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LES STATISTIQUES

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 12:14
C’est extrêmement bizarre, plus on approche de l’échéance présidentielle et plus le débat enfle autour de l’école. Il n’y a aucun hasard dans cette prolifération de déclarations de tous bords sur le système éducatif, puisque toutes les études d’opinion tournent autour de son efficacité. Il n’y a jamais eu, dans l’histoire de la République, de rendez-vous électoraux qui ne servent de boutefeux à une guerre latente, endormie et secrète. En allumant tous les détonateurs potentiels les partis de droite savent qu’ils vont faire exploser les clivages séculaires au nom de la liberté de choix…le parangon du libéralisme. Lentement mais sûrement, ils veulent aller vers la " marchandisation " de l’école ! Seulement, ils avancent masqués, à tout petits pas, et ils approchent de leurs objectifs.
De plus en plus considérée comme un produit de consommation avec obligation de résultat,  l’école devient un enjeu présidentiel précieux, car il transgresse le clivage droite-gauche. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal veulent mettre à mal une carte scolaire désuète, car ne correspondant plus à l’aspiration familiale de la réussite absolue pour les enfants ou les jeunes. Aussitôt, bien entendu, les agitateurs professionnels de l’enseignement privé se sont engouffrés dans la faille, profitant de l’ignorance réelle du contexte qui règne en France.
Le terrain a été soigneusement balisé par de Robien et Sarkozy, qui ont installé le principe de l’inégalité scolaire et de l’éducation discriminatoire, au nom du principe du... libre choix, sans provoquer de manifestations d’une Gauche anesthésiée ou grosso modo d’accord avec la démarche. Une circulaire ministérielle avait ainsi déjà mis le feu aux poudres dans les communes. Signée Sarkozy, elle tue la carte scolaire, et donne un sacré coup de pouce à l’enseignement privé.
En effet, jusque-là, seules les communes ayant une école privée sous contrat sur leur territoire étaient tenues par la loi de participer aux frais pédagogiques, en fonction du nombre d’élèves de leur seul territoire et au prorata des efforts consentis pour les écoles publiques. Bien évidemment, comme beaucoup de lois, cette vision purement urbaine supposait qu’une large majorité des enfants scolarisés dans l’établissement privé soient domiciliés sur la ville, et non pas à l’extérieur. Le lobby des parents et des gestionnaires du privé a vite réagi, et n’a eu aucune peine à solliciter un texte découlant de la loi de décentralisation d’août 2004.

CONTRIBUTION OBLIGATOIRE GENERALISEE 
Subrepticement, le gouvernement a donc institué une contribution obligatoire, pour toutes les collectivités ayant un élève inscrit dans une école privée sous contrat, quelle que soit la localisation de cette dernière. Une décision partisane, absolument dramatique pour des communes exsangues pouvant déjà difficilement faire face aux dépenses indispensables au financement de leur groupe scolaire. Elle a d’ailleurs provoqué un large lever de boucliers des Maires, toutes tendances politiques confondues, car ils y ont vu une attaque en règle de l’indépendance de la gestion communale et plus encore une charge financière supplémentaire considérable qu’ils auront du mal à assumer.
Le problème, c’est que sous le fallacieux prétexte de l’équité, cette circulaire vient d’instituer une injustice flagrante, destinée à hâter la privatisation du système éducatif. En effet, à aucun moment n’est présentée aux gens la réalité perverse de cette mesure, détruisant de fait déjà la… carte scolaire et reposant sur l’ignorance absolue des règles de fonctionnement, de cette Education qui n’a plus rien de Nationale. Les incantations à la nécessaire " liberté de choix " masquent une manipulation terrible, destinée à étrangler lentement l’école publique. Or, il faut parfaitement connaître la loi, et ne pas se laisser abuser par les apparences d'un faux débat.

UNE EDUCATION GRATUITE ET LAIQUE
Ainsi, dans l’enseignement primaire, l’inscription scolaire relève du pouvoir du maire. Il doit, d’après les textes, assurer l’accueil de tous les enfants domiciliés sur le territoire communal, dans une école laïque ou dans celle d’une commune voisine, pour laquelle il participerait, par convention, aux frais de fonctionnement. Aucun Maire ne peut s’opposer à cette démarche, qui permet de garantir que chacun recevra une éducation gratuite laïque. Cela, c'est le principe républicain. Aucune famille n’a donc, de fait, le libre choix de son école publique puisqu'elle lui est imposée par la loi de décentralisation. En effet, faute de cette démarche préalable auprès de la mairie, elle ne peut pas présenter son enfant à la directrice ou au directeur pour l’admission, seconde formalité administrative relative à l’enfant lui-même. Le Maire ne peut pas créer de classe supplémentaire, ne peut pas influer sur les moyens mis à sa disposition par l’Education nationale, ne peut pas restreindre les effectifs pour les écoles élémentaires.
La tromperie, c’est qu’à aucun moment, cette obligation légale n’est nécessaire pour inscrire sa progéniture dans une … école privée. Sans rien demander en mairie, les parents se présentent directement auprès de l’établissement et n'ont l'obligation de solliciter l’accord de quiconque. Cette démarche est respectable, mais elle contraindra, à la fin, tous les contribuables à financer ce fameux libre choix des familles. Dans le cas de l'école publique, rien n’est possible sans accord de la Mairie, vérificatrice du bien-fondé de l’inscription alors que, dans l’autre cas, aucune obligation n’existe ! Où se trouve l’égalité républicaine ? Où réside le principe voulant que la puissance publique ne puisse honorer que les engagements qu’elle a elle-même souscrits ? Qui sont les brimés ? Les parents ne demandant rien à personne et imposant le financement de leur choix, ou bien ceux qui se plient aux obligations républicaines ? Comment admettre qu’une école privée puisse accueillir qui elle veut, quand elle le veut, et en étant désormais assurée de bénéficier de fonds publics, réguler ses effectifs à sa convenance, alors que l’école publique, de l’autre coté de la rue, ne peut refuser personne, doit assumer des effectifs imposés, et travailler dans des conditions lui échappant totalement?

LA DOUBLE DEROGATION
Le problème se complique quand, par exemple, une famille de La Sauve sollicite une place dans une école publique de Créon. Il lui faudra une double dérogation : celle du maire de la commune de résidence, qui doit accepter de dédommager Créon des frais de scolarité engagés pour accueillir un enfant ne relevant pas de son territoire. Et ce n’est pas suffisant, il faudra ensuite que le Maire de Créon accorde une dérogation, pour que la directrice ou le directeur puisse admettre l’enfant dans son établissement.
En revanche, si la même famille de La Sauve se rend dans l’école privée de Créon, elle n’a besoin d’aucune dérogation, d'aucune autorisation, au nom de... la liberté. En revanche, la mairie de La Sauve, ni consultée, ni concernée, ni informée de ce choix devra, d’après la dernière circulaire, payer des frais pour cet enfant alors qu’elle a des places disponibles dans son école… C’est une grande première dans la gestion publique : un contribuable peut, par son seul bon vouloir, obliger sa commune à financer son choix!
On va pouvoir ainsi l’appliquer dans beaucoup de domaines, si le Conseil d’Etat, saisi de cette circulaire Sarkozy-De Robien, en confirme la légalité. Il pourra, par exemple, aller à la piscine de son choix et demander que le budget communal finance son entrée, ou aller jouer au football dans le club de son choix et exiger que la Mairie accorde une subvention. Quelle sera la décision d'une ville sollictée par une école islamique sous contrat? Une collectivité est-elle engagée par un choix individuel?
On s’oriente donc vers un financement intercommunal intégral  du système privé, et vers un appauvrissement communal du système public, sans que les citoyens parents et même les enseignants montrent de quelconques signes d’inquiétude. Et ils se laissent séduire par un abandon de la carte scolaire, qui les conduira à leur propre destruction. 

