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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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L'ANALYSE IMPOSSIBLE

La leçon essentielle du scrutin présidentiel qui vient de livrer son verdict tient dans une nouvelle donne en matière d’organisation de campagne électorale. Désormais il ne sera possible d’accéder à la fonction républicaine suprême qu’avec une tactique globale sans faille et il sera indispensable de possèder une multitude d'outils que les petits partis ne pourront plus avoir. C’est devenu un travail de longue haleine porté par une motivation constante devant couvrir absolument toutes les facettes des pouvoirs.
Le mérite essentiel de Nicolas Sarkozy aura été de comprendre et surtout de mettre méticuleusement en place un plan en plusieurs étapes successives franchies avec succès. Il n’est jamais allé sur la marche suivante sans s’être assuré qu’il maîtrisait parfaitement celle qu’il quittait. Cette tactique n’aura jamais faibli et surtout elle a été implacable. Elle constituera un modèle du genre qu’il faudra examiner à la manière des analyses réalisées sur le déroulement des grandes batailles. Il y a en effet du grain à moudre pour l’avenir. Il a utilisé tous les moyens  dont il pouvait disposer pour agir.
D’abord celui du renseignement. On sait que c’est essentiel dans la période actuelle. Il a patiemment rassemblé le maximum de dossiers sur ses amis plus que sur ses ennemis car il savait qu’à un moment où à un autre il lui serait nécessaire de les éliminer de la course au titre. Il a ensuite, à leur égard, adopté la fameuse technique du dernier soldat des Horaces face au Curiaces. Il les a pris les uns après les autres en profitant des blessures qu’il leur avait infligées pour les exterminer. Juppé, De Villepin, Alliot-Marie, Chirac finirent tôt ou tard par renoncer au défi ou par se rallier sans pouvoir combattre. En devenant incontournable dans son propre camp il assura son aura de seul vainqueur potentiel. Cette étape millimétrée a reposé sur les complots d'état.
Par marchandage ou par intimidation il aura ainsi, durant les douze derniers mois, méthodiquement écarté tous ses rivaux. Cette phase menée depuis l’extraordinaire observatoire du Ministère de l’Intérieur a été constituée d’une succession "d’attentats médiatiques" mis en place avec des complicités discrètes mais efficaces. Elle s’est achevée en janvier dernier. Il est certain que la détention d’informations sur la fausse affaire " Courant clair " aura grandement servi à faire sauter les oppositions potentielles. Une part de la victoire sarkoziste a été construite dans cette période selon le principe voulant qu’il soit indispensable de neutraliser ses concurrents avant d’affronter ses adversaires. "Clearstream" aura joué un rôle primordial dans cette campagne.
DES AJUSTEMENTS PERMANENTS
Dans un second temps il a décidé de piquer les munitions de ceux qui pouvaient éventuellement diminuer ses forces potentielles. Cette méthode aura nécessité des ajustements permanents. L’embrasement des banlieues provoqué par la technique du harcèlement verbal ou par des incursions ciblées aura servi à mettre en évidence le besoin d’une force de l’ordre moral politique. C’était l’ouverture idéale vers l’instillation, touche par touche, des thèses du FN. Cette méthode se retrouve dans le résultat des urnes de hier soir avec, par exemple, une large majorité récupérée dans le milieu… rural et les petites villes. La télévision étant le seul lien social dans ces zones elle a accentué le clivage entre celles et ceux qui aspirent au calme, à la nature, à la liberté et ces " hordes " présentées comme destructrices, droguées, intégristes. Un socle issue de la France des clochers a permis au candidat issu de la ville probablement la plus aisée du pays, à l’opposé absolu de ce à quoi le monde rural aspirait, de s’installer en profondeur et en silence, sur le territoire. En cristallisant l’affrontement de deux mondes Nicolas Sarkozy a en effet réussi un travail souterrain extrêmement solide.
Il a enfin réussi l’exploit de se démarquer de tous les responsables politiques de son propre camp et à apparaître ainsi comme " différent " et même " non responsable " de ce qu’il avait lui-même fait ou approuvé. Il a surtout recueilli leur soutien en exerçant depuis l’intérieur un droit d’inventaire qui leur était implicitement défavorable. Extraordinaire attitude de minsitres obligés d'avaler leur chapeau et de louer celui qui dénonçait leur immobilisme. 
