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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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VERS UNE GUERRE D'INDEPENDANCE

Pouvons-nous espérer un sursaut populaire face aux réalités exposées dans la chronique de hier sur les rapports existant entre une grande part du système médiatique et la majorité actuelle ? Même s’il ne s’agit que d’un frémissement, Nicolas Sarkozy a du souci à se faire car, en effet, le vent semble tourner depuis quelques jours. Malgré tous ses efforts, sa cote de popularité, à laquelle il ne faut pas accorder une importance décisive sur un seul sondage, baisse de manière significative, comme si désormais celles et ceux qui ont cru abusivement en lui commençaient à se lasser de toutes ses réformes dirigées contre eux. Une étude de l'institut de sondages LH2 sur " la popularité de l'exécutif " parue hier dans Libération indique que les cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et François Fillon sont en chute respective de cinq et huit points.
Ainsi, le chef de l'Etat recueille 61% d'opinions positives (66% les 20 et 21 septembre) contre 35% d'opinions négatives (30% précédemment). 4% des sondés ne se prononcent pas, un chiffre stable. Selon LH2, "ces évolutions reposent sur un phénomène politique simple, qui affecte l'image des deux leaders : le chef de l'Etat subit des défections auprès des sympathisants de gauche et du centre, mais conserve son capital de confiance auprès des sympathisants UMP et d'extrême droite. Ouf ! on est rassuré : si les gens dits de gauche commencent à se réveiller, c’est déjà un progrès notable. Il reste cependant à confirmer. C’est une réalité qui devra être accentuée, car il est certain que la cellule "sondages" de l'Eysée va réagir en commandant une enquête contradictoire à la première occasion venue. Ce n’est qu’une question de moyens financiers et de choix du bon jour.

Ce qui est plus inquiétant pour le Chef de l'Etat, c’est que 62% des Français considèrent que les médias d'information sont " dépendants du pouvoir politique ", mais 53% jugent qu'ils ne le sont " ni plus ni moins " depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, selon le même sondage de l'institut LH2 pour Libération qui paraît aujourd’hui.
A la question " diriez-vous que les médias d'information français sont dépendants du pouvoir politique? ", 62% des personnes interrogées répondent oui, dont 10% les considèrent " totalement dépendants " et 52% " plutôt dépendants ". Mais où ça se corse (si l’on peut écrire ce verbe) c’est que 53% des sondés considèrent que les médias ne sont " ni plus, ni moins dépendants du pouvoir politique " depuis que Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de la République. 
Cette proportion se répartit entre 70% des sympathisants de droite sondés, 50% des sympathisants du centre (Modem) et de 40% des sympathisants de gauche. Pour 37% des Français au contraire, les médias sont " de plus en plus dépendants du pouvoir ". Cette proposition se compose de 53% des sympathisants de gauche sondés, de 44% des sympathisants du centre (Modem) et de 20% des sympathisants de droite. Enfin, 65% des personnes interrogées considèrent qu'Internet est un " média complémentaire " de la presse papier. 29% pensent que ce média est un " concurrent ". Il est à peu près certain que ces résultats seront davantage examinés à la loupe que ceux concernant la popularité de l’exécutif. En effet, s’ils se confirmaient, ce serait une brèche ouverte dans le système sarkozyste.

L’INDEPENDANCE PREOCCUPE
Dans une tribune, Yan de Kerorguen et Estelle Leroy, journalistes à La Tribune, parue dans Libération le mercredi 11 juillet 2007, abordaient longuement le problème de l’indépendance des journalistes dans la France actuelle. Leur texte remarquable mériterait d'être présenté en entier mais en voici un extrait significatif :" En réalité, dans le monde réel, les choses sont bien plus complexes qu'il n'y paraît. Expliquons-nous. Le degré de l'indépendance ne se mesure pas seulement aux garanties apportées (ou pas) par un actionnaire mais au combat permanent des journalistes. Tous les jours, nous avons à livrer le combat de l'indépendance. Aussi bien contre nos directions, contre nos propriétaires et même parfois contre nous-mêmes. Les sollicitations ne manquent pas. Dircoms, responsables politiques, annonceurs, tous jouent leurs cartes à l'envi. Conflits d'intérêts, mais aussi jeux d'influences, interférences politiques, excès de zèle des directions de la rédaction, pression publicitaire, tous les cas de figures existent. Jusqu'aux atteintes graves qu'ont connu certains journaux cette année : censures d'articles, perquisitions, viol du secret des sources, évictions de journalistes (...). C'est une exception française : nous sommes le seul pays du monde démocratique où les médias sont aux mains des industriels. La consanguinité du capital et une certaine endogamie caractérisent nos milieux d'affaires. Ce principe de réalité, il est vrai, est très préoccupant. Il fait peser le soupçon sur la crédibilité et l'indépendance des organes de presse. Soyons clairs: dans un contexte médiatique qui subit aujourd'hui les effets de la concentration de la presse, à quelques rares exceptions, aucun titre ne peut se prévaloir de vivre à l'écart du monde réel et se targuer d'être à l'abri des rapports de force qui existent dans toute société humaine… ". Cette prise de position extrêmement lucide répond véritablement à un besoin démocratique fort.
