Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte Libre

LES STATISTIQUES

VISITEURS UNIQUES

1 074 692

PAGES LUES

7 113 288


MAIS JE DEBLOGUE...

Archives

18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 23:29
On en a la certitude : le système financier mondial est miné de l'intérieur. Il risque même d'imploser face à l'appât du profit que certains se taillent sur son dos en permanence. Nul ne sait véritablement où s'arrêtera la crise. Les organisations de surveillance et de régulation des marchés s'inquiètent puisque on évalue à mille milliards de dollars le trou créé par les diverses opérations d'envergure ayant échoué. Et la spirale s'aggrave : la banque américaine Citigroup a annoncé par exemple, à elle seule, avoir enregistré au premier trimestre une perte nette de 5,1 milliards de dollars, contre un bénéfice de 5 milliards un an plus tôt, due à des dépréciations d'actifs massives d'un total de 12,1 milliards de dollars. Citigroup devient ainsi la banque américaine la plus touchée par la crise des crédits hypothécaires "subprime", avec des dépréciations totales depuis cet automne de plus de... 30 milliards de dollars, devant sa consoeur Merrill Lynch. Celle-ci avait annoncé jeudi une perte de 2 milliards et des dépréciations de 6 à 9 milliards de dollars. C'est abyssal quand on sait que 30 milliards de dollars c'est au minimum la moitié du déficit budgétaire d'un pays comme la France !
On imagine ce que cela donnerait pour l'aide à ceux qui souffrent de la famine. On pense un instant à ce que ces pertes strictement financières auraient apporté eux retraites ou à l'équilibre de nos régimes sociaux. Il faut surtout penser que quand on parle du montant de ces défaillances il faut immédiatement ajouter qu'il fut dans les années antérieures totalement inversé et porté non pas aux pertes mais aux profits. Quelle taxation existe sur ces sommes folles qui s'amoncellent ou s'évaporent au détriment, dans quasiment tous les cas de l'Homme !
DES SOMMES INIMAGINABLES
Les entreprises du CAC 40 ont une nouvelle fois vu augmenter leurs bénéfices en 2007 malgré le ralentissement économique mondial de la fin de l'année tandis que les valeurs bancaires ont largement souffert de la crise financière liée aux crédits américains. Les 38 entreprises du CAC 40 qui ont déjà publié leurs résultats ont accumulé plus de 101 milliards d'euros de bénéfices, soit déjà plus que les 98 milliards, chiffre record, engrangés au total sur 2006. Quel est le pourcentage qui a été reversé à la vie collective ? Qui a imaginé que ces bénéfices collectifs puissent servir à équilibrer les comptes publics ?
Citigroup a expliqué que ce résultat intégrait des dépréciations de 6 milliards sur les crédits liés aux emprunts hypothécaires, de 3,1 milliards sur les créances à effet de levier, de 1,5 milliards sur les crédits aux fonds d'investissement et de 1,5 milliards sur certains types de titres. Le système craque de partout car il compense ses d'erreurs en prenant davantage de bénéfices sur le coût du crédit : en outre une hausse de 3 milliards des coûts du crédit, comprenant à la fois une lourde perte de 1,7 milliard sur les crédits et une provision pour créances douteuses de 1,3 milliard. « Nos résultats financiers reflètent la continuation d'un environnement sans précédent pour les marchés et le crédit" a commenté le nouveau DG du groupe, Vikram Pandit, cité par le communiqué. « Malgré ces facteurs négatifs, nous continuons de voir une dynamique solide dans notre entreprise, avec des volumes d'affaires robustes dans de nombreux produits et régions », a-t-il dit. Il a rappelé que la banque avait levé de nouveaux fonds d'un total de 30 milliards de dollars depuis décembre.On continue donc avec un principe libéral outrancier : on diminue les coûts par évidemment une réduction drastique des personnels et une participation plus lucrative des clients ! D'ailleurs le PDG de Citigroup avait indiqué vouloir réduire les coûts de la banque de 10% à 20%, notamment par des suppressions d'emplois (9.000 pour ce trimestre) et dans les services informatiques, et continuer à céder ses activités non stratégiques. C'est toujours le même processus et les mêmes conséquences sociales et humaines mais il ne semble pas que l'on s'en offusque outre mesure.
ON RESTE EN CERCLE FERME
Chez nous on pédale par exemple dans la semoule sur l'affaire de la Société Générale et on va finir par oublier les réalités de ce qui autre fois aurait tourné au scandale ! Le responsable de la disparition de 5 milliards d'euros continue paisiblement à occuper un fauteuil officiel. On affirme même que le marché a bien accepté la transition au sommet avec l'avènement de Frédéric Oudéa, directeur... financier des lieux depuis cinq ans. De fait, l'action SG grimpait de 6%, signant là la plus forte progression du jour. « Daniel Bouton s'est en fait inspiré de la jurisprudence BNP-Paribas avec le duo Michel Péberau et Baudoin Prot : il prend du recul et se dégage de l'opérationnel au quotidien, mais conserve la haute main sur la dimension stratégique et l'avenir à long terme », décrypte un éminent analyste du milieu. « On peut dire que la Société Générale rentre dans le rang, commente un autre spécialiste du secteur bancaire. Elle s'aligne enfin sur les standards en vigueur dans les autres grands établissements européens avec un découplage des deux principales fonctions ». A vrai dire, ce redéploiement est en fin de compte assez logique. Car il y a tout juste un mois, dans la foulée de l'augmentation de capital réussie à 5,5 milliards d'euros, Frédéric Oudéa, 44 ans, avait été propulsé directeur général délégué.
Ce qui pour bon nombre d'observateurs valait alors mise sur orbite du quadra pour prendre le moment venu la succession de Daniel Bouton, de quatorze ans son aîné. D'autant que le futur patron de l'opérationnel qui est un très proche du directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy n'entend pas faire la révolution en interne : il a aussitôt confirmé dans leurs fonctions les deux autres directeurs généraux délégués, Philippe Citerne et Didier Alix, ainsi que le responsable de la banque de financement et d'investissement, Jean-Pierre Mustier, celui-là même qui coiffait hiérarchiquement Jérôme Kerviel.
Dans le fond on continue à vivre entre gens de la même caste comme si rien ne s'était passé. On a trouvé sur le marché les milliards qu'il fallait pour compenser la perte et l'affaire est oubliée... C'est dans le fond l'essentiel puisqu'ils ne doivent des comptes à personne à part à un conseil d'administration qui sert de bouclier aux erreurs de gestion.

RIEN N'EST PERDU
D'abord, la perte de la Société Générale, si importante qu'elle ait pu être, est à peu près équivalente à ce qu'aurait dû être son bénéfice pour l'année écoulée. Pas de quoi en faire un drame ! Si le profit de 5,9 milliards d'euros est perdu pour certains mais pas pour ceux qui les regagneront en rachetant les créances et ne figurera pas dans le bilan 2007. C'est tout. Rien d'ail n'y pas de quoi en faire un drame, même pour les actionnaires. La BNP-Paribas déclare, au utre. Au même moment, un bénéfice, également record, de 7 milliards d'euros qui, du coup, passe inaperçu car signe d'une gestion exceptionnelle. Toute le monde se nourrit sur le dos de la bête.
Avec des actions boni distribuées aux cadres héroïques et qui seront bien évidemment exonérées des charges, avec des dividendes convenables pour ne pas trop faire rêver le petit investisseur, avec des impôts limités pour insister sur la rentabilité ont arrive à éviter toute critique... sur le profit alors qu'on se focalise sur l'analyse du déficit. Or souvent, trop souvent, le profit est un signe très néfaste de gestion humaine car ils e réalise sur le dos des salariés, sur les délocalisations, sur les compromissions avec des régimes politiques critiquables. En effet, ces chiffres ne paraissent pas impressionner alors que, l'an dernier, les 12 milliards de profit du groupe Total, dont l'activité est tout de même plus visible on susciter des commentaires défavorables.
Les banques sont réputées rigoureuses, intègres, efficaces alors que ce sont elles qui de près ou de loin font la réalité économique quotidienne ! Ces profits bancaires colossaux devraient pourtant d'autant plus étonner que ces mêmes banques ne cessent de se plaindre de leurs difficultés. Elles veulent faire payer la plupart des services qu'elles assurent, alors que le plus souvent, elles ne donnent pas la moindre rémunération aux dépôts courants qu'y font les clients et avec lesquels tout donne à penser qu'elles financent leurs juteuses spéculations. Peu importe car personne ne s'intéresse au montant des profits et des pertes de sa banque pourvu qu'elle lui accorde un découvert suffisant.
Chacun d'entre nous sait, ou devrait savoir (mais ces manœuvres se font souvent à l'insu des clients) que ces mêmes banques ne manquent jamais une occasion de faire, sur leurs dos, de petits profits pour financer de gigantesques pertes !
Mais je déblogue...

Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 13:07
Durant les campagnes électorales au plus haut niveau, on peut aisément dire n'importe quoi pour ensuite faire n'importe quoi ! C'est désormais une certitude pour bien des citoyens qui se détournent de la politique avec le sentiment que, quel que soit le camp choisi, la confiance est trahie. C'est ainsi que, même dans le camp du président de la République, on doute de plus en plus de la sincérité de ses actes et surtout de la qualité de sa gestion gouvernementale. Il n'y a plus un jour sans erreur, sans divergence, sans contradiction. Ainsi personne ne se souvient de ce qu'il avait déblatéré sur mai 68 lors d'une discours à Bercy, qu'il avait conçu comme la dernière charge, comme le coup de grâce contre la « pensée unique » et « l'idéologie de Mai 68 ».
Depuis le début de sa campagne, il n'avait pas cessé de fustiger ces fléaux responsables de « la crise morale » dans laquelle était, selon lui, plongé le pays. Il faut avouer que sur le plan de la morale il a sans cesse fourni un exemple parfait depuis son élection. Certaines poignées de mains devraient figurer dans le livre d'or des pantalonnades et des erreurs diplomatiques.
Le soutien de l'incontournable André Glucksmann avait préparé le terrain : « J'ai choisi Sarkozy parce qu'il est l'inverse de la caricature de monstre autoritaire et raciste qu'on fait de lui », avait lancé le philosophe, ex-soixante-huitard. Pour Sarkozy, Mai 68 reste responsable de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés !
Dans son délire, Sarkozy avait carrément dit : « Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP avait également clamé dans un Bercy chauffé à bleu, blanc, rouge : « Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.» «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie ». Il avait dénoncé « la gauche, héritière de Mai 68 [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». C'était net et sans bavure : la Gauche était porteuse de la chienlit de mai 68 et il fallait écarter toute résurgence de cet esprit de contestation des décisions futures d'un gouvernement Ump !
Or voici que hier Nicolas Sarkozy a reçu...Daniel Cohn-Bendit et Monica Frassoni, co-présidents du groupe des Verts-Alliance libre européenne au Parlement européen.
L'IMAGINATION AU POUVOIR
Cet entretien avec l'ancien dirigeant de la révolte étudiante de mai 1968 en France s'inscrivait dans le cadre de la consultation par le chef de l'Etat des présidents de groupes au Parlement européen, dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008. Or comme il a tout basé en matière de communication sur ces 6 mois de présidence il commence à se méfier des ratés possibles. « Je ne prends pas possession des lieux », a lancé Daniel Cohn-Bendit à son arrivée à l'Elysée, en posant brièvement sur le perron pour les photographes - une allusion à l'occupation de l'université de Nanterre et de la Sorbonne en mai 1968.
Celui qui fut surnommé « Dany le Rouge » a dit avoir offert au chef de l'Etat son livre « Forget 68 » avec une dédicace : « Pour Nicolas, l'imagination au pouvoir, c'est pour quand ? Salut, Dany Cohn-Bendit ».
« Il a ri, il a dit c'est très gentil, je vais le lire et après on a pris rendez-vous pour en parler »,
a raconté le dirigeant vert. On ne sait pas s'il s'en inspirera pour modifier sa politique.
Selon l'ancien dirigeant étudiant, Nicolas Sarkozy n'a pas réitéré, lors de leur entretien, sa volonté de liquider l'héritage de mai 1968. « Il va lire mon bouquin et puis après il va m'appeler, me dire je me suis trompé, pardon, ce n'est pas liquider 68, au contraire, c'est très bien », a ironisé Daniel Cohn-Bendit. « 68, ça a commencé une transformation formidable de la société française. La preuve, c'est qu'un homme deux fois divorcé est président de la République. Allez chercher il y a 40 ans ! Mme de Gaulle, tante Yvonne, elle se retourne dans sa tombe » a-t-il ajouté démontrant ainsi que d'une certaine manière nous sommes toutes et tous les enfants ou les petits-enfants de ce mois qui a marqué quoi qu'en disent les « victimes » d'alors.
UNE EUROPE DIFFERENTE
Nicolas Sarkozy a ensuite présenté à Daniel Cohn-Bendit et Monica Frassoni sa vision de la présidence française de l'Union européenne. Les deux dirigeants Verts lui ont à leur tour exposé leurs idées. « Par exemple, il parle de la préférence européenne. Nous on a dit c'est mieux de donner des critères sociaux et écologiques et de taxer sur des critères sociaux et écologiques », a précisé Daniel Cohn-Bendit.
Les deux dirigeants Verts ont également souhaité que la présidence française défende « une Europe de la Défense et de la prévention des conflits » qui n'existe pas encore. « Et il a dit d'accord », a déclaré Daniel Cohn-Bendit comme s'il ne connaissait pas encore le Président qui dit oui à tout pour ensuite faire le contraire le lendemain puis de revenir à la position initiale modifiée.
Les deux dirigeants Verts ont aussi souhaité que la présidence française défende l'idée que l'Europe s'attaque à réguler socialement et écologiquement la mondialisation. « On n'est ni anxieux ni rassurés. Il y a des différences politiques. Ce qui est intéressant c'est qu'il veut vraiment une présidence française au service de l'Europe et ça peut être nouveau », a rapporté Daniel Cohn-Bendit.
Monica Frassoni a pour sa part noté parmi les éléments positifs de l'entretien une volonté de Nicolas Sarkozy de travailler avec la Commission européenne. Daniel Cohn-Bendit a dit avoir cerné avec le président français des divergences sur la politique d'immigration. Or il est probable qu'avec l'arrivée en Italie de Bossi et Berlusconi il trouvera des alliés pour faire de ce sujet un « cheval de bataille » populiste pouvant masquer le reste des décisions politiques d'un autre ordre. « J'ai vécu la présidence italienne de Berlusconi sur l'Europe, ça n'a pas été brillant. Si vraiment Sarkozy s'appuie sur Berlusconi, ça va être du rien avec du rien », a prophétisé Dany le rouge devenu vert !
Par exemple je suis curieux de sa voir ce qu'il se passera quand l'Europe examinera la situation des finances publiques de la France et de l'Italie dans le contexte actuel. Le Ministre des finances belge sûrement un peu « idiot » mais sûrement aussi un peu lucide a confié à sa brillante homologue française que d'après ses calculs il faudrait près de 30 ans à ce rythme pour que la France arrive à l'équilibre financier... Remarquez qu'avec un peu de dialectique, les Ministres trouveront les racines du mal en... mai 68 et ils expliqueront que si l'on en est rendu là c'est de la faute aux grévistes (dont j'étais) il y a 40 ans et qui ont bouleversé les critères sociaux qui permettaient à la France d'être un pays prospère pour le capital.
LE DETRICOTAGE
Le député européen Daniel Cohn-Bendit (Verts) a estimé que la majorité était en train de "détricoter" le Grenelle de l'environnement. « Je ne sais pas ce que veut le président de la République mais ce qui est sûr c'est qu'une politique de l'environnement comme l'avait envisagé le Grenelle "ne peut pas se faire avec la majorité, telle qu'elle existe aujourd'hui », a-t-il ajouté. Selon lui, le président de la République est devenu « un canard boiteux qui ne peut plus faire ce qu'il veut parce qu'en fait sa majorité l'en empêche ». Il a encore une fois un diagnostic très pointu de la situation des relations entre Nicolas Sarkozy et le parti qu'il a créé. « On en est au stade du gouvernement où on passe de l'ouverture à la fermeture », a jugé l'eurodéputé iconoclaste.
Dans la nuit les sénateurs lui ont donné immédiatement raison sur les OGM et plus encore ils ont vite obéi aux « ordres souterrains » des lobbies agricoles extrêmement puissants. La cause est entendu : il en sera ainsi sur tous les sujets sensibles (voir sur mon blog la réalité quotidienne http://jeanmariedarmian.fr) comme la politique de l'eau (utilisation pour l'irrigation massive ou la dépollution) ou celle encore plus sensible de l'énergie : on n'avancera pas car le milieu économique forcera au retour en arrière. Il y a fort à parier que la présidence européenne française sera axée essentiellement sur le niveau de l'euro, l'inflation, l'immigration mais absolument pas sur l'écologie, le social, la citoyenneté. Ces valeurs sont dépassées.
Il y a un an Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar avaient fait une réponse savoureuse aux propos sarkozystes qui prend toute sa valeur dans la situation actuelle. J'aurais bien voulu la publier en entier mais je ne retiendrai que cet extrait : « (...)Nous sommes génétiquement coupables d'un désir d'égalité, de solidarité et de liberté. Nous sommes génétiquement coupables de penser que le pouvoir n'est pas la propriété privée d'un homme ou d'une femme. Nous sommes génétiquement coupables de rêver d'une mondialisation écologiquement et socialement régulée. Nous sommes génétiquement coupables de croire que le kärcher ne résout rien et que la police ne peut pas tout. C'est pour toutes ces raisons que nous décidons de créer un cercle des «enragés repentis fatigués de la chienlit» et que nous demandons à être rééduqués par le maître penseur de la révolution culturelle sarkozyste, André Glucksmann, en promettant de nous flageller publiquement et collectivement devant le siège de l'UMP (...) ». Ces gars là sont véritablement exceptionnels car ils continuent à écrire et surtout à s'inscrire dans l'histoire. Je suis 40 ans après toujours avec eux et j'ai adhéré à leur cercle des enragés d'une autre vie!
Mais je déblogue...

 

Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 07:52
La bataille fait rage autour du texte d'un badge. Elle est symbolique de l'état réel du monde même si on essaye de vous persuader du contraire. Depuis des années, le « politique » a été rogné, effacé, dégradé, dénaturé par la pression d'un milieu économique détenant les véritables leviers des pouvoirs. Plus d'opinion, plus d'idéal, plus de confrontation et toujours le même verdict : directement ou indirectement le monde des « affaires » apparaît comme le seul pouvant faire sa loi. On ne parle surtout plus de choix politiques mais de ratios de gestion, plus de progrès pour l'homme mais de courbes des profits, jamais d'égalité mais de rentabilité. L'utopie a cédé le pas au matérialisme absolu. Comme selon un concept « Bayrouiste » on a fait « bouger les frontières », elles n'existent plus et on assiste à des concurrences dans tous les pays entre l'original flamboyant et une pâle copie.
Les électrices et les électeurs, comme en Italie, ont démontré qu'ils espéraient tirer davantage de « l'original » que de la « copie » ! D'ailleurs ils campent encore longtemps en France sur ce sentiment et ne se déjugent qu'après avoir constaté qu'ils se sont également faits bernés par le premier. Ils ne croient pas encore nécessairement aux résultats du « copiste » mais ils refusent leur confiance à l'auteur de l'œuvre jugée finalement imbuvable. Tout tourne autour de ce constat. Plus rien n'entre dans le champ des politiques qui croient gouverner le monde. Il leur échappe de plus en plus avec les poids du système financier mondial qu'ils n'ont pas su moduler, maîtriser ou contrôler. Le « monstre » leur a échappé !
On vit exactement cette réalité dans le milieu de l'olympisme. Qui peut encore croire à l'indépendance et à l'éthique de ce mouvement se prenant pour le chevalier blanc de la planète ? C'est véritablement être d'une crédulité enfantine que de penser qu'Henri Sérandour, grand maître du CNOSF, a pris des positions d'un indépendance totale à l'égard de la Chine. Noël Mamère, qui a la louable habitude de dire très haut ce que tout le monde pense tout bas a simplement accusé le Président de l'olympisme hexagonal de s'être « couché » devant les autorités chinoises en refusant aux sportifs la possibilité de porter leur badge « pour un monde meilleur » aux J.O. de Pékin.
« Le CIO est dans la ligne de la position qu'avaient tenue  les responsables de l'olympisme au moment des JO de 1936, où ils avaient accepté l'inacceptable à Munich avec le régime nazi », a accusé Noël Mamère sur Canal+.
Il rappelle qu'en Chine, « on exécute des syndicalistes, on enferme, on emprisonne, on torture des gens qui réclament simplement la liberté d'expression ». Quant à l'association Reporters sans frontières, très en pointe pour dénoncer l'organisation des J.O. par la Chine, elle s'est dite « consternée » par cette position. « C'est une capitulation en rase campagne, sacrifiant la liberté d'expression des athlètes au profit des exigences des organisateurs chinois ». La vérité qui tue encore en Chine ne cause pas beaucoup de ravages chez nous !
« J'attends que Nicolas Sarkozy nous dise 'je n'irai pas aux jeux'. J'attends aussi qu'il dise qu'il n'est pas d'accord avec les positions qui sont exprimées à la fois par le président du CIO et par M. Sérandour, parce que ce qu'il vient de faire ça porte un nom, c'est se coucher » a ajouté Noël Mamère certain que personne ne bougera !. Pour moi c'est une remarquable synthèse des positions actuelles d'un pays présidé par le « caniche de George Bush » ou par un coolie chinois mais on expliquera que le caractère immaculé de l'olympisme mérite ces sacrifices ! Une virginité ressemblant à celle d'une fille de joie précoce à l'aube de sa retraite.
LAPORTE FERME LA PORTE
En fait il faut que les JO aient lieu pour que le CIO ait les moyens de continuer à dépenser des sommes folles pour « nourrir » son fonctionnement fastueux et totalement disproportionné dans la période actuel : palaces pour ses dirigeants, voyages fastueux, communication dispendieuse...
Les athlètes français ne seront pas autorisés à porter le badge « Pour un monde meilleur » destiné à montrer leur attachement aux droits de l'Homme lors des JO de Pékin, a donc annoncé, le courageux Henri Sérandour. « On ne peut pas mettre un badge pour la cause d'untel, un badge pour une autre cause. On va respecter la charte qui est : aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture », a-t-il ajouté d'un ton sentencieux démontrant que lui il savait ce qu'étaient les Droits de l'Homme et les devoirs des organisateurs ! Il en a tellement fait qu'il a même désespéré Bernard Laporte qui du coup a repris son vocabulaire en parlant de « retour nécessaire aux fondamentaux ». Il a jugé la décision du CNOSF « regrettable.»
« Moi, je trouvais ce badge pas très agressif, il n'attaquait ni la Chine, ni rien, il reprenait une phrase de l'olympisme 'pour un monde meilleur' et les anneaux" . Il a tout de même trouvé une excuse de poids pour celui avec lequel il doit travailler dans son Ministère : ce n'est pas de sa faute mais c'est celle des membres du Comité international Olympique qui sont extrêmement susceptibles. Il a en effet estimé « qu'il aurait été préférable de demander l'avis du CIO avant » de lancer l'idée?« C'est peut-être cela qui les a un petit... peu vexés. ». Il a bien senti que nous ne devions pas contrarier ceux qui se servent avant de servir l'olympisme. Du coup il n'a pas fait dans le détail : « Faut pas aller aux JO, pour ceux qui veulent vraiment porter le badge » invitant « à ne pas en faire des tonnes et des tonnes avec cette histoire » et « à arrêter de se servir » des athlètes (sic). Soyez-en certains, lui, comme Sarkozy, ne se serviront pas des médaillés pour leur pub personnelle, qu'ils aient ou qu'ils n'aient pas un badge !
DOUILLET RIT JAUNE
Les athlètes français maintiennent leur souhait de « s'exprimer » lors des Jeux olympiques de Pékin par un badge portant un message « international », a répété, hier, l'ancien champion olympique de judo, roi des pièces jaunes, David Douillet, s'opposant ainsi à la position exprimée par le Comité national olympique et sportif français.
« Ce qu'on veut porter, c'est un badge qui serait porté par un Américain, par un Ethiopien, par un Libanais, par n'importe quelle nation, un badge international », a expliqué le frustré parisien de la flamme . « Ca sera quelque chose d'international qui est acceptable pour tout le monde, qui est accepté, qui donne le sentiment de s'exprimer et une vraie tranquillité » aux athlètes a ajouté le roi du ippon ! Je résume : il cherche pour Nicolas Sarkozy un moyen de s'en tirer avec les honneurs. Un badge du genre « vive le CIO » pourrait être envisagé afin que les Françaises et les Français n'aient aucun problème.
« Je suis extrêmement déçu », a réagi le perchiste Romain Mesnil, vice-champion du monde 2007 et président du Syndicat des athlètes français. « Notre message, avec en plus 'un monde meilleur', qui est tiré de la charte olympique, que tout le monde avait trouvé peut-être un peu trop consensuel, c'est prôner les valeurs de l'olympisme, dont les droits de l'Homme », a-t-il défendu avec conviction. C'est inutile : il aura vite le choix entre insister ou rester à la maison ! Il aura le badge possible suivant que je lui conseille de faire vite créer : « je suis exclus pour avoir cherché des chinoiseries au CIO. »
Rappelons que cette docte assemblée réunit 115 membres cooptés, tient entre ses mains les rênes de la procédure d'attribution des Jeux olympiques. C'est donc le CIO qui a décidé en juillet 2001 d'attribuer les Jeux à la Chine. C'est le Comité international olympique, formé pourtant de 60% de membres rompus à la politique nationale ou internationale, qui a choisi de laisser à chacun le droit de se forger une opinion personnelle sur la situation des droits de l'homme dans les pays candidats. C'est donc le « Conseil d'administration » de la gigantesque multinationale olympique qui a pris le risque de ne pas ouvrir les yeux sur la situation des droits de l'homme en Chine pour permettre à sa marmite de bouillir en paix dans ce qu'il est convenu d'appeler un pays émergeant de 1,5 milliards d'âmes. C'est le CIO qui s'est risqué à désigner un état qui va dépenser plus de trente milliard d'euros, dont deux pour les installations sportives, pour organiser les Jeux dans un pays où beaucoup d'humains manquent de tout. C'est le président actuel du CIO, a remis, le 17 mai 2001, les clés de la ville à l'ancien président du CIO, devenu président d'honneur à vie, également ancien ministre de Franco et membre de l'Opus Dei...le marquis Juan Antonio Samaranch. Et ça pas un badge l'effacera !
LE PRECEDENT QUI FAIT REFELECHIR
Rappelons que quand s'ouvrent à Berlin, le 1er Août 1936, les Xème Jeux Olympiques, on est à 15 mois de l'Anscluss, à un peu plus de 2 ans de l'affaire des Sudètes et de l'annexion de la Tchécoslovaquie et à 3 ans du conflit continental. On aura cependant l'impression que la paix est sauvée en cet été 1936 au cours duquel Hitler fait patte de velours. En effet, il maintient à la tête du Comité Olympique allemand le secrétaire d'Etat Théodore Lewald, dont le père est pourtant d'origine israélite. Il laisse également sélectionner la célèbre fleurettiste Helena Mayer, championne olympique en 1928 à Amsterdam et qui, après s'être exilée aux Etats-Unis, revient à Berlin pour participer aux Jeux.
La paix préservée par l'Olympisme ? Trop beau hélas pour être vrai. Pendant le durée des Jeux de Berlin, il n'y aura pas ouvertement de discrimination raciale ou religieuse. Cependant, dès 1933, le CIO avait failli remettre tout en question. En effet, de nombreux comité nationaux, notamment ceux des Etats-Unis et de la France, s'étaient émus du développement des idées nationales-socialistes et se montraient désireux de confier l'organisation des Jeux à une autre ville, non allemande.
Le comte de Baillet-Latour, président du CIO, obtient une audience d'Adolf Hitler qui lui promet solennellement le respect de la charte olympique dès avant les Jeux. En juillet 1935 s'élève la voix de l'entraîneur d'athlétisme américain Dirk Templeton : "La plus confiante des âmes se refuse à croire désormais que les promesses faites par les Allemands au sujet de la non-discrimination seront tenues. La sagesse voudrait que la Fédération Internationale d'athlétisme interdise à ses ressortissants l'accès aux Jeux Olympiques de Berlin, ou mieux encore que ceux-ci soient confiés à une autre ville. Si l'Allemagne devait conserver la privilège d'organiser les Jeux, c'est l'oeuvre entière de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux modernes, qui serait remise en question et même ruinée." Là-dessus, Monsieur Avery Brundage, président du Comité Olympique américain, se rend en Allemagne pour se livrer à une enquête personnelle. Il revient en déclarant :"Il faut participer aux Jeux."
