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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LA PORTE ETAIT CONDAMNEE

La porte n’a pas été la bonne. Elle ressemble davantage à une issue de secours qu’à un arc de triomphe. Il faut véritablement être un supporteur fanatique de l’équipe de France de rugby pour ne pas admettre qu’elle n’avait même pas sa place dans le carré final et que seules des circonstances ponctuellement favorables lui ont permis de se faire étriller par les Pumas en finale pour la troisième place. 
Une double défaite face aux Argentins, des succès contre des formations de série B, une victoire discutable face aux Néo-Zélandais, ne constituent qu’une esbroufe comparable à celle du gouvernement auquel va appartenir le sélectionneur. Le Ministre des Sports commencera, en plus, son mandat avec une série impressionnante de casseroles à traîner derrière lui, ce qui n’effacera pas, bien entendu, la désillusion d’une Coupe du Monde globalement manquée. Certes, les inconditionnels retiendront le fait que les Bleus ont broyé du " Black ", alors qu’après analyse poussée de la rencontre par les arbitres, ils ont tout bonnement profité de fautes techniques d’un as du sifflet dans un mauvais jour. Paddy O'Brien, le patron des arbitres au sein de l'International Rugby Board (IRB), a en effet reconnu que le match Nouvelle-Zélande - France avait été entaché de plusieurs erreurs d'arbitrage, défavorables aux Blacks. 
Les Bleus s'étaient, par exemple, imposés 20-18 lors de ce quart de finale, notamment grâce à un essai marqué sur un en-avant. Après avoir revu attentivement le match avec "quatre examinateurs", O'Brien reconnaît que "des erreurs ont été commises". Outre cet en-avant non signalé, le corps arbitral aurait dû signaler… deux fautes, l'une pour un talonnage à la main dans un regroupement, et l'autre pour un hors-jeu dans un regroupement.

Même s'il dresse aujourd'hui un bilan plus sévère de la prestation des arbitres dans ce match, Paddy O'Brien en réduit la portée : "Je pense que beaucoup de facteurs ont concouru à la défaite de la Nouvelle-Zélande et l'un d'entre eux concerne l'arbitre et les juges de touche, mais il est totalement erroné de leur imputer cette défaite." Reste que sur le plan comptable, entre les six points engrangés par les Bleus sur un essai entaché par un en-avant, et les deux pénalités refusées aux Blacks qui coûtent potentiellement autant de points aux Néo-Zélandais, on peut imaginer l'amertume des joueurs de l'hémisphère Sud, pour qui l'élimination en quart de finale a été vécue comme une terrible humiliation. 
Bien évidemment, en France, ce succès a eu l’effet inverse, enterrant tous les doutes qu’avaient les techniciens sur un XV français à géométrie variable permanente et doté d’un très faible schéma tactique. Laporte avait sauvé son honneur provisoirement, grâce surtout à des événements purement conjoncturels. Il était évident pour les journalistes ne faisant pas du cire pompe glorieux, que les options changeantes du sélectionneur ainsi que sa propension à toujours remettre en selle ses " potes " les plus fidèles, ne présageaient guère d’un résultat à la hauteur des ambitions.

AUCUN SYSTEME DE JEU
Hier soir, ce ne fut pas une défaite mais un véritable fiasco. Aucune cohésion réelle dans un pack d’avant s’époumonant dans des conquêtes gâchées, ou pour tenter de percer une muraille argentine rude et motivée. Des lignes arrières lentes, avec des ailiers obligés systématiquement de repiquer tête baissée dans la robuste mâchoire de Pumas. Une indiscutable maladresse collective dans les moments clés. Autant de réalités qui ont confirmé que les Bleus ne méritaient absolument pas de gagner la Coupe du Monde sur leur territoire. En fait, on s’est enfin rendu compte qu’il n’y avait pas de système de jeu Laporte, mais une valse hésitation basée sur le principe de la concurrence pratiquée à tâtons, et qui n’a pas permis à son équipe de monter en puissance comme l’a fait la formation anglaise par exemple ! 
"On n'avait quthumbnail.jpg'une seule équipe sur le terrain ce soir. C'était une grande équipe d'Argentine, solide. On s'est effrité en cours de match. On a eu un manque de confiance. On n'a pas pris le match quand il fallait le prendre." expliquait Bernard Lapasset nouveau président de la Fédération internationale de rugby. Dommage qu’il ait fallu cette véritable humiliation pour qu’il en prenne conscience, lui qui passe, lundi matin, sous la coupe… de son ancien sélectionneur !
Les Français vont finir par détester ces Argentins roublards mais surtout prêts à relever une épreuve de force que les Bleus furent d’ailleurs incapables de mettre en place. Sept semaines après le match d’ouverture perdu au Stade de France (12-17), les hommes de Bernard Laporte ne cachaient d’ailleurs pas leur colère. Le premier à allumer la mèche en salle de presse a été Raphaël Ibanez. Le capitaine des Bleus, pourtant réputé pour son calme, s’est dit " en colère " contre l’attitude des Pumas que l’arbitre a d’ailleurs parfois un peu trop tolérée. La propension française à chercher la paille dans l’œil des défaites afin d’expliquer la poutre que l’on a prise en pleine gueule atteint les sommets. 
Après avoir allumé, depuis quelques jours, ces Français qu’ils côtoient régulièrement en club, comme ils l’avaient fait avant l’ouverture de la compétition, les Pumas ont imposé un combat de tous les instants à leurs adversaires. Quitte parfois à jouer avec les règles. Mais tout le monde semble avoir oublié ce que les Coqs hardis devaient à… l’arbitrage pour se retrouver en demi-finale. En fait le rugby reste une impitoyable école de la vie. Impossible de frimer et de se dérober face à ses responsabilités. L’ex-sélectionneur devenu Ministre va s’en apercevoir !