APPLICATION DE LA " PARITE "
Or, en pleine fronde des maires qui refusent de subventionner à parité le public et le privé, Paul Malartre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, a réclamé vivement l’application de la "parité" dans le financement actuel par les communes des enfants scolarisés dans une école privée, sise sur leur territoire, mais sans que ceux-ci y habitent, comme cela a été rendu obligatoire par la loi de décentralisation . "Le financement des 600.000 élèves inscrits dans le privé sur leur commune de résidence n'est pas à la hauteur de celui des enfants du public, La moyenne du forfait communal versé pour un enfant scolarisé dans le privé sous contrat et résidant sur la commune est environ de 440 € par an, avec de grandes disparités allant d'à peine 100 € à 1.000", a-t-il précisé.
Il a comparé avec "la moyenne nationale du financement par les mairies des enfants scolarisés à l'école publique . "On ne demande pas des cadeaux, on demande la parité !", s'est exclamé le responsable de l'enseignement catholique, qui scolarise 19% des élèves.
De fait, les établissements privés peuvent compter sur l'oreille attentive du ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, qui a réitéré, cette année, sa visite à un collège privé d’Yvetot peu après la rentrée, malgré la polémique déjà créée par cette visite l'an passé. De passage dans cet établissement, le ministre a salué "la mission de service public" (sic) remplie par cet établissement. Malgré les apparences, tout le système UMP va faire monter la pression avant les présidentielles, puis surtout au moment des municipales, avec la complicité des rédacteurs de circulaires, pour patiemment mettre en vente le principe de l’école laïque et obligatoire dans l’indifférence générale. L’air du temps est en effet à la liberté de choix, et à la suppression de toute contrainte pour les familles. La République elle-même n’y résistera pas!
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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 07:17
Quand j’étais gamin, une formule prononcée en riant par les adultes, m’intriguait. En permanence en train de les épier, de les observer, je ne comprenais absolument pas les raisons qui leur faisaient résumer l’histoire d’Eve et d’Adam  à une pomme croquée. Pourquoi condensaient-ils cette "aventure", peu contée par l’abbé Langemarie le curé du village, au catéchisme, à l'acte de manger en cachette un fruit  offert par un serpent ? Je n'ai plus, un demi-siècle après, de doute sur cette métaphore...
En effet, j’ai toujours eu un penchant très fort pour l’automne et ses sanglots longs de violons que je ne connaissais pas. Incontestablement, à Sadirac, commune couverte de forêts, c’était la plus exaltante des saisons, la plus excitante, la plus luxuriante. La quête secrète des cèpes mettait tout le village en émoi. Les vendanges lentes et manuelles mobilisaient les espoirs et donnaient enfin de l’air et du bruit aux chais, où dormaient des barriques assoiffées. La rentrée des classes, fixée au 1er octobre, guettait les baroudeurs des sous-bois, mais leur laissait le temps de se rendre utiles dans les fermes, de faire les cueillettes ou les petits travaux quotidiens. Les frondaisons des bois se paraient de couleurs surnaturelles, somptueuses, élégantes. Les cœurs, les sens, les esprits tentaient, par tous les moyens de retarder l’hivernage, de prendre des réserves, pour affronter la probable grisaille de novembre. Le moindre rayon de soleil réchauffait les énergies, éveillait des insectes insouciants, séchait des oignons posés sur une housse élimée de matelas.
Les matins ouatés et frais annonçaient des journées dynamiques, qui contrastaient avec celles longues, parfois ennuyeuses de l’été caniculaire. De tous les hameaux montaient des odeurs familières, prometteuses, envoûtantes, magiques. Dans toutes les conversations, les " grands " n’évoquaient que des exploits de tartarins sympathiques, des signes de chasse fastueuse qu’ils cherchaient dans le ciel, comme les Sioux des rares magazines récupérés dans des poubelles de riches. De partout la vie grouillait, comme s’il lui fallait se presser de se montrer, avant qu’il ne soit trop tard. Je ne souhaitais pas voir finir ce mois de septembre, que j’ai toujours aimé passionnément, et que je continue à croire le plus émouvant de l’année.
JE SUIS TENTE DE TOUT PLAQUER
Chaque année, je me promets de prendre, un jour ou l’autre, le temps de jouir pleinement de ces semaines exaltantes que m’a toujours gâché l’idée saugrenue de concentrer les vacances scolaires sur seulement deux mois. Plus de longues traques solitaires des cèpes, plus de partages joyeux dans les rangs des vignes familiales, plus d’aventures proches, et pourtant dignes des exploits des conquérants les plus glorieux.
Rentrer avec une douzaine de jeunes bolets à tête noire, ou dénicher une grappe géante sur un cep de vigne, me transformaient en Buffalo Bill triomphant, alignant ses bisons. Caresser un lièvre tué par un Nemrod adroit, ou voler une plume à la queue d’un faisan royal meublait mes envies de trophées.
Je vous avoue que, souvent, je suis tenté de tout plaquer pour retourner vers ces histoires naturelles. De temps en temps, une envie de revivre ces sensations enfouies sous la poussière de mes souvenirs, me prend. Je vais donc respirer l’odeur d’un plateau de cèpes sur la marché, ou je participe à une chasse privée, sans jamais tirer le moindre coup de fusil, comme ces gens qui ont besoin d’oxygène pour se régénérer. Souvent j'étouffe...
Pourtant, il ne me reste véritablement de ces mois de septembre d’antan qu’une seule passion, qu’un seul repère fort : les pommes ! Je ne peux pas me séparer d’elles, et elles m’accompagnent chaque jour comme pour me permettre des fulgurances automnales. Aucune ne se ressemble, pour un amateur avisé. D’ailleurs, il n’y a pas pire calamité qu’une golden aseptisée, standardisée, calibrée. Le scandale de la pomme artificiellement saine n’a jamais éclaté, car le profit qu'elle génère étouffe le bruit des révoltés dont je suis. De grâce, lectrices et lecteurs, refusez ce qui demeure le pire affront que l’on puisse faire à la nature : celui qui consiste à refuser l’un de ses fruits, au prétexte qu’elle ne lui a pas donné la perfection commerciale.
UNE POMME VÊTUE DE SA SIMPLICITE
Une pomme vêtue de sa simplicité vaut bien, en effet, tous les plaisirs sophistiqués. Je n’en connais pas une, mais des dizaines, dont les charmes sont différents. Pas une semaine sans que je goûte à une variété particulière, car je ne supporte pas de refuser la diversité extraordinaire que l’on trouve sur le marché. Septembre ouvre une caverne d’Ali Baba, avec des trésors pour papilles. Et ce, depuis la nuit des temps, puisque le pommier est certes apparu un peu plus tard qu’Adam et Eve, mais au minimum il y a quatre-vingt millions d’années !
Il en existe désormais des milliers de variétés, alors que les Grecs n’en répertoriaient que… 6 et les Romains … 30. Au XIX° siècle, officiellement, en France, on était passé à 527 ce qui donne une idée exacte des croisements dont la pomme a été l’objet. On l’a façonnée, adaptée, améliorée, mais on n’a pas profondément changé sa structure. Elle ne se différencie pas seulement par son apparence, mais surtout par son goût. Malheur à celui qui prétendrait que la Golden du supermarché lui tient lieu de référence. C’est la pire de toutes, car elle n’a justement aucune saveur. Bien évidemment, c’est celle que je ne supporte pas, avec la Canada, trop farineuse. Je n’aime que les pommes qui se méritent, qui résistent à la morsure car, prendre un fruit et le dévorer au trognon à belles dents, constitue un acte de liberté sans pareil. Quand je passe, à n’importe quelle heure, à côté du compotier, je ne résiste pas à la… tentation. Je m’offre une victime expiatoire, permettant je ne sais trop pourquoi, de me réconcilier avec l’air d’un temps plus ou moins " ensoleillé ".
TENDRE LA MAIN POUR SUCCOMBER
Les rouges Reine des Reinettes, les jaunes Sainte Germaine, les nerveuses Chanteclerc, les robustes Reinettes du Canada, éclipsent, sans aucune discussion, tous les autres nouveaux " produits " de la société de consommation. Il suffit de tendre la main vers elles pour succomber. Surtout, quel qu’en soit le prix, il ne serait pas raisonnable de les peler ou de les partager. N’en déplaise aux préceptes de Nadine de Rothschild, le couteau à éplucher est à la pomme ce que le cure dent est à la poule. Il faut croquer, sans complexe, à pleines dents, sans souci de l’heure et du lieu, pour apprécier véritablement le plaisir unique du fruit défendu. D’ailleurs, je n’ai jamais mangé de pommes meilleures que celles que j’ai pu ramasser dans le pré du voisin, ou en passant le long d’un chemin. Je ne supporte pas de les voir dans l’herbe, abandonnées, méprisées, oubliées, par une époque qui ne sait pas qu’antérieurement on les posait délicatement, dans le chai, sur un vieux drap, pour qu’elles attendent des moments où elles apporteraient, dans la cuisine, en plus de leur splendide odeur dans leur lieu de stockage, une goutte chaude d’automne dans l’eau froide de l’hiver.
Je comprends mieux maintenant, en vieillissant, que la simplicité devient, à notre époque, un luxe, que la sincérité est les plus précieux des biens. Une vraie tarte aux pommes suffit à mon bonheur, et je me laisse aller parfois à en préparer pour les autres. Et une tarte Tatin réussie (ce n'est pas facile) me comble. Je suis exigeant, car la qualité des fruits utilisés ne peut éclipser le reste. Ce sont eux qui comptent, et eux seuls.
Une tarte aux Golden (oui je sais, je fais une fixation raciste) ne rime à rien. En revanche, je vous conseille d'utiliser une reine des reinettes ou une reinette du Canada avec, pour parfumer, une petite lichette de Calvados, et si vous voulez y ajouter de la compote, surtout faites-là avec les mêmes pommes que celles que vous disposerez sur la fond de tarte… Et, savourez, car dans le monde actuel, ce qui est franc comme une pomme devient rare !
Les "Golden" occupent, par exemple, le devant des rayons dans les supermarchés de la ville en séduisant la clientèle par leur seule apparence. Malheureusement, ce n'est qu'après y avoir goûté que l'on s'aperçoit qu'elles sont insipides, et sans intérêt réel. Retenez donc, chaque jour,  en croquant la pomme, cette leçon de choses, et prêtez le fameux serment du jeu de "pomme" qui vous fera résister à tout ce qui ne porte pas les couleurs de l'automne ! Le printemps 2007 risque d'être frais !
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19 septembre 2006 2 19 /09 /septembre /2006 07:17
La question revient sans arrêt dans les conversations détendues que je peux avoir avec des amis. Ils s’inquiètent, toutes et tous, de savoir quelle mouche du sommeil a pu me piquer. Ils veulent absolument deviner comment j’ai pu sombrer dans une dépression pareille. En effet, je n’appartiens pas à la cohorte joyeuse des adhérents du Parti Socialiste se prononçant sur l’apparence des femmes et des hommes, mais plus prosaïquement sur des critères beaucoup plus idéologiques. Le jeu actuel c’est de tenter, par tous les moyens, de séduire avant de convaincre, et je constate que nombre de mes proches se laissent aisément attirer par cette attitude marketing. Ils préfèrent, en effet, la facilité d’un espoir factice à une réflexion plus exigeante sur la réalité. Et chaque fois, je me rapproche d’une certitude : le recul donné par l’histoire est le seul outil qui permet de résister à la tentation médiatique.
 Malheureusement, notre société frappée du jeunisme triomphant, ne tient plus compte du fait que la valeur puisse attendre le nombre des années. Dans le milieu du travail, on pousse vers la sortie, par des incitations financières, des quinquagénaires n’ayant pas encore tourné la page de leur décennie charnière. Dans celui du sport, on devient vieux à tout juste plus de 30 ans, et l’on prépare sans cesse des relèves juvéniles. Etre branché suffit à ouvrir des portes. Etre " has been " ne permet que de multiplier les tournées d’adieux.
L’apologie de la consommation conduit à un besoin constant de renouvellement des femmes et des hommes de pouvoir. Ils sont vidés rapidement de la substantifique moelle faisant leur originalité, pour être jetés aux orties de la notoriété. On passe à autre chose avec le sentiment qu’il faut du neuf et que l’échec ne repose que sur l’usure du temps. Il sera de plus en plus difficile d’accomplir une carrière gagnante qui dure, car le poids des ans rend inévitablement suspect, et surtout prédisposé à la mise au rencard. Il n’y a qu’en Afrique que le principe du " conseil des sages " fonctionne réellement car, chez nous, on a inventé... les conseils d’enfants… dont on sait que, parfois, ils tournent à la singerie de la comédie politique. On effectue rapidement un parrallèle avec d'autres aspects de l'Histoire.
Au sein du Parti socialiste, il semble en effet se rejouer la fameuse querelle des anciens et des modernes dont on sait qu’elle a enflammé le XVII° siècle. L’opposition entre tradition et modernité est une constante dans l'histoire de la littérature moderne, elle l’est aussi de plus en plus dans la politique, depuis l’arrivée sur la scène, aux USA, d’un certain John Fitzgerald Kennedy, et l’installation à l’Elysée de Valéry Giscard d’Estaing.

OPPOSITION ENTRE IMITATION ET INNOVATION
Bien qu’il y ait eu, en apparence, dans la querelle littéraire des anciens et des modernes, deux camps idéologiquement bien tranchés, il s’agissait surtout de rivalités de personnes, et de cabales entre coteries, ce qui explique peut-être l’âpreté de la lutte. Néanmoins, quelques grands problèmes ont été abordés. Par exemple l’opposition entre imitation, échappant aux modes éphémères, et innovation, tenant compte de l’évolution du monde.
Elle pose surtout la question du progrès en art. Il est impossible pour les Anciens ("Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis mille ans qu’il y a des hommes, et qui pensent", La Bruyère), mais nécessaire pour les Modernes ("Le temps a découvert plusieurs secrets dans les arts, qui, joints à ceux que les Anciens nous ont laissé, les ont rendus plus accomplis" Charles Perrault). Ce duel féroce a laissé des traces terribles, car il a brisé des carrières et des vies, mais il a aussi, c’est vrai, permis de préparer, d’un certaine manière, la Révolution qui arrivera plus d’un siècle après.
Les conséquences ne sont donc pas négligeables. La remise en cause des modèles du passé ébranle les notions de tradition et d’autorité, et cela plait aux gens installés qui y voient un signe de force morale louable.
Le goût classique ne peut plus imposer son esthétique, qui puise dans " l’Antiquité ", et l’esprit critique, qui résulte de l’affrontement, va s’imposer. La querelle des Anciens et des Modernes annonce ainsi la philosophie des Lumières, mais elle oblige à constater que les œuvres qui ont survécu ne sont pas toujours celles qui ont été, à leur époque, le fruit de la modernité.
Ainsi, avouer au parti socialiste que vous avez plus de 30 ans de militantisme avéré et que vous y puisez votre idéologie, c’est un peu " s’autofossiliser ". Il vaut mieux affirmer sa présence récente, avec un enthousiasme communicatif né dans un besoin soudain de participer au combat honorable des novateurs, face aux conservateurs. Le mal est irrémédiable : toute fidélité à des principes basiques (laïcité, solidarité, égalité, fraternité, lucidité, efficacité…) devient inexorablement suspecte. Elle relève, selon les modernistes, de cette volonté à préserver des acquis ou d'un manque de sincérité patent.

