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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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FAUCHER DU BLE OU DU MAÏS : IL FAUT CHOISIR!

C’est fait : la France va entrer dans le livre des records planétaires. Elle va s’offrir un luxe que peu de pays se sont offerts à ce jour : celui d’avoir un candidat à la présidence de sa République au minimum sous la menace d’une incarcération. Ce fait surréaliste intervient en plein débat sur… l’étendue exacte des amnisties éventuelles que décréterait le nouvel élu. José Bové, quelle que soit l’opinion que l’on porte sur son parcours ou ses frasques, se retrouve dans une situation totalement inédite, pour avoir détruit des pieds de maïs soupçonnés d’être dangereux pour les hommes.
Sa condamnation à 4 mois de prison ferme a été rendue définitive hier par la Cour de cassation qui a rejeté son pourvoi, et son incarcération dépend maintenant d'une prochaine décision d'un juge d'application des peines. L'Astérix du Larzac, accusé d’obscurantisme scientifique, avait tenté, avec Noël Mamère et cinq autres militants, une ultime démarche contre sa condamnation infligée le 15 novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour l'arrachage de maïs transgénique en juillet 2004 à Menville en Haute-Garonne. C 'est un juge qui doit donc désormais décider de la manière dont la peine sera appliquée. Nul doute que son téléphone va chauffer dans les prochains jours, et que, s’il est dans l’Himalaya, on enverra vite un hélicoptère le quérir.

Dans les faits, compte tenu de la durée de la peine requise (moins d'un an), une peine alternative est possible, comme le port d'un bracelet électronique. Mais José Bové a indiqué, sur Canal +, hier matin, qu'il refuserait cette mesure de… faveur. Le candidat à la présidentielle a déclaré, droit dans ses bottes de paysan : "Si je suis condamné cela veut dire que, quatre mois derrière les barreaux, je ferai quand même campagne". Hier soir, à Aubagne (Bouches-du-Rhône), pour son premier meeting électoral, il n’a pas vu arriver les gendarmes du GIGN pour l’arrêter comme un dangereux criminel. Ils connaissent mieux sa ferme du Larzac, car ils ont déjà eu l’occasion de s’y produire devant les caméras de télévision, convoquées pour le spectacle.
Interrogé sur le même sujet par l'Express, José Bové avait affirmé que, puisqu’il devra effectuer quatre mois de prison, il "ne se cachera pas". "Je ne me cacherai pas, tout le monde sait où j'habite, je mène une campagne publique, si on veut m'arrêter, si on veut m'incarcérer, ce sera de la responsabilité de ce gouvernement de le faire", a-t-il dit.
AUCUNE REFERENCE AU PRINCIPE DE PRECAUTION
"J'assumerai, quelle que soit la décision" de la Cour" et "je continuerai ma campagne de quelque manière que ce soit","décision lourde". "C'est avec une certaine gravité que je vais l'accueillir", a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, "cela n'enlève rien à mes convictions, j'ai toujours agi dans l'intérêt général, parce que 90% des Français rejettent les OGM et qu'il y un vrai problème d'environnement". La difficulté pour lui c’est que, pour l’instant, il ne peut pas avoir raison contre une loi ne faisant aucune référence au principe de précaution. Il est responsable de ce qu’il a fait et forcément coupable ! Il ira donc derrière les barreaux, de manière rapide ou différée. 
Il sera maintenant intéressant de savoir avec quel type de délinquants on le mettra. Il a au moins une certitude, il n’y retrouvera pas les protagonistes de l’affaire Clearstream. Eux, ils ont fait mieux que résister : ils ont obtenu la peau du juge qui avait osé se pencher sur leurs complots divers. Dans le fond, José Bové a peut-être eu le tort de se produire au grand jour. S’il avait utilisé des corbeaux, des prête noms, des agents secrets, du Polonium, il aurait probablement pu battre la campagne sans aucune angoisse d’être enfermé dans la boîte de Pandore. Il retrouvera des dealers de substances interdites, lui qui, comme les gamins de mon époque n’oserait même pas fumer de la barbe séchée de panouille de maïs génétiquement modifié !
