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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 08:53

Nicolas Sarkozy s’est rapidement imposé sur la scène internationale en faisant tout ce que les autres ne voulaient pas faire. C’est une technique comme une autre qui nécessite seulement une " pince à conscience ", un outil indispensable pour ne pas se sentir mal en foulant le sol de certains pays. Il est vrai qu’en descendant de l’avion paré des couleurs de la République française, sur le tapis rouge, il lui faut oublier tout ce qui peut ressembler à une position critique. La " real politik " devient tellement prégnante que l’on se demande où elle va mener la diplomatie française, ou ce qu’il en reste, face aux obligations économiques.

En tous cas, plutôt que de faire sonner une Marseillaise plus ou moins couleur locale, on devrait lire des extraits des propos de celui qui est devenu Président du pays des Droits de l’Homme. C’était par exemple au soir de son élection, et il martelait dans son premier discours, avant de filer au Fouqet’s, que la France " sera du côté des opprimés tout autour du monde, car c’est son histoire ". Etait-ce l’ivresse de la victoire ou plus simplement les prémices du fameux " faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait " dont on nous rebat les oreilles. Au nom des 53 % obtenus, il annonçait fièrement que la France n’allait plus transiger sur " les questions de démocratie, de respect des droits de l’homme et de bonne gouvernance ".
A ceux qui lui reprochaient avec impudence d’avoir rencontré George Bush, il rétorquait que c’était moins honteux " que de serrer la main de Poutine ", et il rappelait les dizaines de milliers de morts de la guerre en Tchétchénie. C’était avant que la lutte contre la maladie d’Alzheimer soit devenue une grande cause nationale ! Depuis, Nicolas Sarkozy aura serré la main ou pris dans ses bras, dans le désordre, Bush, Chavez, Poutine, Kadhafi, Déby, Al-Assad, Hu Jintao... Ce qui représente le Panthéon de la démocratie !
Pour certains il est allé sur leurs terres et pour d’autres il les a accueillis ou va les accueillir sur le perron de l’Elysée. A chaque reprise, on a assisté à la défense et l’illustration de la mondialisation d’un nouveau concept, celui du renoncement aux grands principes fondateurs des démocraties au prétexte que nécessité fait loi. Il n’y a plus de situations critiquables au prétexte que chacun tient l’autre par la barbichette de ses turpitudes.
Par exemple on voit mal Nicolas Sarkozy aller reprocher à l’un de ses interlocuteurs cités ci-dessus sa domination (ou celle de ses amis) sur le système médiatique de son pays… Le risque est grand de se faire envoyer à dix mètres avec une remarque bien sentie sur la situation française. Il est également un peu dangereux d’évoquer devant eux l’emprisonnement des journalistes quand on apprend ce qui vient d’arriver à celui du journal Le Monde menacé par la DST de se voir incarcéré après une garde à vue liée à l’un de ses papiers.

LA RECHERCHE DES SOURCES

Spécialisé dans les questions de renseignement, animateur du site geopolitique.com, Guillaume Dasquié avait proposé son enquête au Monde sous forme d’une pige. La publication de ces documents avait alors fait l’objet d’une " démarche éditoriale raisonnée, longuement discutée avec le Monde ". A la DGSE, on juge " très rare un tel cas de fuite. Nos documents circulent et il arrive que des journalistes puissent les lire et s’en servir pour leurs articles. Mais là, c’est différent. Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir détenu et rendu public des documents secrets. Cette affaire est très pénalisante pour nous ", ajoute la DGSE, si l’on se réfère à un article publié par liberation.fr
Pour les enquêteurs de la DST, le problème était avant tout d’identifier le ou les fonctionnaires qui avaient délibérément remis à un journaliste des documents concernant la traque des islamistes. " J’ai tenu bon pour protéger ma source directe, c’est-à-dire la personne qui m’a remis les documents en main propre, mais je n’ai pas pu protéger l’ensemble des gens qui ont permis que ce dossier me soit communiqué ", reconnaît Guillaume Dasquié, qui avoue " avoir pleuré en regagnant sa cellule ". Cette réalité le conduit a être mis en examen pour " détention et divulgation au public de renseignement ayant le caractère d’un secret de la défense nationale ", une infraction passible de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende. On a été moins sévère avec les fuites del’affaire Clearstream !
Heureusement il reste un semblant de droit… socialiste. La loi du 4 janvier 1993, dite loi Vauzelle, a en effet introduit un alinéa 2 à l'article 109 du Code de procédure pénale, qui dispose que " tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine ". On le voit, le droit français n’assure pas le secret absolu des sources au journaliste. En effet, les moyens de tourner la loi Vauzelle ne manquent pas. 
A l’échelle européenne c’est beaucoup plus net : " la protection des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse, comme cela ressort des lois et codes déontologiques en vigueur dans nombre d'Etats contractants et comme l'affirment en outre plusieurs instruments internationaux sur les libertés journalistiques (...). L'absence d'une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d'aider la presse à informer le public sur des questions d'intérêt général… ". Il faudra probablement que Guillaume Dasquié aille jusqu’à la cour européenne de justice pour faire entendre raison à la DST et d’ailleurs il y a fort à parier que c’est son seul espoir !
LES J.O. OUBLIES

Difficile de ne pas se sentir mal à l’aise quand on sait aussi que certains veulent aller jusqu’au boycott des Jeux olympiques de Pékin pour tenter de modérer la Chine au moins durant quelques temps sur le problème des Droits de l’Homme, et que le face à face avec les dirigeants de ce pays ont été édulcorés pour éviter tous risques de renonciation aux contrats commerciaux. Amnesty International a pourtant accusé, pas plus tard que vendredi, la Chine de ne pas tenir ses promesses en matière de respect des droits de l'Homme, à neuf mois du coup d'envoi des jeux Olympiques de Pékin.
" La Chine s'était engagée en 2001, lorsqu'elle était candidate à l'organisation des jeux, à améliorer la situation des droits de l'Homme et elle avait promis moins de censure ",
Dommage que le Président français ne soit pas parti avec ces consignes et que sa mère, qui a passionné les Chinois, n’ait pas eu un mémoire à remettre sur ce thème à Hu Jintao... Mais ça ne saurait tarder !
Voici maintenant que l’on va recevoir lundi Mammouar Kadhafi pour 5 jours ! Là encore, Amnesty International a souligné hier que la normalisation des relations avec la Libye ne devait " pas occulter les violations graves des droits humains " dans ce pays, dirigé par un " dictateur ".
Rappelant que le colonel Kadhafi avait jugé à Lisbonne qu'il était " normal que les faibles aient recours au terrorisme ", l'organisation de défense des droits de l'Homme a jugé que " ces propos inacceptables, révélateurs de l'état d'esprit du dictateur, doivent être dénoncés vigoureusement par le président Sarkozy ". On verra si, au moment des toasts, tant à l’Elysée que sous la tente de bédouin installée dans les jardins de l’Hôtel de Marigny, on évoque par exemple, parmi d'autres, le cas de Fatih el-Jammi, opposant " arrêté une première fois en 2002 et réincarcéré depuis mars 2004 pour avoir critiqué le président Kadhafi et appelé à des réformes politiques ".
 
PRISES D'OTAGES JUDICIAIRES

Robert Badinter a été on ne peut plus net et a rappelé sur RTL l’épisode des infirmières bulgares et du médecin palestinien qu'il qualifie de " prise d'otages judiciaire " et souligné le passif du dirigeant libyen. " Il faut bien le dire, le colonel Kadhafi, c'est un terroriste, c'est un homme qui s'est inscrit dans l'Histoire comme responsable d'un nombre important d'attentats terroristes ", a-t-il dit. Il ne sera pas invité aux réceptions républicaines données en l’honneur de celui qui va effectuer, grâce à la France, son grand retour sur la scène internationale. " C'est indigne", a aussi jugé le chef du MoDem François Bayrou, "très choquant", pour Ségolène Royal.
Ce rendez-vous entre la France et un autre dictateur intervient après l’épisode des félicitations chaleureuses à Poutine, le mouchoir mis sur les déclarations antisémites du ministre algérien des anciens combattants, les déclarations va-t-en-guerre de Kouchner suivant Bush sur un Iran que les services secrets américains dédouanent maintenant sur le nucléaire, les ratés avec Chavez sur Ingrid Betancourt… et tant d’autres renoncements qui ne grandissent pas nécessairement la position de notre pays. Le montant des contrats libyens attendus peuvent satisfaire… Serge Dassault  pourrait en définitive récupérer la pactole de la vente d’une douzaine de "Rafale" malgré l’accident malencontreux survenu il y a 48 heures en Corrèze. Un signe du destin ? Non simplement un acte de real politik à la Française.
Mais je déblogue…
a rappelé la secrétaire générale de l'antenne allemande d'Amnesty, Barbara Lochbihler, lors d'une conférence de presse à Berlin. " Mais jusqu'à présent, elle ne s'y est que peu tenue ", a-t-elle regretté, à l'occasion du lancement de la campagne internationale " De l'or pour les droits de l'Homme " qui vise justement à dénoncer les graves atteintes à la liberté avant les JO.
" Nous devons si nécessaire réfléchir à un boycott des jeux Olympiques ", a souligné de son côté Biao Teng, un avocat chinois défenseur des droits de l'Homme et qui enseigne actuellement à l'université de Yale (Etats-Unis). " La Chine a fait des promesses qu'elle n'a pas tenues " et " nous devons faire pression pour faire en sorte qu'au moins les droits les plus fondamentaux des personnes soient respectés ", a assuré M. Teng, qui a notamment défendu des membres du Falun Gong, le mouvement spirituel interdit en Chine sous l'accusation d'être une secte dangereuse.
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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 13:11
Quand j’étais au collège j’adorais certaines formules arithmétiques car elles me réconciliaient par leur clarté avec la logique pure qui sied aux mathématiques dont je n'ai pas toujours perçu l'importance. Ainsi, en cinquième, j’adorais entendre parler de PGCD et le PPCM car il y avait, derrière ces sigles, une part de mystère semblable la parabole de la multiplication des pains et des poissons. Il me semble que le Parti socialiste actuel me ramène en cette époque bénie où j’avais l’impression que j’étais une sorte d’horloger de principes mécaniques simples. 
Le Plus Petit Commun Multiple et le Plus Grand Commun Diviseur sont en effet devenus deux valeurs sûres de la vie politique. On les trouve à tous les niveaux et dans toutes les instances comme des règles immuables servant à améliorer ou à détruire de l’intérieur le système en place. Tout le monde connaît un PGCD qui s’efforce chaque jour, d’effectuer de grandes démonstrations devant les auditoires les plus variés et notamment devant micros et caméras. Il sait fort bien que son travail consiste à diviser pour régner par une vérité présentée comme irréfutable. Actuellement l’exercice est à la mode parmi les socialistes puisqu’il suffit de réunir des... diviseurs variés pour arriver à constituer le " bloc " maximum et parvenir au résultat attendu : prendre le pouvoir ou la place. 
La technique est bien connue : aller chercher des " diviseurs " réduits pour, en les cumulant, leur donner une force inattendue. C’est ainsi que des " ennemis " irréductibles peuvent se regrouper pour finir par imposer leur volonté par la division. Pour mettre un nom sur celle ou celui qui conduit à cette référence il suffit de vous rafraîchir la mémoire : le PGCD de deux entiers relatifs est le plus grand entier naturel qui divise simultanément ces deux entiers.
