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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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ON PEUT AU MOINS AVOIR UN DOUTE

J’ai toujours eu et je conserve un doute sur le caractère spontané de certains événements qui ont donné à Nicolas Sarkozy l’image d’un redresseur de torts. Dans plusieurs chroniques de L’AUTRE QUOTIDIEN j’avais exprimé, en étant accusé dans certains commentaires de parano ou de tendance à voir des complots partout. Pourtant je maintiens mon avis : rien dans cette société n’est pas calculé et bâti avec des intentions de communication très forte. Les " Jités " veulent des images et des événements alors autant leur fournir ce qu’elles veulent gratuitement pour qu’elles puissent les exploiter au profit de la création d’une opinion dominante.
Récemment j’ai reçu un texte que je ne résiste pas à la tentation de confier à votre réflexion. Il confirme partiellement ou totalement ma vision de ces incidents divers qui servent à persuader les chaumières de nos campagnes que l’émeute est à leur porte.
Qui se souvient des incendies de bus d’octobre 2006 ? Survenus dans un contexte étrangement calme, certains incendies ont laissé une impression "d’organisation" : les incendiaires étaient cagoulés et armés et s’évanouissaient aussitôt leur forfait commis. Inversement, d’autres incendies avaient une allure "amateur" et étaient commis par des jeunes gens qui voulaient imiter les premiers et qui, malheureusement, ont parfois failli tuer des passagers, comme à Marseille. Les uns furent rapidement arrêtés. Les autres courent toujours.
À l’époque, un communiqué du Parti Communiste Français (PCF) décrit certains incendies comme des actions " manifestement très organisées " (1), tandis que le site d’information alternatif Bellaciao évoque une " opération de barbouzage " (2), autrement dit menée par les services secrets. Barbouzage : le mot est lâché. Or, Wayne Madsen, l’un des meilleurs journalistes d’investigation étasuniens (il fut sélectionné pour interroger la Commission d’enquête sur le 11 septembre), révèle sur son site Wayne Madsen Report (WMR) que certains incendies de bus dans les banlieues françaises étaient le fait d’agents provocateurs, financés par une caisse noire alimentée par des saisies dans les affaires de drogue, le tout... sous la houlette de Nicolas Sarkozy (3). À en croire Madsen, le reproche fait à Sarkozy par de nombreux cadres de la gauche d’avoir mis le feu aux banlieues pourrait bien se révéler être à prendre au pied de la lettre ! Madsen tient son information d’une source appartenant aux services secrets français et qui qualifie par ailleurs Nicolas Sarkozy de " petit Hitler français " - chacun appréciera la formule.
UNE MANIPULATION TOUJOURS ENVISAGEABLE
En matière de services secrets, la prudence reste de mise : une manipulation est toujours envisageable et on a rarement de certitudes à chaud. Toutefois, un journaliste allemand, Udi Ulfkotte, confirme la présence des agents provocateurs dans les banlieues françaises et Madsen lui-même est fin connaisseur des services secrets et de politique internationale. Par ailleurs, observons le fait suivant : une manipulation ne fonctionne que si elle se propage dans l’opinion. C’est pourquoi les manipulateurs préfèrent s’adresser à la presse nationale plutôt qu’à un journaliste étranger sans relais médiatique national - fut-il bon. Un exemple ? La "petite" affaire Clearstream (l’affaire française) s’est essentiellement propagée grâce à la presse et notamment au journal Le Monde. Si elle s’est propagée si fortement, c’est parce qu’elle émanait d’un grand journal.
L’information du Wayne Madsen Report établissant une connexion entre Nicolas Sarkozy et un réseau de barbouzes opérant dans les banlieues n’a pas suivi ce circuit et qui plus est, a été confirmée en partie par une deuxième enquête, celle d’Udi Ulfkotte. Par conséquent, l’évidence est de dire que nous n’avons pas ici la signature d’une manipulation - au contraire.
L’autre examen de l’information du Wayne Madsen Report consiste à se demander si elle s’inscrit logiquement dans ce que nous savons. Selon Madsen, c’est le cas puisque Sarkozy et la politique qu’il s’apprête à mener sont qualifiés de néo-conservateurs. Or, nous savons que la doctrine néo-conservatrice comporte notamment l’idée que la défense de la démocratie s’opère mieux en présence d’un ennemi extérieur et qu’en l’absence d’un tel ennemi, il convient de le fabriquer. La doctrine néo-conservatrice recycle la "stratégie de la tension", technique bien connue de nos amis des services secrets, ici à peine enrobée pour séduire des gouvernants de plus en plus décomplexés. "Fabriquons la violence pour pousser la population à rechercher l’autorité et la sécurité en échange d’une diminution de leurs libertés", telle pourrait être la devise des néo-conservateurs qui, outre-Atlantique, excellent en travaux pratiques.
