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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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PROFITEURS DE TOUS LES PAYS...

On en a la certitude : le système financier mondial est miné de l'intérieur. Il risque même d'imploser face à l'appât du profit que certains se taillent sur son dos en permanence. Nul ne sait véritablement où s'arrêtera la crise. Les organisations de surveillance et de régulation des marchés s'inquiètent puisque on évalue à mille milliards de dollars le trou créé par les diverses opérations d'envergure ayant échoué. Et la spirale s'aggrave : la banque américaine Citigroup a annoncé par exemple, à elle seule, avoir enregistré au premier trimestre une perte nette de 5,1 milliards de dollars, contre un bénéfice de 5 milliards un an plus tôt, due à des dépréciations d'actifs massives d'un total de 12,1 milliards de dollars. Citigroup devient ainsi la banque américaine la plus touchée par la crise des crédits hypothécaires "subprime", avec des dépréciations totales depuis cet automne de plus de... 30 milliards de dollars, devant sa consoeur Merrill Lynch. Celle-ci avait annoncé jeudi une perte de 2 milliards et des dépréciations de 6 à 9 milliards de dollars. C'est abyssal quand on sait que 30 milliards de dollars c'est au minimum la moitié du déficit budgétaire d'un pays comme la France !
On imagine ce que cela donnerait pour l'aide à ceux qui souffrent de la famine. On pense un instant à ce que ces pertes strictement financières auraient apporté eux retraites ou à l'équilibre de nos régimes sociaux. Il faut surtout penser que quand on parle du montant de ces défaillances il faut immédiatement ajouter qu'il fut dans les années antérieures totalement inversé et porté non pas aux pertes mais aux profits. Quelle taxation existe sur ces sommes folles qui s'amoncellent ou s'évaporent au détriment, dans quasiment tous les cas de l'Homme !
DES SOMMES INIMAGINABLES
Les entreprises du CAC 40 ont une nouvelle fois vu augmenter leurs bénéfices en 2007 malgré le ralentissement économique mondial de la fin de l'année tandis que les valeurs bancaires ont largement souffert de la crise financière liée aux crédits américains. Les 38 entreprises du CAC 40 qui ont déjà publié leurs résultats ont accumulé plus de 101 milliards d'euros de bénéfices, soit déjà plus que les 98 milliards, chiffre record, engrangés au total sur 2006. Quel est le pourcentage qui a été reversé à la vie collective ? Qui a imaginé que ces bénéfices collectifs puissent servir à équilibrer les comptes publics ?
Citigroup a expliqué que ce résultat intégrait des dépréciations de 6 milliards sur les crédits liés aux emprunts hypothécaires, de 3,1 milliards sur les créances à effet de levier, de 1,5 milliards sur les crédits aux fonds d'investissement et de 1,5 milliards sur certains types de titres. Le système craque de partout car il compense ses d'erreurs en prenant davantage de bénéfices sur le coût du crédit : en outre une hausse de 3 milliards des coûts du crédit, comprenant à la fois une lourde perte de 1,7 milliard sur les crédits et une provision pour créances douteuses de 1,3 milliard. « Nos résultats financiers reflètent la continuation d'un environnement sans précédent pour les marchés et le crédit" a commenté le nouveau DG du groupe, Vikram Pandit, cité par le communiqué. « Malgré ces facteurs négatifs, nous continuons de voir une dynamique solide dans notre entreprise, avec des volumes d'affaires robustes dans de nombreux produits et régions », a-t-il dit. Il a rappelé que la banque avait levé de nouveaux fonds d'un total de 30 milliards de dollars depuis décembre.On continue donc avec un principe libéral outrancier : on diminue les coûts par évidemment une réduction drastique des personnels et une participation plus lucrative des clients ! D'ailleurs le PDG de Citigroup avait indiqué vouloir réduire les coûts de la banque de 10% à 20%, notamment par des suppressions d'emplois (9.000 pour ce trimestre) et dans les services informatiques, et continuer à céder ses activités non stratégiques. C'est toujours le même processus et les mêmes conséquences sociales et humaines mais il ne semble pas que l'on s'en offusque outre mesure.
ON RESTE EN CERCLE FERME
Chez nous on pédale par exemple dans la semoule sur l'affaire de la Société Générale et on va finir par oublier les réalités de ce qui autre fois aurait tourné au scandale ! Le responsable de la disparition de 5 milliards d'euros continue paisiblement à occuper un fauteuil officiel. On affirme même que le marché a bien accepté la transition au sommet avec l'avènement de Frédéric Oudéa, directeur... financier des lieux depuis cinq ans. De fait, l'action SG grimpait de 6%, signant là la plus forte progression du jour. « Daniel Bouton s'est en fait inspiré de la jurisprudence BNP-Paribas avec le duo Michel Péberau et Baudoin Prot : il prend du recul et se dégage de l'opérationnel au quotidien, mais conserve la haute main sur la dimension stratégique et l'avenir à long terme », décrypte un éminent analyste du milieu. « On peut dire que la Société Générale rentre dans le rang, commente un autre spécialiste du secteur bancaire. Elle s'aligne enfin sur les standards en vigueur dans les autres grands établissements européens avec un découplage des deux principales fonctions ». A vrai dire, ce redéploiement est en fin de compte assez logique. Car il y a tout juste un mois, dans la foulée de l'augmentation de capital réussie à 5,5 milliards d'euros, Frédéric Oudéa, 44 ans, avait été propulsé directeur général délégué.
Ce qui pour bon nombre d'observateurs valait alors mise sur orbite du quadra pour prendre le moment venu la succession de Daniel Bouton, de quatorze ans son aîné. D'autant que le futur patron de l'opérationnel qui est un très proche du directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy n'entend pas faire la révolution en interne : il a aussitôt confirmé dans leurs fonctions les deux autres directeurs généraux délégués, Philippe Citerne et Didier Alix, ainsi que le responsable de la banque de financement et d'investissement, Jean-Pierre Mustier, celui-là même qui coiffait hiérarchiquement Jérôme Kerviel.
Dans le fond on continue à vivre entre gens de la même caste comme si rien ne s'était passé. On a trouvé sur le marché les milliards qu'il fallait pour compenser la perte et l'affaire est oubliée... C'est dans le fond l'essentiel puisqu'ils ne doivent des comptes à personne à part à un conseil d'administration qui sert de bouclier aux erreurs de gestion.