A chaque situation de base on trouve le PGCD idéal, celui qu’adore les médias car il construit peu à peu son statut par touches successives. Le problème c’est que derrière un excellent PGCD il faut ensuite trouver un excellent PPCM. Et si les socialistes ont de nombreux volontaires pour la première situation ils ont moins de vocations, actuellement pour ce qui concerne le second. Mieux ils cherchent désespérément quel sera ce " multiple commun " qui pourrait les ramener solidairement vers le succès.
LE PGCD PARISIEN
Deux théories s’affrontent dont celle du PPCM qui consisterait, après s’être laissé imposer par les prochaines échéances un " leader " minimum, à se raccrocher à lui sans admettre que les " multiples " tendances puissent s’exprimer. Cette " présidentialisation " du PS va opposer, c’est une certitude, très vite Ségolène Royal et Bertrand Delanoé qui veulent devenir les PPCM autour desquels tourneront ces " nombres premiers " que sont les militants. Pour eux c’est réglé d’avance : s’ils sont " gonflés " par l’opinion publique et si le résultat est là ils deviendront des leaders incontournables. Ils le savent et ils s’y préparent avec d’autres qui sont encore loin derrière.
Sur France 5, Bertrand Delanoë a déclaré que, dans le processus de constitution des listes à Paris, il était " intervenu pour des personnes qui sont en faveur de Ségolène Royal, pour d'autres qui sont plutôt cataloguées proches de Dominique Strauss-Kahn ou de Fabius, etc. " Ces divisions : " tout cela m'est strictement égal et je n'ai pas de courant ", a-t-il ajouté. Il est vrai que dans le même laps de temps sa rivale faisait le maximum pour éviter l’anéantissement des ses troupes pourtant si puissantes sur Paris.
" Il faudra que ça s'arrange un peu quand même parce qu'il faut aussi de la tolérance, de l'ouverture et faire en sorte que tout le monde s'y retrouve ",
a déclaré Ségolène Royal. " Il ne s'agit pas de régler des comptes ", a-t-elle ajouté alors que ces tensions pour les municipales préfigurent pour certains un duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour la direction du PS. On parle donc bel et bien d’arithmétique entre les deux PPCM du socialisme français.
ARITHMETIQUE SOCIALISTE
" J'entends émerger cette hypothèse d'une confrontation entre moi et le maire de Paris. D'abord, je lui souhaite très vivement d'être réélu maire de Paris ",
Elle a estimé que les listes ne pouvaient être élaborées " avec une règle à calcul ". Mais, précisant que Ségolène Royal avait réalisé 47 % des voix à Paris lors de la primaire de désignation du candidat PS à l'Elysée (le maire de Paris n'était pas candidat), elle a revendiqué qu'il y ait " globalement une prise en compte de ce que représentent " les partisans de Ségolène Royal. Rien ne relève de l’arithmétique au PS mais enfin… presque puisqu’il s’agit désormais d’apparaître comme le plus grand commun multiplicateur et en percevoir les dividendes.
UN EVENTAIL TRES LARGE
Ségolène Royal a donc plaidé pour la constitution d'une coalition allant de François Bayrou à… José Bové pour permettre à la gauche de l'emporter en 2012. Elle a poursuivi pendant une heure son offensive en annonçant : " La question des alliances, c'est une question majeure. Que ce soit en Amérique du sud, ou dans les pays d'Europe, plus aucun socialiste ne gouverne seul. Tous les socialistes, travaillistes et sociaux-démocrates sont dans des coalitions".
L'ex-candidate a plaidé pour une coalition de François Bayrou à José Bové. " Il faut prendre dans chaque courant de pensée ce qu'il y a de meilleur: la radicalité, l'altermondialisme, le centre ", a-t-elle estimé, en s'inscrivant dans la tradition de François Mitterrand et du congrès d'Epinay. On retrouve la volonté de construire une majorité politique pouvant déboucher sur une majorité sociale.
Celle qui révèle dans son livre avoir proposé entre les deux tours à François Bayrou de devenir son Premier ministre a affirmé ne pas avoir " improvisé " mais " regardé ce qu'ont dit les Français dans les urnes " au premier tour. Et certifié qu'elle aurait été élue si le centriste avait accepté la proposition.
Ségolène Royal a estimé que cette question des alliances se posera lorsque le PS, inaudible depuis sept mois, aura retrouvé sa place de " force centrale " de la gauche. " Il faut maintenant se remettre au travail pour réussir à rénover le PS ", a expliqué celle visera la tête du parti en 2008 avec l’espoir de ne plus être le PGCD mais bel et bien le PGCM. Un rêve que caresse tous les prétendants aux fonctions les plus élevées, un jour ou l’autre. Le problème c’est que la politique et l’arithmétique n’ont jamais fait bon ménage.
Le système des courants internes est pourtant irremplaçable afin d’éviter le monolithisme et surtout pour maintenir encore un brin de débat en une période où la parole divine repose sur le culte de l’opinion dominante beaucoup plus une et indivisible que la République.
Mais je déblogue…  
a répondu Ségolène Royal, histoire de rappeler que son rival n’a pas encore gagné la première partie de sa triple candidature successive : municipales, parti et présidentielle. " Je n'ai à affronter personne, je ne suis candidate contre personne. Si je sens que je peux être utile à ce moment-là je prendrai mes responsabilités ", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. A Paris ses amis comptent et recomptent : Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement de Paris et ancienne trésorière de Désirs d'avenir, a réclamé " des correctifs " aux listes PS en préparation pour les municipales de mars à Paris, pour prendre davantage en compte l'influence des partisans de Ségolène Royal. Le maire de la capitale Bertrand Delanoë a déclaré qu'il ne faisait " pas des listes conglomérats de courants " mais " des listes pour les Parisiens ". Lui ne divise pas mais rassemble !
Dominique Bertinotti, trésorière de l'association nationale Désirs d'avenir fondée par Ségolène Royal avant la campagne présidentielle, a souligné d'emblée qu'elle et ses amis étaient " dans une démarche de soutien à Bertrand Delanoë " et qu'ils entendaient " faire en sorte que la victoire soit la plus large possible ". Pour cela, a-t-elle ajouté, il faut " le rassemblement et la diversité ". Or, a-t-elle affirmé, " dans à peu près un arrondissement sur deux, nous avons le sentiment que la diversité n'est pas forcément bien prise en compte et donc, il est souhaitable d'apporter des correctifs ".
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 07:31
Mais comment peut-on croire dans des sondages qui continuent à présenter la politique gouvernementale et celui qui la conduit comme extrêmement soutenus ? Les considérer comme crédibles c’est admettre que la remarque impitoyable du général de Gaulle, les " Français sont des veaux " a un sens. En effet il ne se passe pas un jour sans que de manière détournée ou truquée ils subissent collectivement des attaques sur leur statut actuel. Le pire réside dans le fait qu’ils pensent souvent que le boulet est destiné aux autres. 
Depuis hier beaucoup d’entre eux, spectateurs assidus de leur télévision bien pensante, devraient pourtant se poser quelques questions. 800 000 foyers modestes avaient en effet oublié qu’on leur reprendrait d’une main ce qu’on ne leur avait pas donné de l’autre. Les gens non imposables sur le revenu et âgés de plus de 65 ans bénéficiaient depuis belle lurette de l’exonération de la redevance audiovisuelle. Ils avaient négligé que la télé a besoin de fric pour survivre face aux exigences des budgets actuels. Pour 2008, si on se réfère à la loi de finances, ils acquitteront 116 euros pour voir le droit de suivre les exploits de leur vedette préférée. Une décision qui améliorera fortement leur pouvoir d’achat de " petits retraités " sarkozystes si l’on en croît les analyses sociologiques faites après le vote aux présidentielles.
Il est vrai que 116 euros ce n’est pas cher payé pour constater que Nicolas Sarkozy a été la personnalité la plus présente, en volume horaire, au troisième trimestre, dans les journaux télévisés des six grandes chaînes (TF1, France 2, France 3, Canal+, Arte et M6), selon l'étude trimestrielle de l'Institut national de l'audiovisuel publiée mardi.
La palme revient à TF1 qui a consacré au total… 43 heures de ses journaux télévisés au président nouvellement élu, de juillet à septembre, qu'il soit invité en plateau, qu'il prononce une allocution, qu'il fasse une déclaration publique ou qu'il ait un entretien avec des journalistes. Viennent ensuite France 2 (39 heures), France 3 (36 heures), Canal+ (23 heures), M6 (12 heures) et Arte (10 heures). Au total, pour la modique somme de 116 euros ces retraités, sans trop de moyens pour se distraire, ont eu l’extraordinaire possibilité de contempler le maître des médias pendant au minimum… plus de 160 heures de prestation présidentielle soit pour un trimestre une moyenne de quasiment 10 minutes par jour ! Je trouve que c’est un exploit digne du livre des records que celui qui consiste à taxer de braves gens pour qu’ils puissent ainsi accéder à votre propagande systématique.
Il faudra néanmoins attendre les chiffres de ce dernier trimestre et surtout du premier de 2008 pour savoir si les directeurs des chaînes financées par les téléspectateurs feront mieux ! Ce sera difficile. D’autant qu’il faut rappeler que ce temps de parole organisé n’est pas pris en compte pour la majorité présidentielle puisque le président qui harangue ses troupes dans un congrès de l’Ump est au-dessus des partis pris !
LE DOUBLE BENEFICE
Des députés UMP ont donc proposé mardi de couper la poire en deux en… 2008 pour amortir la suppression au 1er janvier de cette exonération. Ils ont suggéré une exonération partielle de 50% de redevance pour ces ménages proches de leur président ; "Il est proposé de faire entrer progressivement ces personnes dans le droit commun", précisent les députés auteurs de l’amendement parmi lequel se trouve le rapporteur du budget médias Patrice Martin-Lalande.
D’autres députés UMP sont allés plus loin car ils savent qu’ils risquent gros. Ainsi Lionnel Luca et Eric Ciotti des Alpes Maritimes, département où les retraités sont nombreux ont déposé un amendement pour "exonérer de la redevance audiovisuelle les personnes de plus de 65 ans non imposables à l’impôt sur le revenu". Le PS avait également demandé le maintien du dégrèvement qui représente un enjeu de 50 à 100 millions d’euros, selon les estimations. La fin programmée de l’exonération est la conséquence de l’alignement de la collecte de la redevance sur la taxe d’habitation en 2004. Cet alignement a eu pour effet de faire entrer dans l’assiette d’imposition un certain nombre de redevables déjà assujettis à la taxe d’habitation mais jusqu’alors exonérés de redevance.
En fait en bougeant les lignes l’Etat récupère sur ces foyers une double rentrée d’argent qui lui permet, grâce à cette subtilité, de transférer la responsabilité sur les maires. En effet il n’a plus à compenser les exonérations de taxe d’habitation et en plus il encaisse des redevances télé supplémentaires lui permettant de faire semblant de limiter la hausse ! Le coup a été soigneusement préparé mais il a surpris cette majorité qui n’avait pas vu venir les conséquences de ce subterfuge programmé en une période où le problème du pouvoir d’achat n’était pas si prégnant !
22 V’LA SARKO
Des études très précises et surtout irréfutables démontrent que le matraquage de l’été 2007 a atteint un niveau inégalé. En cet été 2007, dans les " journaux et bulletins d’information " des trois premières chaînes (les plus regardées), le Président Nicolas Sarkozy s’est vu attribuer … à lui seul 13 % du temps de parole politique. Et, si l’on considère l’ensemble des huit chaînes, son temps de parole a même atteint 21,2% du temps de parole politique total.
