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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LE BOULET DE L'EURO

Quel que soit le membre du gouvernement qui l’affirme, vous ne devez absolument pas le croire. Vous me direz que c’est devenu une habitude depuis quelques mois puisque on n’en a pas encore vu un seul ne pas revenir sur ses effets d’annonce multiples et variés. Ainsi ils s’efforcent de vous convaincre qu’après les scrutins municipaux et cantonaux il n’y aura pas de plan de rigueur. Christine Lagarde dont on murmure qu’elle sera renvoyée au monde des affaires est aussi convaincante dans ce rôle qu’elle l’a été en acheteuse de yaourts et de jambon cuit à l’étouffée. En fait pour qu’elle puisse espérer atteindre l’objectif annoncée pour construire un budget ni sincère, ni véritable il ne lui reste qu’à s’aligner sur les positions religieuses présidentielles actuelles. Elle organiserait un pèlerinage de Bercy à Lourdes pour demander un miracle susceptible de relancer la croissance. La récession se profile puisque tous les indicateurs économiques sont en berne. Plus un seul ne laisse un brin d’espoir à cet égard. Ainsi l'euro a atteint hier un nouveau record face au billet vert, se hissant jusqu'à 1,5264 dollar vers 14H 30 GMT, enfonçant ainsi son précédent sommet historique de 1,5239 dollar qu'il avait établi vendredi.
Cette hausse catastrophique à terme pour l’Europe a fait sortir le directeur du FMI du bois où il se terre. Dominique Strauss-Kahn, estime que le " problème " de l'euro, qu'il juge " surévalué ", est que la Banque centrale européenne est " surpuissante ". Tiens donc voici DSK sur les positions de celles et ceux qui s’opposaient au fameux ex-traité constitutionnel européen car je me souviens avoir dénoncé l’indépendance totale dont bénéficie la BCE.
" Le problème de l'euro est que la Banque centrale européenne, qui fait bien son travail pour contenir l'inflation, est surpuissante : elle n'a pas de contrepoids politique en la personne d'un vrai ministre européen des Finances qui serait en charge de la croissance ", affirme Dominique Strauss-Kahn.
" Le yuan et le yen sont sous-évalués, l'euro est surévalué et le dollar est entre les deux ",
LA PRESSION EST SUR LA FRANCE
" Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances ",
La France doit " faire en sorte d'atteindre l'objectif en 2010 ", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker. Bien évidemment tout le monde va démentir cette position à quelques jours d’une échéance électorale. On a tiré la leçon de l’affaire de la TVA sociale à 5 points et il n’est pas question de laisser filtrer même à l’échelle européenne une information susceptible d’influer sur un scrutin interne à un pays. Le problème c’est que pour atteindre son objectif il faudrait améliorer les recettes (TVA, impôts, exportations) alors que le gouvernement table tout depuis des mois sur une réduction drastique des dépenses (suppression des postes de fonctionnaires, privatisation outrancière, réduction des crédits…) sans mesurer exactement les conséquences de ces choix dans le contexte actuel.
" Bien évidemment, nous sommes toujours préoccupés" par le niveau de la monnaie unique, a également dit le ministre slovène des Finances Andrej Bajuk, dont le pays, qui a adopté l'euro en 2007, assure la présidence tournante de l'UE. " Ces évolutions ne sont pas très encourageantes mais nous travaillons " pour apporter des réponses, a-t-il ajouté, sans donner plus de détail. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, l'Espagnol Joaquin Almunia, a pour sa part souligné que " les taux de change devraient refléter les fondamentaux économiques ", une manière de dire que la glissade actuelle du dollar n'est pas justifiée. Il a aussi rappelé que le gouvernement américain avait à plusieurs reprises dit être en faveur d'un " dollar fort ".
La hausse de l'euro permet aux Européens d'atténuer l'envolée des prix de l'énergie, qui sont facturés en dollars. Mais dans le même temps, elle renchérit leurs exportations et les fragilise donc face aux concurrents étrangers. La France est maintenant au cœur de la tourmente.
