Absolument toutes les annonces ou les mesures sarkozystes s’effondrent les unes après les autres. Les châteaux de cartes bâtis pour époustoufler les spectateurs de la vie sociale tombent sous la bise glaciale de la réalité. Il n’y a qu’une seule décision qui n’a pas été reportée, modifiée, annulée : la paquet cadeau fiscal et encore ! Même fameux bouclier n’a pas connu le succès escompté même les " riches " n’ont pas eu confiance dans celui qu’ils avaient élu. On a été loin, très loin des objectifs.
Cette mesure fiscale plafonnant les impôts prélevés, 60% des revenus cette année, puis 50% en 2008, n’a pas créé le choc fiscal attendu. Selon le rapporteur général du Budget, Philippe Marini, seulement 3487 contribuables en ont profité. La loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat " (dite Tepa. Vous apprécierez son efficacité six mois plus tard), n’a eu aucun impcat sur l’économie et Philippe Marini souhaitait que le contribuable puisse s'appliquer lui-même le dispositif. Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, avait rejeté son amendement, en raison de son " coût " et du " risque d’erreur." L’une des raisons de l’échec du " bouclier fiscal " est que les contribuables craignent qu’il entraîne des contrôles du Fisc. Eric Woerth , ministre du Budget , a annoncé en fait que les services fiscaux n’avaient reçu que…20.177 demandes de remboursement au titre du " bouclier fiscal " en 2007 . Le gouvernement s’attendait initialement pour 2007 à… 93.000 bénéficiaires pour lesquels il aurait dû débourser 401 millions d’euros au titre de ces remboursements. Or, au 30 septembre 2007, seulement 3.000 dossiers étaient parvenus aux services des impôts. D’où une relance auprès des bénéficiaires potentiels, laquelle a débouché par un " réveil " des contribuables les deux derniers mois de 2007 .
Selon le Syndicat national unifié des impôts (Snui), parmi ces bénéficiaires potentiels recensés, 16.000 étaient des contribuables imposables à l’Impôt sur la fortune (ISF), qui auraient perçu à eux seuls 350 millions d’euros, et 77.000 autres non soumis à l’ISF qui n’auraient perçu que… 50 millions. " Plus de la moitié des demandes déposées en 2007 concerne des remboursements inférieurs à 800 euros ", détaille par ailleurs le ministère c’est dire si cette mesure était indispensable d’autant qu’il faut la rapprocher des autres statistiques sur l’ISF.
DE PLUS EN PLUS DE RICHES
La barre symbolique du demi-million de contribuables français ayant réglé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été franchie, en 2007, pour la première fois, a indiqué Le Figaro, vendredi 15 février. En 2007, près de 528.000 contribuables ont réglé l'ISF, contre 457.000 en 2006, ce qui représente un nouveau record, a souligné le quotidien.
Les recettes de l'ISF ont de nouveau fortement progressé en 2007 (+19%). Elles se sont élevées à 4,42 milliards d'euros contre 3,85 milliards initialement prévu. Selon les annexes au projet de loi de finances 2008, publié début octobre, les recouvrements de l'ISF étaient quasiment achevés à ce stade de l'année.
En 2006, les recettes de l'impôt sur la fortune étaient de 3,7 milliards d'euros, en hausse de près de 20% par rapport à 2005. " Il ne s'agit là que de données brutes qui ne prennent pas en compte les restitutions faites au titre du bouclier fiscal à 50% ", a précisé Le Figaro.
Tiens donc on peut donc s’inquiéter véritablement sur la pertinence qui redonne aux plus riches ce qu’ils ont gagné en plus sur une année. Pour 2008, la recette de l'ISF prévue par le budget s'élève à 4,2 milliards d'euros, en baisse de 5% par rapport au dernier montant pour 2007 communiqué par Bercy. Mais quand fera-t-on publiquement dans un face à face télévisé un bilan réel de cette unique mesure qui a produit son effet ? Sûrement jamais !
En effet on en est à l’heure où le taux de pauvreté a enregistré en France sa plus forte hausse depuis sa création (de 11,7 à 12,1% d’après les derniers chiffres publiés par l’INSEE). Le Secours Populaire et Ipsos ont cherché à connaître quelle perception les Français avaient de la pauvreté dans leur pays. Et les résultats de leur enquête font froid dans le dos. Ils révèlent, entre autres, que près de la moitié de nos concitoyens connaissent des pauvres dans leur entourage et que près d’un tiers admettent avoir traversé une telle situation. Ils cherchent vainement un bouclier contre l’insécurité sociale grandissante !