Sur les mois de juillet et août 2007, les téléspectateurs ont donc eu droit, en tout, à 31 heures et 46 minutes de parole présidentielle (...et très certainement beaucoup plus en images et en commentaires journalistiques). Si l’on y ajoute les 1 heure et 14 minutes de ses collaborateurs (Henri Guaino, David Martinon...), les médias télévisuels ont octroyé au discours élyséen 22 % du temps politique total. Effarant et inquiétant car il faut y ajouter els temps des radios, les unes des magazines, les pages entières des journaux ! Est-ce plus ou moins que ses prédécesseurs ? Et en quelle proportion ? Pour le savoir, il suffit bien évidemment de comparer ces pourcentages à ceux de Jacques Chirac et de François Mitterrand... Sauf que, toujours aussi avare de chiffres, le CSA ne les a jamais communiqués ! 
A défaut de pouvoir comparer ce qui est comparable, il faut citer les chiffres disponibles. Car, si le CSA garde jalousement les données les plus essentielles (celles qui, concernant les journaux télévisés, permettraient de réaliser des comparaisons quantitatives entre Présidents), il a néanmoins publié les temps de parole du chef de l’Etat " toutes émissions confondues " entre 1989 et 2005. Ceux-ci révèlent que, sur la totalité des périodes hors actualité électorale et sur les trois premières chaînes, les présidents François Mitterrand et Jacques Chirac arrivaient en moyenne à 7 % du temps de parole politique total. 
On a donc plus que triplé pour leur successeur la possibilité de délivrer un message aux retraités désormais conscients que ce déluge à un prix. Selon Le Monde Nicolas Sarkozy est apparu 224 fois de mai à août 2007, contre 94 pour M. Chirac sur la même période, en 1995. Ce classement, qui prend en compte les éditions d’information du soir des six chaînes nationales hertziennes, comptabilise le nombre de passages dans les JT qu’elle qu’en soit la forme. Si les apparitions de Sarkozy ont été 2,4 fois plus nombreuses, il n’est pas invraisemblable de penser que le facteur multiplicatif est du même ordre de grandeur pour les temps de parole...
MEME AU TELETHON
Pour 116 € en 2008 ils auront droit à la " Sarko télé " ou mieux à " l’Ump télé ". Attention l’effet compensation existe aussi et il faut être prudent car ils pourront se refaire une santé mentale avec cette semaine et la suivante la Royal télé destinée à promouvoir un livre qui vous raconte comment on perd une élection présidentielle, ce qui ne manquera pas de vous passionner. Elle va en effet ce week-end écumer tous les plateaux où elle pourra commenter les propos de François hollande et de tous ces responsables socialistes qu’elle a méprisés durant sa campagne. 
D’ailleurs son adversaire a senti le danger d’une telle situation. Il allume immédiatement un contre feu ! Nicolas Sarkozy pourrait en effet, selon Le Point apparaître sur le plateau du Téléthon le week-end prochain. Il passerait dans l’émission de vendredi soir, soit lors du lancement en direct sur France 2 à 18 h 50, soit lors du prime sur France 3.
Le président de la République a en effet été invité par l’AFM (Association française contre les myopathies) qui est toujours à la recherche de personnalités populaires pour faire grimper le compteur des promesses de dons. Cette apparition fera plaisir à ceux qui participe au Téléthon gouvernemental en offrant 116 € de pourboire à la redevance télé !
Mais je déblogue…
 
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:41
S’il fallait des preuves que nous entrions dans une époque où tout s’achète et tout se vend, on les aurait eues au cours de la seule journée de hier. L’essentiel des dépêches des agences portait en effet sur des sommes plus ou moins mirobolantes et sur des dispositifs qui relèguent la morale républicaine sur les étagères des principes oubliés. Pour être crédible il faut, désormais, simplement valoir quelque chose. Et l’exemple vient d’en haut. Le chef de l’Etat s’est purement transformé en VRP pour le compte de ses amis du CAC 40. On ne retient pas grand chose de ses déplacements à l’étranger sauf qu’après le Maroc et la Chine maintenant l'Algérie devient une tirelire pour les grandes multinationales hexagonales.
En tournée avec le président Nicolas Sarkozy, des grandes entreprises françaises ont ainsi signé des contrats dans ces trois pays pour un montant total de 27 milliards d'euros : 2 milliards au Maroc, 20 milliards en Chine et 5 milliards en Algérie. Il n’y a pas d’autres retombées pour la presse que ces pactoles parfois effectués pour certains au mépris du principe de précaution puisque le nucléaire entre pour beaucoup dans des accords dont on ne connaîtra jamais la réalité. L’argent domine les relations internationales et donc la société française. Il faut bien avouer que cette constante n’affole guère les citoyennes et les citoyens qui ne voient pas que tout devient " marchandise ". L’argent sert de référence à la réussite. On n’oublie tout ce qui fâche pour ne penser qu’à tout ce qui rapporte.
Sauf pour le plus grand nombre qui aspire à la richesse sauf que Larrouturou, secrétaire national du PS dans un entretien accordé à Libération décrit le phénomène inverse : " depuis vingt-cinq ans, en France, la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée que la part des salaires et cotisations sociales dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 11 %. Onze pour cent de chute sur un PIB de 1 800 milliards, ce sont cette année quelque 200 milliards d’euros qui vont rémunérer le capital, alors qu’ils iraient aux salariés si nous avions conservé l’équilibre de 1982. François Fillon dit que, sans réforme, le déficit des retraites sera en 2020 de 1 % du PIB, mais depuis vingt-cinq ans la part des salaires et cotisations a reculé de 11 % du PIB. Bien sûr qu’il faut réformer les retraites, mais l’essentiel est de lutter contre le chômage et la précarité. Si la part des salaires remontait de 6 points, le financement des retraites serait bien plus facile ". Tous ces contrats présentés comme mirifiques, accumulés depuis des années, n’ont si l’on se réfère à ce contrat absolument aucune retombées pour celles et ceux qui les mettent en œuvre. Ils se transforment en profits pour actionnaires ou en stock-options pour les signataires. Les cadres et les ouvriers devront en revanche payer au 1° janvier la franchise médicale, l’augmentation du gaz et celle de ses crédits à taux variable et oublier leur pouvoir d’achat.
DELATION REMUNEREE
La digue qui retient encore les attaques directes contre des principes démocratiques ne va pas résister longtemps. La peine de mort déchaînée, les droits de l’homme bafoués, les élections truquées ne retiennent plus le besoin immodéré d’aligner des chiffres d’une gigantesque jackpot d’un casino international dont n’oserait même pas rêver Bernard Laporte. On a même franchi un pas dans l’abandon des fondements républicains en se lançant hier dans la délation officiellement rémunérée.
La police a en effet décidé d’utiliser, un appel à témoin des " coups de feu tirés contre des policiers " lors des affrontements à Villiers-le-Bel, en promettant une… récompense de " plusieurs milliers d'euros ". Dans les nuits du 25 au 27 novembre, de violents affrontements ont opposé forces de l'ordre et jeunes à Villiers-le-Bel après la mort de deux adolescents dans une collision entre leur moto et une voiture de police. Plusieurs dizaines de policiers ont été blessés par des tirs de fusil de chasse. Par contre aucun chiffre n'a été avancé officiellement concernant d'éventuels blessés chez les jeunes et aucun appel à témoins a été lancé pour savoir par qui ils avaient été atteints puisqu’on connaît leurs opposants.
" La Police Judiciaire de Versailles recherche donc tout témoignage relatif aux coups de feu tirés contre des policiers au cours des soirées et des nuits du 25 au 26 et du 26 au 27 novembre 2007 ", déclare le document qui a été distribué à 2.000 exemplaires depuis samedi dans les boîtes aux lettres du quartier de la ZAC (zone d'aménagement concerté) où se sont principalement déroulés les affrontements. " Si vous disposez de renseignements, merci d'appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 33 60 98 ", précise le prospectus dont l'AFP a obtenu une copie. Si vous êtes intéressé pour dénoncer votre voisin n’hésitez pas : " l'appel est gratuit et votre anonymat sera préservé. Tout élément susceptible d'orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l'objet d'une rémunération ", ajoute-t-il. " Nous avons fait ces tracts pour que les témoins des coups de feu soient assurés qu'ils pourront témoigner sous X et que les témoignages qui permettront de faire avancer les investigations seront récompensés à hauteur de plusieurs milliers d'euros ", a expliqué Jean Espitalier. C’est véritablement un tournant dans la vie des banlieues car on officialise le pouvoir de l’argent comme argument essentiel en faveur de la… citoyenneté. Pour témoigner maintenant n’oubliez pas de solliciter un chèque que ne manquera pas de vous fournir le contribuable généreux. Gagnez de quoi faire vos fêtes de fin d’année en tournant avec votre caméscope les fautes des autres et expédiez les cassettes à la police avec votre relevé bancaire.
UN DON PRIVE DE 500 000 €
Ailleurs on découvre, grâce au Canard enchaîné que le procédé n’est pas nouveau et que, pour obtenir le calme dans les quartiers sensibles, Serge Dassault a trouvé la parade : faire couler le fric ! Le milliardaire, par ailleurs maire de Corbeil-Essonnes, aurait en effet versé un… demi-million d'euros sur le compte personnel d'un de ses conseillers municipaux, Samba Diagouraga qui est présenté par l'hebdomadaire comme " un jeune homme reconnu et respecté de tous dans la cité des Tarterêts ", déjà " condamné pour des peccadilles ".
Un pactole de 500 000 € pour les bonnes œuvres de ce jeune homme chanceux qui pulvérise ainsi le salaire polémique de Nicolas Sarkozy ! On en arrive à croire que le Président de l’UIMM n’était qu’un plaisantin car l'argent, versé en 2006 en trois fois sur le compte de ce jeune de la cité des Tarterêts, aurait ensuite été retiré en chèque et en… espèces, à hauteur parfois de 100.000 € par retrait, selon le journal. Ces sommes servaient à des causes louables...
En août 2007, le parquet de Paris a été saisi de l'affaire, après une enquête de l'organisme chargé de lutter contre le blanchiment d'argent, Tracfin. Mais l'affaire a été classée sans suite quelques mois plus tard. La justice a considéré, selon Le Canard enchaîné, que cet argent constituait des fonds privés, non constitutifs d'une infraction.
De son côté, Serge Dassault, contacté par Le Canard enchaîné, assure que cet argent est un " prêt " destiné à financer des " actions humanitaires " et des " projets industriels " au Mali, et n'était pas au courant des retraits en liquide du conseiller municipal, entré en 2001 au conseil municipal. Rappelons que Pierre Bérégovoy s’est tiré une balle dans la tête pour 150 000 € prêtés par un ami !
Le Canard
LE FRIC, LA DROGUE, LES ARMES
L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a rendu lundi son rapport sur le trafic de cannabis en France établissant une estimation des gains des dealers. On ne peut pas s’empêcher de chiffrer les profits de tous ordres. Si le " chiffre d'affaires " d'un semi-grossiste peut atteindre 500.000 € annuels, les revenus des seconds et troisième intermédiaires, au plus bas de l'échelle, sont estimés entre 4.500 et 10.000 €. Le rapport de l'OFDT, remis à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, vise notamment à comprendre comment la distribution commerciale du cannabis se fait du grossiste au consommateur final.
" Les gains annuels, fonction de la ristourne et de l’investissement initial des dealers, sont évalués entre 253.000 et 552.000 € au niveau du grossiste, entre 35.000 et 77.000 € au niveau d’un premier intermédiaire, entre 4.500 et 10.000 € au niveau d’un second intermédiaire et enfin dans la même fourchette si un dernier intermédiaire intervient au niveau le plus bas de l’échelle de distribution ", explique le rapport. En 2005, ils étaient entre 689 et 1.504 semi-grossistes de cannabis, qui, individuellement, commercialiseraient entre 138 et 302 kilos de cannabis par an. Le rapport dénombre entre 6.000 et 13.000 premiers intermédiaires. Chacun écoulerait entre 16 et 35 kilos par an. Les revendeurs de rue sont les plus nombreux : entre 58.000 à 127.000, chacun distribuant entre 1 et 3,6 kilos de cannabis par an. C’est tout juste si on ne vous donne pas dans ce rapport les noms et les adresses des acteurs économiques concernés. Le volume du marché représenterait donc 208 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’€.