Il faut, une fois encore, que le comte de Baillet-Latour revienne à la charge pour que la vague de protestation s'apaise.Ainsi avant même que les Jeux ne commencent, le IIIème Reich annexe l'olympisme comme il le fera bientôt de l'Autriche et de la Tchécoslovaquie. En ce 1er Août 1936, le temps est triste sur Berlin où toute la jeunesse du monde s'est donné rendez-vous. Goebels déclare aux journalistes étrangers présents à Berlin : "L'Allemagne ne nourrit que des intentions paisibles." A 14h, le stade olympique avait déjà fait son plein de spectateurs, figés, disciplinés, abusés. Rassurez vous ce sera la cas à Pékin... car les sponsors et les télés en ont besoin. Le spectacle continue !
Mais je déblogue...

Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 07:36

Une vingtaine d'années les séparent. Mais il y a beaucoup plus entre eux que ce fossé de l'âge car en Italie et bien au-delà ils représentent deux visions très différentes de l'avenir de leur pays. Leur opposition n'a pas pour autant mobilisé les foules en Italie. Le phénomène très répandue en Europe du désenchantement vis à vis de la politique, du renoncement démocratique plane sur le résultat des élections générales anticipées que l'on connaîtra ce soir.La campagne électorale fut la plus triste, la plus ennuyeuse des deux dernières décennies car ni Silvio Berlusconi, le milliardaire fabricant d'opinion dominante médiatique, 72 ans, ni à gauche le populaire maire de Rome Walter Veltroni, 52 ans, n'ont réussi à passionner un débat qui n'a pas loin s'en faut réveillé le peuple. Il est vrai qu'une fois encore, les frontières entre les discours reposaient davantage sur les personnalités des uns et des autres que sur le contenu des programmes. L'enjeu de ces élections anticipées est pourtant essentiel, après l'échec de la coalition de gauche de Romano Prodi qui aura duré à peine deux ans alors qu'en France certains socialistes la présentaient comme exemplaire d'une nouvelle méthode de faire de la politique.
S'il en était besoin, le crash de l'Alitalia, la compagnie nationale au bord de la faillite, le scandale des ordures amoncelées dans la région de Naples, le maintien constant du pouvoir des mafias dans les régions du Sud, viennent rappeler que l'Italie traverse une crise grave. Dans un pays où les inégalités se creusent encore avec quelque 20% des familles vivant avec moins de 1200 euros par mois, selon les statistiques officielles la campagne aurait dû se focaliser sur des mesures fortes destinées à relancer la croissance.
En fait on se trouverait exactement dans la même situation en France si des élections anticipées devaient avoir lieu. Face à face un candidat porté par « es » médias et extraordinairement démagogue et de l'autre un homme de gauche apparemment populaire mais peu convaincant dans son engagement social. Ils sont tous deux en définitive très proche sur les mots alors qu'ils n'ont absolument aucun point commun dans leurs personnalités. Il est vrai que les caisses sont encore plus vides en Italie qu'elles ne le sont en France !
Berlusconi a effectué une campagne extrêmement traditionnelle en agitant les spectres habituelles : la gauche ce sera des « impôts en plus », « Walter Veltroni est un menteur professionnel qui a fait une campagne de mensonges » et le Parti démocrate (PD) « n'est que l'ultime mue du Parti communiste italien »... On a presque ressorti les photos de Pepone sosie de Staline et on a brandi des dessins avec les Bolcheviks ayant le couteau entre les dents. « Ne le traitez pas mal », a-t-il demandé « ironiquement » à ses supporteurs en évoquant Walter Veltroni lors d'une réunion électorale car la gauche italienne a confié à son leader « une mission impossible, celle de faire oublier le communisme ». Personne ne sait si lui il a en charge de faire revenir les cendres de Mussolini !
DIFFICILE DE FAIRE REVER
Et pourtant, il y a deux ans seulement, le magnat des médias traitait de « couillons » les Italiens votant pour la gauche et incitait ses compatriotes à lire « le petit livre noir du communisme » pour qu'ils puissent découvrir que « dans la Chine de Mao, ils ne mangeaient pas les enfants, mais ils les faisaient bouillir pour servir d'engrais dans les champs ». Tout un programme électoral susceptible de résoudre les difficultés terribles d'un pays au bord de la ruine mais dont il est... la première fortune !
Outre les problèmes d'image du pays qu'il porte collée à ses frasques, son utilisation très personnelle du pouvoir, Berlusconi doit admettre que l'économie italienne a terminé l'année 2007 en queue de peloton par rapport à ses principales concurrentes européennes. Il est donc obligé de prévenir : « Nous ne savons pas et nous ne pouvons pas faire de miracles ». En présentant son programme fin février, qui consiste bien évidemment à vite instaurer une sorte de bouclier fiscal et à faire un cadeau du même ordre à ses copains il a ajouté « qu'au vu des conditions de l'économie internationale, il est difficile de faire rêver ».
Il est cependant jugé encore comme dangereux par des personnalités proches de lui. Avec une victoire de Silvio Berlusconi « nous risquons de perdre cinq années supplémentaires », a par exemple commenté dans le Financial Times son ex-allié Pier Ferdinando Casini, chef du parti démocrate-chrétien UDC, affirmant que le chef de la droite italienne vieillit mal. « Certains défauts qu'il avait se sont aggravés », a estimé Pier Ferdinando Casini, de 20 ans plus jeune que l'ex-chef du gouvernement, ajoutant avec une pointe de perfidie « qu'avec l'âge, ils empirent au lieu de s'améliorer ». Il est en effet extrêmement mégalo et une fois encore prêt à se servir. Il utilise absolument tous les leviers qu'il possède comme par exemple celui de faire annoncer, hier, que « son » club le Milan AC avait recruté Ronaldinho dont ne veut plus le Barça ! Même si ça ne se fait pas on sera toujours à temps de reporter l'échec sur le dos des Catalans après les élections. En fait le grave problème de l'Italie c'est que l'on votera pour ou contre Berlusconi et par nécessairement pour ou contre la Droite !
TROP TOT POUR VELTRONI
Encore une fois on assistera à cet effet pervers de la personnalisation outrancière de la vie publique. Le leader de la gauche qui, tout au long de la campagne avait évité les attaques personnelles contre son adversaire pour ne pas en faire une victime, a fini par lui demander solennellement dans une lettre ouverte de réaffirmer son attachement à la Consitution et à l'unité de la Nation après que son allié Umberto Bossi, le leader de la Ligue du Nord ait appelé « à prendre les fusils contre la canaille romaine ».
La peur d'un retour de celui que l'on a surnommé le « caïman » reste le meilleur argument électoral de Walter Veltroni et de son parti de centre-gauche inspiré du modèle des démocrates américains. Son résultat sera donc examiné avec intérêt par les experts de la rue de Solférino à Paris. Le « Delanoé » italien héritier critique du centriste de gauche Romano Prodi, a été contraint d'assumer une campagne électorale quelques mois à peine après avoir créé le Parti démocrate. C'est lui qui avait en effet été choisi pour réussir la synthèse entre les Démocrates de gauche (DS) de Piero Fassino et Massimo D'Alema et le parti de la Marguerite de Francesco Rutelli, entre les ex-communistes et l'aile gauche des anciens démocrates-chrétiens. Femmes, jeunes, représentants de la société civile cohabitant avec des apparatchiks incontournables: il a lui-même dosé minutieusement les listes de son parti aux législatives.
Echaudé par l'expérience Prodi, il a par contre refusé toute alliance avec l'extrême-gauche et le centre mais a négocié sans rien céder d'essentiel l'entrée de deux petites formations à l'identité forte, l'Italie des Valeurs de l'ancien magistrat de l'opération "Mains Propres" Antonio Di Pietro et le parti radical, fer de lance du combat laïque.
Le repêchage de ce petit parti a cependant fait grincer les dents de l'Eglise catholique que Walter Veltroni, très discret sur ses convictions intimes, a toujours cherché à ménager, conscient des risques de vouloir gouverner en Italie contre... le Vatican qui n'aime pas trop les frasques de Berlusconi !
LES JEUNES DEPITES
L'Italie bizarrement est en avance sur notre pays dans son dégoût pour la politique. La fréquentation des bureaux de vote hier soir le confirme malgré les énormes efforts effectués par la « Gauche » pour changer les « têtes ». Les raisons de ce changement provient en effet de la haine que nourrissent les Italiens pour les politiques. On dit parfois que l'Italie a inventé l'antipolitique car un réel et profond discrédit s'est installé et il fait des ravages. Chez nous il faudra encore attendre un peu pour que l'effet Sarkozy ajouté à la chienlit interne du PS produise le même effet.
Il y aura aussi des élections locales dans la péninsule. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître on devrait assister au même résultat qu'en France alors qu'au plan national rien n'est assuré.
Des millions de jeunes Italiens, confrontés à la précarité malgré de longues années d'études, sont tentés par l'abstention et sont justement devenus des champions de l'antipolitique bien que les partis les aient placés au coeur de leurs programmes. Battant des records en termes de chômage, de précarité de l'emploi et de problèmes de logement, les moins de 30 ans semblent particulièrement touchés par le malaise que ressentent les Italiens à l'égard de leurs institutions et leur classe politique. Beaucoup de jeunes ne peuvent pas prendre leur indépendance et la majorité des Italiens de moins de 30 ans vit chez ses parents, selon l'Institut des statistiques italien. Seulement un tiers des moins de 40 ans qui sont nouvellement embauchés le sont en contrat à durée indéterminée. En outre, alors que le taux de chômage en Italie a chuté à 6,1% en 2007, celui des moins de 25 ans a augmenté, passant de 22,6% en 2006 à 23,2% en 2007.
Récemment, une gaffe du chef de la droite Silvio Berlusconi, qui a suggéré à une étudiante de 24 ans de « se trouver un millionnaire » pour sortir de la précarité a suscité un tollé, révélant l'ampleur de la colère des jeunes Italiens et le fossé qui les sépare de leurs élus. Le problème essentiel de la péninsule se trouve dans ce divorce profond, durable, dangereux entre un peuple et ceux qui souhaitent le représenter.
Ce soir on verra d'abord au taux de participation si cette tendance se confirme. Il est en revanche à peu près certain que la majorité n'existera pas pour Berlusconi au Sénat et que ce scrutin aura donc été inutile puisqu'il rencontrera les mêmes difficultés que Prodi. Pas sûr que ce soit excellent pour l'Europe dans le contexte actuel.
Mais je déblogue...

Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 10:44
La baisse du pouvoir d'achat en France, niée par le gouvernement mais imposée par la réalité provoque en France de légers remous sociaux. Chacun cherche dans son quotidien des astuces pour tenter de remédier à ce qui va devenir le problème numéro un de la prochaine rentrée. On peut craindre une fin d'année assez agitée car le problème de l'augmentation des denrées alimentaires ne va faire que s'accentuer. Ce phénomène nouveau dû à une pénurie mondiale sur les marchés des grandes productions va peser sur l'économie de tous les pays du monde. Il y a cependant de fortes craintes sur la situation des plus fragiles d'entre eux. L'instabilité gagne du terrain et il faut s'attendre à des mouvements populaires très forts.
Ces derniers mois, la hausse des prix de l'alimentation a déjà provoqué une agitation sociale par exemple à Haïti, provoquant notamment la chute du Premier ministre et des émeutes de la faim qui ont fait au moins 5 morts et 200 blessés. Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont été obligés d'augmenter le niveau des subventions aux biens de première nécessité et aux carburants, ou de réduire leurs exportations de produits agricoles pour calmer les tensions inflationnistes sur leur proche marché. La difficulté c'est que cette flambée des produits alimentaires ne semble pas avoir pour l'heure de raison de cesser, et ses effets pourraient s'étendre.
Les émeutes consécutives à la hausse des prix qui ont frappé jusqu'à présent l'Afrique et les Caraïbes pourraient ainsi toucher bientôt à l'Asie, met en garde dans le Journal du Dimanche le directeur général de l'organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), Jacques Diouf. Plutôt pessimiste, il assure qu'il ne serait aujourd'hui « pas surpris » d'une telle éventualité et souligne : « Il existe déjà de nombreuses tensions dans beaucoup de pays asiatiques, y compris ceux qui exportent des produits alimentaires ». Cela a notamment été le cas en Thaïlande avec les tensions sur le prix du riz... Jacques Diouf estime également que cette situation est appelée à durer : « Je ne vois pas de raisons objectives à des diminutions de prix », explique-t-il. « Il faut donc s'attendre à de nouvelles émeutes de la faim ». L'horizon est donc bouché. Il faut absolument prendre en compte cette évolution dangereuse pour la planète et dont les répercussions sur les pays « riches » seront également très fortes car au Fonds monétaire international, on effectue le même constat alarmiste.
Le directeur général de cette institution, Dominique Strauss-Kahn, a lancé hier une mise en garde. « Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font maintenant... les conséquences seront terribles » a-t-il lancé avec insistance au cours d'une conférence de presse donnée à l'issue d'une réunion de l'instance dirigeante du FMI « Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économiques », a-t-il mis en garde sans trouver un écho dans les milieux économiques responsables de cette situation. Au-delà de l'agitation sociale et de l'impact potentiellement terrible de la crise alimentaire sur les populations les plus exposées, ce sont tous les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement qui pourraient se retrouver « complètement détruits », selon Dominique Strauss-Kahn. Voilà pourquoi le directeur général du FMI a souligné que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. La crise alimentaire pourrait ainsi avoir des effets pour la planète entière et toute la sphère économique.
HAITI COMME EXEMPLE
Le président haïtien René Préval a annoncé dans la foulée une réduction du prix du riz pour éviter une répétition des violences des derniers jours. Le même jour, des émeutes impliquant quelque 20 000 personnes protestant contre la vie chère et les salaires bas ont eu lieu près de Dhaka (Bengladesh). A Haïti le Parlement s'est prononcé pour le départ du Premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le Président a aussitôt indiqué, après avoir rencontré des importateurs de denrées alimentaires au palais national, que le prix d'un sac de 23 kilos de riz passerait de 51 dollars (32 euros) à 43 dollars (27 euros), soit une réduction de 15,7%. La politique se résume dans de nombreux pays à ce type de décision concrète sur le montant des étiquettes.
Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont en effet été obligés d'augmenter le niveau des subventions aux biens de première nécessité et aux carburants, ou de réduire leurs exportations de produits agricoles pour calmer les tensions inflationnistes sur leur proche marché. Jacques Diouf, avait appelé cette semaine les dirigeants mondiaux à un sommet en juin pour faire face à ce qu'il a appelé une crise alimentaire mondiale : « Au regard des émeutes alimentaires dans le monde, dans des pays comme l'Afrique et Haïti, nous avons véritablement une urgence ». Deux logiques se confrontent. Il est à peu près certain que l'influence de Jacques Diouf ne sera pas suffisante pour réformer une économie de marché triomphante et conduisant vers le précipice l'ensemble des pays pauvres. L'économique l'a emporté depuis très longtemps sur le politique... et sa voix ne compte pas dans un concert mondial dans lequel les marchés financiers ont pris depuis longtemps le pouvoir. Or pour eux la situation la plus préoccupante reste le niveau de leurs profits touché par la crise !
SOMMES ASTRONOMIQUES VOLATILISEES
Qualifiant "d'échec mondial" les erreurs qui ont débouché sur la crise financière, Jaime Caruana, directeur du département des marchés monétaires et de capitaux du Fonds monétaire international (FMI), n'a pas mâché ses mots. Sévère, celui-ci juge le phénomène « d'une magnitude comparable à la crise bancaire japonaise des années 1990 ». Et évalue à 945 milliards de dollars (600 milliards d'euros), au prix du marché, les pertes dues aux dépréciations d'actifs qui en résulteraient.
Ce montant astronomique se décomposerait en 565 milliards de dollars imputables aux prêts hypothécaires américains, 240 milliards pour les produits dérivés du marché immobilier commercial, 120 milliards pour les prêts aux entreprises et 20 milliards pour le crédit à la consommation. Les banques supporteraient la moitié du fardeau des 740 milliards de dollars des subprimes, à hauteur de 53 % pour les banques américaines et 41 % pour les européennes. L'Europe ne devrait donc pas en sortir indemne.
Depuis plusieurs semaines, le FMI faisait savoir qu'il abaissait ses prévisions de croissance mondiale de 5,1 % à 4,7 % (+ 4,9 % en 2007). De discours en interviews, son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, ajoutait qu'aucun pays ne serait à l'abri, ni en Europe ni parmi les pays émergents. Le FMI affine cette prédiction, et l'on y apprend que c'est en Europe centrale et orientale que se trouvent les pays émergents qui pourraient faire les frais des secousses financières. Les trois pays baltes, la Roumanie et la Bulgarie seraient les économies les plus menacées. Or ces pays sont dans une Europe organisée qui devait leur apporter une croissance forte. Il y aura très vite opposition entre les peuples et les gouvernements dans ces pays... sur les choix effectués !
L'EXEMPLE ROUMAIN
Est-ce un hasard mais on a vu le résultat de la grève des salariés de l'usine Dacia de Pitesti, dans le sud de la Roumanie. Ils ont accepté la troisième proposition de la direction : une augmentation salariale mensuelle de 360 lei brut (environ 97 euros) en deux tranches, à laquelle s'ajoute une prime annuelle d'un minimum de 900 lei brut (243 euros). Selon Renault, « la direction de Dacia et le syndicat sont parvenus à un compromis raisonnable ». Les ouvriers obtiennent les deux tiers de la somme de 148 euros qu'ils réclamaient, ce qui correspond, selon Renault, à une revalorisation de l'ordre de 28 % par rapport au salaire moyen de l'usine qui atteint désormais 354 euros brut.
Au-delà de son impact financier, cette grève a changé le regard porté sur les salariés de Pitesti. « Les Roumains ne veulent plus être considérés comme des salariés à bas coût sous prétexte qu'ils fabriquent des véhicules low-cost », souligne Emmanuel Couvreur, secrétaire adjoint CFDT du comité de groupe Renault.
« Il faut mettre en place une véritable politique sociale européenne, qui prenne en compte les salaires, mais aussi les conditions de travail », ajoute-t-il. Tiens, reviendrait-on sur le débat considéré comme arriéré par les élites médiatiques relatif à la construction européenne ? On recommence à parler en période de crise d'une construction d'une Europe sociale avant de la concevoir comme un espace de libre concurrence exacerbée ! Les émeutes de la faim vont en effet amener des révisions fortes du système des délocalisations avantageuses pour les profits secs des multinationales ! Il y aura en effet d'autres grèves, d'autres contestations violentes menées par des salariés sous payés dans des pays où ils n'auront plus les moyens d'acquérir leur nourriture.
La dernière manifestation des ouvriers roumains illustre parfaitement le séisme qui se prépare puisque 2 000 ouvriers avaient tenu meeting dans la ville, place Vassile-Milea, au pied des immeubles construits sous feu Ceausescu et colonisés aujourd'hui par les boutiques de téléphones portables, les banques et les magasins de luxe qui contribuent à l'édification du capitalisme. Sur une bannière, une inscription avait été griffonné l'inscription suivante : "Roumanie, réveille-toi! Nous ne voulons pas être esclaves dans l'Union européenne" . Il est à craindre que ce slogan soit décliné dans de nombreuses autres manifestations. L'esclavage économique provoquera des ravages dont personne, même pas les éminentes têtes pensantes du FMI, peuvent imaginer les conséquences !
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 07:29
Très souvent on se gausse dans les médias d'un Parti socialiste sans tête pensante, déchiré par des querelles internes, affaibli par le poids d'éléphants, écartelé entre pléthore de prétendants au trône de premier secrétaire. Bref les éditorialistes et les «  je sais tout » du monde politique qui règnent sur les ondes et les écrans se régalent en tapant à verbe peu raccourci sur ce qu'ils prétendent être une tare dévastatrice. Ils insistent toujours sur les noms d'oiseaux que s'attribuent, en privé, les amis de 30 ans qui ne se veulent pas de bien. Si l'on mettait bout à bout le nombre de phrases consacrées à cette déliquescence du PS on ferait probablement le tour de la terre. Et ce n'est pas fini. Les concurrences déloyales arrachent des rires ostentatoires aux adeptes de l'opinion dominante. « Il n'y a qu'au PS que l'on voit ça !... On vous l'avez dit ils sont incapables de s'entendre ! Qu'est-ce que ce serait s'ils étaient au gouvernement ». Tenez ce matin lisez vos quotidiens favoris et vous verrez bien que l'on parle d'exclusions, de trahisons, d'insultes, de querelles de personnes, de mises sous tutelle... C'est vous dire si la situation est saine. Il n'y a qu'un problème, c'est que le « règlement de comptes » se situe au sein d'un Ump en perdition, incapable de garder ses adhérent(e)s à 2000 € voire plus.
Le bureau politique de l'UMP (ça fait un peu stalinien cet instance) a pris de nombreuses sanctions, (autour de 80) et douloureuses pouvant aller de quelques mois à trois ans contre les dissidents aux municipales. Imaginez que chez eux aussi il existerait des « dissidents » comme en Chine. Des femmes et des hommes qui auraient risqué leur carrière par désaccord avec le « comité central ». Ah ! Si c'était au PS que cette situation avait eu lieu, on aurait pu en faire la « une » du Figaro, le sujet de l'entretien d'Europe n°1 ou l'ouverture du 20 heures de TF1 en invitant François Hollande à venir s'expliquer !
Le bureau politique (oui, ça existe encore !) devra statuer sur « un certain nombre de sanctions à l'encontre de ceux qui nous ont conduits dans un certain nombre de villes à connaître un échec que nous n'aurions jamais dû supporter », a expliqué Dominique Paillé, l'un des nombreux porte-parole de l'UMP « rénovée » mais surtout prompte à se débarrasser de ses brebis galeuses. « Les sanctions sont faites pour être douloureuses car elles doivent être exemplaires et inciter à ne pas recommencer », a-t-il souligné comme un « surgé » un jour de rentrée des classes. Interrogé sur leur nombre, sur la radio BFM, il a indiqué qu'il y en aurait beaucoup précisant : « cela tournera autour de 80 ». Le pire c'est que parmi eux il y a pas mal de vaincus à qui on va infliger la double peine : ce qui va à leur douleur de la défaite va s'ajouter l'humiliation d'être expulsé comme un sans papier !
LES SANS CARTES VIRES
« Il y a eu beaucoup de dissidences à droite », qui « ne peuvent pas rester sans lendemain. L'heure n'est plus à la réintégration de ceux qui nous ont fait perdre sans rien dire », a sentencieusement proclamé Dominique Paillé sur la radio BFM. Il a notamment indiqué qu'Arnaud Teullé « fera l'objet ce soir d'une sanction » car il « a entravé la conquête de Neuilly » par Jean-Christophe Fromentin qui avait finalement été investi par l'UMP après une série de psychodrames. Il n'aura plus le droit d'entrer à... L'Elysée et de manger avec le Président. Pire il ne sera plus son conseiller pour Neuilly ! Imaginez cette situation chez les Socialistes et imaginez les papiers dans la presse !
Catherine Vautrin fait aussi partie de ceux qui ont été sanctionnés. Elle s'était présentée en candidate dissidente au premier tour des municipales à Reims alors que... l'ancien ministre des PME, Renaud Dutreil avait été investi par l'UMP. Finalement investie par l'UMP pour le second tour, Renaud Dutreil s'étant retiré, elle avait été battue par la socialiste Adeline Hazan.
La liste serait longue mais dans le fond elle n'offre aucun intérêt car ce qui compte c'est qu'elle illustre l'état piteux dans lequel se trouve le parti du Président. Il n'y aurait plus qu'un nombre très réduit de militants qui n'auraient pas d'activité réelle mais rassurez vous vous n'aurez pas de journalistes" immergés" dans un groupe Ump pour faire un état des lieux un an après car ce n'est pas le moment : il entendrait trop de reproches sur le gouvernement et le Président ! Et c'est réservé au PS !