Désormais, il peut enregistrer au plus vite ses interventions télévisées, s’organiser pour participer aux débats via une webcam (à moins que TF1 envoie un car régie pour qu’il soit en duplex de sa prison), acheter un fax pour répondre à la presse écrite, et se procurer du papier afin d’écrire sa profession de foi. Dans la cour de la maison d’arrêt, lors des promenades, il pourra tenter de tenir une ou deux réunions publiques déambulatoires, ou haranguer ses gardiens, mais son impact électoral sera tout de même réduit.
L’EQUITE DE TRAITEMENT PAR LA JUSTICE
Il aura au moins le temps de regarder la télé et de voir ses concurrents de droite réclamer l’ordre et surtout l’équité de traitement par la justice. Il devrait avoir le moral en hausse en en voyant quelques-uns que les condamnations n'ont pas empêchés de vivre des triomphes électoraux. Le citoyen est indulgent, et on ne voit pas pourquoi il serait plus sévère pour un faucheur de maïs que pour des personnes ayant détourné des fonds publics. Il serait profondément injuste que les faucheurs de blé soient mieux traités par le suffrage universel que ceux qui veulent sacrifier des plants douteux au champ d’honneur. Ou alors, ce serait à désespérer de la démocratie. Chaque jour ou presque, le facteur lui apportera des milliers de lettres de soutien, mais il reste à savoir si, pour le Conseil constitutionnel, les timbres pour les réponses, les oranges que lui porteront ses amis, le " cantinage " qu’il fera, devront être imputés à ses comptes de campagne. Le pire, ce serait que sages décident de lui demander de déclarer ses frais d’hébergement et de séjour durant toute la durée de la campagne.
Dans quelques jours, celui qui garantit l’indépendance de la justice va tranquillement s’exprimer sur son avenir personnel. Il le fera dans les ors et sous les lustres ce Palais, devenu un véritable blockhaus judiciaire, où l’on se trouve à l’abri de toutes les attaques possibles en tant qu’OJP (organisme juridiquement protégé). La convocation d’un Congrès, qui coûtera des centaines de milliers d’€, pour que les Parlementaires puissent envoyer en cadeau, au maximum d’électeurs philatélistes de leur circonscription, des enveloppes frappées par un bureau de poste spécial installé pour la journée, le rassurera.
Si le texte sur le statut du Président de la république de la liberté, de l’égalité et de la fraternité est voté (et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement), José Bové, toujours libre, a un véritable espoir : s’il est élu, son incarcération sera repoussée en 2012 puisqu’il sera " intouchable " pendant son mandat. Certes, il lui reste encore à trouver les signatures des élus du peuple qui accepteront de soutenir un taulard potentiel, car c’est moins glorieux que d’accorder son soutien à Nicolas Hulot, mais le côté Jacquou le Croquant peut générer un nouvel élan de solidarité. Fort de son expérience concrète sur les prisons, et si la gauche l’emporte, il pourra également espérer devenir Garde des Sceaux. Pour une fois la France aurait un Ministre qui sait de quoi il retourne…
LA BIBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Il lui reste un espoir : signer avec les autres le pacte écologique de Nicolas Hulot. Il pourrait bénéficier, comme autrefois les larrons qui se réfugiaient dans les églises,  d'un texte d’asile. A l’arrivée des gendarmes pour lui passer les menottes, il brandirait devant eux la bible du développement durable. En criant " vade retro satanas " il ouvrirait un espoir d’être sauvé par... un Saint Nicolas pouvant intervenir en sa faveur, comme il vient de le faire pour Charlie Hebdo. Impossible d’expédier au trou un homme qui témoignerait d’une croyance aussi forte dans l’écologie et qui respecterait un texte fondateur signé par tous ses concurrents. Malheureusement, têtu comme une mule du Larzac, José Bové a déjà déclaré qu’il refusera  d’être un mouton de Panurge, fût-il vert de vert, et ne bénéficiera pas de l’immunité médiatique. Il préfèrera le statut de martyr à celui de grâcié !