LES SUBPRIME TUENT LE DOLLAR
En réalité, la hausse de l’euro est surtout une baisse du dollar. Et si le dollar perd du terrain, c’est que les investisseurs craignent une crise durable aux Etats-Unis. La fameuse crise des subprime n’en finit pas de faire sentir ses effets et, toute la semaine, les mauvais indicateurs se sont accumulés : confiance des ménages au plus bas depuis 17 ans, chute des prix des logements, hausse des procédures de saisie immobilière… Il n’y a pas une seule lueur d’espoir dans le monde capitaliste. Les profits ne pourront se faire que sur le dos de la valeur travail !
Les propos de Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale, qui a évoqué des " pressions inflationnistes ", n’ont rien arrangé. Les rumeurs sur une nouvelle baisse du principal taux d’intérêt directeur, c’est à dire le taux d’intérêt auquel les banques commerciales empruntent auprès de la banque centrale, se font de plus en plus insistantes. Il pourrait ainsi être porté de 3% aujourd’hui à… 2,5% dès le 18 mars prochain (le choix de la date est symbolique). C’est donc un mauvais signe annonciateur d’autres décisions. Dans le même temps, l’économie de la zone euro donne des signes de résistance. Et, alors que la croissance tient bon mais que l’inflation augmente, la Banque centrale européenne reste campée sur sa conviction que le statu quo monétaire est la bonne solution. Or son principal taux directeur se situe aujourd’hui à… 4%. Le politique ne bouge pas car bien évidemment il n’a aucun pouvoir sur les décisions de la BCE. Résultat, les placements en euros rapportent de plus en plus, comparé à ceux effectués en dollars. La demande en euros augmente, ce qui provoque son appréciation.
LE PETOLE ET LE PETROLE
Les industriels européens sont de plus inquiets. Du moins, ceux qui sont spécialisés dans les exportations hors de la zone euro, comme les constructeurs automobiles et aéronautiques, les groupes de luxe ou les entreprises de l’agroalimentaire. La hausse de la monnaie unique rend plus chers leurs produits, par rapport à ceux proposés par les concurrents qui se situent en dehors de la zone euro. Résultat : ils risquent de perdre des parts de marché, ou d’être obligés de rogner sur leurs marges. Et au final de prendre des mesures de réduction des coûts, voire de délocaliser. Mais face à ce phénomène, certains pays sont plus exposés que d’autres. En France et en Italie, beaucoup d’exportateurs sont des PME, qui fabriquent des produits peu innovants, selon Alexander Law, du cabinet Xerfi. Comme ils ne peuvent miser que sur les prix pour se différencier de la concurrence, la moindre hausse de leurs coûts leur porte préjudice.
En revanche, en Allemagne, les firmes exportatrices ont réussi à bâtir des positions suffisamment solides sur les marchés étrangers, notamment pour la fourniture de biens d’équipements sur les marchés asiatiques, pour se permettre d’absorber plus facilement les variations à la hausse de l’euro.
Pour l’instant le seul avantage c’est que cette hausse permet d’atténuer un peu la hausse faramineuse du pétrole : le baril, qui a dépassé les 100 dollars, est en effet facturé en dollars. Ensuite, elle permet aux ménages d’acheter un peu moins cher les produits venus des pays hors zone euro. De quoi freiner la baisse du pouvoir d’achat… mais accentuer le déséquilibre de la balance commerciale.
En fait le seul objectif du gouvernement c’est de tenir jusqu’à la fin mars avec l’espoir qu’un changement de ministre de l’économie suffira à masquer la rigueur promise. La récession va s’installer durablement puisque chaque jour la BCE regarde " son " euro prospérer. Elle se considère comme au-dessus de ces politiques médiocres et sans avenir qui s’agitent dans leur bocal européen comme des guêpes prises aux piège. Le traité de Lisbonne ne règlera rien et le libéralisme triomphant transformera l’homme en loup pour l’homme à l’échelle mondiale. Il suffit d'attendre encore quinze jours...