LE REMORD VIVANT
Justement, plus un homme va à l’encontre de son intérêt, plus il doute du chemin qu’il emprunte, plus il tient bon dans la tempête, plus ses convictions vont dans le sens opposé à sa carrière et plus il devient moderne, dans un contexte où tout le monde s’évertue à faire le contraire. Pour l’instant, les gens de cette envergure sont rares. Très rares. Trop rares. Le seul que je respecte dans la vie politique ,à cet égard, c’est Pierre Mendés France. Il n’a jamais cédé à l’opinion dominante. Et lui, qui aurait pu avoir une carrière infiniment plus glorieuse que celle qu’il a eue, a toujours été le remord vivant de celles et ceux qui avaient oublié des " valeurs dépassées " pour envisager de sauver leur avenir. Jamais Mendés n’a pu devenir populaire au sein de ce qui était le parti radical d’antan. On ne lui rendra justice que bien plus tard (et encore…) en reconnaissant qu’il avait eu raison avant les autres, mais qu’il n’avait pas su, malgré ses causeries radiophoniques, convaincre les militants !
Ainsi "C’est le droit des prolétaires, c’est le droit des opprimés, de lire dans notre conscience et dans notre vie comme dans un livre ouvert, disait Jaurès. Et quand le prolétariat connaîtra à fond tous les militants, il verra qu’il ne doit jamais s’abandonner complètement à aucun homme. Tous, quel que soit notre bon vouloir, nous pouvons un jour ou l’autre trébucher ou errer". (…). Existe-t-il une phrase plus actuelle que celle-ci extraite de la République moderne. Je sais que j’appartiens à "l’Antiquité" puisque je n’ai pas rejoint le PS par Internet. Je sais que mon discours ne séduira pas nécessairement les foules. Je sais que je n’ai pas été majoritaire dans mes trente premières années de militantisme politique car je respectais les principes mendésistes qui voulaient que l’archaïsme repose dans la facilité jamais dans l’exigence morale.

VOLONTES PRECISES,OBJECTIFS DETERMINES, CONTRATS CLAIRS
" …Que le pays les juge aussi avec rigueur, qu’il fasse demain de meilleurs choix, je le souhaite de tout mon patriotisme. Mais toutes ses décisions doivent d’abord être fondées sur des volontés précises, sur des objectifs déterminés, sur des contrats clairs. Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale ou de son charme télégénique), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à une évolution que toute l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès." Pourquoi dans les sections du PS ne remet-on pas cet autre extrait de la "République moderne" de Mendés écrite en… 1962 !
Laurent Fabius risque bien d’être le Mendés de ce début de XXI° siècle. Je n’ai cru en lui que le jour où je l’ai vu personnellement et directement douter de lui, de ce qu’il avait fait, de ce qu’il avait été, de ce qu’il devait faire. J’ai commencé à avoir confiance, quand j’ai eu la surprise de l’entendre me demander qu’elle serait ma priorité si j’avais un jour son pouvoir. J’ai accepté de le suivre quand il a pris une direction qui ne pouvait lui valoir que l’échec. Lui qui apparaissait sûr de son intelligence, de son savoir, de ses capacités, de son passé aura eu à mes yeux le mérite de ne plus avoir de certitudes, ce qui lui a permis de revenir à l’essentiel : se rester fidèle, quel qu’en soit le prix ! Certes ce n’est guère rassurant, quand on rêve d’idole portée par l’opinion dominante
Mendès-France aurait aimé le modernisme de cette conception de la politique mais aurait probablement confié à Fabius que l’on ne sort jamais indemne de tels combats. On n'y acquiert que l'estime, mais pas la victoire !
Mais je déblogue…
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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 07:32
Les mots ont tous leur charme, et j’ai remarqué que l’on devient vite familier avec certains d’entre eux selon les époques. Il en est que l’on caresse, et d’autres que l’on repousse, en croyant que l’on va finir par s’en faire des amis ou éviter de s’en faire des ennemis. En ce qui me concerne, j’adore ceux qui ont plusieurs facettes et s’adaptent ainsi à divers contextes. Tenez prenez par exemple le mot " bulle ". Léger, transparent, onirique il porte aux rêves éphémères et surtout à la création facile, qui met du soleil dans les yeux des enfants. Je me souviens avoir parfois tenté de doser de l’eau et du savon de Marseille pour, avec une paille de blé, tenter de faire naître une bulle géante, partant dans l’air en se dandinant pour exploser au contact des dures réalités. Le bonheur simple accompagnait ces moments de magie créative.
Il existe aussi les fameuses " bulles " papales en plomb, dont on sait qu’elles doivent officialiser par leur apposition au bas d’une texte les lignes morales applicables, selon l’église catholique, à la société. Elles sont signées " NN. Episcopus Ecclesia Catholicæ " (" NN. Évêque de l'Église catholique "), alors qu'elles débutent par l'appellation " NN. Episcopus Servus Servorum Dei " (" NN. Évêque serviteur des serviteurs de Dieu "), ce dernier titre, datant du pape Grégoire 1er, en renforce l'autorité, mais ne leur ôte pas leur mystère. Cette signification désuète illustre pourtant la propension à croire que toute affirmation péremptoire a souvent constitué une vérité incontestable. Il suffit de promulguer une idée, de la présenter en audience publique, de lui mettre le sceau de la nouveauté, pour qu’elle provoque l’extase des fidèles. Les mécréants "non coyants" sont alors pointés du doigt, comme étant incapables de comprendre l’intérêt d’un texte estampillé par la "bulle des papes des principes". 
Ces deux aspects d’un même mot, celui du rêve et celui de la contrainte, n’ont peut-être jamais été autant d’actualité. En effet, les bulles se multiplient dans tous les domaines, et elles ne finissent pas toutes par être " coincées ", par se retrouver sur une planche de bande dessinée, par qualifier un papier, demeurer éternellement enfermées dans du verre ou finir sur un carnet de notes.

UNE PREMIERE BULLE SPECULATIVE
On a ainsi parlé de la bulle économique des nouvelles technologies. Elle a flotté dans les airs pour finir par exploser, laissant un vide financier colossal pour celles et ceux qui avaient spéculé. La bulle NTIC ne fut en effet qu’une première bulle spéculative, qui a affecté les " valeurs technologiques ", c'est-à-dire celles des secteurs liés à l'informatique et aux télécommunications, sur les marchés boursiers, à la fin du siècle précédent. Son apogée a été atteinte en mars 2000.
La bulle Internet proprement dite, lui a succédé, et a correspondu à une seconde phase, amorcée après 2000, et était avant tout une spéculation fondée sur la potentialité (et non la réalité) de croissance des nouvelles entreprises, liées au développement du réseau. Le succès de l'€, et du passage à l'an 2000, ont entraîné une forte confiance dans les potentialités de l'informatique, et les technologies internet (http, serveurs d'application, ...) arrivant à maturité, ont drainé les investissements. Au final, les technologies ont effectivement répondu présentes, mais l'offre d'un business adapté n'a pas été inventée à temps dans beaucoup de cas (banque, assurance en particulier) : la bulle a fini par éclater… Car le propre des bulles c’est justement de finir, tôt ou tard, par éclater.
Tout le monde constate qu’il y en a une autre, actuellement en cours, qui touche à l’immobilier. Elle enfle démesurément grâce à la raréfaction du foncier et l’augmentation des besoins. Les agences, qui profitent de sa progression, se multiplient, et les hebdos effectuent des prédictions plus ou moins alarmistes sur les dangers d’une implosion désastreuse. Mais le milieu économique s’accommode fort bien de ce nouveau rêve de profit, et les "faiseurs de bulles" s’en donnent à cœur–joie, grâce à la loi De Robien sur la défiscalisation de la construction de logements.

UNE POCHE SPHERIQUE REMPLIE D’AIR
Quand on souffle de l’air dans le rond trempé dans l’eau savonneuse, vous avez pu constater que l’on ne réussit pas souvent à créer une énorme bulle, car elle se détruit avant même son envol, malgré tous les soins qu’on lui accorde. Depuis quelques mois, les maîtres du jeu médiatique viennent à leur tour de fabriquer, pour séduire leur lectorat, leur auditoire, ou leurs spectateurs et se faire plaisir " une poche sphérique remplie d’air qui se forme à partir d’un liquide que l’on agite ". Il faut donc, pour constituer la bulle idéale, d’abord posséder les contenants adaptés, trouver ensuite des spécialistes du dosage des produits présents sur le marché, enfin dénicher des " souffleurs " expérimentés.
Après la bulle des nouvelles technologies, celle d’Internet, celle de l’immobilier on découvre alors, tout à coup, une création, totalement artificielle, qui tente de capter durablement l’attention du plus grand nombre : "la bulle politique". Vous l’avez, en effet, certainement vécu, ce moment où tous les yeux sont braqués sur vous quand vous essayez d’expédier, dans le vent, une superbe boule irisée qui vous vaudra l’admiration générale. La bulle "médiatico-politique", car il s’agit d’elle, peut concerner un lieu, une personne ou un événement. Elle occupe l’espace durant une durée plus ou moins longue et cherche à retenir l’attention du plus grand nombre. La nôtre concerne les présidentielles, et a la particularité rare de se constituer de deux bulles jumelles que l'on fait gonfler ensemble.
Il faut, bien évidemment, savoir l’entretenir. Elle ne se maintient en état sur son support nourricier, sans partir d’elle-même, que grâce à des " insufflations " savamment dosées et distillées. Il ne s’agit surtout pas de trop lui apporter d’un coup, mais de la faire enfler de temps en temps. Cette bulle repose en effet sur l’apparence de l’air frais et de la nouveauté du procédé. Elle ne doit pas s’envoler trop tôt, car elle risque fort de se heurter rapidement à un mur, à un obstacle ou à une autre bulle, et alors elle n’appartiendra plus qu’aux souvenirs. Totalement dépendante de l’adresse de ses " inventeurs " la "bulle politique" se " dégonfle " dès qu’elle est confrontée à un milieu hostile. Le plus difficile demeure donc incontestablement de la faire durer, car on sait pertinemment que toutes les bulles sont fragiles. Même celles en chewing-gum finissent parfois, par trop d’ambition, par éclater au visage de leurs créateur.

L’USURE DU TEMPS
Le problème des bulles, c’est qu’elles n’ont pas une grande originalité sur le fond et dans la forme. Les médias ayant besoin en permanence d’inédit, de sensationnel pour donner à consommer à un public vite désabusé, risquent bel et bien de faire éclater leur montage artificiel. En lançant leur production trop tôt, les " amuseurs " risquent de le lasser. Je crains que, comme toutes les autres, la bulle médiatico-politique ne résiste pas à l’usure du temps.
En préfabriquant, en permanence, celle qui tourne autour de l’élection présidentielle, les grands médias préparent peut-être encore une fois, la perte de leur crédibilité. qui vaut partiellement aux journaux leurs difficultés présentes. Lors du dernier référendum sur le Traité constitutionnel européen, ils avaient tellement " gonflé " le Oui qu’il a fini par exploser. Là encore, ils vont au devant d’une désillusion, car le bon sens populaire ne se traduit pas dans les sondages. Il ressemble à une épingle acérée, impossible à détecter, dissimulée dans les " meules " ordinaires des intuitions, qui provoque des dégâts sur les plus belles créations intellectuelles. A force de trop vouloir prouver que ses bulles sont les plus belles, on finit par ne plus être pris au sérieux.
Il n’y a aucune bulle qui tienne suffisamment pour meubler des semaines et des semaines d’attente. Le matériau lui-même finit par s’évaporer. La moindre brise contraire perturbe l’envol. La confrontation ne convient pas à l’illusion de créer un monde protégé. Tôt ou tard l’éclatement interviendra. Au profit de qui ? Quand arrivera-t-il ? Ce sont les seules véritables questions à se poser, car pour le reste, c’est écrit d’avance. Regardez-bien sur votre extrême-droite : le tueur de bulles attend dans l'ombre !
Mais je déblogue… 
 
JE VOUS AVAIS PREVENUS ET POURTANT VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU...