On n'y croît plus dans les rangs et on s'autorise à l'exprimer alors autant en expédier une partie vers la sortie et de ne pas réunir les autres. Inimaginable au sein d'une majorité présidentielle mais bien évidemment immédiatement pointé du doigt dans les rangs d'une opposition médiatiquement raillée pour ses divergences idéologiques.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas arrangé l'ambiance en disjonctant après les coups tordus dont elle a été victime de la part de ses copains de l'Assemblée. Elle a jouté à la morosité ambiante la désastreuse réalité : même les députés jouent au Sarkozy et ne respectent pas les engagements publics du gouvernement.
LACHETE ET INELEGANCE
Dans un entretien au Monde, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en pointe depuis des années dans le combat pour la préservation de l'environnement, avait donné libre cours à son amertume à l'égard du chef de file des députés UMP et de son ministre de tutelle. « Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum. J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches", ajoute celle qui exhorte « chacun à prendre ses responsabilités ».C'était clair et ça visait le remarquable Copé et le dynamique Borloo car on l'a laissé seule, véritablement seule pour soutenir le Grenelle de l'Environnement dont plus personne ne souhaite parler car l'effet médiatique initial est effacé. Maintenant on ne va pas tout de même se fâcher avec les industriels de l'agriculture, les semenciers et la FNSEA !
Le Premier ministre François Fillon a exigé devant le groupe UMP à l'Assemblée que Nathalie Kosciusko-Morizet fasse des excuses publiques, faute de quoi il en tirerait « toutes les conséquences », selon des participants à la réunion. Une manière transparente de menacer de limoger la secrétaire d'Etat. Ce gars là à un boulot fou qui consiste à obliger ses ministres à rester sur la réserve. Toutes ne savent plus ce qu'elles disent devant la presse. Après s'être exprimée sur les Jeux Olympiques Rama Yade a été contrainte à expliquer que ce galeux de journalistes n'avaient rien compris. Démenti ! Fadela Amara avait été obligée à la même reculade et Christine Boutin a frôlé la disgrâce. Il n'y a que Kouchner, Besson, Bockel à qui ça ne peut pas arriver.
JURISPRUDENCE CHEVENEMENT
La coupable de « non langue de bois » a immédiatement été privée de questions d'actualité à l'Assemblée et de voyage au Japon avec Monsieur Fillon, premier collaborateur du Président. Elle n'a pas eu le choix et s'est exécutée dans la foulée, présentant des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, et assurant que ses propos reproduits dans Le Monde avaient « été déformés ». On le croît volontiers car ils n'ont pas été assez sévères sur l'attitude de l'Ump durant la discussion de la loi sur les OGM ! Finie le fameuse jurisprudence Chevènement énoncée dans les années 80: « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne » avait déclaré le « Ché », qui s'est appliqué sa propre doctrine... trois fois.
« Avec Chirac, ça aurait été réglé en 15 minutes », assure le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. Sous-entendu, Mme Kosciusko-Morizet aurait dû démissionner illico. De nombreux députés UMP souhaitent pourtant le départ de la secrétaire d'Etat mais elle ne viendra pas. On ne l'exclura pas davantage d'un parti... qu'elle doit relancer avec Xaveir Bertrand. Celui qui a dû se marrer ce soir c'est le sieur Devedjian qui a été encadré pour que l'on mettre fin à son incurie politique supposée. C'est vrai que Kosciusko-Morizet a parfaitement débuté dans sa mission en flinguant des Chiraquiens ou des défenseurs de de Villepin !
Le secrétaire général de l'UMP a réaffirmé aujourd'hui son hostilité à l'existence de courants au sein de la formation majoritaire. "Je suis hostile aux courants. Autant je suis d'accord pour que toutes les sensibilités puissent s'exprimer autant je suis hostile aux courants parce que le courant c'est tous les inconvénients d'un parti et pas les avantages". Il a intérêt à ce que ça ne se fasse pas car ce serait bientôt pire qu'au sein du PS et il y aurait enfin matière à écrire ou à dire sur ce grand parti démocratique, dynamique, solidaire qu'est devenue l'Ump ! Les tendances n'existent pas! Tout le monde est d'accord. Les éléphants ne se monternt pas. Les querelles sont inexistantes.  Mais dans le fond il a de la chance car du temps de Mitterrand le moindre battement d'aile d'un papillon ministériel faisait s'écrouler l'édifice. Là il en va autrement : on lutte contre l'exclusion et on efface les risques du travail précaire et c'est mieux pour les médias complaisants. Les journalsites n'auront pas de coups de fil courroucés de l'actionnaire principal!
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 19:35
La rigueur n'existe pas. Il y a bien qu'un seul lecteur sarkozyste idolâtre de ces chroniques pour le croire. C'est en fait comme je l'ai expliqué antérieurement un faux plan qui consiste à sabrer dans les dépenses sans se préoccuper des recettes. L'Etat est en redressement judiciaire avec obligation de licenciement du maximum de personnel. Du moins c'est ce qu n'importa quel tribunal honnête imposerait aux dirigeants actuels si, comme le veulent les libéraux, une collectivité nationale doits e gérer comme... une entreprise. L'Etat est en cessation de paiement ,avec un bilan truqué par omission, des dettes qu'il n'est plus en mesure d'assumer, des recettes qu'il a volontairement asséchées, des ventes (balance commerciale) en chute libre et donc selon le principe sacro-saint du libéralisme il lui faut taper dans la masse salariale pour tenter de sauver les meubles.
Je serai fonctionnaire dont le poste est supprimé j'entamerai donc un recours pour « licenciement économique » et surtout je réclamerai un « plan social ». Il est vrai que les promesses présidentielles dans le domaine social valent pipette. Les métallos de Gandrange viennent de se réveiller. Leur sort illustre un virage très net dans la politqiue gouvernementale : on n'a plus les moyens de faire du social, laissons s'installer la loi de la jungle économique, on comptera les morts dans un ou deux ans , avant une autre échéance électorale !
On se souvient du déplacement, qui a été aussi spectaculaire que volontariste du président Sarkozy, sur ce site que le numéro 1 mondial de l'acier prévoit de fermer partiellement. Promesse avait alors été donnée aux sidérurgistes qu'ils ne resteraient pas en rade et que l'Etat prendrait, s'il le fallait, cette unité de production sous son ombrelle. Cette promesse ne sera pas tenue : les 575 licenciements prévus sur les 1.108 salariés seront appliqués, et l'aciérie fermera ses portes comme annoncé par Mittal... Les élections sont passées et elles se ont mal passée donc inutile de sauver des emplois qui coûteraient à l'Etat et que nous ne pouvons plus maintenir financièrement et économiquement. Le signe est fort et tout le monde la boucle !
Lund prochain, la procédure liée au plan social et aux obligations de revitalisation économique du site sera engagée. Une trentaine de millions pour des actions de formation, de développement et d'investissement seront mobilisés pour ces programmes. Seul véritable lot de consolation, 124 emplois industriels, encore non définis précisément, devraient être créés sur ce site. Et encore tout le monde se demande bien où vont être créés ces emplois et surtout dans quel but ! Le sort de l'aciérie de Gandrange semble donc scellé. En est-il de même pour toute la sidérurgie de la vallée.
ON NE VEND QUE DES PROMESSES
On évoque l'implantation par Powéo d'une centrale électrique ainsi que le combiné, celle d'un centre de recherche et de développement dans l'acier. Et puis, plus hypothétique, bien sûr, un centre de captation et de stockage des émissions de gaz carbonique. Mais c'est vrai que le choc sera rude car, au-delà des 575 emplois supprimés, il y a aussi près de 700 emplois de sous-traitance qui vont disparaître. Le tout verrait le jour (jamais le conditionnel n'a été aussi adapté) dans... 2 ou 3 ans ! Le gouvernement français vend des promesses mais est incapable de freiner seulement le réel ! Il n'a aucun poids face à une multinationale qui pique les subventions avant les élections puis licencie comme bon lui semble quand il a pressuré le citron ! Socialement la recette se rénouvelle sans cesse mais personne n'a encore décidé de trouver une solution contraignante pour y mettre fin !
Tout simplement parce que les incantations distillées lors des visites présidentielles n'ont jamais fait plier le réel. Derrière le volontarisme des discours, il n'y avait ni plan ni solution de reprise crédible : c'est cela la réalité !
Arcelor-Mittal ne veut plus de cette aciérie électrique qui perd 36 millions d'euros par an, et qui exige 45 millions pour être remise sur pieds. Mais il ne veut pas non plus de concurrent sur place. Comme les industriels ont, eux, des stratégies bien définies et de la suite dans les idées, il n'a, évidemment, jamais été question que l'industriel indien cède aux injonctions élyséennes. Il n'en a rien à faire sachant fort bien que le libéralisme intégral prôné par le gouvernement le met à l'abri de toutes représailles. Mittal sait que la nationalisation de usines qui perdent de l'argent n'a jamais été à l'ordre du jour. Il suffit donc de les mettre volontairement dans le rouge pour s'en débarrasser et éliminer un site concurrent de ceux que l'on bâtit en douce ailleurs !
Mittal a tout simplement montré sa puissance mondiale dans cette affaire. Seul l'émir de Barein ami de notre président qui paye les rançons de la France aurait pu sauver le site Je pense qu'il va même poursuivre son avantage en agitant le spectre d'une fin de cycle, vers 2012, pour les hauts fourneaux voisins de Florange. Arcelor-Mittal pose d'ailleurs, d'ores et déjà, les conditions de leur pérennité : obtenir des droits à polluer au meilleur coût, c'est-à-dire subventionné par le contribuable français, comme il vient de le faire avec succès en Belgique. Pour le reste... c'est l'affaire des Françaises et des Français qui préfèrent les toilettes de Carla aux bleus de travail de leurs métallos.
AUSSI INDISPENSABLE QUE LE PAQUET FISCAL
Mais le ton monte dans d'autres secteurs réputés « non rentables ». Un désastre social s'annonce sans tambours ni trompettes de ma renommée sarkozyste. Le président de la République a durci le ton à Cahors, sur les politiques sociales, en partie responsables selon lui du déficit et de la dette. Il a prévenu que le RSA, âprement défendu par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, serait « calibré » en fonction des finances de l'Etat. Autant annoncer franchement qu'il ne sera pas mis en œuvre car il n'y aura pas un sou vaillant pour le financer. « Les dépenses sociales sont indispensables pour notre pays, mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales », a fait valoir le chef de l'Etat. Comment peut-on avec un tel aplomb expliquer que l'on a fait un cadeau fiscal de 15 milliards d'euros aux plus riches et tenter ensuite de faire admettre que l'on n'a pas les moyens de soutenir les plus faibles ? Personne ne pourrait le faire mais Sarkozy le fait !
Quatre jours après avoir présenté la deuxième étape de sa politique de la modernisation des politiques publiques, destinée à réduire les dépenses de l'Etat, Nicolas Sarkozy est venu dans le Lot, unique département à expérimenter, depuis un an environ, une nouvelle organisation de son administration, pour y prononcer un discours sur la réforme de l'administration territoriale de l'Etat. Cette visite était destinée à annoncer que les politiques sociales ne peuvent, selon lui, « continuer ainsi à alimenter le déficit et la dette » car enfin il reconnaît comme ancien Ministre de l'Economie que la France emprunte pour son fonctionnement et pas pour ses investissements. « Transmettre à nos enfants la facture de nos dépenses de santé et de retraite, via la dette, alors même que la population française vieillit est profondément immoral. Nous reviendrons à l'équilibre de nos régimes sociaux, là encore par la réforme », a-t-il promis, lors de son discours prononcé devant quelque 500 fonctionnaires du Lot. Selon lui, « il ne peut pas y avoir une société dans laquelle il y a des droits sans contrepartie de devoirs ». Chiche : je lui propose un axiome simple : j'ai le droit de faire des profits mais j'ai aussi le devoir de contribuer à la vie collective.
PAS UN KOPEK DISPONIBLE
Nicolas Sarkozy est longuement revenu sur le sujet du revenu de solidarité active (RSA), actuellement en préparation et raison pour laquelle Martin Hirsch, ancien président d'Emmaus France classé à gauche, avait accepté d'entrer au gouvernement. Il va découvrir qu'il y a un virage qui vient d'être pris et que l'ouverture n'a plus aucun sens ! En effet il y a une différence entre le RSA est « une idée extrêmement intéressante », a-t-il affirmé mais « il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres », a-t-il dit. Je traduis : on n'a pas les moyens de nos ambitions donc à va chercher à les faire payer par d'autres. Et là vous allez voir que le rapport Atalli qui suggérait la disparition... des conseils généraux ne sera plus d'actualité !
Le RSA comme la fusion des minima sociaux « sont des engagements que j'ai pris et que je tiendrai. Ce ne sont pas les plus faciles, ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas les faire » a-t-il assuré avec la même aisance que quand il parlait du... pouvoir d'achat ! Voici la recette : on explique que le RSA est meilleur que le RMI car il met les fainéants au travail précaire et donc on explique que le financement doit continuer à en être assuré par
Le RSA garantit à un allocataire de minimum social une augmentation de ses revenus lorsqu'il trouve un emploi. La vérité ne tardera pas à venir : les départements vont trinquer car on leur promettra une compensation sur la base d'une évaluation théorique et ensuite... ils règleront la différence ! Martin Hirsch veut en effet généraliser son « bébé » social en 2009, ce qui coûterait entre 2 et 3 milliards d'euros... que le gouvernement n'a pas puisqu'il lui faut sabrer 10 à 12 millions d'euros Mais Le Figaro affirme, de source gouvernementale, que le coût du RSA « devra tourner autour de 1 milliard d'euros ». Qui paiera la différence ?
Ce sera « un RSA un peu différent de celui imaginé par Martin Hirsch », selon cette source, car « Matignon veut le calibrer et le reconfigurer et exclut qu'il soit pérenne, c'est-à-dire qu'il puisse être versé à quelqu'un ad vitam aeternam ». Pressentant les difficultés auxquelles il pourrait se heurter pour imposer son idée phare, Martin Hirsch a de son côté affirmé, également le 8 avril, dans "le Pélerin" qu'il ne voulait pas d'un RSA « au rabais », tout en convenant qu'il n'avait pas reçu l'assurance d'avoir le budget souhaité. Une armée de lâches dont il est un supplétif complaisant.