NOURRIR LA PEUR
Malgré la cohérence de l’information apportée par le Wayne Madsen Report, gardons par prudence l’idée que cette information est vraie avec une chance sur deux. À quoi sert une telle information ? Eh bien, outre sa gravité potentielle, à nous rendre vigilants. Dans l’absolu, une dérive est toujours possible et c’est notre négligence qui la rend possible. Tous les citoyens, qu’ils aient voté ou non pour Nicolas Sarkozy, devraient garder cette information dans un coin de leur tête et se montrer particulièrement attentifs dans les mois et les années à venir. Chaque mois, chaque année qui passera sans débordements de violence " manifestement très organisé(s) " montrera non pas que l’information du Wayne Madsen Report est erronée mais que l’action des barbouzes a été limitée dans le temps. Inversement, si des émeutes se produisent, les citoyens devront s’attacher au moindre détail : le mode opératoire dénote-t-il une grande organisation ? La violence est-elle montée progressivement ou a-t-elle été précédée de "pics" ? (les pétards dans la poudrière...) A-t-on interpellé les fauteurs de trouble et sont-ils crédibles vis-à-vis des faits reprochés ? Le gouvernement présente-t-il à chaud un texte de loi dont la sophistication suggère qu’il était préparé ? Cette vigilance est le devoir sacré de tout citoyen, quel que soit le président de la République élu, et ce devoir ne se résume pas bien entendu aux seules violences urbaines. Tout pouvoir a besoin d’un contre-pouvoir.
MENACES A VENIR
Poursuivons notre réflexion et supposons vraie l’information du Wayne Madsen Report établissant une connivence entre Nicolas Sarkozy et les barbouzes qui incendiaient les bus en octobre, et tentons d’envisager comment Nicolas Sarkozy se servira demain de son "arme secrète". Trois scénarios se dégagent : Il ne s’en sert plus (ça y est, il a le pouvoir avec une majorité pléthorique, il est content) Scénario 1 ; il continue à s’en servir (pour asseoir son pouvoir) Scénario 2 ; il passe à l’échelle supérieure et il encourage le plus violent des groupes infiltrés à commettre un attentat majeur sur le territoire français Scénario 3.
Un premier indice en faveur du scénario 3 nous est fourni par les menaces brandies récemment par Al-Qaïda à l’encontre de la France, menaces parvenues par le même canal que les revendications des attentats de Madrid et Londres, deux opérations aux forts relents barbouzards. Le recours à ce canal nous met donc la puce à l’oreille. Dans le même temps, n’exagérons rien car les menaces sans suite sont légion et je suis certain que ce n’est pas le cas mais
Un deuxième indice en faveur du scénario 3 nous est suggéré par le Wayne Madsen Report, lequel rapporte que Nicolas Sarkozy, sitôt élu, a entamé une purge des services secrets français, qualifiée par Madsen de " purge stalinienne " (4) - et notez bien : alors que nous sortons d’un gouvernement de droite. D’après Madsen, les services secrets - notez toujours, ceux laissés par Jacques Chirac, pas par la gauche - sont jugés trop pro-arabes et trop proches de la gauche. Cette purge pourrait annoncer un tournant dans la politique internationale de la France et déboucher sur une politique plus à droite, plus Atlantiste et plus pro-israélienne que ne l’était celle de Jacques Chirac, qui en la matière fut fidèle aux traditions française et gaullienne.
Comment le président nouvellement élu fera-t-il accepter ce tournant par les français, alors que la politique internationale a été l’une des grandes absentes de la campagne ? Nicolas Sarkozy passera-t-il outre l’avis des français, comme le fit Tony Blair en Grande-Bretagne en défiant un cortège d’un million de manifestants anti-guerre ? Ou, et l’on revient à la nécessité de services secrets "décomplexés", exploitera-t-il un "événement" intérieur capable de refaçonner l’opinion ?
S’agissant de politique intérieure, il n’aura échappé à personne que Nicolas Sarkozy veut aller vite en réformes. Dans un pays que l’on dit ingouvernable, une diversion, comme un attentat majeur par exemple, tomberait à pic : le temps que l’on se remette de nos émotions et hop, on découvre que les grandes réformes sont passées !
UNE VARIANTE ASTUCIEUSE
Le scénario 2 comporte une variante astucieuse : les réformes promises pourraient provoquer à la rentrée 2007 un important mouvement social. Les jeunes issus des banlieues défavorisées, particulièrement attaqués tant par le candidat Sarkozy que par le ministre de l’Intérieur Sarkozy, et qui ont voté massivement pour Ségolène Royal, pourraient s’y joindre. Dans un tel cas, la mission confiée aux barbouzes consistant à créer des désordres dans les manifestations afin de rendre le mouvement impopulaire sera odieusement facilitée : il sera facile d’imputer les débordements à ces jeunes, dont l’image est déjà abîmée dans l’opinion.
Enfin, scénario 1 : Sarkozy choisit de compter sur sa seule force politique et sur ses talents de communiquant et entend gagner à la loyale. Compte tenu de l’ego du personnage, ce n’est pas impossible surtout si une chambre bleu UMP arrive le 17 juin.