 Inconsciemment les téléspectateurs, les auditeurs, les lecteurs ressentent les comportements suspects. Ils ressentent quand on en fait trop pour les convaincre et justement ils ne mordent pas tous à l’hameçon.C'est ce qui se produit. Les divers incidents à " Paris-Match-Pravda ", au JDD ; la prudence risible sur la situation du couple Sarkozy ; la surmédiatisation des moindres faits et gestes (jogging par exemple) ont leur revers négatifs. 
C’est certainement ce qui avait permis au " non " de l’emporter lors du référendum sur le Traité européen, car, quand on compare a postériori les temps globaux accordés aux partisans du " oui " et à ceux du " non " on a désormais la certitude que le trop a été l’ennemi du bien. Depuis une décennie, en France, il n’y a plus un système médiatique mais en fait deux, et cet antagonisme commence, une fois encore, à faire son effet. Et c'est une modification du paysage fondamentale.

DEUX SYSTEMES OPPOSES
Le premier est composé des grandes chaînes de télévision, des principaux réseaux radiophoniques, des quotidiens et des hebdos généralistes. Pour des raisons diverses : influence des actionnaires dans certains cas, conviction des éditorialistes dans d’autres, choix délibéré des équipes rédactionnelles dans d’autres encore, le oui avait dominé ce qu’on pouvait appeler le système "classique". C’est quasiment exactement la même situation actuellement pour Nicolas Sarkozy. Ou presque ! Il devient tellement omniprésent qu’il commence à insupporter le " récepteur " moyen.
La second branche est plus complexe et surtout beaucoup plus diffuse. Elle compte des journaux militants, des radios moins traditionnelles, des réseaux associatifs ou d’éducation politique, et surtout une myriade de sites internet, collectifs ou individuels, permanents ou éphémères, dont l’influence n’a cessé de grandir au fil des années. Dans ce système médiatique alternatif, le non avait dominé d’une manière écrasante. Il est actuellement majoritairement devenu anti Sarkoziste mais avec moins de punch, même s’il surfe sur des sujets mobilisateurs comme, dans l’ordre décroissant : le test ADN, la chasse aux immigrés, les franchises médicales, les régimes spéciaux de retraite. 
C’est en grande partie ce même réseau inorganisé et aléatoire qui avait propulsé Ségolène Royal en tête des " candidats " susceptibles de gagner. Il a entretenu l’illusion d’une victoire facile portée par Internet alors qu’il lui manquait une bonne part des bases ayant porté le " non " vers son score. C’est ce manque qui est responsable, contrairement à une idée soigneusement entretenue accusant les " éléphants ", pour une part de la déconvenue de la gauche.
Le système dissident, est plus crédible aux yeux de l’opinion. Pour beaucoup de gens, il n’est pas entaché des défauts qu’on attribue au système classique. Tout simplement parce qu’il émane de la base de la société et non du sommet, il devient alors une référence. Il donne un autre angle à l’information, malgré ses défauts indéniables et surtout il introduit le doute et le démultiplie. En fait Sarkozy, en le nourrissant pas des mesures outrancières, a réveillé ce réseau ressemblant à un patchwork aux couleurs, aux textures, aux dimensions différentes mais finissant par couvrir un espace considérable.

UN COMBAT DE TOUS LES INSTANTS
Yan de Kerorguen et Estelle Leroy écrivent dans leur tribune libre sur le devenir de leur journal : " Pour préserver la liberté de traitement de l'information, nous sommes convaincus que la seule règle qui compte, c'est la confiance du lecteur. Certes la non-ingérence de l'actionnaire dans la bonne marche des rédactions est la première condition de la confiance accordée aux journalistes, mais elle n'est pas la seule. La véritable confiance se mesure à la qualité de l'information et aux efforts répétés pour maintenir les exigences éthiques. C'est le lecteur qui est juge. C'est lui le véritable garant de notre indépendance. Qu'on ne se méprenne pas: l'indépendance n'est pas un état des choses, ni une récompense. C'est une dynamique. Comme la liberté, elle n'est jamais acquise. Comme pour la démocratie, c'est un combat de tous les instants. Comme pour le progrès, c'est un devoir ". Il est donc indispensable que chacune et chacun d’entre nous entreprenne ce " combat de tous les instants ". Plus que jamais il faut activer un vaste réseau, ouvrir des blogs, expédier le maximum d’informations comme autant de SOS glissés dans de nouvelles bouteilles sur l’océan de l’Internet, afin de démultiplier une autre information. En fait, il faut patienter encore pour espérer que le second système l’emporte provisoirement sur l’autre.