La loi du marché s’impose partout car il y aurait dans l’actualité de hier bien d’autres faits qui illustrent cette mutation des esprits. Tenez vous serez rassuré en apprenant que le commerce éthique va bien. La France a annoncé hier qu'elle avait enregistré pour 5,74 milliards d'€ de commandes d'armes en 2006, et livré dans le même temps pour 4,03 milliards d'€ d'armement. 
En présentant le " rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France en 2006 ", le porte-parole du ministère de la Défense, Laurent Teisseire, a précisé que le chiffre des commandes était en hausse par rapport à 2005 (4,11 milliards) alors que pour 2007, les commandes, pas encore définitives, seront " dans des notions globalement comparables ". Pour les livraisons, le chiffre est aussi en augmentation par rapport à 2005 (3,81 milliards d'€). Nous sommes bien entrés dans le monde où la parole est d’argent !
Mais je déblogue…
note cependant que " le calme règne " dans la "banlieue déshéritée" de Serge Dassault mais bien entendu il n’a pas été acheté. Il est vrai que son père a " acheté " son poste de député durant des décennies dans l’Oise en payant tous les travaux communaux de sa circonscription par des dons !
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 07:26
L’occident a toujours témoigné d’une évidente envie de supériorité vis à vis des régimes ne correspondant pas nécessairement à sa vision de l’organisation sociale. Ses dirigeants considèrent depuis des lustres que leur " démocratie " est véritablement le nec plus ultra du mode de gestion de la vie publique. Comme le disait plus honnêtement Sir Winston Churchill : " la démocratie est le pire des régimes politiques... si on fait abstraction de tous les autres. " . Et il est bien vrai que durant des décennies cette affirmation a correspondu à un affrontement idéologique de part et d’autre du rideau de fer. Lentement mais sûrement toute la logique " révolutionnaire " du communisme a été pervertie par la soif dictatoriale du pouvoir.
En 1966 alors que la guerre froide battait son plein, je suis allé en République Démocratique Allemande (ex-RDA) pour constater que la liberté n’était qu’une illusion tant la main mise du parti dominant était prégnante. Bien évidemment, bien que tenté par les idéaux de l’anti-capitalisme, je n’ai jamais accepté cette négation totale de la démocratie : leur socialisme n’avait rien de commun avec le mien. Lentement les principes défendus par les tenants d’une certaine idée de la société libérale ont obtenu que soit gommé de la planète ce communisme totalitaire. On a promis aux peuples que nous avions la potion magique qui leur rendrait à eux, et à eux seuls, le pouvoir. Quasiment tout le bloc soviétique a basculé dans le système parlementaire pour revenir à ses vieux démons.
Hier, par exemple la Russie qui fut tsariste avant de devenir léniniste puis stalinienne a découvert avec Gorbatchev une partie du chemin vers un fonctionnement jugé plus conforme à ce qu’attendaient les gouvernements occidentaux. Elle a juste entrevu durant quelques années l’ouverture espérée par une majorité de son peuple toujours obnubilé par les vertus de la société de consommation. En effet, peut-on considérer que le verdict des urnes de hier correspond véritablement aux paramètres de la démocratie ? Dans quelle catégorie doit-on ranger Poutine ? Celle des démocrates ou celle des dictateurs ? La réponse repose sur l’appréciation que l’on porte sur la manière dont fonctionne réellement un système qui a les apparences des nôtres ce qui semble suffire au bonheur de ses compères.
Dans un communiqué hier, le Kremlin assure que le président français Nicolas Sarkozy a " chaleureusement félicité " son homologue russe Vladimir Poutine pour la victoire de son parti dimanche aux législatives russes. Les deux présidents ont même " eu un échange de vues sur les questions d'actualité relatives aux relations franco-russes au cours d'une conversation téléphonique durant laquelle le président français Nicolas Sarkozy a chaleureusement félicité Vladimir Poutine pour sa victoire aux élections ", selon le Kremlin qui s’est empressé de répandre la bonne nouvelle ;
Plus tôt hier matin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, détenu on le sait par un certain Bernard Kouchner, Pascal Andréani a déclaré avoir " pris note " des résultats partiels donnant " une large majorité " au parti présidentiel et souhaiter que Moscou fasse " toute la lumière " sur les allégations de fraude. Que ces choses là sont bien dites en langage diplomatique et que Kouchner doit avoir une overdose de couleuvres !
REELLEMENT 90 % POUR POUTINE
En effet si la France, pays des droits de l’Homme et du citoyen, ayant inventé le suffrage universel direct reconnaît la qualité de la démocratie russe actuelle c’est que bien d’autres régimes mérite un label supérieur. Or pour Vladimir Poutine, le compte est bon et même excellent : avec les 64 % de son parti Russie Unie et les 8 % de Russie Juste, les " Poutiniens de gauche ", le président va bénéficier du soutien d’une Douma nationaliste, répressive et régressive à plus de 70 % ! Largement même, car l’extrême droite national-socialiste de Vladimir Jirinovski (10 %) n’est pas souvent en désaccord avec Poutine et le Parti communiste de Guennadi Ziouganov, avec 12 %, ne demande guère qu’un peu plus de retour à l’URSS. Tout cela nous mène vers les 90 %.
Encore un effort, " citoyens " russes et les scores brejnéviens ne seront plus des souvenirs pour livres d’histoire . Comme en Ingouchie et en Tchétchénie où le miracle du bourrage forcené des urnes et de la propagande ont entraîné des scores de 98 et 99 % en faveur de Russie Unie.
En fait Poutine vient d’effectuer un coup d’état parfaitement légal, s’emparant sans partage d’un pouvoir qui devait en fait lui échapper. Une réalité qui semble totalement avoir échappée à ceux qui furent les pourfendeurs de système communiste jugé totalitaire mais qui acceptent volontiers un résultat basé sur un scrutin réputé cette fois démocratique. Il y a eu les effets de la propagande parfaitement déclinée par le spécialiste Poutine, du muselage de la télévision et de l’essentiel de la presse écrite, à Moscou comme en province, puisqu’en raison de la faiblesse du système de distribution et de l’indigence des transports, il n’existe plus vraiment de presse " nationale ".
UNE MAIN MISE TOTALE
Mais il ne faut pas aussi négliger l’importance de la dérive d’une partie de la population choquée par la période de " l’ivrogne " Eltsine, par la chute de prestige de son pays, par son alignement sur la politique américaine, imprégnée par la belle époque soviétique où leur pays tenait tête à l’oncle Sam. Dans le même temps, le modèle de consommation américain fascine le plus grand nombre qui espère pouvoir s’en rapprocher.
Elimination physique ou morale des opposants, contrôle farouche des médias (assassinat des journalistes gênants), remise en place d’un système répressif, maîtrise quasi absolue des richesses naturelles, effets d’annonce sur la réussite individuelle : Vladimir Poutine, pur produit de la Nomenklatura a su parfaitement s’adapter au monde actuel. Hier il l’a démontré sans aucun état d’âme !
Dans un tel contexte avec ses " amis ", sa famille et quelques mafias impunies, Boris Eltsine avait réussi le plus beau hold-up du siècle sur les richesses de la Russie. Vladimir Poutine, après avoir redistribué les grandes sociétés à ses potes de l’ex-KGB en même temps que les postes de gouverneurs de régions qui ne sont plus élus, a lui réussi son hold-up mais il y a ajouté…la démocratie qu’il a gommé de tout le paysage. Les Ukrainiens s’en inquiètent et l’Occident n’émet que des protestations de façade, de peur que Poutine se venge en augmentant le prix du gaz. Dans ce charmant tableau, Nicolas Sarkozy ne devrait pas plus fâcher les Russes sur la question des droits de l’homme qu’il ne l’a fait avec les Chinois ou avec Kadhafi. C’est un choix qu’il assume en une période où il n’a pas intérêt que l’énergie coûte plus cher à la France. Il est donc peu regardant sur ses férquentations par réalisme pour son propre sort.
VIVES CRITIQUES
Pourtant en l'absence de la principale mission d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l'opposition et l'ONG russe Golos ont dénoncé de nombreux bourrages d'urnes, entraves à leur travail et abus dans l'utilisation des urnes mobiles. A l'étranger, la presse européenne était sceptique et l'UE a évoqué des violations des droits d'expression et de réunion. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche, qui avait critiqué pendant la campagne le sort réservé par le pouvoir à l'opposition, a enjoint aux autorités russes d'enquêter sur ces accusations.
Le scrutin a suscité les vives critiques des observateurs internationaux. Goran Lennmarker, président de l'assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a jugé qu'il " n'est conforme à aucune de nos normes " démocratiques. Ce n'était " pas une élection équitable ".
De son côté, Luc van den Brande, qui dirigeait la délégation de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, a pointé du doigt l'absence d'une réelle séparation des pouvoirs. Il a souligné " l'écrasante influence des services présidentiels et du président durant la campagne " et dénoncé " un abus certain des ressources administratives " pour influer sur le résultat du vote. " La Russie n'était pas une démocratie et la Russie n'est (toujours) pas une démocratie ", a résumé pour sa part le porte-parole du gouvernement allemand, Thomas Steg. Le problème c’est que Poutine n’en a cure ! Ces élections législatives russes n’avaient qu’un enjeu : pérenniser le pouvoir de Vladimir Poutine, empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat.
En conduisant la liste de Russie unie, le "parti des fonctionnaires" (ne riez pas, en Russie, ce sont les fonctionnaires qui gagne les élections !) dont il n'est pas membre, le président russe a transformé le scrutin en un plébiscite sur sa personne. "Le 2 décembre, la question du chef de l'Etat sera réglée. Vladimir Poutine, est, doit être et sera ce chef", avait affirmé Boris Gryzlov, président de la Douma. Au moins ça a le mérite d’être clair. Pourvu que cette manière d’agir n’inspire personne en Occident !
Mais je déblogue…
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 13:04
Dans l’affaire de Villiers le Bel il faudrait que la justice effectue une analyse extrêmement précise des faits et permettent véritablement d’apporter une vision sereine de la réalité afin que les principes fondamentaux de la République soient respectés. Le problème dans le contexte actuel c’est que le doute reste encore entier et que plutôt que de revenir sur les faits initiaux on se focalise sur les désastreuses conséquences qu’ils ont eues. Comme d’habitude dans les événements des banlieues ont va traiter l’écume amère alors que l’on ne s’occupera toujours pas du bouillon qui continue dans le chaudron. L’objectif immédiat de l’Etat républicain est de disculper ses serviteurs sans se soucier réellement des conditions dans lesquelles ces derniers ont accompli la mission qui leur est confiée. Face au système organisé, solide, réactif de la police il n’existe absolument aucun bloc uni de contre pouvoir représentant les " autres ".
Les syndicats représentant toutes les catégories de fonctionnaires des forces de l’ordre ont accès aux médias, aux Ministères et peuvent immédiatement monter au créneau pour noyer toutes présomptions d’erreur dans les rapports avec des citoyens comme les autres. Avec la complicité avérée de journalistes avides de conforter l’opinion dominante on étouffe dans l’œuf tous les ferments possibles de différenciation des positions sur des " accidents " relevant parfois d’une autre qualification pénale. Personne ne voit à redire dans ce système social qui, selon les circonstances, oublie les victimes les plus durement touchées pour se concentrer sur d’autres moins atteintes et qui l’ont été dans le cadre de leur action volontaire, professionnelle au service d’une mission qu’ils connaissent d’avance.