Aucun des trois scénarios n’a ma "préférence" et nul ne sait à quoi ressemblera le quinquennat Sarkozy. Mais la présence d’agents provocateurs dans les banlieues en octobre dernier, le soupçon d’une connivence entre ces agents et le nouveau président, la purge des services secrets entamée au lendemain de sa victoire, les besoins d’un calendrier politique à la fois ambitieux et risqué, l’allégeance de Nicolas Sarkozy aux néo-conservateurs étasuniens et à Israël (5) et ses élans de camaraderie envers Tony Blair, qui a fabriqué les faux permettant de déclencher la guerre préventive étasunienne en Irak, forment une combinaison explosive qui doit au moins éveiller la méfiance.
Mais je déblogue…
(1) "Incendie des Bus de Nanterre et Bagnolet"
(2) "Incendies de bus cette nuit, ça sent le barbouzage"
(3) WMR les 23, 25 et 26 octobre 2006, traduit ici : "Banlieues : des allégations en provenance des US"
(4) WMR le 10 mai 2007, chercher "Tintoni".
(5) "Discours - Déplacement de Nicolas Sarkozy aux États-Unis du 9 au 12 septembre 2006"
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J
C'est parce que je ne suis pas un mouton que je vais sans doute m'abstenir aux législatives ou bien voter UMP afin que tous les idiots sarkonapoléon en bavent un maximum car comme le disait un auteur "l'expérience c'est comme les cure dents, ça ne sert qu'à soi"; donc encourageons la bêtise, l'ignardise, la cupidité, l'ignorance volontaire conséquence de la flemme de réflexion et que viennent ensuite le "grand soir" de la chute du nabot usurpateur et de sa secte après des milliers de claques dans la gueule ! Les moutons veulent du sarconzysme ? Alors, ok, je vais leur en donner, ils en auront pour leur argent et leurs anus ! Mais qu'ils ne viennent pas ensuite se plaindre, je les enverrais chier avec joie !!! J'en ai MARRE !!! Depuis plusieurs décennies le niveau général d'instruction monte devant théoriquement aider à l'analyse des situations et développer l'esprit critique, mais paradoxalement on peut constater que le niveau de la connerie monte aussi ! Des veaux disait déjà de Gaulle en son temps...je le comprend !
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V
Parano JMD ??? Juste un nom pour alimenter également la pieuvre médiatique mise en place autour de Sarkozy: celui de Manuel Aeschlimann, député maire d'Asnières sur Seine (92), chargé à l'UMP des "études de l'opinion publique"... et donc très influent dans la stratégie d'accession au trône de notre naboléon.Très fort dans son rôle de manipulateur, Manuel Aesclimann a tout de même quelques casseroles accochées aux fesses. Le népotisme (les fils de, frères de... remplissent les bureaux de la mairie d'Asnières...), et le communautarisme orientent la politique du maire. <br /> A lire, cet article 'Asnièrestream' retraçant les liens de ce personnage avec les services secrets et les manipulations de l'opinion... http://debeauregard.typepad.com/bruno_de_beauregard/2006/05/sur_les_quatre_.html<br /> <br /> On parle ici dans cette affaire du chargé des "études de l'opinion publiques" de l'UMP, ami 'hauts-de-seinien' du Président Sarkozy. Les 'visions' de Jean-Marie Darmian paraissent beaucoup plus réalistes avec de tels loustics en manipulateurs d'opinion...<br /> <br /> voir aussi: http://www.asnierois.org/fw/html/modules.php?name=News&file=article&sid=26 pour la biographie de l'uluberlu, http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/04/26/1526-l-entourage-de-nicolas-sarkozy-manuel-aeschlimann et beaucoup d'autres pages sur ce manipulateur d'opinion... cherchez par vous-même sur le net, vous verrez vous trouverez rapidement de nombreuses affaires...<br />  <br /> <br /> <br />
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Y
Sans aller chercher midi à quatorze heure ou je ne sais quel article, simplement en regardant les faits on peut voir que M. Sarkozy a été l'incendiaire en chef et celà sans avoir besoin de barbouzes.<br /> Aller "allumer le feu" en banlieue en répétant sciemment des propos de pilier de bar que lui tient une habitante : soit c'est un perroquet sans cervelle pas digne d'être ministre d'Etat ou Président, soit il répète conscient de ce que ça va générer.<br /> Changer quatre ou cinq fois sa version des faits en moins de 24 heures après la mort des deux jeunes garçons en essayant à chaque fois de culpabiliser un peu plus ces derniers malgré les rapports lui parvenant, il savait parfaitement ce qu'il faisait. 
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W
Bravo ! Nous voilà prévenus!<br /> Si, après cela la gauche n'est pas victorieuse dans cette circonscription , c'est à n'y rien comprendre.<br /> Sans agréger ni ordonner les mêmes informations, j'en susi arrivé aux mêmes conclusions sur le caractère profond du personnage central de ton article.<br /> La vigilance nous recommandede dresser un barrage contre le totalitarisme des pouvoirs détenus par un homme de droite.<br /> Aux urnes camarades !
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