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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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UNE RAGE REVELATRICE

Il y a dans le domaine de la santé des mots que l’on croît sans cesse rangés au rayon des souvenirs et qui font leur retour dans l’actualité en raison de modifications du contexte social. Ainsi quand les médias parlent de lèpre, de choléra, de tuberculose, de… rage on se croît plongé en une période de l’humanité durant laquelle la mort accompagnait souvent la misère sociale. Il ne manque quasiment que la peste pour que l’on évoque les siècles antérieurs. Il faut savoir que le simple fait d’avoir une appréhension vis à vis de ces maladies constitue un échec face à ce que devrait être le progrès. Par exemple depuis une semaine la France du XXI° siècle évite trop de s’affoler autour de la réapparition de la rage. Toutes les générations ayant connu les " leçons de choses " sur les bancs de la communale ont en mémoire les descriptions angoissantes de leur instituteur quand on évoquait les vaccinations. J’ai par exemple le souvenir d’un précision destinée à glorifier la découverte de Louis Pasteur symbole du mérite de la science : on étouffait entre deux paillasses les humains atteints de cette maladie afin qu’ils souffrent le moins possible… Je revois ces gravures de Louis Pasteur vaccinant le 8 juillet 1885 pour la première fois contre la rage un petit berger alsacien de 9 ans prénommé Joseph Meister. La vaccination fut une réussite, l'enfant fut sauvé.
Fort de son succès le biologiste réalisera plus de 350 inoculations en un an. Il profitera de sa renommée pour lancer une souscription qui permettra de créer l'institut qui porte son nom.
Avec ses collaborateurs, Calmettes, Roux et Chamberlan, il avait commencé ses recherches en 1880 et était parvenu, par la suite, à isoler les germes responsables de la rage. On a semble-t-il oublié ces leçons d’un autre temps et… les problèmes reviennent au galop !
L'alerte a en effet été élargie en France par le ministère de la santé qui, après un premier cas de rage animale, recherche les personnes et les animaux susceptibles d’avoir été en contact avec ce premier chien découvert porteur de la maladie en Seine-et-Marne. En effet, selon le ministère de la santé, l'alerte à la rage, lancée cette semaine en Seine-et-Marne, a été étendue à d’autres régions en France, dans le Calvados, le Gers et les Hautes-Pyrénées.
Le ministère de la Santé précise qu'au moins trois chiens sont morts de la rage. L’enquête vétérinaire en cours a permis de déduire que le chien dénommé Gamin serait le porteur initial de la rage et qu’il aurait contaminé un autre chien dénommé Youpi qui aurait à son tour contaminé Cracotte.
A ce jour, l’enquête épidémiologique a permis d’identifier une quarantaine de personnes qui ont été en contact avec au moins l’un de ces trois chiens infecté par la rage. Ces personnes, une fois contactées, sont prises en charge par les centre antirabiques et, si nécessaire, vaccinées. Le premier chien infecté par le virus de la rage initial, Gamin, est mort le 12 novembre à Auch mais résidait alors à Montestruc. Il est probable que ce chien ait été contaminé lors d’un séjour au Maroc. Ce chien a fait un séjour de quelques jours à Tarbes chez un ami du propriétaire qui possède lui-même des chiens.
UNE CHAINE DANGEREUSE
Le chien Youpi, est mort le 5 janvier 2008 à Grandpuits en Seine-et-Marne. Il s’est rendu avec sa propriétaire à Lisieux et a voyagé en train sur le trajet Lisieux-Paris autour du 17 décembre. Les voyageurs qui ont emprunté le train sur ce trajet et qui ont eu des contacts avec un chien pouvant correspondre à la description de Youpi sont priés de se faire connaître précise le ministère de la santé.
La chienne Cracotte est morte le 19 février 2008 à Grandpuits. Cette chienne avait accompagné son propriétaire dans l’école primaire de Grandpuits. Les parents des enfants de cette école ont été vacciné contre la virus de la rage par des équipes des laboratoires Pasteur. 
Compte tenu de ces informations, la période à risque de contamination pour l’homme et les animaux ayant été en contact avec ces trois chiens s’étend, ajoute le ministère de la santé. Elle débute le 22 octobre 2007 pour se terminer le 19 février 2008, pour ces trois chiens. Il n’est pas exclu que d’autres chiens soient porteurs de la rage, précise le ministère.