Cette quête de virginité a été facilitée par l’absence de critiques précises, directes et concrètes de la part de ses adversaires. Il a réussi à passer entre les rares tirs croisés sur son action pour se transformer en victime quand les attaques concernaient sa personne. Tous les candidats à des élections vous diront que lorsque l’on s’en prend aux personnes et non à leurs actes c’est l’échec assuré. Plus les flèches ont été décochées et plus "Saint Sarko" a été conforté dans l’esprit de ses supporteurs potentiels. Mieux la saillie de Ségolène Royal sur les handicapés, a accentué ce sentiment que l’on s’en prenait à l’homme en raison de l’absence de critiques à formuler sur son programme. Ce n’était pas nécessairement Sarkozy qui était " dangereux " mais ses actes, ses idées et ses soutiens et faute de l'avoir dénoncé il est apparu comme "victime".
IL A OBTENU L’AFFRONTEMENT QU’IL SOUHAITAIT
Il lui restait à s’occuper de l’adversaire. Le seul imprévu est venu de la position de Bayrou qu’il n’avait pas intégré dans ses prévisions et qui l'a fait douter durant 3 ou 4 jours. Tout le reste sera toujours resté dans les limites de ce qu’il attendait. Malgré quelques anicroches, par le financement répété de sondages offert à ses amis de la presse, il a sollicité et obtenu l’affrontement qu’il souhaitait. Cette manière de modeler à sa convenance le paysage qu’il souhaitait entrera dans l’histoire comme de une sorte de sublimation politique. 
La diffusion de dizaines et de dizaines de références à une victoire assurée lui a permis de construire un face à face virtuel puis réel. Bien évidemment cette technique consistant à accentuer le prégnance d’un résultat avant même qu’il soit vérifié aura joué un rôle décisif sur l’issue de l’élection. Pour parvenir à ses fins, il aura fallu à Nicolas Sarkozy une formidable constance et surtout un réseau souterrain extrêmement fort. Cette opération de propagande " dry " aura été une grande première car elle aura été d’une subtilité stratégique exceptionnelle.
Elle a consisté à façonner l’image d’un vainqueur dans un système de non concurrence. En répétant à l’envi que Sarkozy était imbattable et qu’il n’y avait aucun recours contre lui ont l'a érigé en Superman! 
Malgré tous ses efforts, Ségolène Royal qui avait été installée dans le rôle de challenger par justement cette même méthode n’a jamais pu se détacher de ces toile d’araignée des enquêtes d’opinion qui lui collaient chaque jour aux basques. Elle s’est débattue dans tous les sens, cherchant des mains secourables pour augmenter ses forces. Après chaque annonce le verdict du " sondomètre " tombait. On en tirait une conclusion pour modifier la direction des appels et rechuter quelques jours plus tard!
Sarkozy, en restant droit dans ses mini-bottes, a réussi à apparaître comme stable, assumant ses " mots ", ses " outrances ", ses pseudo erreurs accentuant son profil d’homme d’action porté uniquement par l’image plutôt que par les résultats. Il a nourri l’actualité de coups médiatiques, d’effets d’annonce en sachant pertinemment que les françaises et les Français ont la mémoire courte et qu'ils oublieraient la réalité pour ne retenir que l'écume des télés. 
LA RECHERCHE IMPOSSIBLE
Les joueurs d’échecs savent que quand on a perdu un match, il faut patiemment le refaire, le décomposer, l’analyser pur rechercher les causes de la défaite. Il y a forcément un moment où l’on a commis des erreurs, où l’on n’a pas vu venir les coups de l’adversaire par manque d’intuition ou d’esprit d’anticipation. Nicolas Sarkozy a du temps devant lui et n'en aura pas besoin, les socialistes par contre n’aiment pas se pencher sur leurs erreurs qu’ils imputent toujours… aux autres socialistes. Il sera forcément interdit d’être objectif au sein du PS car ce serait une atteinte à l’unité. En 30 ans, après chaque défaite, on examine les résultas en privé dans un petit cercle mais ensuite pas question d’ébruiter les conclusions. Toute critique serait malvenue et surtout condamnée comme un crime de lèse majesté ! Le processus va donc reprendre sans réaction car il est impossible de l'enrayer sans complicités médiatqiues fortes. Le PS parle politique. l'UMP transmet des messages.