Une association, le "Rassemblement pour la démocratie à la télévision" (RDT), a incité les rédactions à participer à une " journée nationale sans Sarkozy dans les médias " le 30 novembre prochain. Soit un an tout juste après l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Donc, dans l'idée que cette journée devienne " une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse ", " pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît ". Présidée par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, cette association encourage les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme " indépendante de toute organisation politique ", " propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au cœur même du système d'influence : les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2) ". Chiche. Tiendrons-nous un jour dans une société française tellement bouleversée ? On pourrait au moins essayer. Au moins un jour, pour lancer la guerre d'indépendance.
Mais je déblogue… 
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C
Je trouve assez cocasse, voire contradictoire,  que votre billet sur l'opinion des français vis à vis du pouvoir soit publié sous cette citation:"L'opinion dominante c'est comme une vapeur qu'on respire. C'est une intoxication indolore".
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R
Ci-dessous, une réflexion qui me semble intéressante sur le projet de loi sur l'immigration. La langue, un obstacle artificiel L'ancien directeur de la rédaction de Micro Hebdo s'étonne de ce que l'exigence de la maitrise de la langue s'impose si facilement parmi les conditions d'immigration en France. Si l'affaire des analyses d'ADN scandalise – à juste titre –, une autre mesure s'impose au fil des lois sur l'immigration, qui ne semble pas poser problème à grand monde et qui, pourtant, est un déni de toute l'histoire de l'immigration, non seulement en France, mais dans le monde entier : l'obligation faite aux candidats à l'émigration de parler français C'est le bon sens même, assure Nicolas Sarkozy, suivi en cela par nombre d'hommes politiques et d'éditorialistes. Or, c'est exactement le contraire. Au cours des cent cinquante dernières années, toutes les immigrations importantes ont été le fait en majorité d'hommes et de femmes pauvres, souvent peu scolarisés et ne maîtrisant pas, voire ne parlant pas un mot de la langue de leur pays d'accueil. Mes arrières grands parents maternels, espagnols, se sont installés dans le sud de la France comme ouvriers agricoles à la fin du XIXe siècle. Dans un louable effort d'intégration, ils ont appris la langue que l'on parlait autour d'eux : l'occitan ! Mais ils n'ont jamais véritablement maîtrisé le français. Si la loi que le parlement s'apprête à voter avait été appliquée auparavant, je ne serais donc pas là pour en parler. Raymond Kopa, Michel Platini, Zinedine Zidane n'auraient pas porté haut les couleurs de la France sur les stades, Yves Montant-Livi et Simone Signoret-Kaminker n'auraient pas été le couple le plus célèbre du cinéma français, François Cavanna n'aurait jamais écrit Les Ritals… et Thierry Mariani n'aurait jamais pu déposer son amendement ! Pas plus que Patrick Devedjian, Claude Bartolone, Aurélie Filippetti et bien d'autres n'auraient pu devenir des élus du peuple français. Ces quelques exemples – mais nous sommes des millions dans ce cas – prouvent à l'évidence que la maîtrise de la langue lors de l'arrivée dans un pays n'a rien à voir avec l'intégration. Car cette langue, les enfants, eux, l'apprennent rapidement et la parlent couramment. Ce fut le cas de mon grand père comme de ses quatre frères et sœurs ; même l'aînée, qui n'est pourtant pas allée à l'école. C'est toujours vrai aujourd'hui : je doute qu'on puisse me trouver un enfant d'immigré, même né à l'étranger, qui ne parle pas français au bout d'un an. « Et tout ça fait d'excellents Français », comme dit la chanson. Tout comme les millions d'immigrés non anglophones de l'Europe entière, puis du monde entier, ont fait et font encore d'excellents Américains… Qu'on cesse donc de nous présenter cette mesure comme « naturelle » et qu'on ait le courage de reconnaître son véritable but : élever un obstacle supplémentaire devant les candidats à l'émigration, en particulier les plus pauvres. Lundi 15 Octobre 2007 - 00:02 Bernard Montelh (lu sur le site de Marianne)
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R