A Viliiers le Bel il faut admettre qu’il s’agit d’un " accident " mais pas comme l’affirme le directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard qui a déclaré, dans un entretien au Monde daté de samedi, que " c'est un tragique et banal accident de la route". " Il n'y a pas eu de course poursuite", ajoute-t-il et " les policiers ne roulaient pas vite ". Circulez il n’y a plus rien à voir ou à trouver puisque la vérité judiciaire est établie. Même si c’est véritablement une collision malheureuse comme il en arrive chaque séjour en France entre un cyclomoteur et une automobile, celles ci aurait nécessité au minimum un brin de retenue de la part des responsables ministériels. Il leur aurait suffi d’effectuer des déclarations moins arrogantes comme le font souvent les gens peu certains de leur avenir : " je fais confiance en la justice de notre pays pour déterminer les causes de cet accident ! " Mais cette prise de position dénote quels sont les rapports actuels entre les policiers, sûrs de leur bon droit quoiqu’il advienne et des juges d’instruction toujours obligés de courir après les preuves que les policiers répugnent bien évidemment à leur fournir dans ce genre d’affaires.
PERDU D’AVANCE
En effet, d’après de multiples témoignages ce qui est en cause ce n’est pas l’accident en lui-même malgré un certain nombre d’interrogations légitimes sur ses circonstances purement techniques mais… ce qui s’est passé après la collision ! Des récits, des films amateurs vidéo, des relevés scientifiques qui auront été plus ou moins effectués attestent indubitablement d’une volonté d’éviter que soient véritablement examinées les indices pouvant donner à la justice une interprétation différente de " l’accident ".
Nul n’ose parler que ce sentiment d’injustice de traitement de la mort de deux jeunes ne fait que renforcer la haine qui s’est installée dans les banlieues. L'impression est épouvantable d'avoir à faire, avec TF1 ou France 2 à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène… sur elle même et des conclusions qu'elle tire a été dévastatrice dans les banlieues alors qu’elle n’a pas ému le microcosme politique ayant la trouille de se mettre en inadéquation avec l’opinion dominante voulant que ‘peu importe les circonstances, la réaction devait être condamnée et surtout durement réprimée.
C'est la police qui enquête sur la police mais on ne s’en outrage pas. On baisse la tête car la peur est installée. On ne peut pas avoir de conflit avec les médias dès lors qu'ils font leur travail. Et leur travail c'est quoi? C'est mettre en opposition la présentation " officielle " des faits et le réel. La version de la police est certainement respectable, mais il faut la mettre en contradiction avec d'autres sources. Et ces sources, surtout leur donner le même temps d'exposition, le même impacte, la même crédibilité qu’aux autres. Il faut en toutes circonstances leur donner la même chance d'être entendus. Dans ce cas les journalistes feraient leur travail, parce qu'ils donneraient une possibilité de douter, simplement de douter. En voyant TF1, France 2, on a l'impression inverse, celle d'être en face de médias militants qui ne veulent surtout pas le reconnaître mais qui militent pour la victoire d'un seul point de vue : il est inévitable de condamner les émeutes sans se préoccuper outre mesure des racines de leur montée en puissance !
QUI PORTE LEUR PAROLE
Comment en serait-il autrement quand tout le monde constate que n’importe quel jeune attrapé morfle à la moindre incartade pour se retrouver en procédure de flagrant délit alors qu’il faudra des mois pour déboucher sur une décision courue d’avance pour les autres. Cette exaspération qui découle de ce constat facile à effectuer beaucoup de Françaises et de Français ne la comprennent pas et donc ne l’admettent pas car on les a conditionnés sur la base d’un concept martelé depuis des années : " banlieues = voyous et insécurité menaçante pour vous " ; il est d’ailleurs d’autant plus fort que l’on est éloigné des banlieues. Dans la France dite profonde on tremble, on sanctionne, on résiste à un phénomène que l'on ne vit pourtant absolument pas!.
Qui admet que, dans les quartiers ou certains villages, face aux structures sociales organisées, rodées, culturellement préparées, la plupart des gens dans la détresse ont la rage de ne jamais devenir audibles. Ils ne les ont que dans la violence. Qui parle en leur nom ? Qui exprime leur ressentiment ? Quels sont leur porte-parole ? Qui leur tend la main ? Les politiques ? Ceux qui devraient le faire font unanimement profil bas ou s’autocensurent " par la peur de se voir accusés de défendre des émeutiers ayant commis des actes inadmissibles ? Les journalistes ? Ils se contentent d’aller au sensationnel leur permettant de " capturer " sur le choc des images le plus grand auditoire possible ? Les associations ? Elles n’ont plus aucun volet d’éducation populaire dans les quartiers au nom de l’efficacité économique. Il ne reste parfois, et c’est là la grande faute de Nicolas Sarkozy, après les émeutes de 2005, les relais religieux qui sont les seuls à " récupérer " cette haine dans leurs structures de plus en plus efficaces et donc incontournables. Ils ont fait silence encore cette fois car ils savent que c’est de " l’or " pour elles !
On est en effet dans la reproduction d'un scénario sans cesse identique et exaspérant qui aboutit à des " homicides involontaires ", souvent qualifiés " d'accidents ". Les enquêtes de la police concluent systématiquement à des " accidents ", à des légitimes paniques, des légitimes défenses. Tout sauf une mise en cause réelle des agents de police. C'est toujours après des batailles âpres des familles ou des réseaux associatifs que certains cas ont été défendus, et les victimes reconnues comme telles. La plupart du temps, c'est tout le contraire dès lors que des policiers sont mis en cause. On les disculpe. On couvre les responsabilités à tous les niveaux. La justice intervient parfois grâce à la pugnacité exemplaire d’un magistrat plus hargneux que les autres.
UNE LIGNE FORTE DE FRACTURE
Dans le même temps, il y a un travail de " salissement constant ", de culpabilisation soutenue des victimes par des manipulations médiatiques immédiates et irréversibles pour la suite. On leur trouve des circonstances aggravantes - le fait de rouler sans casque, de voler un autoradio, de traîner au pied des immeubles, de vivre d’une économie parallèle, de s’installer dans la violence- : toutes choses qui ne méritent pas la mort... Le mensonge, l'outrage, l'insulte se greffent mais demeurent dans les faits impunis. Ces constats détruisent irrémédiablement les valeurs de la République en laquelle plus personne ne croît réellement dans certains quartiers. Que veulent dire liberté, égalité et fraternité dans ces espaces où l’on parle de sécurité, de répression et d’exclusion !
Ce qui a été aussi peu relevé par les politiques et les médias c’est la méthode utilisée pour Karchériser Villiers le Bel. Silence télé et radio sur le déferlement de matériel et de personnels pour la " militarisation " du mode d'intervention de la police. La systématisation et l'arrogance technologique des forces de l'ordre qui se déploient dans les quartiers atteignent des niveaux inégalés. Hélicoptères, drones, caméras infrarouges, camions blindés ont été de sortie. Sans parler de la quantité, de la masse des moyens engagés, les effectifs déployés qui renvoient à des états de siège comme ils ont existés, en d’autres temps dans des pays sud-américains . On passe des simples opérations de police à des opérations de type militaire. Cela renvoie à des événements vieux de plusieurs d'années, dans les anciennes colonies ou dans des contextes politiques particuliers.
On semble entrer dans une période de l'histoire de la société française, où la classe dominante ne doute plus un instant d'elle même (voir Dati ou Hortefeux). Il n'y a plus de contre-pouvoir réel et donc le rapport de force lui est favorable de manière écrasante dans tous les domaines – social, économique, culturel, philosophique, médiatique. Avec l'élection " Fouquet’s " de Sarkozy on va enfin percevoir la dureté de son projet pour nous tous. Mais il y a un aspect positif dans tous ça, c'est que les lignes de fracture, de division, s'éclaircissent. Les flous artistiques idéologiques n'ont plus besoin d 'être entretenus ils s’estompent face à la réalité des faits. Cela redevient presque bi-polaire mais sur les valeurs fondamentales de la République. 
Aujourd'hui, on est Sarkozyste ou on est un voyou, un marginal, un profiteur. On est Sarkozyste ou on est un dangereux gauchiste, un ringard, un dépassé qui n'a rien compris à une modernité des idées d’extrême droite. Le réveil sera dur mais surtout tardif. Il serait à cet égard, très intéressant de comparer les discours et les événements de 1937 et de 2007 !
Mais je déblogue… 

Pour ceux qui ont le courage de douter allez sur 
http://fr.video.yahoo.com/video/play?ei=UTF-8&b=0&vid=1536745&gid=160432
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 07:43
Dans la journée de hier je n’ai pas trouvé une seule personne qui ait émis un commentaire favorable sur les déclarations soit-disant badées par plus de 19 millions de " couillonnés " du pouvoir d’achat. Au café peu de monde n’avait compris ce qu’apportaient concrètement aux gens les plus en difficulté les mesures alambiquées du chef de l’Etat. Rien n’avait véritablement retenu l’attention des amateurs du ballon de rouge ou du godet de blanc. Mieux, parmi les plus remontés se trouvaient celles et ceux qui avaient soutenu un Nicolas Sarkozy en qui ils mettaient tous leurs espoirs pour " karchériser " leurs angoisses.
Tous les sondages du JDD et tous les déplacements à la Speedy Gonzalez ne changeront pas ce ressentiment, que je considère comme extrêmement dangereux, qui monte à nouveau contre les politiques incapables de sortir le pays de l’ornière. Les plus virulents en soirée étaient les… retraités, grands oubliés des effets d’annonces sarkozystes : pas un mot, pas un zeste d’intérêt pour ces " privilégiés " d’une société prête à les vouer aux gémonies. Il sont même eu le sentiment qu’ils mangeaient le pain des actifs obligés de travailler plus pour gagner moins et leur payer le confort de leur situation de privilégiés. D’ailleurs un récent sondage démontre amplement que le principe même de la retraite par répartition qui leur profite actuellement est lentement remis en cause par ces travailleurs agressés en permanence par des mesures restreignant leurs revenus.
La Confédération française des retraités (CFR) a déploré, sans barguigner, hier que Nicolas Sarkozy n'ait pas abordé les mesures concernant les 14 millions de retraités. Il n'a pas " confirmé " ses promesses électorales à l'égard des pensionnés les plus défavorisés: augmenter de 25% le minimum vieillesse et revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Les grands principes sont oubliés car selon l’aveu même de leur " favori " les caisses de l’Etat gérées depuis maintenant plus de 5 ans par l’Ump étaient vides ! L'Allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa) a remplacé en janvier 2007 le minimum vieillesse, qui comptait alors 634.000 bénéficiaires. Elle s'élève à 621,27 euros pour une personne seule (1.114,51 euros pour un couple) et c’est parmi ces attributaires que se trouvent les plus pauvres des habitués des supermarchés !
UN RPOGRAMME OUBLIE
Si par hasard ces braves victimes du Sarkozysme flamboyant avaient un doute sur ce qui leur avait été promis, je les convie à pendre connaissance des affirmations indiscutables publiées sur le site de l’Ump durant la campagne présidentielle, il y a maintenant 7 mois. Je ne résiste pas au plaisir de vous les retranscrire intégralement après avoir effectué une recherche que ni PPDA, ni Arlette Chabot n’avaient eu le temps d’effectuer : " J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite. J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une pepouvoir-d-achat-web.gifrsonne handicapée.