Le prochain sondage fera bientôt état de la nécessité de bannir du paysage les fameux éléphants jugés de porcelaine. Le suivant dira que le P.S. baisse dans l’opinion publique en raison de ses querelles internes. Le troisième persuadera qu’il n’y a point de salut en dehors de l’UMP avant que le quatrième vous assène que le seul salut du pays passe par une chambre bleu horizon. Le cinquième donnera une cote de confiance de 75 % au nouveau président. Et ainsi jusqu'au... 10 juin!
On se fera en nocturene un cocktail molotov party dans une banlieue. TF1 diffusera un reportage sur les fraudeurs aux ASSEDIC vivant du trafic de drogue en caméra caché. La presse expliquera que Juppé a fait un triomphe à Bordeaux et que les Fabiusiens sont des traitres car ils manque 2 ou 3 % de ci de là. On dénichera bien une affaire ou deux (1) Sarkozy fera une déclaration solennelle le 8 juin au soir depuis l’Elysée et l’affaire sera dans le sac pour de longues années.
Mais je déblogue…
 
(1) Créon a eu le privilège de voir ses bureaux de vote contrôlés dimanche par un envoyé spécial du... Conseil constitutionnel. Etrange mais je suis certain que ceux tenus par des élus UMP ont eu la même visite. Il est reparti bredouille et a signé le PV en indiquant que l'organisation était parfaite. Dommage!
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E
Qui es-tu "ras le bol" pour te permettre d'écrire que FH a les "neurones retardés" ? Commence par afficher ta franchise avant d'être exigeant avec les autres ! Tu seras ainsi plus crédible ! Remplir la "chambre bleue" en juin ? Ca veut dire quoi ? Passer à droite ?
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P
dernière heure: l'espace aérien de la Corse est protégé en vue de l'arrivée de Napoléon 4 sur l'île.<br /> En matière d'économie du train de vie de l'état, ça commence bien.... les promesses n'engagent que ceux qui les croient....
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N
Depuis dimanche je tente de participer à ces échanges sur le blog de JMD et chaque fois j\\\'efface mon message parce que je n\\\'arrive pas à décolérer.<br /> Bravo, Jojo est de retour. Il est rassuré, il paiera moins d\\\'impôts. Avec les économies réalisées sa douce compagne pourra faire les boutiques rue de Rivoli.  Au fait il y a une espèce d\\\'arnaqueuse que le système Sarko poursuit. Elle a touché 100 € de prime à l\\\'emploi en trop et n\\\'arrive pas à les rembourser parce qu\\\'elle "prétend" qu\\\'elle en a eu besoin pour ses 3 enfants.  <br /> Quand j\\\'entend ce type d\\\'info je ne peux me calmer ! au fait le copain qui prête son yacth et son falcon c\\\'\\\'est le groupe Boloret (pas sure de l\\\'orthographe)<br /> Alors oui effectivement il y a eu de très savants calculs de la part des gagnants. Peut être la gauche ferait mieux d\\\'accorder ses violons et ne pas laver son linge sale en public. Un beau débat interner serait nécessaire
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P
après une nuit au Fouquet's, notre futur président se repose sur un yacht de 60 mètres, dont , je l'espère on saura rapidement auquel de ses amis milliardaires il appartient. Le bon petit peuple qui souffre et qui l'a élu plein d'espoir est déjà cocu.......
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E
Lu sur le journal Le Monde :<br /> "Les organisations patronales ont chaudement félicité Nicolas Sarkozy pour son élection. Si elles ne soutenaient officiellement aucun candidat à la présidentielle, ces organisations n'avaient pas dissimulé que le programme économique de M. Sarkozy était plus conforme à leurs souhaits que les propositions de la candidate socialiste. Dès dimanche soir, le Medef a promis de "contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France". La présidente de l'organisation patronale, Laurence Parisot, s'est réjouie que les questions économiques et sociales aient été placées au cœur du débat et a formulé des vœux de réussite au gouvernement pour que la France "retrouve le chemin d'une croissance forte et pérenne au service du plein emploi et du désendettement".<br /> Lundi, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a salué la volonté du président élu de "valoriser le travail" en rompant avec l'assistanat. Se disant elle aussi "prête à œuvrer en faveur du changement", la CGPME a espéré "que se concrétisent rapidement les mesures fiscales et sociales annoncées, en particulier celles ayant trait au temps de travail et à la baisse des charges sociales"."<br /> <br /> Tout cela commence à sentir bon pour le monde ouvrier et salarié ! ;-))))) Bien joué le peuple !
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