LES AFFAIRES QUI ARRIVENT
La première plaignante, Frédérique Ruggieri, citée par l'Equipe Magazine avait notamment dénoncé, au sens propre, le rôle joué en 2005, selon elle, par Bernard Laporte, alors qu'elle tentait d'obtenir une autorisation pour exploiter des machines à sous. Toujours selon la plaignante,  l'ex-entraîneur du XV de France, alors proche du magnat des casinos Isidore Partouche, avait proposé son intervention " en faisant valoir son amitié avec Nicolas Sarkozy ", sollicitant une compensation financière. Le Monde indique que le parquet de Paris a estimé vendredi que le délit de " favoritisme " n'était pas constitué au vu de la plainte déposée. Incroyable que quelqu’un puisse prêter des pratiques pareilles à celui qui va prendre en mains les destinées de la jeunesse, de la lutte contre la tricherie dans le sport et assumer via le FNDS les liaisons avec la Française des Jeux ! Pour le jeu, on ne peut pas dire que les Bleus aient été véritablement triomphants !
L’Equipe Magazine relate aussi qu'au terme de près d'un an d'investigations et d'une quinzaine de perquisitions, la Direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) a découvert une série d'irrégularités, dont les plus graves pourraient être transmises à la justice. Elle épinglerait une série d'irrégularités parmi lesquelles, double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d'actifs, transferts de fonds suspect, fausses factures, travail au noir ou encore retraits en espèces… Personne ne peut véritablement croire pareilles pratiques, tout juste bonnes pour le Medef et les maîtres des forges. 
On se souvient pourtant que, durant la dernière campagne électorale des législatives sur le Bassin d’Arcachon, un tract a beaucoup circulé sur l’initiative d’associés de l’ex-Ministre pour mettre en cause François Deluga, candidat socialiste, accusé de ne pas défendre les projets immobiliers locaux d’une société, pressée de construire sur le Bassin d’Arcachon. Une plainte en diffamation a même été déposée par François Deluga ! On verra, là encore, ce que fait la justice de la nouvelle collègue du coach miracle, Rachida Dati. On sait en effet que depuis son arrivée au Ministère de la Justice, elle est particulièrement indépendante. Laporte à un avantage, il n’ira ni à Bazas, ni à La Réole, ni à Blaye pour le jugement : les tribunaux viennent d’être supprimés !

DES CAISSES DE RESONNANCE
De toutes les manières, le futur secrétaire d'Etat aux Sports nie en bloc: " Vous croyez que moi, je vais aller dans une société faire des malversations? ", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé mardi. " Je vous parie tout ce que vous voulez que ça ne débouchera sur rien à l'arrivée. Si ce n'est ce redressement concernant la TVA. " Dont acte. Il est comme les patrons de l’UIMM. La justice, qui pourrait être saisie des cas les plus graves, tranchera. Mais le site lequipe.fr rapporte, à titre d'exemple, un extrait du rapport de la direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) sur des restaurants de la chaîne Olé Bodega dans lequel celle-ci explique que " les associés font des prélèvements d'espèces dans la caisse. 
Bernard Laporte est nommément cité (...) Dans une note saisie par le fisc, l'expert-comptable des sociétés visées par l'enquête adresse ainsi cette mise en garde aux associés, dont Bernard Laporte : " (...) Vous n'avez plus les moyens de puiser à l'infini dans la caisse. " Encore des valises de billets qui circuleraient en France, sans que personne ne s’en offusque. Vivement la loi exemptant de poursuites les responsables économiques qui bossent dur pour transporter tous ces fonds discrètement. On dit même, qui plus est, qu'il leur faudrait parfois aller jusque dans l’île de Saint Martin pour achever le boulot !
En revanche, à partir de lundi, le grand prêtre de la fameuse tortue bèglaise aura la redoutable charge de réguler les rapports entre le monde du sport et celui de l’argent. Il sera excellemment placé pour dialoguer avec des prédateurs en tous genres qui transforment un joueur en capital, un match en tirelire, une Coupe du monde en secondes de pub rentables pour TF1, un athlète en porteur de logo, un stade en exutoire raciste. Bernard Laporte va vous régler tout ça avec expérience politique et sa parfaite connaissance des coulisses du sport.
Comme Roland Courbis a pris récemment 2 ans de prison ferme pour des transferts douteux, on remarque que les hommes de terrain, dans tous les sports, ont pris des habitudes qui permettent de penser que l’éthique est au cœur de toutes leurs préoccupations. La défaite de hier soir n’est donc pas que celle d’une équipe portant un maillot bleu c’est aussi celle d’une certaine vision du sport. On est certain maintenant que l’on ne pourra pas compter sur Laporte pour lui redonner un sens ! Il a d'ailleurs prévu, en arrivant au Ministère, de lire à son cabinet la lettre de Guy Mocquet.
Mais je déblogue…
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J
Laporte dit : Je vous parie tout ce que vous voulez que ça ne débouchera sur rien à l'arrivée. Si ce n'est ce redressement concernant la TVA. il a peut etre raison , arguments : http://poly-tics.over-blog.comet si tel est l'avenir ce serait plus que regrettable cordialement
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