Les personnes qui auraient été mordues, griffées, égratignées, ou léchées sur une muqueuse (bouche, yeux…) ou sur une peau lésée, par un chien, dans les environs de Grandpuits (Seine et Marne), de Lisieux (Calvados), de Montestruc (Gers) et de Tarbes (Hautes Pyrénées) ou les personnes dont l’animal aurait été en contact avec l’un de ces trois chiens, entre le 22 octobre 2007 et le 19 février 2008 inclus doivent appeler le numéro vert. Les investigations se poursuivent pour identifier les personnes et animaux qui auraient été en contact avec ces trois chiens atteints de la rage. On se croirait revenu en arrière avec une sorte de peur qui s’empare d’un pays pourtant réputé fiable en matière de santé publique.
DES PROPRIETAIRES INCONSCIENTS
La rage est une maladie mortelle, si la contamination n’est pas traitée à temps. Elle est transmissible pendant toute la période d’excrétion du virus chez l’animal, soit environ 15 jours avant l’apparition des signes de la maladie.
Il convient de souligner l’efficacité du traitement préventif post exposition de la rage humaine, si il est administré rapidement. Les cas de rage humaine et animale restent isolés en France, déclarée indemne de ses formes canine et vulpine, mais les personnes qui voyagent et parfois ramènent des animaux des zones endémiques ne se rendent souvent pas compte des risques, ont souligné deux experts. Ce cas survient trois mois après la mort d'un chat en Vendée contaminé par une chauve-souris, vecteur d'une souche moins virulente.
La rage des chiens a disparu depuis longtemps comme maladie autochtone d'Europe de l'Ouest (le dernier cas humain en France remonte à… 1924), mais en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, cette maladie mortelle et inguérissable une fois déclarée, reste endémique.
" Les animaux à risque sont importés. Mais pour quelqu'un qui se promène dans la rue, il est difficile de savoir si l'animal est importé ou pas ", a déclaré à l'AFP Hervé Bourhy, responsable du Centre national de référence de la rage, qui dépend de l'Institut Pasteur. " Il y a aussi des risques accrus pour les gens qui voyagent de plus en plus vite et loin. Avec notre culture de citadins, on ne perçoit pas toujours les risques que l'on peut encourir à côtoyer même les animaux domestiques ", ajoute M. Bourhy, selon lequel certains voyageurs peuvent " avoir des comportements qui parfois provoquent l'accident ".
D'après Centre de traitement de la rage de l'Institut Pasteur, les consultations suite à des " contacts suspects " avec des animaux à l'étranger, concernent actuellement un millier de personnes par an, dont la moitié en provenance d'Afrique. Le dernier décès en France remonte à 2003, lorsqu'un garçonnet de 3 ans est mort à Lyon après avoir contracté la rage au Gabon. " En tant que praticiens, on est très alertés quand on a connaissance de mouvements d'animaux venant du Maghreb ", explique Ghislaine Jançon, secrétaire adjoint de l'Ordre des Vétérinaires.
Selon elle, " le problème vient souvent de non-observance de la réglementation " qui exige que l'animal introduit en France soit âgé de plus de trois mois, vacciné et identifié, même s'il a seulement effectué un court séjour à l'étranger. Pour les chiens et les chats nés et restant en France, la vaccination antirabique n'est en revanche plus obligatoire. On attend qu'il soit trop tard!
Lorsqu'un cas de rage se produit, le suivi des personnes et l'identification des personnes est donc essentiel. Enfin, un délai de sécurité de six mois est souvent retenu avant de considérer que le danger est passé. La situation n’est donc pas très brillante !
ON DELAISSE DE PLUS EN PLUS LES CHIENS
D’abord il faudrait persuader les propriétaires de ces adorables clébards qui déposent leurs excréments partout et se baladent le plus souvent en liberté au prétexte que l’on ne saurait les priver de leur liberté, de les cantonner dans leur propriété. Assumer son chien et les conséquences de sa présence appartient à la citoyenneté et l’on sait bien qu’elle a désormais ses limites étroites car elle est rongée par l’individualisme. La rage ne pourra progresser que grâce à l’ignorance crasse de certains propriétaires qui n’ont aucune notion de leurs responsabilités actuelles.