EXCLUSIF...EXCLUSIF... EXCLUSIF... EXCLUSIF... EXCLUSIF... EXCLUSIF...

Voici un message ultra confidentiel d'aujourd'hui que je me contente de reproduire tel quel et qui vous prouvera que la bulle médiatique est entièrement artificielle, car elle correspond à des actions très ciblées en direction des grands médias. Ce message est en effet l'illustration parfaite de l'art et la manière de gonfler la bulle ou de dégonfler celle des... autres :

De : Segoblog@googlegroups.com [mailto:Segoblog@googlegroups.com] De la part de Benoit S....
Envoyé : lundi 18 septembre 2006 13:59
À : Segoblog@googlegroups.com; netveille-dda@googlegroups.com; Les mods
Objet : [ALERTE VEILLE INTERNET] Forum de Libération assailli de messages anti-Ségolène

 

 

 

Bonjour tous,

Le forum de Libération est assailli de commentaires anti-S...... Il faudrait que la tendance s'inverse comme nous avons réussi à le faire la semaine passée sur le blog de Jean Quatremer.

Pour ceux qui en ont le temps, n'hésitez pas à aller sur :

http://www.liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?rubId=14&docId=204832&s2=3&pp=politiques%3A%3AQ%3A%3AG%3A%3A_Segolene_Royal_incarne_une_fo&next=

Et de poster avec des pseudos différents de ceux que vous utilisez dans vos relations avec désirs d'avenir des messages "plus favorables" sans paraitre pour autant plus militants.

Sur le long terme, nous constituons une petite "task force " d'internautes disponibles pour ce genre d'actions, ponctuelles. Ceux qui sont intéressés pour recevoir ces alertes, merci de me faire un retour de mail sur ben...2007@gmail.com

Bon courage et merci !

Benoît

ps : ATTENTION CE MESSAGE NE DOIT PAS CIRCULER DU TOUT. CES ACTION DOIVENT SE FAIRE EN TOUT CONFIDENTIALITE .

Benoît S.... 

 

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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 09:11
Ce jour, à 14 heures, en compagnie du chanteur Graeme Allwright et quelques autres personnalités je participerai à un débat (entrée gratuite) au Chat Huant, une salle de spectacle sympathique proche de Créon, sur le thème angoissant : " Peut-on et doit-on changer les paroles de la Marseillaise ? ". J’avoue être stressé par cette participation à une confrontation beaucoup mois anodine qu’on pourrait le croire. Quand on s’attaque aux symboles ou qu’on les soutient, on a en effet tout à perdre. D’abord, parce qu’il est impossible de ne pas tomber, dans une situation comme dans l'autre, dans l’affectif, beaucoup plus que dans le domaine de la raison. Comme pour les idoles, on hésite à mettre bas les symboles, sauf à faire la révolution et à en subir les conséquences. Et par les temps qui courent, la révolution n’est plus guère tendance… Il faut donc aborder un symbole séculaire avec prudence.
Ensuite, il faut bien avouer que le nationalisme rampant met à mal les convictions pacifistes, ou au moins altermondialistes. On n’a jamais autant chanté dans les stades, les hymnes nationaux, et j’ai même eu la surprise de constater que des républicains forcenés, en pleine Coupe du Monde, avaient escaladé la façade de la mairie pour voler l’immense drapeau tricolore qui flottait de temps en temps au vent des victoires. C'est dire si le patriotisme sportif est en vogue!
Enfin, j’ai encore en mémoire le scandale que fit l’inénarrable Gainsbourg en touchant seulement à la mélodie de La Marseillaise… Bigeard et ses paras, les anciens combattants de tous bords, le chahutèrent et jurèrent de le poursuivre sur toutes les scènes de France, jugeant qu’il piétinait leur honneur et celui de la République. C’est tout juste si celui qui ne se voulait " qu’un fumeur de havane ", ne fut pas brûlé en place publique. Or me voici, moi, porteur d’écharpe tricolore, invité à aller publiquement me prononcer sur " les enfants de la Patrie " et, après le repas, à aller renoncer à abreuver les sillons républicains " d’un sang impur "…
En fait, je suis très mal à l’aise pour juger un texte qui me dérange, à notre époque, et qui pour autant ne me choque pas, si on le remet dans son contexte historique. Quelle est la vitesse de mort des mots ? Doit-on les condamner pour ce qu’ils sont ou pour ce qu’ils ont été ? Peut-on, sans risque, briser les repères qu’ils induisent pour leur substituer des concepts différents mais moins mobilisateurs ? Les chants ne sont-ils pas souvent que des éléments fédérateurs, destinés à masquer les différences ou au moins à les mettre en synergie ? La Marseillaise, (on se souvient quel tollé soulevèrent les sifflets qui l’accueillirent pour un France-Algérie de football au stade de France) serait donc pour Graeme Allwright, respectable chanteur, à bouleverser totalement.... Revenons donc d'abord un instant sur le passé.

CETTE CHANSON NE PRETE A AUCUNE AMBIGUITE
Il est vrai que l’histoire de cette chanson ne prête à aucune ambiguïté. Suite à la déclaration de guerre à l'empereur d'Autriche, le 20 avril 1792, et plus tard au roi de Prusse, Rouget de Lisle est en garnison à Strasbourg. Il fait partie du bataillon (ça ne s’invente pas !) nommé "Les enfants de la Patrie". Le 25 avril 1792, Frédéric de Dietrich, maire de la ville de Strasbourg, organise une fête patriotique à laquelle participe Rouget de Lisle, poète et violoniste amateur, connu localement pour son " Hymne à la liberté ". Durant cette soirée, monsieur et madame Dietrich, ainsi que les généraux de l'armée du Rhin, lui demandent de réaliser un " chant de guerre " (et c'est important) pour encourager les troupes. Alors, le capitaine Rouget de Lisle regagne son domicile, rue de la Mésange...
Lors de cette nuit, il compose le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin". Il a écrit six couplets, et composé la musique sur son violon. Rouget de Lisle s'est inspiré d'une affiche des Amis de la Constitution, diffusée dans Strasbourg le 25 avril. Cette affiche commençait par ces paroles : "Aux armes citoyens ! L'étendard de la guerre est déployé : le signal est donné. Aux armes !.."
Le lendemain, Rouget de Lisle va à la rencontre du maire qu'il retrouve dans son jardin. Après être retourné dans sa demeure, Dietrich joue alors sur son clavecin cette musique et la juge excellente. En conséquence, il fait venir les généraux et ses amis qui étaient présents la veille, pour écouter ce chant. Et, le Chant de Guerre fut chanté pour la première fois, par Rouget de Lisle, dans le salon du maire Dietrich, avec un accompagnement de clavecin joué par Madame Dietrich.
Puis, cet hymne se répand dans les réunions des officiers de la garnison. Le 29 avril 1792, ce Chant de Guerre fut interprété publiquement à Strasbourg par la musique de la Garde Nationale devant huit bataillons. Le bataillon de Rhône et Loire, qui doit aller monter la garde à la frontière, prend part à la parade du jour, et défile sur la promenade de Broglie au son de cette musique. Les soldats de ce bataillon sont à la fois émerveillés et stimulés.
Grâce aux officiers de passage, et à des soldats de la garnison de Strasbourg allant vers d'autres frontières ou garnisons et des voyageurs de commerce, le Chant de Guerre sera chanté à Lyon, Montpellier et dans toute la France. Ce chant sera répandu partout... et deviendra hymne national, le 14 juillet 1795. Il fut probablement le premier " tube " populaire de l’Histoire de France, jusque là sans " musique " fédératrice. Cette valeur ne tient pas aux paroles, mais au concept même de solidarité, inspiré par la reconnaissance d’un objectif commun : la préservation du territoire national naissant ou constitué.

AVEC LES MOTS DE LA GUERRE
Issue de la guerre, La Marseillaise a été bâtie avec les mots de la guerre. Ils recèlent les exagérations de la guerre. Ils sentent la poudre, le bruit, la fureur, le sang et les larmes, ce que nul ne saurait contester comme étant les dures réalités des conflits. En exaltant le sacrifice, la Marseillaise n’est plus d’époque. En présentant ses paroles comme des éléments de l’unité nationale, on masque désormais totalement la véritable diversité sociale de la France.  Chanter ou ne pas chanter La Marseillaise devient un acte militant, jugé comme pro ou anti Français. Plus de péril extérieur, plus d’agression, mais en revanche un rude danger d’implosion, en stigmatisant un ennemi potentiel interne. Peu importe alors le " flacon des mots" pourvu que l’on ait " l’ivresse " d’une éphémère solidarité qu'il procure.
Je suis certain que des femmes, des hommes, des jeunes, des moins jeunes qui hurlent " Aux armes citoyens, formez vos bataillons… " n’ont aucune conscience de la portée exacte de leurs exhortations. Ne serait-ce que parce que beaucoup d’entre eux ne manieront pas les armes, ou seront incorporés dans un bataillon, en raison de la suppression du service militaire devenu national. Ils n’ont pas la même appréhension des mots que l’ont forcément eue, au cours des 150 années qui suivirent la Révolution, des générations " d’enfants de la Patrie ". Les "Marseillaise" des stades et celles des Monuments aux Morts ne sont déjà plus les mêmes, car elles ne portent plus la même idéntité de la France.

NE PAS FAIRE UNE FIXATION SUR LES PAROLES
On ne doit donc pas faire une fixation sur les paroles. La seule chose dont on doit se préoccuper, c’est de savoir si, avec un nouveau texte comme celui que propose Graeme Allwright, les gens auront plus ou moins envie de chanter solidairement la Marseillaise. Et je crois que seule une citoyenneté beaucoup plus forte, une honte atténuée de montrer publiquement son attachement à son pays, pourraient modifier, par exemple, le comportement de ces sportifs français que l’on voit bredouiller un texte inconnu. Peu importe les paroles!
Alors, pourquoi ne pas accomplir une véritable Révolution culturelle en proposant de rompre avec l’Histoire, et en adoptant ce chant plus pacifique, en gardant pour les autres couplets, ceux de la tradition. Allez essayez de chanter après moi et dites moi ce que vous en pensez :
Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé
L'étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L'amitié, la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons,
Amis, solidaires
Marchons vers la lumière.
Demain, on verra bien qui, du " sang impur " ou des " amis solidaires ", sortiront vainqueurs du combat entre la tradition et la révolution qui se déroulera au Chat-Huant. Un débat royal.
Mais je déblogue…
JE VOUS AVAIS PREVENUS ET POURTANT VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU...
 