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 07:28
Dans le fond il arrive que l'on puisse douter de la nécessité de revendiquer une augmentation du budget de la culture dans notre pays. Et si les responsables politiques actuels avaient un tant soit peu raison en taillant dans des dépenses qui n'ont que peu d'effets sur l'évolution de notre société ? Quand on constate le comportements des supporteurs dans les stades on constate que nous avons singulièrement manqué le coté sportif. Si elle est épuisée économiquement la France est sinistrée culturellement sans que, dans le fond, des manifestations populaires mettent en évidence cette faiblesse criante. Mieux on n'a pas que l'impression que tout le monde s'en moque ! En fait on trouve de multiples explications pour justifier ce renoncement collectif à l'élévation de l'esprit. Les coupes drastiques qui vont être opérées dans les budgets n'épargneront pas celui, véritablement considéré comme subalterne de Mme Albanel.
Quelques gros projets de construction ou d'aménagement, pourtant annoncés vont se volatiliser. C'est le cas du Centre de création dévolu à l'art contemporain, qui doit voit le jour sur l'île Seguin, à Boulogne-Bilancourt, et de l'aménagement des espaces en friche au Palais de Tokyo, à Paris, qui devrait accueillir des "artistes français confirmés".
"On ne pourra probablement pas faire les deux (en 2008). On a mis un minimum de crédit pour maintenir les équipes", explique-t-on au ministère de la culture. Service minimal aussi au Musem, le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille (2 millions d'euros de crédits de paiement). Deux projets semblent en revanche assurés d'un soutien politique : le Centre national des archives de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), qui va "bénéficier de la création de 60 postes", et le futur auditorium de La Villette que Nicolas Sarkozy "souhaite voir aboutir", a précisé la ministre. "En dehors des deux grands projets de Pierrefitte-sur-Seine et de La Villette, j'ai veillé à ce que le budget laisse ouverts tous les choix, et permette de prendre le temps de la réflexion", a confirmé Mme Albanel, en ajoutant que les "décisions définitives" seraient prises fin janvier 2008.
Les Monuments historiques enregistrent une "consolidation" de leurs moyens à hauteur de 304 millions d'euros, loin des... 350 millions réclamés par le Parlement. A l'intérieur de cette somme, les monuments appartenant aux collectivités locales et aux propriétaires privés obtiennent un coup de pouce, avec 20 millions d'euros de plus que l'an passé.
L'enveloppe allouée au spectacle vivant était attendue, à la suite des « obligations de résultat », demandées au secteur par M. Sarkozy. Elle reste stable à 640 millions d'euros. « Le secteur n'est pas exonéré d'effort, mais il n'est pas sacrifié », traduit-on Rue de Valois. Les scènes subventionnées en région bénéficieront d'un petit coup de pouce : une augmentation de 1 % de leurs crédits, « ciblés prioritairement sur les investissements ». Car ces institutions "n'ont pas forcément aussi aisément accès que les opérateurs nationaux à de nouvelles ressources propres", a justifié Mme Albanel. La ministre a par ailleurs confirmé le lancement d'une « réflexion sur la création » afin que les aides « soient mieux structurées, moins fragmentées ». Elle a aussi rappelé sa volonté d'"optimiser l'allocation des moyens". Je ne vois vraiment pas pourquoi elle se tracasse car il lui suffit de regarder le niveau culturel actuel. Tenez voici un exemple de ce qui nous attend.
LA METHODE PARFAITE
Sous l'œil de sa co-présentatrice d'un soir, Liane Foly, et d'un jury de professionnels composé de Véronique Genest, de Nikos Aliagas et de Christine Bravo, l'émission « Qui sera le meilleur sosie ? » a reçu vendredi soir une candidate au titre de « meilleur sosie de Pamela Anderson ». Vous imaginez le niveau intellectuel de cette télévision ! Elle ne coûte pas cher et surtout rapporte gros à ceux qui la possède. Comment aller réclamer de l'argent pour faire vivre un cinéma de proximité, une bibliothèque, une école de musique, un atelier de pratiques artistiques ?
Eliminée, la jeune femme qui concourait pour ce fabuleux titre de « meilleur sosie de Pamela Anderson » a abattu sa dernière carte : elle n'a pas hésité à enlever le haut de son maillot de bain rouge, dévoilant une imposante poitrine, signe irréfutable de sa ressemblance avec la star d'Alerte à Malibu. « Bye bye » était inscrit sur les seins de la jeune femme. Effet du direct ou pas, la poitrine de Pamela Anderson a entraîné une très belle performance pour l'émission qui a permis à TF1 de se hisser très largement en tête des audiences avec... 6,97 millions de téléspectateurs. Les parts de marché ont atteint... 33,7 % et 35,8 % sur les fameuses ménagères de moins de cinquante ans.
Avouez que la recette est simple. Elle a même débordé sur la gouvernance actuelle. Inutile de vous faire un dessin ou de joindre une photo à cette chronique.
Selon un sondage CSA réalisé pour Le Parisien paru dimanche, une très large majorité des personnes interrogées trouve Carla Bruni-Sarkozy élégante (92%), moderne (89%), sympathique (73%). Mais 64% jugent pourtant qu'elle ne contribuera pas à améliorer l'image qu'ils ont de Nicolas Sarkozy. Celle qui a épousé le chef de l'Etat le 2 février dernier a réussi à séduire les Français même si seulement 43% pensent qu'elle représente bien la France à l'étranger, très loin derrière les 81% recueillis par Bernadette Chirac mais devant les 36% de Cécilia Sarkozy. Sur les 1000 personnes interrogées, 60% pensent que Carla Bruni-Sarkozy va moderniser l'image de la France à l'étranger, 47% qu'elle contribuera à la promotion de la culture française. Laquelle ? Celle du Ministère ayant en charge ce secteur de la vie sociale ou celle portée par les meilleurs amis de son époux ? Elle connaît la chanson mais la base culturelle moderne qui reflète l'état d'un pays a toujours été son cinéma.
FINANCEMENTS MANQUANTS
A l'initiative de la réalisatrice Pascale Ferran, un groupe de treize professionnels du cinéma (tous métiers confondus : réalisateurs, scénaristes, producteurs) a rendu un rapport qui propose de rénover un système de financement public jugé inadapté. Entre films à gros budget formatés pour le prime time et le cinéma d'auteur qui rencontre des difficultés, existent des films au financement intermédiaire, qui témoignent d'une ambition artistique déterminée mais peinent à exister. L'enjeu est de maintenir est de développer une diversité caractéristique de l'exception culturelle française. Les mesures d'accompagnement ne viennent plus en aide aux films qui en ont le plus besoin. Dysfonctionnements structurels, dispositions obsolètes, financements ridicules, malversations parfois, ainsi que l'évolution du marché et la position dominante de certains acteurs du secteurs comme les diffuseurs TV, ont fini par handicaper un système dont chacun souhaite cependant la pérennité. Piloté par le Centre national de la cinématographie (CNC), ce système d'aides conçu après... 1945 pour instaurer une « solidarité entre les films » ne fait plus aujourd'hui qu'accentuer la violence des lois du marché et la bipolarisation de la production.
Après avoir constaté une baisse de qualité de la production française ainsi que sa bipolarisations (films riches et films pauvres), il décrit un monde professionnel qui, en dépit d'encadrements législatifs protecteurs, a perdu ses repères. Pas moins de 228 films ont été produits en France en 2007, dont 185 qui sont majoritairement des productions d'initiative française et 43 des coproductions incluant des capitaux étrangers. Ces films ne représentent pourtant que 44,7% du marché du cinéma en 2006. Les films américains représentent 44,2%, les films européens 9%, et ceux des autres pays 2,2%. Signalons que les chiffres liés à l'évolution des budgets traduisent bien une fracture budgétaire : 24 films avaient un budget de plus de 10 millions d'euros en 2006, contre 6 en 1996. Entre 4 et 7 millions : 19 films en 2006 contre 40 en 2000. Moins de 2 millions : 63 en 2006 contre 39 en 1996.
En fait il suffirait de faire des films avec des sosies qui enlèvent le haut pour faire descendre le niveau culturel plus bas. Ils coûteraient moins cher et plus encore ils seraient vus par des millions de spectateurs ce qui réconforterait tout le monde. D'ailleurs il serait cofinancé par TF1 !
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 07:28
Tous les analystes de la vie politique française savent que désormais l'en jeu majeur au sein des partis est constitué par les sénatoriales. Comme le veut la tradition les complots, les alliances, les rivalités sont beaucoup plus feutrées que lors des autres scrutins mais ils sont au cœur des mouvements actuels. Ils ne concernent qu'indirectement les états-majors car une nouvelle donne vient d'apparaître avec le poids accru au PS mais avec la débandade à l'Ump qui résultent des élections locales. On a pris les calculettes pour faire le point car si la présidence de cette docte assemblée dotée de moyens financiers et humains considérables n'est pas menacée elle va changer de destinataire. Les « gens qui comptent » au palis du Luxembourg sont préoccupées par leur sort et ils cherchent donc à se prémunir contre les dissidences, les mésalliances, les guet-apens et autres gentillesses politiques courantes.
L'ensemble des sénateurs de la série A actuelle soit 102 sièges (à noter qu'actuellement, la série A ne se compose que de 101 sénateurs, à la suite du décès de M. Jacques Pelletier, sénateur de l'Aisne, dont le siège n'est pas pourvu) : 98 sièges dans les départements métropolitains, de l'Ain à l'Indre, sauf l'Essonne et les Hauts-de-Seine, la Guyane, la Polynésie française et Wallis et Futuna, ainsi que 4 sièges de sénateurs représentants les français de l'étranger; 10 sièges correspondant à un accroissement graduel de l'effectif sénatorial pour tenir compte des changements démographiques (un siège supplémentaire étant attribué aux départements et collectivités suivants : Ain, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Eure-et-Loir, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Guyane et Polynésie française) ; 2 sièges à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, collectivités nouvellement créées.
On a entendu des bruits divers : candidature de Jacques Chirac en Corrèze pour obtenir une immunité nouvelle, candidature d'Alain Juppé pour s'installer dans le fauteuil de Poncelet, candidatures partout où des Modem sont sortants pour laminer définitivement Bayrou... En fait des stratégies sont à l'étude partout alors qu'au PC on se voit mal en point, que chez les Verts on ne voit pas d'ouverture et qu'au PS on essaiera à quelques semaines du congrès de placer ses pions !
On va donc assister des reclassements divers. Il est certain que François Bayrou va se trouver coincé entre ses contradictions car le nombre de départements dans lesquels il pourra glisser un de seines vont se compter désormais sur les doigts de la main droite car il n'a rien à espérer à gauche ! Hier l'hémorragie a débuté puisque le sénateur de Mayenne Jean Arthuis, président de la Commission des Finances du Sénat, a annoncé sa décision de quitter le Mouvement démocrate (MoDem), aujourd'hui "inaudible", dans un entretien au Journal du Dimanche. « Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi », dit-il.
Le président du conseil général de Mayenne ne rejoint pas pour autant le Nouveau Centre, créé entre les deux tours de la présidentielle par les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. « Il n'en est pas question », dit-il. « Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP. Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté. » Le groupe centriste au Sénat, présidé par Michel Mercier, est composé de trente membres. Après le départ de Jean Arthuis, ils ne sont plus que dix (dont Michel Mercier) à faire partie du bureau exécutif du MoDem. Cinq sont membres du Nouveau Centre, les autres ne s'étant pas clairement déterminés... mais qui devraient selon les circonstances et leur situation vis à vis de l'échéance de septembre 2008 choisir plus ou moine vite leur camp. Cette attitude est beaucoup moins anecdotique qu'on le pense car pour moi c'est la fin du Modem qui se détricote lentement comme un pull-over orange démodé !
SE RECONCILIER AVEC L'UMP
« L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire », ajoute le Président du Conseil général de la Mayenne , demandant de nouveau « que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF ». Il fait partie des élus qui avaient pris leurs distances avec le président du MoDem François Bayrou ces derniers mois. Au lendemain des municipales, il avait jugé que ces élections montraient « l'échec de la stratégie d'autonomie » du MoDem et réaffirmé sa volonté de faire revivre l'UDF... et de redonner cette étiquette du bon vieux temps à quelques-uns de ses collègues pour essayer de les sauver ! Et lui en l'occurrence il doit sauver sa peau de Président de la prestigieuse commission des finances du Sénat. Il la doit à l'Ump et il lui faut donc absolument se désolidariser de Bayrou. Mais on trouve toujours des arguments terriblement idéologiques pour expliquer ses défaillances. Il sait que la chasse au Modem va battre son plein et il préfère se mettre hors du ring de catch !
« J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte », dit-il au JDD. « Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire. Un parti doit avoir une ligne politique claire assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns et des autres. »
Evoquant la « crise financière mondiale qui nous menace », il dit attendre « une expression publique forte sur le sujet que je n'entends pas chez François Bayrou. Cela ne peut plus durer ». Le Modem avec lequel certains rêvent encore de s'allier au PS ne sera bientôt plus qu'une coquille vide d'autant que les régionales relanceront le sketch des alliances à géométrie variable. Il restera bientôt une poignée de sénateurs, un trio de députés, quelques conseillers généraux et aucun maire de ville importante. Autant dire que la traversée du désert va être terriblement épuisante et il y aura des renoncements successifs qui réduiront des forces déjà très faibles.