Il faut bien convenir que les maires qui doivent effectuer la chasse aux canidés errants sont parfois démunis par rapport au comportement des maîtres. Une inconscience totale que même les sanctions financières n’arrivent pas à juguler. Le " coût " d’un chien (vaccinations, nourriture…) va devenir tellement disproportionné par rapport à l’évolution du pouvoir d’achat que les abandons vont se multiplier avec l’approche des vacances. Chaque année, les associations de protection recensent au moins 50.000 chats et chiens abandonnés. Et l’été est malheureusement la période de prédilection des propriétaires peu scrupuleux.
Suite au cas de Seine-et-Marne, les ministères de la Santé et de l'Agriculture rappellent qu'en cas de morsure, il faut nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon et consulter rapidement un médecin, que les animaux sauvages, surtout "malades ou blessés" ne doivent pas être manipulés, et que tout animal ayant mordu ou griffé une personne doit être présenté à un vétérinaire pour un suivi de 15 jours. Mais personne ne se pose la question dans tous les cas de savoir comment les gens vont payer la visite. En effet il est certain qu’avant de prendre une telle décision et compte tenu des budgets actuels il y aura des situations dans lesquelles on peut douter de l’application du principe de précaution. 
L’Est de la France est confronté à cette menace car même s'il semble en perte de vitesse, un foyer de rage persiste dans le canton de Bastogne en Belgique. Mais c'est surtout dans les "Länder" germaniques que la rage explose. Les pays de l'Est sont en effet sévèrement atteints par cette maladie et assurent un réservoir persistant pour l'Allemagne. Il existe notamment un foyer en Sarre, proche de notre frontière qui peut conforter à tout moment la situation actuelle. Il ne reste plus qu’un espoir : que l’enragé des réformes de l’Elysée prenne les choses en mains et effectue quelques effets d’annonce. Pour moi je le réécrit à nouveau dans l’une de ces chroniques : recenser tous les chiens et les imposer via une taxe afin de compenser les frais qu’ils occasionnent à une société qui n’a pas besoin de cela pour trébucher !
Mais je déblogue…
 
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E
@ Finas Julien<br /> "Ils rentrent largement dans leurs frais"<br /> Qui ? de quoi parles-tu ?
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F
Ne vous inquiétez pas, avec ce que letat recupere sur les vaccinations annuelles, ils rentrent largement dans leurs frais...
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E
@ Djeff<br /> "je continue à ne pas être persuadé que la solution miracle à tout soit de taxer et de retaxer."<br /> Ni Jean-Marie ni moi n'avons écrit ou dit qu'il fallait taxer à tort et à travers... Il existe un "vrai" problème dans nos sociétés avec les animaux car leurs propriétaires sont souvent irresponsables ! Il faut donc "gérer" cette irresponsabilité. Un impôt pour dissuader les gens de prendre un animal sur un coup de tête ou pour traiter les problèmes engendrer par les animaux me semble être une bonne chose. C'est en tout cas à tester.
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D
Ayant vu ce lundi le documentaire de Cplus (zut une chaîne privée à péage !) sur les travailleurs pauvres, je continue à ne pas être persuadé que la solution miracle à tout soit de taxer et de retaxer.Par contre, le silence assourdissant des politiques de tous bords, des syndicats de tous poils, sur le SCANDALE des crédit revolving à répétition qui mettent sur la paille de pauvres gens qui n'ont comme défaut que celui de ne pas savoir se gérer me met dans une colère noire !Jean-Marie et Martine, une action à PARIS pour que cela cesse. Vite une VRAIE loi contre ces esclavagistes du pognon !
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E
@ Djeff<br /> Oui, il faut taxer tous les animaux pour que les "propriétaires" prennent bien conscience de leurs responsabilités !<br /> Non, ce n'est plus vrai de dire que les propriétaires d'animaux sont majoritairement des personnes âgées, toutes les catégories de la population semblent maintenant "touchées" par le virus...<br /> Nourrir un animal coûte très cher et une taxe ne représentera pas grand chose dans ce coût... mais psychologiquement, l'effet sera très... bon !
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