Surtout ne manquez pas ce dimanche 17 septembre l'exceptionnelle chronique de Jean claude Guillebaud dans SUD OUEST DIMANCHE et relisez après  ma chronique antérieure de L'AUTRE QUOTIDIEN intitulée "Taisez vous Elkabach!".
Diffusez ce texte de Guillebaud qui réconcilie avec le véritable journalisme!
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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 13:24
Non seulement la Côte d’Ivoire se meurt en raison de la grave crise ethnique qui la traverse, mais elle se noie désormais dans une sombre affaire de déchets. Un peu comme si la misère d’un pays augmentait ses chances de recevoir encore plus de misères. Dirigé par un chef d’Etat guidé par des pasteurs nord-américains à la solde du clan Bush, sans aucune fiabilité dans ses engagements, et surtout avec une économie en perdition, il fut pourtant l'un des plus développés d’Afrique occidentale. Il rassemble désormais tous les travers de l’évolution de la planète. Nous aurions intérêt à bien étudier son évolution afin de comprendre ce qui, peut-être, nous attend. Mais qui s’intéresse réellement à ce qu’il se passe à Abidjan ?
Sait-on par exemple que prières, Dieu, prédestination..., thèmes religieux par excellence, figurent également dans tous les actes du président ivoirien Laurent Gbagbo et de sa femme, Simone Ehivet. Repas, meetings, conférences de presse du chef de l’Etat ivoirien sont désormais précédés par des incantations religieuses. Normal quand on sait que Gbagbo professe partout qu’il a toujours été un bon chrétien, mais surtout, c’est connu, qu’il ne se sépare plus de celui que l’on considère à Abidjan comme son principal conseiller spirituel  : le pasteur Moïse Koré, patron de l’Eglise Shekinah Glory Ministeries (ministère de la Gloire de Dieu)…Une triste réalité !

LES MATIERES PREMIERES
D’abord, du temps de l’opulence  liée au cacao, la Côte d’Ivoire possédait l’une des économies les plus prospères d'Afrique, bien que fragile car basée sur l'exportation de matières premières. Cependant, depuis le début de la présidence Laurent Gbagbo, et surtout depuis la guerre civile, son PIB a régressé : -2,5 % en 2000, stable en 2001, -1,6 % en 2002 et -5 % en 2003… Et ça s’accélère. En fait, c’est l’effondrement des cours mondiaux des produits agricoles qui a généré rapidement les difficultés politiques.
Ce secteur d’activité, impossible à mécaniser, employait une main d’œuvre importante dans de grandes plantations appartenant à des entreprises avides de profits. Ce pays reste aujourd’hui, malgré la grave crise qui l’accable, le premier producteur mondial de cacao (1,2 million de tonnes), le troisième de noix de coco et le cinquième de café(200 000 t), surtout du robusta. Les autres productions importantes pour l'exportation sont l'huile de palme, le coton, le caoutchouc, les bananes et les ananas. Pendant la guerre, les affaires continuent afin que nous ayons nos tablettes de chocolat dans les gondoles des supermarchés aux prix le plus bas.

SUPPLANTEE PAR L’AMERICAIN PHILBRO
Bien que l'économie du pays soit encore en grande partie tenue par les investissements français, ceux-ci sont beaucoup moins importants que ce que l'on pourrait croire : 3,5 milliards d'€. Ils ont, en fait, beaucoup diminué depuis que la Sucden qui fut omniprésente sur tous les fronts s'est fait supplanter par l’Américain Philbro pour le contrôle des matières premières de Côte d'Ivoire. Le nombre d'expatriés français est ainsi passé de 50 000 à 16 000 des années 80 aux débuts des années 2000. C'est ainsi que la France n'est plus que le deuxième fournisseur de la Côte d'Ivoire, derrière le Nigeria (26 et 20 % des importations ivoiriennes), et si elle demeure le premier client, elle n'absorbe plus que 14 % des exportations ivoiriennes. Encore une fois, la course aux matières premières et un système ultra-libéral, imposé par l'OMC, aura déchaîné des affrontements internes au pays. Qui les contrôle fait la loi du marché !
Comme toutes ces activités agricoles n’étaient possibles qu’avec un fort apport de main d’œuvre extérieure, on a fini par trouver sur le territoire ivoirien beaucoup de travailleurs burkinabés, avec lesquels, du temps antérieur à la Haute Volta, il n’y avait aucune différence. Tous transgressent les frontières, avec des animosités de clans ancestrales. Les Baooulés, historiquement fournisseurs d’esclaves, commerçants, propriétaires terriens, hommes de pouvoir… n’ont pas admis qu’un " immigré ", selon eux, soit en passe de prendre les rênes à Abidjan, puisque Alassane Ouattara est en quelque sorte un "naturalisé". 
En Côte d’Ivoire aussi, l’immigration est donc un enjeu électoral fort depuis de nombreuses années. Lié au contexte économique, elle a conduit à des affrontements politiques ayant malheureusement des fondements ethniques. Les Américains, qui contrôlent de fait l’essentiel des richesses économiques, ont cependant laissé le soin à la France de rétablir un semblant d’ordre au nom de la communauté internationale. Coût de l’opération pour le contribuable français : 400 millions d’€ par an ! Profit pour les uns et soucis pour les autres !

3000 KILOS DE DECHETS A ELIMINER
Par ailleurs, le commerce des déchets ultimes va se développer, puisque les sociétés occidentales ne peuvent plus faire face à l’élimination de leur production. Les routes, les voies ferrées, sont sillonnées de camions qui ne connaissent plus, eux non plus, les frontières européennes; les océans portent des cargos gigantesques, pour transporter les déchets nucléaires ou les déchets industriels..
En France, on compte pourtant environ 3 000 kilos de déchets industriels, chimiques et ménagers par an et par habitant, qu’il faut éliminer ou expédier ailleurs. Les déchets nucléaires, pour leur part,  représentent au minimum 1 kilo par an et par habitant. On appelle déchet radioactif toute substance radioactive inutilisable, produite au cours d’une réaction nucléaire industrielle, ou tout objet contaminé par une substance radioactive. Or, on ne sait pas les détruire.  C'est l'exemple des déchets "rentables" à transporter vers des destinations lointaines, et pour lesquels on est peu regardant sur le prix.
Désormais, la logique commerciale veut que l’on cherche à faire le maximum de profit sur ces réalités. Dans le domaine du nucléaire, mais de plus en plus aussi dans tous les autres secteurs, on expédie par cargos entiers ses déchets vers des pays peu regardants sur leur environnement, moyennant des dédommagements versés aux dirigeants. Ni vu. Ni connu. Le coup du désamiantage du Clémenceau est l'exception à la règle!

SE DEBARRASER DE SON CHARGEMENT TOXIQUE
Un scandale sans précédent touchant la Côte d’Ivoire prend donc de l’ampleur, là où une énorme quantité de déchets toxiques, déversés à Abidjan, a fait des malades et des morts. L'affaire remonte à la nuit du 20 août dernier, quand un navire battant… pavillon panaméen (incontrôlable), affrété par une… compagnie russe (mafia?), qui errait depuis quelque temps au large du Togo et du Nigeria, a pu enfin se débarrasser de son chargement hautement toxique à Abidjan. Selon l’association écologiste Greenpeace, les déchets toxiques qui ont été expédiés dans les décharges ivoiriennes sont des boues issues du raffinage du pétrole (tiens donc !). Ces boues sont riches en matière organique et en éléments soufrés, très toxiques, comme l’hydrogène sulfuré ou les mercaptans, à l’odeur nauséabonde. A Abidjan, les victimes ont été rendues malades par l’inhalation de ce genre de substances. Il semblerait, en effet, que 26 millions d'€ aient été proposés aux autorités ivoiriennes, en contrepartie de l'autorisation de déchargement dans le port de la capitale économique de la Côte-d'Ivoire. Ces déchets toxiques, qui ont déjà fait 8 morts et infecté plus ou moins gravement plus de 16.000 personnes, sont extrêmement nocifs. Pratiquement chaque jour, l’on découvre de nouveaux sites de déversement de ce produit mortel. Des émeutes récentes mettent à mal le fragile équilibre ivoirien actuel.
Ces faits sont la synthèse effarante des effets de la mondialisation, poussée à l’extrême : crise autour du contrôle des matières premières, crise autour de l’immigration économique, crise autour de la notion de profit, décadence d’un pays réputé riche, pour des querelles liées au contrôle du pouvoir. Ces tristes réalités devraient préoccuper chacune et chacun d’entre nous, car elles portent en germe les futurs grands problèmes du monde.
On retrouve, dans tous conflits actuels, ces mêmes causes selon une hiérarchie différente. Que ce soit en Afghanistan, en Irak, ou au Moyen Orient… ce sont les mêmes ingrédients : des ethnies irréconciliables dont on exacerbe les rivalités, une matière première indispensable aux pays riches, des pouvoirs démocratiquement défaillants, des interférences religieuses sous jacentes… Et vogue la galère, pour les peuples victimes de notre égoïsme indifférent.
Mais je déblogue…  
 