AUCUN EFFET REEL
La théorie du " travailler plus pour gagner plus " a également explosé en vol sans soulever une tempête médiatique. Selon des chiffres provisoires du ministère de l'Emploi (ils ne sont donc pas sur estimés. Loin s’en faut), communiqués vendredi, la durée hebdomadaire collective moyenne du travail est restée stable à 35,6 heures à la fin décembre 2007, alors que la loi favorisant les heures supplémentaires est entrée en vigueur le 1er octobre.
Cette stabilité semble indiquer que les entreprises et les salariés ayant bénéficié de ce dispositif phare illustrant la théorie du président du " travail et du pouvoir d’achat " ont surtout bénéficié d'un effet d'aubaine, puisque la durée moyenne du travail n'a pas augmenté. Elle est la même depuis cinq ans et… durant ce laps de temps tout a augmenté sauf les salaires !
Toujours selon le ministère, l'indice du salaire mensuel de base (SMB) a en effet péniblement progressé de 0,3% au quatrième trimestre 2007 et de 2,6% sur l'année par rapport à 2006, soit un gain de pouvoir d'achat limité à 0,1 point compte tenu de l'inflation. Et qui croît à ces statistiques officielles ? En effet, les prix pour l'ensemble des ménages, et hors tabac, ont affiché une progression de 1,2% au cours du quatrième trimestre et de 2,5% sur l'année. L'indice du salaire horaire de base des ouvriers n’a pour sa part progressé que de 0,3% et de 2,8% sur l'année, selon le ministère. Il s'agit de l'une des composantes de la revalorisation annuelle du Smic.
Pour ce qui concerne le niveau de l'emploi salarié, le ministère de l'Emploi annonce une progression dans le secteur concurrentiel de 0,4% au quatrième trimestre 2007 (+60.000 postes) et de +1,9% par rapport à 2006 (+298.000). Il y avait, selon des chiffres provisoires, plus de 16 millions de salariés fin décembre. Les résultats définitifs seront publiés le 21 mars après les élections. Mais que ne va-t-on pas apprendre après les élections selon le résultat ? Surtout des mauvaises nouvelles qui ne sont que repoussées !
AMELIORATION DES RECTTES OUBLIEE
En définitive il faut chercher une seule mesure qui ait résisté au test du réel. Toutes le exonérations, défiscalisations, libéralisations n’ont rien changé si ce n’est qu’elles ont augmenté la précarité et la pauvreté en un temps record. Et cette Europe qui nous a été présenté comme tant salvatrice pour tous les peuples, menace de sévir car le constat d’échec est patent. En effet on peut dans la situation du pays espérer serrer toujours plus la ceinture, serrer les dépenses, serrer les investissements pour l’avenir sans se soucier d’améliorer les recettes. On n’a jamais vu une économie se redresser en jouant sur cette première méthode. L'Eurogroupe a d’ailleurs à nouveau rappelé à la France son engagement pour atteindre l'équilibre budgétaire d'ici 2010 ! La ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a répété que cet objectif ne pourrait être respecté qu'en cas de conjoncture favorable qu’elle sait ne pas pouvoir créer dans le cadre de l’augmentation de toutes les matières premières et surtout en raison de la morosité catastrophique qu’ a su créer Nicolas Sarkozy incapable de redonner confiance économiquement à un tissu social déboussolé par son agitation permanente.
Présent à Bruxelles pour la réunion de l'Eurogroupe, le ministre allemand de l’Economie Peer Steinbrueck a souligné qu'il était crucial que les plus grandes économies de la zone euro donnent le bon exemple. Christine Lagarde a, elle, expliqué que la France était " exactement en phase " avec les autres pays concernant sa volonté de réduire la dette. Mais la ministre a soutenu qu'il était toujours entendu que la France devrait être accommodée en cas de faible croissance économique. " Je pense que cela dépendra beaucoup des conditions cycliques ", a-t-elle expliqué. Une manière d’expliquer à ses collègues qu’elle ne maîtrisait absolument rien car elle est balloté par els événements extérieures et les décisions présidentielles.
La France a donc annoncé qu'elle ramènerait ses comptes à l'équilibre qu’en 2012 au plus tard. Prenons date dès maintenant. Coincé entre ces différentes interprétations de l'engagement informel des pays de la zone euro, pris l'année dernière, d'éliminer les déficits budgétaires d'ici 2010, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a souligné que les 15 gouvernements renouvelaient leur objectif, si les circonstances le permettent. Plus tôt, Jean-Claude Juncker, qui est également Premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg, a indiqué que la croissance économique de la zone euro ralentirait en 2008, mais se maintiendrait à un rythme légèrement inférieur à son potentiel. Ce qui veut dire que toutes les mesures annoncées par le gouvernement actuel auront autant d’effet qu’un cautère sur une jambe de bois !
Mais je déblogue…