place », a précisé ce responsable, ajoutant que des médecins avaient été dépêchés sur place pour les examiner, samedi matin, afin de déterminer « les cas les plus graves », qui « seront hospitalisés ». Après les écoles fermées, on atteint un nouveau niveau d'alerte qui laisse présager un été extrêmement compliqué.
La colonie de vacances a été séparée en deux zones, avec une zone où les pré-adolescents malades sont entre eux et portent des masques, a confirmé un médecin régulateur du Samu de Haute-Savoie. « Cette grippe n'est pas plus agressive qu'une autre grippe saisonnière. Elle est juste plus contagieuse », déclare-t-il, assurant n'être « pas du tout inquiet » pour ces jeunes malades. La Haute-Savoie comptait, jusqu'alors, seulement une dizaine de cas de grippe A/H1N1 sur les 434 recensés en France, mais avec les mouvements touristiques, il faut probablement envisager d'autres conséquences.
Plusieurs experts français estiment en effet que 25 à 50 % de la population française pourrait souffrir de la grippe AH1N1 en septembre octobre. Le Dr Berche, de l'hôpital Necker à Paris, estime qu'une deuxième vague de contamination devrait survenir à l'automne avec un plus grand nombre de cas. Il faut donc s'attendre à une période difficile, de 8 à 10 semaines, ou l'épidémie risque d'être dure à contrôler et des mesures d'isolement devront être envisagées. Les médecins généralistes vont désormais être au cœur du système, ils feraient alors partie des populations prioritaires pour la vaccination, car ce sont eux qui vont être en première ligne en permanence.
Bientôt 300 cas confirmés de grippe A en France, 541 en Espagne, 4250 (dont 2 morts) au Royaume-Uni : la progression du virus H1N1 ne ralentit pas, malgré l'arrivée de l'été, en principe moins propice à la contamination. Au cours des dernières semaines, le nombre de cas a doublé en France, et des foyers étaient apparus dans une dizaine d'écoles ou collèges de l'Hexagone. Selon Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, « on s'attendait à un creux jusqu'à l'automne, mais il n'en est rien ». C'est encore plus vrai sur le continent américain, où le Canada, les Etats-Unis et le Mexique regroupent les deux tiers des cas d'infection recensés dans le monde par l'OMS, et 85% des décès. Un organisme de santé publique, spécialisé dans la surveillance des épidémies, estime que «le nouveau virus H1N1 va probablement maintenir son activité jusqu'à la nouvelle saison de grippe à l'automne et en hiver». Il n'y aurait donc pas de trêve estivale en Europe ou en Amérique, d'autant, rappelons-le, que la saison touristique favorise la circulation du virus sans que les contacts soient parfaitement identifiables.

AUCUN BARRAGE
Encore plus inquiétant : «Au moins un million de personnes aux Etats-Unis pourraient être infectées par ce nouveau virus grippal». Soit 30 ou 40 fois plus que les données officielles. Si cette estimation est juste, le virus pourrait tuer des milliers de personnes aux Etats-Unis. Les moins de 60 ans seraient plus exposés que les personnes les plus âgées, sans doute mieux protégées par des infections grippales passées, selon une première enquête de médecins américains et mexicains sur des formes graves et des décès. Les Américains se préparent à lancer une grande campagne de vaccination, à l'automne.
Mais le vaccin sera-t-il prêt avant novembre ? Rien n'est moins sûr. Les négociations avec plusieurs laboratoires devraient pourtant aboutir dans les prochains jours pour l'acquisition de vaccins contre la grippe A/H1N1, financés à 50% par la Caisse d'assurance maladie. Mais selon un communiqué de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, elles « ne sont pas totalement achevées » et leurs résultats seront communiqués à l'issue de la prochaine réunion de la cellule interministérielle de crise, prévue mercredi. Ces négociations visent à acquérir des doses de vaccins « en quantité suffisante » pour protéger l'ensemble des Français de l'épidémie, précisait le ministère. Deux injections du vaccin sont prévues, à trois semaines d'intervalle... mais dans l'immédiat, il n'y a pas encore de certitudes sur le vaccin lui-même.
L'Assurance maladie estime le coût de l'achat des vaccins à entre 600 et 800 millions d'euros pour « plus de 90 millions de vaccins ». Dans l'état actuel de l'épidémie, il n'est pas question de rendre la vaccination obligatoire, mais rien ne dit que les événements des derniers jours ne vont pas modifier cette approche. La stratégie de vaccination devrait être différente selon le nombre de doses disponibles à la fin de l'automne... car si rien n'est prêt il faudra subir ! "On nous a fait des promesses de quelques millions de doses en septembre", avait indiqué Roselyne Bachelot début juillet. Il reste à savoir si la promesse d'un laboratoire désireux de se refaire un matelas financier considérable, peut être tenue dans cette période où on a licencié à tour de bras, au cours des mois précédant la pandémie.