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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 07:32
Dramatique : la situation de la démocratie en France devient dramatique, et devrait provoquer, au minimum, un réunion rapide de tous les plus hauts responsables des partis d’opposition parlementaire. Ils ne sont pas, apparemment, encore assez forts, pour avoir la volonté de taper du poing sur la table, trop préoccupés qu’ils sont par leurs querelles actuelles ou futures. Pourtant, le temps presse… car, avant de partir, Jacques Chirac verrouille, pour des années, l’Etat UMP et toute campagne présidentielle est vouée à l’échec.
Jamais, dans toute l’histoire des dernières années, on n'a assisté à une telle avalanche de nominations partisanes. Mais qui bouge ? Mais qui prendra l’initiative de mobiliser, face à cette confiscation de tous les outils de contrôle par un clan? Qui dressera un état exhaustif de cette accaparation des pouvoirs par la droite libérale?
Ainsi, sans aucun état d’âme, Sarkozy met méthodiquement en place un réseau de Préfets, de Sous-Préfets sous influence. On mute, on déplace, on met en réserve, et surtout on demande une allégeance permanente à un Ministre de l’intérieur, candidat " officiel ". Ceux qui auraient tendance à ne pas montrer un zèle particulier tremblent, et doivent s’attendre chaque mercredi à aller moisir au placard.
D’autres hauts fonctionnaires, réputés avoir le sens du service impartial de l’Etat, se mettent au maximum aux abonnés absents, et font le dos rond. On s’attend à ce que la valse s’accélère dans les prochaines semaines, de telle manière que plus un seul département ne soit  verrouillé ou au moins surveillé. La mise en coupes réglées des postes essentiels du pouvoir est lancée ! Suivez le guide!
VERROUILLER SON AVENIR JUDICIAIRE
Chirac lui, vient, et je vous en avais parlé, de sécuriser son avenir judiciaire éventuel. Il n’a cure des remontrances outrées de tous les partis autres que l’UMP. Et encore, le scandale est tellement fort que quelques " non croyants " UMP ont osé joindre leurs voix à toutes celles, unanimes, des syndicats de la justice. Laurent Le Mesle, 55 ans, est un ancien conseiller technique de Jacques Chirac à l’Elysée, et l'a représenté lors des audiences préparatoires du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Il est actuel directeur du cabinet du Garde des Sceaux, et a plusieurs faits d’armes célèbres à son actif.
Laurent Le Mesle a ainsi fortement contribué à la nomination au poste de secrétaire général, de Marc Moinard , ancien procureur général de Bordeaux, auprès de qui il a débuté sa carrière au parquet. Marc Moinard, ancien dirigeant de l'APM syndicat proche de l'ex-RPR, est "l'homme de l'hélicoptère", qui avait dépêché en 1996 un appareil dans l'Himalaya afin de retrouver le procureur de la République de l'Essonne, Laurent Davenas, pour éviter l'ouverture d'une information judiciaire contre l'épouse du maire de Paris, Xavière Tibéri.
Laurent Le Mesle vient donc d’être promu Procureur général auprès de la Cour d’Appel de Paris. Ce poste est l'un des plus importants du parquet (ministère public). Placé sous l'autorité hiérarchique directe du Garde des sceaux, il supervise l'essentiel des affaires sensibles, et décide des choix de politique pénale. Cette nomination a été fortement décriée, puisque un ancien conseiller juridique du Président de la République devra, en tant que nouveau Procureur général de Paris, réenclencher et suivre la procédure qui visera… Jacques Chirac, à l'expiration de son mandat présidentiel, concernant l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Il n’aura même pas la peine de donner des ordres, car il sera le supérieur hiérarchique de Jean-Claude Marin, Procureur de la République de Paris qui fut, lui aussi,  (DACG) de... Dominique Perben !
Au moins, cette situation aura le mérite d’être claire. Remarquez qu'elle l’est déjà puisque, pour prendre une exemple concret, Jean-Paul Huchon, Président socialiste d’Ile de France sera jugé en janvier 2007, c'est-à-dire avant les Présidentielles, pour "prise illégale d’intérêt", alors que Jean Marie Le Pen, lui, pour "apologie de crimes de guerre" et "contestation de crime contre l'humanité" le sera après cette échéance électorale. Un pur hasard !
ENCORE UN ZESTE D’INDEPENDANCE
Elle l’est tout autant dans le domaine médiatique, où l’on annonce le départ de Dominique Baudis, qui voudrait effectuer son grand retour dans la ville rose, où il a quelques comptes à régler, de la présidence du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Il y avait au moins, avec cet ancien journaliste de droite, un zeste d’indépendance professionnelle. Probablement encore trop, à la veille des Présidentielles. On avait déjà le chouchou de Bernadette Chirac, Patrick De Carolis, à la tête de France Télévision, avec, au niveau régional sur France 3, depuis la rentrée la mise à l’écart de tous ceux qui pouvaient avoir le cœur plutôt à gauche. On les a récemment retirés de l’antenne, au cas où de là-haut on les verrait un peu trop!
Tous les membres du CSA ont été désignés actuellement par les grands maîtres de l’UMP (Président de la république, Président du Sénat, ou de l ‘Assemblée nationale…), mais ce n’est pas encore suffisant.
Comme deux précautions valent mieux qu’une, Jacques Chirac va, au nom des 82 % des voix diverses que lui ont apportées les Françaises et les Français républicains, nommer Michel Boyon à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en janvier prochain. Ancien conseiller politique du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, très engagé politiquement, il devrait accentuer la ressemblance entre la France, et l’Italie de Berlusconi tant brocardée et raillée. Cet homme impartial, 59 ans, conseiller d'Etat, a été directeur de cabinet à Matignon d'octobre 2003 à juin 2005. Vous pouvez compter sur lui pour comptabiliser le temps de parole des candidats sur les chaînes télé... avec un chronomètre UMP ! Dormez tranquilles, républicains de tous bords, les protestations de quelques élus inaudibles vont modifier le cours de cette mascarade politique. En janvier, Boyon arrivera au CSA, et veillera scrupuleusement à l’équilibre médiatique indispensable à une démocratie véritable. Tout va changer !
LES CHAISES CONSTITUTIONNELLES
Le garant de la conformité républicaine des lois demeure le Président d'un conseil constitutionnel, déjà entièrement UMP, mais qu’il faut encore et toujours "bétonner". Selon Le Monde, l'actuel vice-président du Conseil d'Etat, Renaud Denoix de Saint Marc, devrait succéder à Pierre Mazeaud à la tête de cet organe décisif pour la vie parlementaire. Il aura 68 ans le 24 septembre et pour son malheur, il est atteint par la limite d'âge dans la fonction publique. Il lui faut donc abandonner ses charentaises dorées. On ne bouleversera pas pour autant l’équilibre de cette docte assemblée du Conseil d’Etat, car il devrait être remplacé par Jean-Marc Sauvé…secrétaire général du gouvernement De Villepin !
Il paraît, toujours selon Le Monde, que Pierre Mazeaud s'est opposé à la nomination de Jean-Louis Débré, bien qu'il soit un ami proche de Jacques Chirac et qu'il ait été celui de Michel Debré, le père de l'actuel président de l'Assemblée nationale. Même Mazeaud, Chiraquien pur sucre, a été choqué par la manipulation consistant à faire dégager Jean louis Debré vers le quatrième poste de la République, pour faire une prochaine place à… Alain Juppé. Trop c’est trop !
L’arrivée de Renaud Denoix de Saint Marc est un peu plus soft. Il n’a été que de 1978 à 1979 directeur adjoint du cabinet d'un garde des Sceaux, ministre de la Justice (le fameux Alain Peyrefitte),  interventioniste et museleur de feu l'ORTF, avant d’assumer des fonctions plus discrètes dont celle… de secrétaire du gouvernement.
Je suis rassuré, car avec un Procureur général près la Cour d’Appel de Paris " neutre " (entre Chirac et Sarkozy), la justice affiche son indépendance; un président du CSA scrupuleusement impartial, entre Sarkozy et Sarkozy, TF1 n’aura qu’à bien se tenir; un Président du conseil constitutionnel prêt à examiner les requêtes du PS avec une minutie neutre, nous aurons une année 2007 parfaite. Comme il y aura encore des dizaines d’autres exemples de ce type, vous pouvez dormir tranquille, et nous pourrons en reparler : l’Etat UMP veille impartialement sur le scrutin présidentiel ! Il est sous l'oeil neutre de Nicolas Sarkozy et de ses collaborateurs!
Mais je déblogue… 
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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 07:35
Je suis de plus en plus effaré par la distance séparant les discussions autour des pré-prèsidentielles de la réalité du terrain. C’est vrai qu’il est difficile de demander aux cénacles divers qui papotent sur les vertus de tel ou tel programme, ou sur les attraits supposés de telle ou telle personne, de prendre en compte des problèmes qu’ils ne rencontrent probablement que rarement. Actuellement, on s’y préoccupe de l’image, du poids des petites phrases, de savoir avec qui il faut paraître, de ce que l’on fera tactiquement à l’interne, mais à aucun moment on ne part des besoins constatés des gens. Non pas du confort de certains qu’il faut améliorer ou diminuer ; des impôts que l’on va moins payer grâce à des niches fiscales ; du libre choix des meilleures écoles, collèges, lycées pour sa supposée savante progéniture, mais de ces cas concrets qui obnubilent le Peuple. Autour de quelques points clés énumérés sans hiérarchie : le logement, l’emploi des femmes et des jeunes, le pouvoir d’achat, la santé, les atteintes irrémédiables à l’environnement, ils doivent faire face à une vie exigeante, pénible, démolarisante, et ils attendent de l'espoir. Pour le reste, je n’ai véritablement pas l’impression que les sujets soient extrêmement préoccupants.
En effet, il n’y a pas un jour, pas une heure même, de ma vie publique qui ne me confronte à l’un de ces 5 sujets sur lesquels, d’ailleurs, le Maire basique n’a aucun pouvoir réel. Ces domaines ne passionnent pas encore les médias du copinage et du profit, car ils ne sont pas porteurs d’émotions fortes et, surtout, ils sont beaucoup moins " rentables " en termes d’audience que l’insécurité, l’économie, le terrorisme, le libéralisme assimilé à tort à la liberté, les catastrophes climatiques ou l’immigration.
Quand, dans un débat quelconque, j’entends discourir sur la nécessité d’écoute, de prise en compte du " terrain ", sur les vertus supposées d'Internet pour ausculter l'opinion, je me pince, car il suffirait de questionner un élu local ordinaire pour bâtir un programme politique correspondant aux aspirations de l’électorat de base. Il y a actuellement un drame permanent, qui se joue dans l’indifférence générale, quand ce n’est pas dans l’hostilité larvée. J’attends donc, par exemple, avec impatience, les solutions proposées pour résoudre la crise profonde du logement.

BESOIN URGENT DE SE LOGER
Plus de 300 dossiers de demande d’un loyer à un prix proportionnel à des petits revenus, dans un espace salubre, sont en attente sur… Créon. Chaque semaine je rencontre au minimum 5 à 6 personnes ayant un besoin urgent de se loger. Tenez, hier matin, j’ai vu un jeune qui dormait dans sa voiture au milieu des vignes; une mère avec ses quatre enfants, obligée de quitter un mari pour le moins inquiétant; une dame, travaillant à temps partiel, qui doit elle aussi se trouver un havre de paix d’urgence; un couple dans un appartement au second étage, avec une seule chambre et deux enfants ; un fils, obligé avec sa famille, de quitter la maison de ses parents pour une incompatibilité " générationnelle "… Pour eux, il ne s’agit plus de discourir sur les atouts physiques d’une-telle ou l’âge d’un-tel, du passé de l’un ou de la notoriété de l’autre, mais de proposer une solution… que je n’ai pas, et que je vois pas venir. Une matinée à vous faire sombrer, et surtout à vous enlever toutes vos maigres illusions sur l'intérêt de la campagne présidentielle en cours !
La loi Besson avait voulu, par la densification obligatoire de la construction, donner dans un délai très court une réponse à la pénurie actuelle et, plus encore, future. Elle a été méprisée, critiquée, dépouillée, contournée pour ses contraintes sur le logement social, face aux attaques récurrentes des " installés ". Rares sont devenus les élus locaux qui relèvent le défi de l’urbanisation maitrisée et diversifieé. Tous vont, au contraire, au lieu de constituer des entités humaines viables, dotées de services essentiels, restreindre par tous les moyens ce qu’ils considèrent comme un fléau. Les critiques, les pétitions pleuvent sur ces constructions d’habitations à loyer ou à prix d’achat modérés, considérées comme des atteintes graves à la tranquillité sociale. Que les gens aillent construire ou se loger ailleurs, mais pas chez nous!
Il m’arrive, malheureusement de plus en plus souvent, d’être face à une femme qui a violemment contesté l’arrivée de ce qu’elle appelait péjorativement une " cité ", et qui, en raison des aléas de sa vie personnelle, me supplie de lui réserver un logement dans ce lieu qu’elle critiquait…pour elle ou pous un parent ! Même si je le clame haut et fort, personne ne veut vraiment me croire autour de moi, puisque celles et ceux qui m’écoutent ont un toit à leur convenance. Je voudrais tellement entendre autre chose que des généralités, dans ces rencontres entre gens de bonne compagnie, et que l’on juge les candidatures sur leur imagination, leurs convictions, leurs propositions dans ce domaine. A mon avis, elles devraient parler aux électrices et électeurs, jeunes et moins jeunes, qui attendent qu’on se penche sur leur situation.
IMPOSSIBLE DE CROIRE DANS LES STATISTIQUES
En matière d’emploi, je ne cesse de recevoir, au rythme d’une à deux par jour, des lettres plus ou moins motivées de jeunes filles ou de femmes sollicitant un emploi dans le secteur de l’enfance. Impossible de croire à ces statistiques sur le chômage quand on rencontre, face à face, une jeune fille orpheline, n’ayant plus rien à manger, ne relevant pas du RMI, solliciter avec angoisse votre soutien pour décrocher un CAE de 20 heures dans un établissement scolaire. L’ANPE chargée de fournir les CV correspondant à la demande prend son temps, accumule les secrets, pour préserver son pouvoir. Les chefs d’établissement, logiquement préoccupés par d’autres sujets, lambinent pour recruter… et elle n’a plus aucun Euro pour se rendre aux rares entretiens auxquels elle est convoquée. Elle était pourtant prête à partir à… Coutras pour gagner la moitié du SMIG, et le dépenser en carburant !
Si elle est, un jour, retenue pour un salaire de misère, elle disparaîtra des listes de l’ANPE, et permettra au Premier Ministre de jubiler, alors qu’elle mourra de faim, seule dans une société qui s’est préoccupée d’elle avant… sa majorité. La chute du nombre de chômeurs masque une précarité accrue, avec une hausse dramatique des emplois aidés à temps partiel, des inscriptions au RMI, des bénéficiaires de la Banque alimentaire.  
Qui l’entend ? Qui le croît ? Qui arrive à le dénoncer ? Je suis prêt à fournir des exemples concrets, des sujets de reportage, des témoignages authentiques pour une autre télé réalité ! Mais qui en veut ? Or, même les jeunes qui réussissent et essayent de s’en sortir se heurtent à des murs d’incompréhension.