Lundi prochain 22 octobre, ils doivent lire à leurs élèves l’adieu du jeune communiste. «L’an dernier, c’était les effets positifs de la colonisation. Aujourd’hui, on nous demande de lire la lettre de Guy Môquet en classe le 22 octobre. Et l’an prochain pourquoi pas un discours de Paul Déroulède ?» Professeur d’histoire, Paul, 34 ans, est furieux. Il n’a rien contre la lettre du jeune résistant communiste. «C’est l’instrumentalisation de l’histoire que je ne supporte pas, explique-t-il, cet appel à célébrer le patriotisme et la résistance contre les nazis, alors même que l’on instaure des tests ADN pour les étrangers, ça me dérange.» Enseignant dans deux lycées de la région de Maubeuge (Nord), Paul hésite encore sur ce qu’il fera lundi, jour de la commémoration de l’exécution de Guy Môquet avec 26 camarades le 22 octobre 1941. Dans l’établissement où il donne cours, il devait suivre une journée de stage sur les nouvelles technologies. Il pourrait l’écourter, lire la lettre et enchaîner par une discussion sur la manipulation politique. Cette journée du souvenir, à l’initiative du Président, risque de se dérouler dans un certain chaos. Dans un texte publié le 30 août, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, appelle «les équipes éducatives à se mobiliser», et donne le sens de cette célébration : elle «est l’occasion de rappeler l’engagement des jeunes de toutes régions et de tous milieux qui firent le choix de la résistance, souvent au prix de leur vie.» Pressentant peut-être les remous, le ministre donne un cadre très souple à cette journée. La lettre pourra être lue dans la matinée «en classe ou en grand groupe», par les enseignants ou par des résistants ou des déportés. La lecture pourra être suivie par l’un des onze textes proposés par le ministre, où figurent des poésies d’Aragon et de René Char, et sera complétée par une «réflexion collective», autour de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. «Je suis pour, tranche Ilias, 36 ans, prof de lettres et d’histoire dans un lycée professionnel parisien, d’ailleurs je n’ai pas attendu le nouveau président pour la lire à mes élèves.» Mais, fils d’émigrés grecs, il ne s’en tient pas là : «Je lis aussi la dernière lettre de Manoukian [résistant arménien] à sa femme. Pour montrer que des étrangers aussi ont donné leur vie pour la France.» Militant du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges, à droite), il ne sera pas là lundi car il assiste au congrès du syndicat. «C’est ma collègue chargée de la vie professionnelle qui lira la lettre, je lui prépare le matériel pour resituer le contexte.» Lundi, on risque de se retrouver face à des situations fort diverses. Certains proviseurs, «très légalistes» , vont tout faire pour se conformer à la demande du ministre. En décrétant par exemple que la première heure de cours sera consacrée à la lecture de la lettre. Une prof d’espagnol a déjà été avertie qu’elle devrait s’y mettre. D’autres proviseurs, moins chauds, ont fait comprendre qu’ils n’iraient pas dans les classes. Les établissements portant le nom de Guy Môquet vont organiser de vraies cérémonies en présence du recteur ou de députés, souvent communistes. Premier syndicat du secondaire, le Snes (Syndicat national des enseignants du second degré, à gauche) a appelé ses membres à organiser dans leur établissement «un refus collectif». «Il faut savoir quel maître nous servons : le savoir ou le pouvoir.» Un collectif fait signer une pétition sur la Toile (1). Plus modéré, le Sgen-CFDT (Syndicats généraux de l’Education nationale, à gauche) refuse de donner une consigne mais s’inquiète de «l’articulation entre usage politique, devoir de mémoire et crédibilité pédagogique». En fait, de nombreux enseignants vont naviguer à vue, soucieux de ne pas «désobéir» au ministre – aucune sanction n’est toutefois prévue – mais agacés de se voir dire ce qu’il faut faire. Beaucoup lisent déjà des lettres de condamnés, font des visites dans les camps de concentration ou invitent des résistants à témoigner. De plus, au lycée, la Seconde Guerre mondiale n’est étudiée qu’en classe de première, et plus tard dans l’année. Et en terminale, on étudie la mémoire de la guerre. Les enseignants tiennent à cette progression. Prof dans un collège de Seine-Saint-Denis, Christophe a eu la surprise de trouver une lettre de son principal dans son casier : «Que faites-vous le 22 octobre ?» «Ça devait pourtant être réservé aux lycées. Au collège, on commence par l’Antiquité.» Christophe n’a pas répondu. Il songe à lire la lettre puis à engager une discussion sur le thème : «A quoi résisteriez-vous aujourd’hui ?» (1) collectif.diogene@orange.fr
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