Les droits des femmes sont fragiles et incomplets au moment de la retraite. Je veux parler de la pauvreté des femmes âgées. Parce que derrière la pudeur et la réticence à en parler, se cachent d’immenses injustices.
L’injustice faite à celles qui ont travaillé toute leur vie aux côtés de leur mari et dont on a accepté pendant des années qu’elles n’acquièrent aucun droit propre à la retraite. L’injustice faite à celles qui subissent, dans le montant de leur retraite, les conséquences de carrières entrecoupées par les grossesses et l’éducation des enfants. Si nous devons réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est pour pouvoir revaloriser ces petites retraites.
L’injustice faite aux veuves, dont les pensions de réversion, si ce n’était l’intervention du minimum vieillesse, sont inférieures à 300 euros en moyenne. Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit pouvoir mourir dans la certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Ce n’est pas une juste récompense du travail. J’augmenterai le taux des pensions de réversion. Quand un homme et une femme vivent ensemble, les cotisations retraites de l’un ne sont pas les siennes, mais celles du couple.
L’injustice faites aux femmes qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants, qui n’ont pas recours aux crèches et aux services d’accueil de l’enfance, mais qui n’ont droit ni à une pension de retraite, ni même à une sécurité sociale indépendante de leur mari. Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants ".
Ce n’était pas le programme de Ségolène Royal mais celui de… Nicolas Sarkozy ! C’était beau et prometteur ! Dommage ; vraiment dommage que pendant qu’il s’exprimait face aux… millions de retraités qui le regardaient fascinés par sa main de fer dans un gant percé de velours, il n’y ait pas eu au bas de l’écran un défilement de ce merveilleux texte de référence.
60 ANS ET 35 HEURES
 
Laurent Fabius a qui, bien des députés socialistes doivent leur élection pour avoir arraché la première mesure négative prévue par Borloo sur la TVA sociale, a bien senti la faiblesse. Il prédit que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d'achat vont provoquer la déception des Français qui attendaient " des espèces sonnantes et trébuchantes." Je crois qu'il va y avoir une certaine déception parce que le verbe de M. Sarkozy est haut mais le pouvoir d'achat restera bas ", a-t-il déclaré. " Les gens attendaient des espèces sonnantes et trébuchantes et Nicolas Sarkozy dit 'il n'y a plus de grain à moudre'. S'il n'y a plus de grain à moudre à l'automne, c'est parce qu'on a vidé le silo en juin ", a-t-il ironisé. 
" Les gens vont être déçus, ils attendaient des mesures sur le coût du carburant, il n'y a rien. Ils attendaient des mesures sur la prime pour l'emploi, sur la négociation salariale et le Smic et il n'y a rien ", a déploré le député PS, pointant également la… situation des retraités. Dommage que tout le monde n’ait pas un discours aussi net, clair et synthétique chez les caciques socialistes alors que la cacophonie générale rend toutes les positions inaudibles.
UNE FORME PRINCIERE
Si sur le fond les retraités ont été fortement déçus, ils ont par contre été rassurés sur la forme. Le Président qui se veut innovant et iconoclaste politiquement leur a fait une prestation d’un classicisme désarmant. Il avait convié les deux plus grands cire pompes de la télé, chez lui, avec tous les attributs du pouvoir. Sur son blog, le journaliste politique Jean Michel Apathie regrette ce conformisme : " Le candidat Sarkozy promettait innovation dans la communication et conférence de presse dans ses promesses de générosité. Le président Sarkozy " formolise " ses interventions en conviant les mêmes au même endroit ".
Pour le journaliste de RTL, Nicolas Sarkozy est ainsi transformé par sa fonction : " Les rites s'installent, et parmi ceux ci, le plus frappant, cette manière de rester dans le cadre où s'exerce le pouvoir, cette façon de ne pas en sortir, de faire sortir la parole du lieu symbolique où niche l'autorité ". A l'image des sportifs qui jouent " à l'extérieur ou à domicile ", l'intervieweur de RTL explique qu'une " démarche contemporaine " serait donc de voir le président se déplacer à l'extérieur, chez les journalistes. Faut pas rêver mon vieux : il est chez lui partout à l’Elysée, à TF1 ou sur France 2, sur Europe 1. Pour le mettre en difficulté il faudrait chercher vainement un média que ne contrôlent pas ses proches et ça relèverait de la prouesse pure et simple. Sur n’importe quel fauteuil il est dans son salon.
En fait cet entretien condensait la technique Sarkozy : envahir l’espace médiatique de telle manière que la place pour les autres soit inexistante. Peu importe s’il n’y a rien de concret à proposer. Il sait que le premier qui " cause " fait de l’effet et oblige tous les autres à réagir avec un temps de retard avec des voix discordantes.
Le système permet ainsi aisément de diminuer toute forme d’opposition car quand dans le premier cas 19 millions de personnes sont au rendez-vous et ils n’entendront jamais tous les réactions.
Les retraités eux, c’est certain, n’ont rien entendu… Ils savent que, tôt ou tard leur mémoire flanchera si ce n’est pas déjà fait. Dommage que ce mal frappe aussi bien à droite qu’à gauche après les élections ! En tous cas Sarkozy c’est une certitude pour les citoyens lucides, la maladie d’Alzheimer a déjà touché celui qui ne se rappelle des 53 % qu’il a obtenus mais qui a oublié une bonne part du reste.
Mais je déblogue…
Il était allé beaucoup plus loin dans son engagement social puisque l’on trouve encore ces morceaux de bravitude électorale : "  Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer (sic), de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail (sic). Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n’accepte pas est que cela soit aussi un maximum. Quelle drôle d'idée que d'interdire aux Français de travailler plus pour gagner plus. (...) La retraite, ce n’est pas un problème d’épargne mais de travail. Si cela vous intéresse de travailler jusqu’à 70 ans et de partir ensuite en vacances plutôt qu’acheter un appartement pour vos petits-enfants, c’est votre droit. Mais en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l’équilibre des retraites ". C’est à vous couper le souffle tellement c’est beau comme engagement solennel vis à vis de l’électorat. Or la premier de ceux que Nicolas Sarkozy a demandé à son gouvernement c’est celui de " casser " les régimes spéciaux avec un argument décisif : " oyez, oyez, braves gens, je fais ce que je dis contrairement aux autres ". Le malheur c’est qu’il ne fait que ce qui lui permet d’exister mais pas nécessairement ce qui permet aux autres de vivre.
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 07:50
Ce matin, vous allez ouvrir votre poste de radio, votre télé ou votre journal pour entendre parler des déclarations, des déplacements, des engagements à bon marché de Nicolas S. L'appel à une journée "sans Sarkozy dans les médias", sera vraisemblablement peu suivi, mais cette initiative met en lumière la nouvelle donne à laquelle sont confrontés les journalistes face à un président de la République " omniprésent ", expliquent les professionnels. Lancé en septembre par Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT), cet appel vise à " dénoncer l'omniprésence de Nicolas Sarkozy " le jour anniversaire de sa candidature à la présidentielle, explique à l'AFP le président de cette association, le sociologue Pierre Bitoun.
L'association, créée en juillet, se présente comme " indépendante de toute organisation politique " et complémentaire des associations de critique des médias comme Acrimed. Elle propose notamment l'interdiction des sondages trois mois avant une élection.
" Quand TF1 et France 2 rendent compte du discours de Sarkozy à l'ONU et balancent en amont deux minutes sur son footing à New York, c'est se moquer des citoyens! ", déplore M. Bitoun. " Cela confine au culte de la personnalité ", estime le cofondateur de RDT, qui dit avoir reçu " énormément " de soutiens, dont des politiques comme Laurent Fabius ou Jean-Pierre Chevènement.
Depuis l'élection, les rédactions sont confrontées à une nouvelle donne: suivre un chef d'Etat à l'agenda surchargé, qui est apparu deux à trois fois plus dans les "Jités" pendant les premiers mois de son mandat que son prédécesseur, selon l'Ina. Pour le patron de Libération Laurent Joffrin, " c'est un président rédacteur en chef qui tous les matins définit un menu, avec une tactique d'occupation permanente de la scène ". Heureusement que c’est un spécialiste qui le dit car ce serait un scandale si ces propos étaient tenus par un citoyen ordinaire, bon contribuable, payant sa redevance pour, sur les ondes radios et les écrans des télés, se soumettre à la propagande indirecte ou directe en faveur de Nicolas S.
" On est passé d'un président absent à un président qui gère très bien sa présence. Cela pose des questions dans les rédactions sur ce que valent ses interventions en termes d'information ", résume Vincent Pellegrini, de la Société des journalistes (SDJ) de Radio France. La plupart des journalistes interrogés par l'AFP jugent néanmoins l'initiative de RDT anti-journalistique. " On ne va pas retirer tout un pan de l'actualité sous prétexte qu'on en parle trop les autres jours... C'est comme si on décrétait qu'on ne parle plus des OGM, ça n'a pas de sens ", estime Philippe Chaffanjon, directeur de la rédaction de France Info.
ILS NE SONT PAS… DUPES
Les responsables des rédactions affirment ne pas être dupes de la stratégie de communication de Nicolas S. et suivre son actualité " en journalistes professionnels ", résume Benoît Duquesne, directeur de la rédaction d'Europe 1, qui n'a " pas d'états d'âme " sur le sujet. On s’en serait douté compte tenu de la position permanente de sa radio tout au long de la campagne des présidentielles Dans le même genre idéologiquement correct on trouve bien évidemment Arlette Chabot directrice de l'information de France 2 : " Il peut être trois fois dans le même journal si ça le vaut, d'autres fois on ne le traite pas ou en bref. Mais ses sorties sont rarement médiatiquement nulles " Bien évidemment c’est déontologiquement irréprochable !
" C'est aux citoyens seuls de juger si le président est trop présent ", estime Dominique de Montvalon, directeur adjoint du Parisien/Aujourd'hui en France. Mais parmi les journalistes de base et les syndicats, l'appel de RDT a au moins le mérite de mettre le débat sur la place publique. " A la télé, la ligne c'est : Tout ce que dit Sarkozy est important, on ne peut pas ne pas couvrir ", regrette Dominique Pradalié, du SNJ de France 2. Jean-François Téaldi, du SNJ-CGT de l'audiovisuel, se dit "catastrophé" de voir des sujets télévisés qui " sont juste de la communication, sans contradiction ".
" On a vu pendant les grèves un rejet terrible des médias, sur fond de rumeurs sur une presse aux ordres. C'est exagéré mais ce n'est pas bon " dans un contexte de crise de la presse, met en garde le président de l'hebdomadaire Marianne, Jean-François Kahn, un des rares patrons de presse à soutenir l'initiative. En fait on s’aperçoit bien que les avis sont quasiment unanimes : Nicolas S. est en permanence incontournable et en plus quand il le veut il s’invite pour annoncer des Grenelle permanents sur tous les sujets aux Jités du soir. C’est son droit et donc il n’attend pas que l’on ait besoin de lui. D’ailleurs bizarrement il y est allé hier soir, veille du jour où il savait qu’une infime partie des médias essaierait de l’oublier ! Un pied de nez à ces foutriquets qui souhaiteraient l’empêcher de rentrer chez lui pour décider de ce qui doit être fait à son égard !
DES ANNONCES INUTILES
Hier soir ce fut un excellent exercice de style car on peut simplement se demander à quoi ont servi les journalistes. Nicolas S. a annoncé qu'il voulait proposer aux partenaires sociaux de tenir une conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre sans aller à prononcer pour la énième fois le sésame pour effacer tous les problèmes hexagonaux : " Grenelle ". Quand vous entendez les récriminations vous dégainez votre Grenelle pour calmer les ardeurs belliqueuses.