PROUVER QU’IL Y A D’AUTRES CHEMINS
J’ai rencontré Hassan, second fils d’une famille nombreuse, dont l’aîné donne un exemple déplorable et le cadet s’engouffre dans la délinquance. Lui, il se bat pour prouver qu’il y a d’autres chemins, et il est venu m’annoncer fièrement qu’il venait d’être admis à l'école supérieure de Commerce de Nantes. Une victoire amère, car le prix à payer est de 2400 € pour trois ans d’études! Son père, d’origine algérienne, est en arrêt de travail, sa mère reste à la maison… et la famille tente d’assurer le quotidien. Il lui faut donc se battre seul, au nom de l’égalité des chances à laquelle il croit, mais qu'il ne voit pas!
Or le 18 octobre, Hassan doit arriver avec un chèque de 8 000 €, après avoir loué une chambre à Toulouse, et trouvé un travail chez Mac Do de 21 h à 1 heure du matin, trois soirs par semaine, pour le payer et manger ! Il n’a pas encore réussi à réunir les 8 000 €, malgré deux mois de travail estival, la collecte auprès de ses oncles et ses maigres économies. Il s’est adressé au CROUS de Nantes pour avoir un prêt d’honneur de 2000 € : refus car le CROUS ne fait pas de prêt d’honneur aux étudiants… boursiers, c’est à dire à ceux qui en ont le plus besoin !
L’assistante sociale lui a conseillé de se rapprocher d’une banque ! Toutes l’ont jeté, car il lui faut une caution d’une personne physique ayant des revenus substantiels. Ses parents ne peuvent pas être retenus, et une caution morale n’est pas valable… Il n’a donc pas encore la certitude de bénéficier de la chance qu’il a acquise par sa volonté de s’en sortir ! Je manque d'idées pour répondre à son attente, et mettre mes actes en accord avec les déclarations de mes amis politiques. 
Ses frères en ont eu une : ils ont vendu durant quelques temps des barrettes supplémentaires de shit pour aider leur frère à payer ses études. Sarkozy veille. il a donné aux Maires le moyen de priver les familles des ressources sociales. Je lui propose même de marquer les enfants turbulents d'une étoile bleue avec un numéro de code génétique dès 3 ans. Ridicule. Démoralisant.
C’est bien fait pour Hassan : il n’avait pas besoin d’aller à Nantes pour apprendre le commerce, alors qu’il pouvait de suite entrer dans la carrière. Il faudrait une belle déclaration concrète, dans un moment bien choisi, pour le rassurer et me rassurer !
Je suis déphasé, selon certains, ou, à cause de mon grand âge, dépassé pour d'autres. On est vite vieux maintenant, surtout pour ceux qui guettent la place. Il faut du neuf, du beau, du fringant pour répondre à ces attentes.
Je reste pourtant viscéralement persuadé que, dans un an, nous n’aurons pas beaucoup changé ou avancé.
Mais je déblogue…
 
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 13:47
Il y a de l’eau dans le gaz. C’est le symbole exact de l’opération que prépare le gouvernement, avec une ardeur décuplée par les résultats financiers de Gaz de France. Il essaie de diluer, en effet, GDF dans Suez avec un argument que ressasse Patrick Ollier, Président UMP de la commission des finances de l’assemblée nationale : " la distribution de l’eau est bien privatisée en France, je ne vois pas pourquoi celle du gaz ne le serait pas ! " L’homme qui, chaque nuit, dort paisiblement aux côtés de "l’adjudant-chef" Michèle Alliot-Marie fait preuve d’une telle malhonnêteté intellectuelle qu’il faudrait appeler De Villepin à la rescousse. En effet, ce dernier vient brutalement de s’apercevoir que les médias étaient aux mains des copains de Sarkozy et qu’il était impossible de s’exprimer librement au pays des Droits de l’Homme. Face à de telles affirmations, aussi péremptoires qu’approximatives, il faudrait absolument pouvoir répondre. Or tout est verrouillé.
Après François Bayrou, il vient en effet de mettre en cause l'indépendance des médias détenus par des grands groupes industriels. Le Canard enchaîné de ce matin révèle que le Premier ministre s'estime victime d'une "censure sur ordre de la Place Beauvau (sic)". Dominique de Villepin aurait visé, devant ses conseillers, la direction de LCI, qui se serait opposée à la reprise de ses propos sur les qualités que doit posséder un président de la République, afin de ne pas contrarier Nicolas Sarkozy. Le Canard enchaîné relate des réactions de Galouzeau, dont une que je partage totalement, indiquant qu’il s’agit selon lui " d'une conception de la démocratie inquiétante " et qu'il s'en est pris au "militantisme" de trois groupes: Bouygues (TF1 et LCI), Lagardère (Paris Match et Europe 1) et Dassault (Le Figaro). "Ce qu'a dit Bayrou est juste (1) . Chacun devrait pourtant savoir que la réalité politique d'aujourd'hui n'est pas forcément celle de demain. Etre, comme Sarkozy, le candidat des corporatismes et des patrons n'a jamais porté chance. Car ce que le microcosme politique fait, le peuple le défait", aurait ajouté le découvreur de la réalité médiatique française.  Et c'est là que je diverge : le Peuple ne défera pas le système qui l'enchaîne, car il ne se révolte plus !
Dans le grand débat actuel sur la privatisation des distributeurs d’énergie, le combat est perdu d’avance, car on sait bien que ces grands groupes financiers (dont Suez, qui ont ou ont eu des intérêts dans des télévisions) pèsent de tout leur poids (campagnes de pub dans les quotidiens ainsi arrosés par Suez ou GDF, articles très critiques sur la multiplication des amendements à l’Assemblée, aucun débat réel organisé sur les télés…) afin de sauver la mise, et faire avaler le passage en force du gouvernement. La position de Sarkozy, prise il y a quelques mois sur le sujet, ne doit absolument pas revenir à la surface. On va tout faire pour la mettre aux oubliettes de la politique. Or, la simple comparaison entre l’eau et le gaz mériterait une information réelle des citoyens, toujours prompts à hurler dès qu’ils reçoivent leurs factures. La réalité de terrain est une fois encore différente de l’image qu’en donnent les médias.

PASSAGE EN REGIE DIRECTE
Ainsi, bien des collectivités, en France, lors du renouvellement de leur concession de distribution de l’eau potable, sont d’abord parties pour abandonner la Lyonnaise ou, de manière plus radicale, pour passer en régie directe. Ce phénomène touche même des grandes villes dont la plus emblématique aura été celle de Grenoble au cours des dernières années. Le taux de 75 % de délégation au privé baisse lentement mais sûrement, année après année, et un mouvement justement anti-privatisation se dessine dans des communes qui ne font plus confiance à la loi du marché. Et, dans beaucoup de cas, la Lyonnaise perd ses concessions au profit de plus petits entreprises, plus proches et surtout moins gourmande sur les bénéfices… puisés dans la poche des usagers. Les contrats étant parfois longs et complexes, beaucoup d’élus hésitent à les dénoncer et à affronter les services juridiques du monstre Suez.
Par ailleurs, le principal problème de la privatisation de GDF réside dans la nécessaire préservation des sources d’approvisionnement, et donc de l’indépendance française par rapport à une énergie venant d’ailleurs. L’eau, que je sache, ne se situe pas du tout dans la même perspective puisque les réserves aquifères de notre pays sont autonomes, et suffisantes. C’est justement l’inverse qu’il faudrait faire en " nationalisant " tout le système de production d’eau, et considérer d’urgence qu’il ne s’agit pas d'une… source de profits mais d'un bien commun à tous les habitants. Dommage d’ailleurs que dans les programmes politiques de gauche, cette proposition ne figure pas en meilleure place, car elle revêt pour l’avenir une importance capitale.

EMBLEMATIQUE DE LA DEMOCRATIE FRANCAISE
L’affaire de la fusion Suez-GDF, si elle se termine par l’application du 49-3 à l’assemblée, sera emblématique de l’état de la démocratie française, reposant essentiellement sur un principe simple de la tactique de la droite libérale : l’indifférence ! Elle a compris que tous les sujets économiques ne suscitent pas une passion débordante parmi le peuple, qui attend ce soir... surtout Lyon-Réal de Madrid. Le taux de grévistes dans les entreprises concernées ne porte pas à l’optimisme. L’inculture citoyenne dramatique n’arrange guère les choses.
Se préoccuper des conséquences de tout acte sur son futur immédiat, au détriment de celui des générations ultérieures, pèse maintenant comme une chape de plomb sur la société. En effet, il faut bien reconnaître que le menu de la cantine constitue le matin le souci des parents et des enfants, ce que l’on fera comme sortie en fin de semaine occupe l’esprit des jeunes ,alors que leurs parents scrutent l’amenuisement de leur compte en banque… et les ponctions incessantes qu’ils ont pourtant volontairement accepté (téléphone mobile, Canal+ ou Canal Sat, achats en grande surface échelonnés, téléphone, EDF, GDF, Lyonnaise et combien d’autres…). Comment parler des difficultés ultérieures à des gens qui se débattent déjà dans des difficultés présentes ? Ils ne se préoccupent que de savoir que le prix de l’énergie va considérablement augmenter avec la privatisation, car souvent ils ont déjà du mal à payer la facture actuelle.

LAMES DE FOND PROTESTATAIRES
Le discours politique déconnecté de toute proximité se décrédibilise. D’ailleurs, on constate chaque jour que l’on peut aisément tout dire sans pour autant choquer l’opinion ou sans provoquer des lames de fond protestataires. L’impression terrible de prêcher dans le désert des idées, doit hanter les candidats non médiatisés aux présidentielles. Quand le faux débat sera terminé, les députés constateront que leur lutte aura eu un impact minime sur une opinion résignée. En effet, croire qu’une bataille d’amendements au Palais Bourbon va réconcilier les électrices et les électeurs de Gauche avec leurs leaders, c’est avoir foi dans le miracle de la multiplication surnaturelle des pains et des poissons.
Il faudrait qu’au moment où la prochaine facture de gaz arrivera dans les foyers qui en bénéficient, un message simple soit joint par les opposants à la privatisation : " Vous ne payez pas encore assez. Vous n’avez encore rien vu ! Ne vous plaignez pas mais votez! " Et ils pourraient les rassurer en leur ajoutant l’info suivante : hier, Gaz de France annonce un bénéfice net record de 1,7 milliard d'€ au premier semestre. L'entreprise, portée par sa croissance dans l'exportation production, réalise ainsi un bond de 44%, ce qui permet au groupe de relever ses prévisions annuelles et de croissance à moyen terme. Ce résultat, qui dépasse un précédent record semestriel établi sur les six premiers mois de 2005 à 1,185 milliard, est également supérieur aux attentes des analystes. Le groupe table désormais sur un bénéfice net supérieur à 2,2 milliards d'€ pour l'année 2006, contre plus de 2 milliards estimés jusqu'à présent. Ils iront mieux… en attendant le prochain sondage sur les présidentielles pour savoir pour qui ils voteront !
Mais je déblogue...
JE VOUS AVAIS PREVENUS ET POURTANT VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU...
 