D’ailleurs, dès hier soir, la croisade a débuté : Libérez Bové!", ont en effet crié les militants réunis à Aubagne pour le premier meeting de campagne du candidat. "Ce soir, ou j'étais au bagne ou j'étais à… Aubagne", s'est amusé le leader altermondialiste devant plus de 2000 sympathisants réunis à la salle des congrès. "Ce rassemblement me fait chaud au cœur, chaud au cœur de voir que j'ai tant d'amis", a-t-il dit, affirmant qu'il est l'objet d'une "condamnation politique. J'ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête, je risque de me retrouver derrières les barreaux dans une situation que, j'espère, vous ne connaîtrez jamais, une situation indigne de ce pays", a-t-il ajouté. Il a aussi ajouté que sa candidature avait déjà recueilli plus de 40 000 signatures. Et ce n’est qu’un début, car les Français ont toujours préféré Mandrin ou Cartouche aux privilégiés qui tirent les ficelles d’un pouvoir injuste.
Par contre, heureusement que personne n’a entendu les propos pour le moins ambigus de Nicolas Sarkozy, l’autre soir sur TF1, car si l’on se fie à la législation, et si un courageux, non fiché par les RG, se décidait à porter plainte, le ministre-président-candidat risquerait de tomber sous le coup d’une éventuelle mise en examen pour "injure commise par les mêmes moyens envers les corps ou les personnes désignés par les articles 30 et 31 de la présente loi sera punie d'une amende de 12000 €. L'injure commise de la même manière envers les particuliers, lorsqu'elle n'aura pas été précédée de provocations, sera punie d'une amende de 12000 €.

Sera punie de six mois d'emprisonnement et de 22500 € d'amende l'injure commise, dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Sera punie des peines prévues à l'alinéa précédent l'injure commise dans les mêmes conditions envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap".
Chiche…qui va se lancer? 
Se serait bien de voir la justice à l’œuvre pour trancher entre le thème " des moutons égorgés dans les baignoires " et les " pieds de maïs OGM trucidés dans des champs ouverts"… Et deux candidats en prison, ce pourrait être un super événement de télé réalité pour TF1. On doit en rêver chez les producteurs !
Mais je déblogue…
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E
Youkaïdi a raison au sujet de cette vidéo ! J'ai vu ce documentaire il y a plus d'un an sur Canal+ et cette vidéo est en ligne depuis plusieurs mois...
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Y
Héhé encore un bel hoax du net, cette émission a bien été diffusée sur Canal + (novembre 2005 ), elle n'est pas censurée et n'est pas près de disparaître.<br /> Pour revenir à José Bové, même si son "combat " n'est pas sans fondement, je n'aime pas sa manière de se victimiser.<br /> Cette condamnation lui fait énormément de pub et il en profite, se prétendre prisonnier politique est une injure aux autre prisonniers politiques de par le monde.<br /> Il est vraiment loin, très très loin d'un des mes "héros et maître à penser " : Ghandi
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P
OGM - Cette vidéo risque de disparaître du Web d'un instant à l'autre.Apparemment interdite de diffusion sur Canal+ (qui a pourtant produit le reportage...), elle évoque une étude faite sur des rats auxquels on fait manger des OGM...Le déni de biovigilance est induit par le dictat des sociétés agro-semencières, maîtres du Monde.Transparence au profit de notre santé : tolérance zéro.Comme pour le tabac ou l'amiante, il faudra attendre 50 ans ou plus, et combien de victimes, pour interdire ces produits contre-nature. Vidéo du reportage interdit d'antenne, cliquez sur ce lien :http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886<br />
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