Il a décidé de casser les 35 heures de manière idéologique en incitant les entreprises qui signent des accords majoritaires d'augmentation collective des salaires puissent être exonérées des 35 heures. Une absurdité de plus car cette annonce dogmatique vient en contradiction avec celle relative aux… heures supplémentaires dispensées des charges sociales. C’est " énorme " comme disent les jeunes car en France les gens qui seront augmentés devront travailler plus mais se priveront de ce qui était supposé les aider ! On va aussi, car on n’est pas à une contradiction près, élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient " payés le double " et sur la base du " volontariat " sans bien évidemment préciser à partir de quel volume horaire. De la propagande pure et simple comme la proposition de la " monétisation des RTT ", que les salariés et les fonctionnaires pourraient se faire payer après accord dans les entreprises. Il faut aussi débloquer les fonds de participation qui sont de toutes les façons distribuées en fin d’année. Le sommet de la mesure qui tue c’est que l’on crée un indice du pouvoir d'achat qui corresponde enfin à la vie quotidienne des Français et pour que les Français aient le sentiment qu'on ne se moque pas d'eux. Nicolas S. de toute évidence ne se moque pas d’eux ! Il veut qu’en 2008 les loyers soient indexés sur l'indice des prix, et non plus sur l'indice des prix à la construction ; la fin du système des cautions et seulement "un mois de garantie". On attend demain les commentaires des journalistes indépendants qui ne manqueront pas de mesurer l’impact concret des ces annonces sur son pouvoir d’achat !
TOUT EST EN BAISSE
Le problème c’est que Nicolas S. commence singulièrement à provoquer des dégâts pas son omniprésence. Médiamétrie vient en effet de publier les audiences hebdomadaires atteintes du 12 au 18 novembre… On peut observer une baisse de la part d’audience de TF1 qui passe sous la part des 30% des parts de marché. Une étape symbolique car c’est la première fois depuis quelque temps. Il perd aussi quatre points de confiance : 49% des Français font confiance au président de la République pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement contre 53% en novembre, selon le baromètre mensuel TNS-SOFRES de décembre à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
Ils sont 49% à ne pas faire confiance au chef de l'Etat, contre 42% le mois précédent. De son côté, le Premier ministre François Fillon est stable à 44%, mais 51% des sondés (+4) disent ne pas lui faire confiance.
Par ailleurs, 87% (+2) des sondés trouvent la politique du gouvernement inefficace en matière de lutte contre la hausse des prix contre seulement 9% (stable) qui le jugent efficace. En matière de lutte contre le chômage, 21% (stable) des sondés jugent efficace l'action du gouvernement contre 73% qui ne la trouvent pas efficace (stable).
Ils sont 73% (+11) à penser quand ils regardent la façon dont évoluent la France et les Français que "les choses ont tendance à aller plus mal", contre 13% (-5) qui pensent qu'elles vont en s'améliorant, tandis que 11% (-5) pensent qu'il n'y a pas de changement.
Interrogés sur la probabilité d'avoir dans les deux ou trois mois à venir des conflits sociaux, les sondés répondent "beaucoup" à 76% (+2) et "peu" à 18% (-1). Enfin, 53% des Français (+7) considèrent qu'actuellement le rôle de la France dans le monde s'affaiblit, contre 26% (-5) qui estiment qu'il se renforce et 16% (-1) qu'il n'y a pas de changement. Il va donc falloir revoir la propagande outrancière qui déferle sur le pays. Et dans le fond je me demande si à la place de Nicolas S. je n’aurais pas demandé aux médias de respecter le mot d’ordre d’aujourd’hui. En reposant les cerveaux ayant plus de messages pour lui que pour Coca Cola il pouvait espérer remonter dans les sondages. D’ici à ce qu’il demande une semaine sans Nicolas S. il y a un monde.
Mais je déblogue…
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 07:37
En ce moment il vaut mieux ne pas militer dans un parti politique car, malgré toutes les affirmations officielles le climat y est plutôt malsain. D’abord il faut savoir que vous ne serait pas forcément le bienvenu car immédiatement il y aura bien quelqu’un pour se méfier de vous ou répandre la bruit que vous ne venez là que pour piquer la place qu’il convoite. Impossible que l’on croît en votre sincérité et que l’on imagine que vous n’ayez pas une idée derrière la tête. Selon un principe maintes fois vérifié car appliqué par quelques-uns des spécialistes de la navigation à vue : " les amis de hier seront tes ennemis d’aujourd’hui et tes ennemis d’aujourd’hui deviendront tes amis de demain ! ". Il est vrai qu’il y a actuellement dans tous les groupes organisés d’éminents spécialistes de la géométrie variable des idées. 
Ensuite il vous faudra progresser masqué mais certainement pas en terrain découvert car il existe des tireurs d’élite embusqués prêts à vous dézinguer d’une balle entre des deux yeux. Pour vous protéger il vaudra mieux que vous progressiez derrière un solide bouclier et sous les ordres d’un mentor ayant déjà une bonne expérience du combat rapproché. Il vous dira quand il faut aller aux abris ou quand il vaut mieux tirer à vue sur des adversaires potentiels. 
Enfin vous devez vous méfier par dessus tout de celles et ceux que vous aiderez à s’installer car dès qu’ils auront pris du galon, ils chercheront par tous les moyens à monnayer leur appui. Ils considèrent très vite qu’ils ne vous doivent rien et cherchent à vous expédier aux oubliettes.
Oh ! Je sais vous avez certainement reconnu le Parti des socialistes mais je ne veux pas vous décevoir mais ce n’est pas nécessairement le pire. Le seul problème c’est qu’on parle beaucoup plus de ses avatars que de ceux qui émaillent la vie quotidienne chez ses concurrents. Il est vrai que les complots ne sont au PS que des secrets de Polichinelle alors qu’ailleurs bien qu’ils soient plus sanglants ils se règlent en douce au silencieux. Pas un seul ensemble politique qui ne soit pas touché par ces guerres intestines voulant que l’on ne récolte parfois que ce que l’on ne mérite pas ! 
Le FN vient de traverser une crise entre la fille prodige et le caïman au cuir robuste. Les chausse-trappes ont été déjouées par l’une ou l’autre et seul le " commandeur " a réussi à préserver le statu quo ! Chez les Verts il y a autant de comploteurs que de militants. On ne vit que sur le principe de l’auto-extermination annuelle ou pour les grands crus semestrielles ! Au PC on voit de plus en plus rouge d’un coté et on tente de remplir les cabines téléphoniques avec les troupes les plus sûres. Le problème c’est qu’il n’y a plus grand monde de sûr !
LE MODEM…ODRAME
En fait le maître mot de la vie politique française c’est trahison. Impossible d’y échapper maintenant que Nicolas Sarkozy l’a institutionnalisée en l’appelant " ouverture ". Il a réussi à redorer le blason de la " trahison rémunérée " dont la France avait eu le privilège dans des temps anciens. Comme lors des pires moments de la V° République il vend du " maroquin ". Pas une peau de chèvre ou de mouton tannée au sumac ou à la noix de galle ; Elle a un grain apparent, large et irrégulier. Elle est utilisée en reliure pour les livres raffinés, car elle est très résistante, agréable au toucher, et se prête très bien aux travaux décoratifs. Elle sert surtout à conférer des tâches ministérielles. Prenez deux amis de fraîche date dont l’un a connu l’odeur particulière du maroquin alors que l’autre y aspire et vous constaterez qu’au Modem l’ambiance n’a rien de zen !
François Bayrou règle ses comptes avec Jean-Marie Cavada. 
A trois jours du congrès fondateur du Modem, il ne se remet pas de défection de ce dernier qui a décidé de mener une liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris aux municipales de mars prochain. Le Président du Modem, relativement discret jusqu’à présent, s'est montré ironique sur les motivations de son ancien compagnon de route: "Il se trouve que des élus que nous avions accueillis dans nos rangs veulent un maroquin. On leur a expliqué qu'avoir un poste gouvernemental ça passait par deux choses: premièrement se rallier à l'UMP et conduire sa liste dans un des arrondissements parisiens dont on ignore tout, deuxièmement, si vous voulez un poste ministériel, alors il faut que vous traîniez dans la boue vos anciens amis." 
Dans Le Figaro
de lundi, Jean-Marie Cavada avait déclaré que "François Bayrou a un programme romantique mais un tempérament qui lui fait refuser l’obstacle de la décision." Réponse de Bayrou marmiton de la politique sur France Inter: "Nous avons fourni l'écuelle et le potage, le sel et le poivre. Bon, les gens changent de camp, ils vont chercher ces ressources ailleurs. Qu'on nous épargne au moins les leçons de morale." Les plats de lentilles restent dans le gosier de certains convives les voyant attribués à d’autres. Malgré cet assaut d’amabilités, il ne faut pas ignorer que l’on a trahi au Modem, que l’on trahit et que l’on trahira. Des accords plus ou moins secrets ont en effet été signés, comme en Gironde, avec l’Ump sarkozyste jamais réellement combattue. Je t’échange une place aux municipales contre un canton. Je te laisse une ville tu me préserves ma… campagne et les " braves " militants gobent le ni droite ni gauche qui leur fait tellement de bien !
DES MORTS ET DES TRANSFUGES
A l’Ump on pratique les " battues " qui font le bonheur des chasseurs au gros gibier. La consigne demeure la même depuis plusieurs mois : on tire sur les Chiraquiens afin de les exterminer. Il est certain que c’est déjà une espèce en voie de disparition qui soit vit dans la… réserve soit qui est sous le feu nourri de ses amis qui ne lui veulent que du mal. Il ne devrait pas rester beaucoup de soutiens à l’ex-Président car on organisera la défaite des plus symboliques ou l’on mettra en évidence les turpitudes passées des autres.
La constitution des listes pour les sénatoriales mettra en évidence cette aménité fraternelle qui, selon les exégètes médiatiques n’existerait qu’au PS. Il y aura des " morts " sur la moquette rouge du Palais du Luxembourg car il faudrait que le Congrès (députés et sénateurs pour les réformes constitutionnelles) dans un an, ait une allure beaucoup plus sakozyenne que ce n’est le cas actuellement.
La nature politique ayant horreur du vide, les candidats à la succession ont immédiatement surgi de partout. Le Nouveau centre veut bien se " pacser " avec celle qui lui… offrira une dot ! Et, désormais il est concurrencé par Jean-Marie Bockel qui a lancé, hier, un nouveau parti, la Gauche moderne, en vue des élections municipales. Aussitôt il adonné de grandes nouvelles reposant uniquement sur l’arrivée de transfuges : George-Marc Benhamou, conseiller de l'Elysée, qui devrait figurer sur la liste… UMP de Christan Estrosi pour les municipales à Nice, et Philippe Sanmarco qui devrait être co-listier de Jean-Claude Gaudin, chef de file de l'UMP à Marseille. 
Enfin, interrogé sur l'adhésion éventuelle de Jean-Marie Cavada, (pas possible) le maire de Mulhouse indique qu'il " est encore trop tôt pour le dire, même s'il y a convergence ". Avec Besson, il y a les bases pour une entente. Et on aimerait bien convaincre, dans l’entourage de Bockel, Hirsch et Jouyet. Fadela Amara et, plus encore, Bernard Kouchner ont fait savoir qu'ils ne seraient pas de la partie. Ce sera donc hétéroclite mais peu importe ce sera un parti politique comme un autre !