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20060913.OBS1669.html (cf chronique "Comprenne qui pourra")
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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 07:30
Les professions sont condamnées à évoluer. Elles doivent s’adapter à des contextes différents, et surtout suivre obligatoirement les évolutions technologiques. C’est une réalité incontestable. Il n’est pas inutile de rappeler que souvent, trop souvent, cette mutation va de pair avec une recherche croissante du profit. Aller plus vite, devenir plus rentable, diminuer les frais de fonctionnement, capter de n’importe quelle manière une clientèle supplémentaire, concurrencer les autres sans vergogne : autant de défis transversaux qui parcourent le milieu économique. Malheureusement, trop souvent, ces évolutions s’effectuent au détriment des principes essentiels du métier et même de la morale. 
Combien de fois entend-on dire, dans certains milieux, qu’il n’y a plus de véritables professionnels ? A combien de reprises avez-vous constaté que la déontologie n’occupe plus le devant de la scène ? L’essentiel devient subalterne, et on en oublie les fondements d’une profession, pour le résultat. Mais c’est ainsi. On l’oublie tant que l’on n’est pas personnellement touché ! Prenons un exemple concret : celui de la presse écrite.
Il fut une époque où tout n’était pas possible, car il y avait une véritable obligation d’impartialité globale pour les journaux. Certes, il serait malhonnête de prétendre que durant les 25 ans où j’ai plus ou moins vécu dans ce milieu, je n’ai pas vu de dérives partisanes. Moi-même, j’ai conscience de ne pas avoir été d’une exemplarité sans faille en écrivant plus de 5 000 articles que j’ai patiemment collés et conservés, du plus petit écho aux doubles pages, des rubriques locales aux articles nationaux. Mais ce que je constate, depuis quelques mois, dépasse tout ce que je pouvais imaginer en matière de trahison de l’éthique professionnelle du journalisme. Un mot qui fait doucement rire. Je le sais. Mais je maintiens que, sans lui, il n’y a pas de démocratie possible. Voici un exemple.

UN PAPIER ASSEZ CONSEQUENT
Figurez vous que, hier matin, j’ai reçu, envoyé par un ami " charitable ", un article publié le 7 septembre dernier par SUD-OUEST. Ce " papier " cadeau, assez conséquent, m’était entièrement consacré, et touchait très indirectement à mon blog. Jusque-là, rien de plus normal, sauf qu’il était paru dans l’édition... de Langon et sous la commune de Portets… Vous allez dire, je le sens, que c’est la rançon de la "célébrité" que d’être l’objet d’un intérêt plus grand de la presse. Le problème, c’est que cet article a été publié… sans qu’à aucun moment, j'aie été questionné ou même seulement averti de sa parution.
Son auteur, visiblement lecteur assidu de L’AUTRE QUOTIDIEN, a piqué exactement quatre lignes synthétiques de commentaires, (et pas un fait), extraites de la rubrique d’il y a quelques semaines " je n’ai pas aimé " concernant les forains, pour me faire tailler en pièces par les intéressés. Jamais je n’avais vu à ce jour de pareilles pratiques concernant un quotidien pour lesquels " les faits sont sacrés et les commentaires libres ". Or ce procédé se développe à vitesse grand V!
Sans même s’inquiéter des faits, et sans, au minimum, me demander si je pouvais apporter des précisons sur le fondement de ce commentaire, ce courageux Albert Londres a demandé à des forains de se prononcer sur un sujet… général (1) et sans rapport avec les incidents créonnais ayant motivé mon amertume, publiée franchement dans L’AUTRE QUOTIDIEN.
Ma seule satisfaction, c’est que ces commerçants non-sédentaires devaient avoir internet dans leur caravane à Portets et surtout être abonnés à ces chroniques qu'ils lisaient chaque jour dans le détail puisque, selon, l’auteur du pamphlet, ils lisaient, entre deux tours de manège, mon blog… Vous vous imaginez un instant combien cette présentation est déjà honnête.
Mieux,  se voulant probablement, le défenseur de la veuve et du forain UMP ou FN,il  s’autorise des sous-entendus politiques totalement déconnectés du contexte. Il s’empresse, par exemple, d’ajouter que je suis " suppléant de Martine Faure,  PS) ". On sait combien cette précision est en rapport avec les difficultés rencontrées pour l’installation des manèges sur les fêtes de la 100° Rosière, et l'accession générale aux centres villes! Bien évidemment, il n’y a aucune intention malveillante ! Si l’on ajoute que le sujet traité n’a absolument rien à voir avec la commune de... Portets, on ne peut que s’étonner de la passivité des responsables d’une rédaction donnant leur feu vert à une telle attaque délibérée, d’autant plus critiquable qu’elle a été publiée dans une édition de SUD OUEST que je ne lis pas, car elle ne couvre pas le Créonnais ! Le mauvais coup du ni vu, ni connu classique!
COMMENT AVOIR CONFIANCE ?
Comment ne pas devenir méfiant, quand on est confronté à de telles pratiques ? Comment avoir confiance dans des femmes et des hommes qui doivent la "vérité" à leurs lecteurs, ou au minimum une vérification de ce qu’ils acceptent de publier ? Comment ne pas penser que des manipulations de l’information sont possibles à une plus grande échelle, quand elles se pratiquent localement? Comment ne pas imaginer, comme mes collègues élus, dans une autre réunion hier soir, que nous ne pouvons plus avoir de rapports normaux avec les médias ? Comment admettre d’être malmené par des personnes témoignant d’un tel parti pris vis à vis de femmes et d’hommes ayant au moins obtenu la confiance de leurs concitoyens, alors qu’ils manquent du respect minimum de l’honnêteté ? Comment ne pas réagir à ce manque d’honnêteté de quelqu'un se voulant "professionnel" alors qu'il ne l'est pas? C'est du scoop de bazar, de l'arnaque de feuille de choux!
Ce fait anodin, qui n’altèrera pas mon sommeil, a cependant réussi à mettre le doute dans mon esprit. Moi qui défends sans cesse la liberté des journalistes, qui me plait à m’opposer aux gens de mon propre camp qui se disent ignorés ou trahis, j’avoue que je suis profondément déçu et perturbé par cette évolution détestable d’un métier que j’ai beaucoup aimé et que je continue, à ma façon, à pratiquer. Sarkozy, Le Pen et d'autres ont de beaux jours devant eux si cette forme de journalisme, véritablement lamentable, prend le dessus sur toutes les autres.Si ce donneur de leçons avait pris la peine de m’appeler pour me demander les raisons concrètes de ma colère à l’égard d’une corporation, j’aurais pu au moins lui apporter des motifs de réflexion.

UN AN DE NEGOCIATIONS
Pourquoi n’a-t-il pas précisé que nous avons négocié depuis un an, avec les rares forains ayant accepté la concertation, les solutions leur permettant de venir gagner leur vie dans une manifestation organisée par 150 bénévoles ? Pourquoi n’a-t-il pas été intéressé par le fait que ces derniers m’ont menacé, devant témoins, chaque fois que les propositions ne leur convenaient pas, de bloquer le centre ville de Créon avec leurs camions ? Pourquoi cet exégète d’un commentaire, qu’il n’a même pas pris la peine de vérifier, n’a-t-il pas indiqué que je les ai accueillis sur un espace encore plus près qu’antérieurement du centre ville, et nettement meilleur que celui qui était initialement prévu ? Pourquoi n’a-t-il pas souligné que seulement 7 d’entre eux étaient inscrits pour un métier alors qu’ils en ont installé… 17 ? Pourquoi ne m’a-t-il pas demandé si ceux qui avaient le droit de plaçage étaient les mêmes que ceux qui sont venus, et quel montant les détenteurs de ce droit l’avaient revendu à leurs confrères ? Pourquoi ne m’a-t-il pas questionné pour savoir combien d’entre eux avaient acquitté… avant de quitter les lieux, le montant du contrat ? Pourquoi, ce "journaliste" honnête n’a-t-il pas voulu savoir que la DDE et la Gendarmerie voulaient faire fermer à certains d’entre eux leurs métiers, au prétexte qu’ils étaient implantés dangereusement, et que c’est moi qui les ai " couverts " par un arrêté pour qu'ils puissent travailler? Pourquoi, dans un quotidien comme SUD OUEST, on a laissé publier un papier de 120 lignes, alors qu’il ne contenait aucune preuve d’un véritable travail d’enquête et que seulement… 40 lignes ont, en revanche, été consacrées, sous la rubrique Créon, à trois jours de fêtes exceptionnelles, ayant réuni plusieurs milliers de personnes ? Et il y aurait beaucoup d'autres élements à raconter!
COMPRENDRE LES CRITIQUES
Si vous extrapolez cet incident à l’échelle des grands médias nationaux, vous pouvez comprendre les critiques acerbes qui pleuvent vis à vis d’une information de plus en plus sujette à discussion. Je ne crois pas, comme bien des militants de gauche, qu’il faille la considérer systématiquement comme partisane, mais surtout, de plus en plus, comme insuffisante ou même médiocre, car ne respectant plus aucun principe de base du véritable journalisme. On monte des coups artificiellement. et on fait dire à l'actaulité ce que l'on veut qu'elle dise!
L’auteur de ce papier facile s’est donc offert un élu pour montrer qu’il était indépendant, lui ! C’était d’autant plus facile qu’il ne m’a jamais rencontré et que pas un instant il ne m’a vu ou entendu. Le problème, c’est qu’à force de tolérer des dérapages de ce genre, SUD OUEST s’enfonce dans une crise liée à l’érosion constante de son lectorat… La baisse régulière (soigneusement dissimulée) du nombre de personnes ayant envie, le matin, d’acheter leur quotidien, s’accentuera tant que l’on considérera que l’on peut tout mettre sur le dos des élus, au prétexte qu’ils n’ont aucune valeur et… déclarent n’importe quoi. Ceux de gauche sont d’ailleurs beaucoup plus surveillés que les autres par SUD OUEST depuis 3 ou 4 ans. La dérive constatée dans ce " petit " cas se généralise. Elle a lieu d’inquiéter! ne vous fiez plus aux apparences déontologiques!
Remarquez que c’est de ma faute : je ne vais jamais en bikini sur la plage ; je ne traverse pas Créon la main dans la main avec mon épouse ; je n’oblige pas mes collègues du conseil municipal à démissionner pour me refaire une place au soleil ; je ne fais pas de vélo avec Michel Drucker ; ni Doc Gynéco, ni Réno, ni Clavier et encore moins Johnny…pour qu'ils viennent aux manifestations créonnaises ; je ne rémunère pas le correspondant du journal en douce, je ne monte pas dans les auto-tampons avec  Lohana... Nul comme je suis, je me contente de me coltiner, depuis maintenant 17 ans, l’organisation des fêtes de la Rosière et de placer des forains au centre ville.
Ce papier aura eu au moins le mérite de me réveiller : on supprimera la fête foraine l’an prochain. Ainsi, dans tous les villages où elle a disparu, on n’aura plus de problèmes… avec le correspondant de SUD OUEST qui lit mon blog à Portets ! Il peut d'ailleurs faire un article sous Pompéjac pour se plaindre de mon commentaire personnel. Je le lui conseille, pour qu'il devienne une vedette! 
Mais je déblogue…
 
JE VOUS AVAIS PREVENUS ET POURTANT VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU...
 
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