LES NOUVEAUX ADHERENTS
« La démission de Jean Arthuis, en attendant peut-être d'autres démissions de sénateurs conduira nécessairement les instances dirigeantes du Modem à faire des choix clairs. La situation actuelle résulte de ce que une partie des élus UDF, qui doivent pour beaucoup leur élection à l'UMP ne sont pas d'accord aux stratégies d'autonomie à l'égard de la droite. Ils se sentent d'autant plus forts pour exiger la renaissance de l'UDF que François Bayrou est affaibli non pas tant en raison de son échec à Pau ou du résultat des élections municipales, qui n'est pas aussi mauvais que la presse veut bien le dire, mais par un manque de soutien exprimé par la base du mouvement, par les nouveaux élus, par les nouveaux militants par ce que en l'état actuel nous ne leur donnons pas ce qu'ils souhaitent. » confirme Corinne Lepage sur son blog ce qui dénote de sa part une capacité d'analyse objective de qualité ! Elle devrait adhérer au PS pour se pencher sur l'attitude de ces nouveaux adhérents(e)s s'étant fondus dans la nature ! « L'absence de communication en direction des militants, l'absence de mise à disposition de moyens d'échange par internet sont en définitive encore plus gênantes que l'absence d'instances organisées. Si dans certaines fédérations, tous les acteurs ont joué le jeu, il n'en va pas de même dans d'autres où les structures anciennes ont perduré interdisant aux nouveaux militants d'accéder à la communication, à la définition de la stratégie, à la capacité de participer aux réunions. Ils sont également venus au Modem pour travailler sur le fond des sujets, lesquels ne manquent pas. Dire qu'on est ni de droite et de gauche n'a pas d'intérêt en soi, hormis bien évidemment démontrer que l'on n'est pas sectaire. Le seul intérêt de ce positionnement consiste à avoir la liberté nécessaire pour établir un projet autonome, sans avoir à satisfaire un clientélisme de droite ou de gauche, projet qui ne peut être qu'au-delà de la droite et la gauche dans la mesure où les réponses de l'un comme de l'autre ne sont pas adaptées aux enjeux contemporains ». Le diagnostic peut se transposer rue de Solférino car le retard pris devient extrêmement préoccupant dans l'organisation de ces débats sur d'autres thèmes que celui des parcours personnels.
DROIT DANS SES BOTTES
Le président du MoDem François Bayrou a immédiatement écarté la réactivation de l'UDF souhaitée par le sénateur centriste Jean Arthuis, estimant que l'UDF s'était « transformée en MoDem », après avoir de toute façon trouvé son terme en 2002. Il a estimé que l'UDF avait politiquement « trouvé son terme en 2002 quand les neuf dixièmes de ses élus (sont partis) avec Jacques Chirac pour faire le parti unique de la droite. Ce jour là, on a vu que l'UDF n'était pas une famille politique de solidité, mais une famille politique de ralliement: ce jour là, j'ai su qu'il faudrait une forme politique nouvelle. Je ne reviendrai pas en arrière » et « je ne céderai rien ». Il y a un peu de tempérament suicidaire dans une telle position. Le président du Modem s'est aussi exprimé sur la motion de censure PS et PRG qui doit être débattue mardi au Palais Bourbon. Sa position est aussi claire que de l'eau de boudin du Barn : « Je réfléchis, je n'en sais rien ».
« Sur la politique économique et sociale », il s'agit de dire « grosso modo qu'il ne faut pas faire d'économies », et « je suis en désaccord » avec la motion de la gauche, a déclaré M. Bayrou. Sur la question de l'envoi de troupes en Afghanistan, « je pense que c'est une question complexe », a-t-il ajouté M. Bayrou, qui avait expliqué auparavant qu'il n'était « pas choqué qu'on s'interroge sur l'appel au secours » d'un « certain nombre de nos alliés » sur le terrain. Par contre « je suis profondément d'accord avec la partie de la motion qui condamne le retour de la France dans le commandement militaire de l'Otan », a ajouté Bayrou. « Si elle ne portait que sur l'Otan, je la voterais », a-t-il indiqué, en fustigeant la « dérive atlantiste » de l'exécutif donnant ainsi raison à la position de Laurent Fabius... qui a été désavoué, malgré la majorité obtenue au sein du groupe socialiste par des camarades désireux de faire un méli mélo politique. Il reste à savoir combien de temps encore le MoDem tiendra en effectuant un grand écart au dessus du précipice.
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 13:11
Le déficit du budget de l'Etat en exécution s'est creusé à 22,7 milliards d'euros à la fin du mois de février, contre 20,15 milliards à la même date en 2007, annonce le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. Comment peut-on discrètement faire un tel communiqué au moment où le gouvernement en chœur se défend de lancer le plus terrible plan de rigueur qui ait jamais été mis en œuvre ? En fait l'Etat qui ne cesse de se délester par diverses astuces réglementaires ou législatives va droit vers le précipice car même avec 7 ou 12 milliards de coupes drastiques dans son budget il n'arrivera pas à combler le cadeau de 15 milliards faits en 2007. Et comme les collectivisé locales vont également être obligées face aux attaques dont elles font l'objet de réduire leurs investissements en 2008 on va assister à une crise sans précédents parce que personne aura eu le courage politique d'affirmer que les impôts justes favorisent la croissance et non pas l'inverse ! Le dogme libéral va tuer les fondements de la République. Au 29 février, les dépenses du budget général totalisent déjà 44,23 milliards d'euros contre 40,50 milliards un an plus tôt ce qui explique qu'il y ait le feu à Bercy !
« Cette augmentation (...) ne remet pas en cause l'objectif de dépenses pour l'ensemble de l'année voté en loi de finances », indique Bercy dans un communiqué en précisant qu'à ce stade de l'exécution budgétaire, les comparaisons d'une année sur l'autre restent peu significatives. Les recettes nettes s'établissent de leur côté à 27,75 milliards contre 27,77 milliards à fin février 2007. Plus rien ne fonctionne puisque les dépenses augmentent alors que la suppression de milliers de postes devaient les réduire et la baisse affichée triomphalement du chômage n'a créé aucun sursaut des recettes puisque la précarité n'implique pas la participation financière à la vie sociale. La chandelle se consume par les deux bouts. Objectivement jamais depuis un demi-siècle la France n'a été dans un tel état.
Toutes les annonces gouvernementales ne constituent que des cache misère pour un peuple anesthésié par des futilités présidentielles alors que son avenir est en passe de basculer vers la paupérisation massive.
La seule satisfaction que peuvent afficher les penseurs du Ministère des Finances c'est que la consommation demeure encore productive de recettes. A périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, en effet à la fin du mois de février, en hausse de 4,1% par rapport à la même période de 2007, du fait d'un bon niveau des recettes de TVA (+7,3%). On lorgne donc de plus en plus vers cette fameuse TVA qui passe mieux que tout le erste car personne ne semble en mesurer le poids sur son pouvoir d'achat. On prépare même le terrain d'un hausse quis era durant le quinquennat inévitable ! « Cette évolution reste toutefois peu significative et ne préfigure pas l'évolution des recettes fiscales sur l'ensemble de l'année », précise Bercy.
DEUX AXIOMES EXPLOITES
Toutes les propositions de Sarkozy, dont plus personne ne rappelle qu'il a été lui-même Ministre d'Etat, de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe, avec grand fracas, dans un premier temps sa politique sur la... réduction du déficit (déjà) et il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité avec un déficit de 2,9 % du PIB ; Plus personne explique qu'il est parti en grand seigneur sans avoir atteint aucun des deux objectifs, laissant à son successeur le soin de boucher les trous qu'il avait tenté de masquer en vendant une part des réserves d'or de la Banque de France et surtout le capital public de France Télécom. Il avait aussi promis qu'il faudrait lui passer sur le corps avant de privatiser EDF avant de laisser faire le contraire.
Et comme le passé ne compte plus pour construire l'avenir et comme on ne juge l'action que par l'impact que lui donne le système médiatique, il échappe à toutes les mises en cause. Les Ministres continuent à « taper » sur des axiomes déclinés sans cesse sur les plateaux de télés ou devant les micros : « socialisme = augmentation des impôts » et « libéralisme = exonération de participation à la vie collective ». En dehors de ces principes de base ressassés comme des vérités. Et le pire c'est que ça marche en raison tout simplement de l'ignorance citoyenne absolue en matière de fiscalité. Dramatique car on ne vit que sur des clichés, des poncifs, des approximations. Nul ne sait véritablement qui paye quoi et surtout combien... et mieux personne ne veut faire de lien entre ce qu'il verse et les services qui en découlent. Il exige « tout » et croît facilement que le financement de « tout » sera nul ! Il ya joute une dose de mauvaise foi lui permettant simplement d'affirmer qu'il est trop imposé (alors que souvent il ne paye pas ce qu'il devrait payer) et trouve un coupable dans la proximité mais jamais sur son écran de télé !
La France est en perdition sur le plan de ses finances car Sarkozy a fait des choix dans l'euphorie de sa victoire qui vont peser sur l'avenir. Il a fait non pas du « développement durable » mais de « l'effondrement durable » !
NE PAS PARLER DES RECETTES
Lorsqu'il est arrivé au pouvoir en mai 2007, il a lancé une politique qui, aujourd'hui, ne produit pas d'effet. La première décision qui découle de cette erreur originelle a été de ne plus distribuer les crédits votés pour les divers ministères et qui seront donc congelés avant d'être purement être supprimés. La deuxième décisions est relative au futur budget 2009. L'Etat doit revoir les dépenses publiques en réduisant le nombre de fonctionnaires notamment, par le biais du diagnostic de révision générale des politiques publiques qui ne sera qu'un prétexte. Il s'agit d'améliorer l'administration en faisant fusionner certains pôles qui font doublons et d'en supprimer d'autres. Par ce biais, le gouvernement souhaite mieux gérer le service public (vérité officielle) mais surtout à diminuer provisoirement ses dépenses. Il a décidé de tromper l'opinion publique en espérant des jours meilleurs en expliquant qu'un déficit se réduit uniquement pas la baisse des dépenses alors que sur le terrain il exige des collectivités locales des capacités d'autofinancement qu'il n'a jamais dégagées !
Dans les pratiques antérieures, un plan de rigueur équivalait à la combinaison de deux décisions complémentaires : une réduction des dépenses publiques et l'augmentation des impôts ou des prélèvements sociaux. Le plan de rigueur était mis en place lorsque les déficits publics et sociaux étaient insoutenables. On y est mais on ne peut pas après le cadeau du paquet fiscal présenté comme la panacée annoncer un effort fiscal. Question d'orgueil mal placé et... le retour au pays de Johnny en dépend !
Actuellement, les déficits dérapent, la dette publique augmente ainsi que les déficits sociaux. Mais le gouvernement préfère sciemment laisser filer le déficit plutôt que d'augmenter les impôts. Une absurdité que nous allons payer très cher. Une hérésie économique. Et même si la tentation est grande pour le gouvernement de les augmenter, il ne le fera pas pour des raisons de... communication. Il sait que ce serait condamner le pouvoir d'achat des classes moyennes qui participeraient le plus à cette effort. Nicolas Sarkozy pense que cette mesure serait désastreuse pour son image et que son quinquennat s'achèverait dans le chaos. Il trichera aussi longtemps que possible (2010 à mon humble avis) pour ne pas en arriver à ce qui... sera inévitable. A l'heure actuelle l'Etat diffère les dépenses mais demain, il faudra solder l'addition. Les augmentations ne sont remises qu'à plus tard mais elles viendront. D'abord par la fiscalité locale , ensuite par la TVA et enfin par les cotisations sociales !
UN CHOIX A FAIRE
L'Etat n'a pas le courage de dire aux Français qu'ils ne paient pas le coût exact de ce que valent réellement les dépenses de santé. Le gouvernement a peur de dire aux Français qu'il faudrait se serrer la ceinture. Les difficultés économiques surviennent alors qu'il y a des problèmes de monnaie et des problèmes financiers. Dans ce contexte, la France connaît davantage de difficultés que bien d'autres pays à cause d'une croissance moindre et d'une dette importante. Dans une semaine seront annoncées les suppressions de postes dans l'Education nationale et les parents vont s'agiter localement, découvrant que des fonctionnaires en moins c'est aussi des effectifs plus lourds dans les classes, le non remplacement des enseignants malades. Les hôpitaux prennent des allures d'établissements roumains avec une pénurie de personnel que l'on ne mesure que... quand on est malade mais dont on se moque quand on est riche et bien portant ! Les gendarmeries vont être rayées de la carte (un plan confidentiel est en cours) afin d'améliorer la sécurité des gens des zones périurbaines ou rurales. Et la liste va s'allonger pour sûrement la plus grande satisfaction des... contribuables mais pas pour celles des usagers ! Il faudra faire un choix citoyen : se débrouiller seul face au quotidien ou compter sur la solidarité républicaine. Se rend-on compte que les étudiants qui vont se retrouver avec des concours aux IUFM réduits à la portion congrue, des CAPS avec des quotas minables, des écoles d'infirmières sans places disponibles, des postes de gendarmes réduits... C'est un bon moyen de résorber le chômage à échéance 2010 !
Comme l'explique parfaitement le remarquable André Santini, Ministre de la fonction publique : « ces réformes étaient dans le programme de Nicolas Sarkozy, ce n'est donc pas une surprise ! » Le problème c'est que je ne suis pas encore certain que tous les malades potentiels, tous les parents des élèves, tous les étudiants, tous les fonctionnaires, tous les élus locaux qui ont voté en sa faveur aient eu conscience de ce qui les attendait. Ils ont entendu moins d'impôts et ça aura suffi à leur bonheur ! Maintenant dans le fond qu'ils assument les conséquences de leur vote, c'est assez logique. Mais en sont-ils fiers ?
Mais je déblogue...
Repost 0
Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
commenter cet article