LE FAMEUX JEU DES CHAISES
Au PS on a de l’avance comme à l’habitude mais on passe deux ou trois couches de ripolin rose sur la noirceur des destins. La " Sfio..isation " est en route sauf réaction globale après les municipales. Les dissidences se multiplient dans de nombreuses villes ou de nombreux cantons. La machine à exclure va donc fonctionner à plein comme à Nice ou ailleurs. Hier François Hollande a tenté de dresser un tableau idyllique au sens premier de la situation. Le premier secrétaire a affirmé, qu'il reparlait " personnellement et politiquement " avec son ex-compagne, Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle, dont il est séparé depuis six mois.
Interrogé sur France 5 pour savoir s'il " reparlait " à Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS a répondu : " heureusement qu'on se reparle, personnellement et politiquement. Je ne suis pas un premier secrétaire qui nierait celle qui a été candidate au nom des socialistes. Mais, a-t-il ajouté, je parle aussi avec Bertrand Delanoë et avec tous ceux qui ont vocation à être des dirigeants du Parti socialiste ".
" Mon souci n'est pas la mise à l'écart " des personnalités, " on a besoin de tous les socialistes: besoin de celle qui a été notre candidate, de celui qui est un de nos principaux élus et de toute cette nouvelle génération qui aspire à prendre des responsabilités ". Le seul problème c’est que toutes et tous espèrent lui piquer sa place et à occuper son fauteuil dès qu’il l’aura abandonné. Cette course ressemble au fameux jeu des chaises. On court autour de celles qui sont alignées avec trois préoccupations : surveiller les chaises disponibles, écarter les autres des solutions potentielles, se précipiter au signal sur la plus proche. Le risque d’être piétiné par les poids lourds de la meute existe et souvent il vaut mieux se tenir en retrait.
Ces comportements qui traversent actuellement toute la vie politique hexagonale prend ses racines dans l’absence totale de confrontation idéologique réputée totalement obsolète. Les frontières n’existant plus entre les camps en raison des contrebandiers qui vont se ravitailler de l’autre coté on en arrive à la rentabilisation pure et simple des engagements. Avec un moral d’acier et des convictions inébranlables on peut espérer garder sa motivation militante. Et c’est parfois bien agréable de constater ce que sont vos amis devenus !
Mais je déblogue… 
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 07:34
Il est arrivé que l’on reproche à Jacques Chirac, ses multiples escapades dans les pays étrangers pour des périples officiels plus ou moins indispensables. Il faut convenir que ce n’était qu’un gentil touriste par rapport à son successeur. Le Chef de l4etat actuel parcourt la planète avec une voracité digne des grands explorateurs. Il est passé par ici, il repassera par là… il court, il court le Sarko. Il a, en quelques semaines, quasiment effectué un passage sur tous les continents comme s’il désirait rapidement se donner une dimension internationale. Le problème c’est qu’il est allé, un peu vite en besogne, en allant s’incliner devant George W. Bush déjà à deux reprises ; en se rendant donner une poignée de main franche et massive à Poutine ; en finissant hier par une indulgente promenade chinoise propice au président Hu Jintao. Ces trois démocrates méritaient-ils les salamalecs qu’ils ont obtenus de la part du représentant officiel du pays des Droits de l’Homme ou du moins de ce qu’il en reste ? Celles et ceux qui ne font pas du réalisme politique une règle de conduite s’interrogent sur ces visites officielles qui viennent après le Maroc et qui précèdent… l’Algérie. On constate simplement que le résultat se traduit par des contrats commerciaux réputés mirifiques que l’on impute à celui qui se targue d’être une sorte de directeur des ventes de ses amis grands patrons du CAC 40 ! 
Signe des temps on a oublié les envolées du type " Vive le Québec libre ! " ou de la symbolique fraternité entre Helmut Kolh et François Mitterrand sur le site de Verdun. On est entré dans la valorisation du tiroir caisse ou du moins des promesses de " dons " pour le Téléton en faveur de la croissance française !
La Chine et la France ont signé, des contrats commerciaux pour un total d'environ 20 milliards d'euros et dans une société du profit combien cette référence vaut toutes les autres. Le plus important concerne la vente de 160 appareils par Airbus, principalement de la famille A320, pour près de 12 milliards d'euros. Dans le nucléaire, Areva a vendu à la Chine deux réacteurs EPR, ainsi que du combustible nécessaire à leur fonctionnement, pour un montant total de 8 milliards d'euros. La France et la Chine ont également convenu d'étudier la possibilité d'une coopération dans le domaine du recyclage nucléaire, avec la création d'une usine évaluée à 15 milliards d'euros, a affirmé le président français Nicolas Sarkozy.
Des accords moins importants ont également été conclus, à l'occasion de la visite en Chine du chef de l'Etat qui, lors d'un entretien avec son homologue Hu Jintao s'est félicité du " montant inégalé des grands contrats " et de " l'engagement de la Chine " dans ces contrats. Le groupe français d'électricité EDF va prendre environ 30% du capital d'une co-entreprise, avec son partenaire chinois CGNPC, qui exploitera des centrales nucléaires en Chine. D'autres contrats concernent notamment le géant français de transport de conteneurs CMA-CCM, l'équipementier en télécoms Alcatel-Lucent (extension de réseaux GSM en province) ou encore par le laboratoire Sanofi-Aventis (construction d'une nouvelle usine de vaccins anti-grippaux). Le Yuan a coulé à flots même si ces achats ont été effectués en dollars pour une bonne part ! On ne parlera surtout pas des contreparties que la France a dû laisser dans les négociations politiques.
En fait lors de ces déplacements on a pu constater que la lutte était sévère pour savoir qui devait accompagner le Chef de l’Etat. Etre ou ne pas être associé pour paraître aux cotés de Nicolas Sarkozy constitue le véritable enjeu de la cour présidentielle. Appartenir aux invités de l’Elysée semble être devenu un enjeu fondamental.
MAMAN, FISTON ET DELON
Plusieurs journaux commentaient par exemple hier les rumeurs sur l'absence de la secrétaire des droits de l'Homme, Rama Yade, en Chine, aux côtés de Nicolas Sarkozy. Selon les déclarations du porte-parole de l'Elysée si Rama Yade n'est pas partie, c'est parce que le chef de l'Etat français aborderait lui-même le sujet des droits de l'Homme " avec les plus hauts dirigeants chinois " (cause toujours tu nous intéresses). Mais, depuis, la rumeur enfle : ce serait la ministre de la Justice, Rachida Dati,, qui, elle, fait partie du voyage, qui aurait exigé que Rama Yade ne vienne pas… Et quand elle veut quelque chose elle l’obtient et elle n’aime pas l’ombre !
Mme Sarkozy, mère, Andrée Mallah officiellement, ne connaissant pas la Chine a profité de l’aubaine pour accompagner fiston et s’occuper de son petit-fils qui avait besoin d’une nounou. Il y avait en effet aussi Pierre Sarkozy et Thierry Herzog, l’avocat de papa (au cas où !) dans l’un des quatre avions de la généreuse République française ! Le président avait proposé à sa mère, qu’il surnomme " Dadou ", diminutif d’Andrée, de l’accompagner pour qu’elle découvre les soldats de l’armée enterrée. " Dadou ", 80 ans, a tout de suite accepté. Connue pour son sens de la repartie, elle a amusé les invités du président par son humour. On est de suite rassuré elle a rentabilisé le coût de son déplacement ! Par contre on ne l’est pas pour Alain Delon.
" Cela fait des semaines que l'on me dit que je suis invité d'honneur du président Sarkozy lors de son voyage en Chine. Sachez que je n'ai besoin de personne pour aller en Chine ",
ENCORE UN DECU ET DES HEUREUX
Il y en a un autre qui a ravalé par anticipation ses ambitions de séjour officiel à l’étranger avant d’être laissé à la maison. Enrico Macias a assuré hier qu'il ne se rendrait pas en Algérie, son pays natal, à l'occasion de la visite d'Etat du président Nicolas Sarkozy du 3 au 5 décembre, estimant qu'il n'était pas le bienvenu dans le pays. " Je ne me rendrai pas dans un pays où je ne serai pas le bienvenu ", a déclaré au quotidien arabophone Ech-Chourok le chanteur pied-noir, qui devait effectuer son premier retour depuis l'exode de 1962, après l'indépendance de l'Algérie. 
Le président " Sarkozy m'a conseillé de patienter ", a-t-il ajouté, en réaffirmant qu'il " se rendrait un jour en Algérie quel qu'en soit le prix ". Il y a probablement bien d’autres complots pour se retrouver dans le sillage du VRP offrant des voyages, des honneurs et des affaires à ses amis ! Il a beaucoup de déceptions. Il y a beaucoup d’ambitions. Il y a pas mal de complots pour rester dans la cour " impériale " en goguette.
Pas moins de 41 chefs d'entreprises, triés sur le volet, ont ainsi participé au voyage présidentiel. Parmi eux, bien évidemment, quelques stars de l'establishment qui ont pu discuter avec Françoise de Panafieu, chef de file UMP aux municipales à Paris, elle aussi invitée présidentielle ! Jean Pierre Raffarin et Serge Dassault comme parlementaires, Patrick Balkany comme ami ont découvert retrouvé Pékin avec Nicolas. La liste mériterait d’être soigneusement examinée car elle est véritablement de la tendance Fouquet’s !
LE SERVICE MINIMUM
Plusieurs associations de défense des droits de l'Homme, interrogées par Nouvelobs.com ont par contre différemment réagi aux propos tenus par le président de la République lors de sa visite officielle en Chine. La Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) regrette des propos trop allusifs. " On attendait plus de fermeté de sa part ", déclare la responsable du bureau Asie, qui rappelle les avancées au minimum insuffisantes de la Chine en matière de droits de l'Homme.
La position d'Amnesty International est moins contrastée. " Le bilan de cette visite est un peu désolant ", déclare la responsable de la coordination Chine, qui s'interroge: " On apprend, par des communiqués de l'Elysée, que le président de la République a abordé les droits de l'Homme, mais dans quelle mesure, sous quelle forme ? ". Elle constate " qu'on s'est abstenu d'intervenir efficacement sur les sujets sensibles des libertés bafouées ". Mais chut, ce n’était pas l’objectif réel de ce périple : il fallait d’abord comme ce fut le cas avec Poutine (élections) et Bush (Irak) rassurer les officiels chinois en leur démontrant qu’ils pouvaient dormir tranquilles pour les JO de Pékin.
Pour le Tibet, il a déclaré qu'il ne souhaitait aucun changement tout en demandant plus d'avantages pour le peuple tibétain. Il a donc effectué le service minimum. Dans son action en Chine, il avait déclaré qu'il s'inscrirait dans la continuité de Jacques Chirac, mais en faisant beaucoup mieux. Il a réussi. Il a signé de plus gros contrats.
Mais sur la question des droits de l'homme, il a été fidèle à son prédécesseur. Son voyage ne sert à rien. Sa décision de ne pas partir avec Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, représente un signal fort. Quand il se rend dans le pays où les droits de l'homme sont le moins respectés, il lui demande de la boucler.
En fait il lui a manqué une bonne dose de bravitude dans certains domaines.
Mais je déblogue…
a en effet commenté l'acteur. Il raconte qu'il a attendu jusqu'à ces derniers jours une confirmation du service de protocole de l'Elysée, en vain.
" Je respecte la décision du président ", a poursuivi Alain Delon, " mais il appartient au staff d'avoir au moins la courtoisie, la politesse, la décence, voire le devoir d'en avertir les intéressés. (…) Il y a là-dedans une telle goujaterie, une telle grossièreté! (…) Il y a, au niveau de la communication du président, une bande de charlots ! Je me sens très humilié par ce mépris ". En voici un déçu du Sarkozysme !
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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans ACTUALITE
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