Mais je déblogue… 
à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué Laurent Fabius au Forum de Radio J. " Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c'est ‘Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions ", a déclaré Laurent Fabius. " Toute l'Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu'on cache aux Français ". Les ministres des Finances de la zone euro avaient appelé le 11 février la France à respecter son engagement d'équilibrer ses comptes publics d'ici à 2010. estime-t-il. Il explique ainsi que le renoncement du politique face au diktat des tenants du profit roi. En fait le niveau de l’euro va conduire à un accroissement des délocalisations, du déséquilibre dramatique de la balance commerciale, une véritable crise du pouvoir d’achat. C’est donc l’affolement chez les gens qui comptent dans le libéralisme européen.
Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et la présidence slovène de l'UE se sont dits préoccupés par la très forte appréciation du taux de change de l'euro. " Je dois dire que je commence à être de plus en plus préoccupé et vigilant " à ce sujet, a dit Jean-Claude Juncker à la presse à Bruxelles, avant une réunion du forum des ministres des Finances de l’Eurogroupe. Cette instance n’accueillera probablement pas avec sympathie Christine Lagarde comme l’a prévu Laurent Fabius.
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C
bonjour,on le sait la baisse du dollar pénalise fortement les entreprises  qui exportent leurs produits en US$ (ex. : AirBus Industrie), avec toute les conséquences en terme d'emploi (plan Power8, décision de délocaliser une partie de la fabrication en zone dollar, déficit de la balance commerciale, etc...), mais quelqu'un pourrait-il donner une explication sur le fait que la firme Harley Davidson   - qui fabrique presque 100% des pièces de ses motos aux USA - continue d'augmenter chaque année les prix de ses modèles commercialisés en Europe, ce qui fait qu'aujourd'hui les tarifs pratiqués en Europe (une fois convertis en $) sont presque 2 fois plus chers qu'aux USA???Qui s'en met plein les poches???merci
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D
AMIS INTERNAUTES ..qui n'est pas déçu aujourd'hui devant autant de gestuels , d'écrits ,de médisances , devant des maladresses pour blesser l'autre ...apporter les petites phrases pour faire douter les électeurs sur le maire sortant ....."QUAND on convoite la place !! on ne recule devant aucun sacrifice ...des pages de promesses ...des pages de reroches sur le travail de celui qui est sortant !!!on trouve toujours une poire pour éponger sa soif ......Les électeurs ont parfaitement compris les "'bonnes maniéres " "du gouvernement actuel avec tous les poltrons autour qui s'agitent comme la veille d'un examen pour ceux qui ne se sentent pas l'âme bien blanche !!! ils vont rammasser l'échec qu'ils MERITENT POUR QUE LA FRANCE retrouve le goût de la prospérite de notre démocratie et du dialogue perdu.
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E
Et comme Sarkozy dit tout et son contraire, ce nouvel engagement de sa part n'a pas plus de valeur que les autres ! Marc va encore être déçu...
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M
Dans une interview publiée par Le Figaro jeudi 6 mars, à trois jours du premier tour d'un scrutin délicat pour sa majorité, le président de la République envoie également un message aux électeurs : il n'y aura pas de plan de rigueur, contrairement à ce qu'avance la gauche, au lendemain des municipales. "Je ne crois pas aux plans de rigueur. Ils ne mènent à rien", explique-t-il. "C'est la réforme qui amènera les économies et ce sont les économies et la croissance qui amèneront la réduction des déficits" publics. Le Monde.frVoilà un engagement qui vaut bien les insinuations d'un Fabius et les analyses de E.M.. Merci à ce dernier et à sergiozz, que je retrouve là avec plaisir, de l'intérêt qu'ils me portent...
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E
Alors Marc d'Here serait un mouton de Panurge ? C'est bien possible, mais il est urgent qu'il saute pour que nous en soyons débarrassé ! ;-)
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