UN ENJEU CONSIDERABLE
La France a, en outre, déjà acquis un milliard de masques anti-projections, 723 millions de masques de protection et 33 millions de traitements antiviraux. Les masques anti-projections sont des masques simples, en papier ou non tissés (masques dits "chirurgicaux"), à destination des malades. Les masques de protection, aux normes européennes et à pouvoir filtrant important, de forme coque ou pliable, sont pour les personnes « particulièrement exposées », notamment les soignants.
Enfin, le nombre des hôpitaux de référence, équipés pour recevoir les personnes malades, a été nettement élargi. En France, certains médecins s'inquiètent, malgré les affirmations gouvernementales selon lesquelles notre système de santé est prêt à combattre le H1N1 : « Le plan de lutte a été établi sans consulter les généralistes de terrain » explique un médecin  Un patient qui pense avoir la grippe A peut se retrouver dans ma salle d'attente, au risque, s'il est vraiment infecté, de transmettre le virus à des enfants ou à d'autres patients vulnérables. On n'a pas organisé de circuit séparé. Et la pharmacie près de chez moi n'a pas de masques.» De tels détails pourraient peser lourd dans la course contre la montre qui s'engage contre le H1N1, car elle semble bel et bien engagée.

ON A CONNU PIRE
Elle supposera des dépenses considérables pour notre système de protection sociale, dans une période où le déficit est déjà abyssal à cause des exonérations multiples accordées sur les cotisations sociales. Cette dimension purement économique va peser sur le déclenchement des processus d'alerte, et il y a fort à parier que si la pandémie déferle, la situation de crise sociale ne faiblira pas avant des mois.
Si l'on fait le point sur les grandes épidémies de grippe qu'a connu le XXe siècle: en 1918, la grippe espagnole a fait 50 millions de morts, en 1957 la grippe asiatique, de un à deux millions de morts. Dernière pandémie du XXe siècle, c'était en 1968, la grippe de Hong Kong, avec 500 000 décès en quinze jours. «La pandémie de grippe AH1N1 est donc la première du XXIe siècle», soulignent les spécialistes , tout en précisant qu'il «faut éviter une confusion: on parle de pandémie parce que le virus se propage vite, mais pas à cause de sa gravité. Au stade actuel 19 000 cas ont été identifiés, dont seulement 144 mortels».
En Grande Bretagne, plus de 20 écoles ont été fermées ces dernières semaines. Le cap sensible, ce sera, là-bas aussi, l'automne prochain, et les experts étudient les avantages et les inconvénients d'une fermeture massive des écoles. Mais inconvénient : Quel sera le coût économique et social de parents obligés de restés à la maison pour confiner leurs enfants? La rentrée en France risque donc d'être extrêmement fiévreuse et dans le fond, ce pourrait être la bouée de sauvetage du gouvernement.
L'agitation sociale prévisible s'effacerait devant d'autres soucis encore plus préoccupants. La canicule aurait causé en 2003 plus de 15 000 morts en France, sans que la vie politique nationale en ait été modifiée. Alors, ce ne sont pas quelques colos fermées qui vont affoler la France du Tour. La course est bien disputée par un pourcentage important de « malades » et toutes les « EPOdémies » n'ont pas eu raison de la ferveur populaire. Alors la grippe A1HN1, vous pensez !
Mais je déblogue...

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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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