RIEN N'EST PERDU
D'abord, la perte de la Société Générale, si importante qu'elle ait pu être, est à peu près équivalente à ce qu'aurait dû être son bénéfice pour l'année écoulée. Pas de quoi en faire un drame ! Si le profit de 5,9 milliards d'euros est perdu pour certains mais pas pour ceux qui les regagneront en rachetant les créances et ne figurera pas dans le bilan 2007. C'est tout. Rien d'ail n'y pas de quoi en faire un drame, même pour les actionnaires. La BNP-Paribas déclare, au utre. Au même moment, un bénéfice, également record, de 7 milliards d'euros qui, du coup, passe inaperçu car signe d'une gestion exceptionnelle. Toute le monde se nourrit sur le dos de la bête.
Avec des actions boni distribuées aux cadres héroïques et qui seront bien évidemment exonérées des charges, avec des dividendes convenables pour ne pas trop faire rêver le petit investisseur, avec des impôts limités pour insister sur la rentabilité ont arrive à éviter toute critique... sur le profit alors qu'on se focalise sur l'analyse du déficit. Or souvent, trop souvent, le profit est un signe très néfaste de gestion humaine car ils e réalise sur le dos des salariés, sur les délocalisations, sur les compromissions avec des régimes politiques critiquables. En effet, ces chiffres ne paraissent pas impressionner alors que, l'an dernier, les 12 milliards de profit du groupe Total, dont l'activité est tout de même plus visible on susciter des commentaires défavorables.
Les banques sont réputées rigoureuses, intègres, efficaces alors que ce sont elles qui de près ou de loin font la réalité économique quotidienne ! Ces profits bancaires colossaux devraient pourtant d'autant plus étonner que ces mêmes banques ne cessent de se plaindre de leurs difficultés. Elles veulent faire payer la plupart des services qu'elles assurent, alors que le plus souvent, elles ne donnent pas la moindre rémunération aux dépôts courants qu'y font les clients et avec lesquels tout donne à penser qu'elles financent leurs juteuses spéculations. Peu importe car personne ne s'intéresse au montant des profits et des pertes de sa banque pourvu qu'elle lui accorde un découvert suffisant.
Chacun d'entre nous sait, ou devrait savoir (mais ces manœuvres se font souvent à l'insu des clients) que ces mêmes banques ne manquent jamais une occasion de faire, sur leurs dos, de petits profits pour financer de gigantesques pertes !
Mais je déblogue...

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N
Complètement d'accord avesc JMD et A. PIETRI. Bien sûr qu'une des solutions serait de donner aux pays en soufrance les équipements nécessaires pour qu'ils puissent s'en sortir seuls. Mais c'est contraire à la logique des grands spéculateurs et financiers qui justement s'enrichissent de cette misère. Car pour 1 € qui est donné en aide combien encaissent ils en profit sur les matières premières du sol ou sous sol.  Les français qui se plaignent du fort taux d'immigration ont tord de négliger le fait que de l'autre côté de la Méditérannée il y a entre 15 et 20 millions de jeunes de moins de 15 ans qui dans quelques années déferleront sur l'Europe car comme tous les humains ils ont besoins de manger pour vivre.La vague de l'immigration était partie dans un sens il y a plus de 100 ans parce que l'Europe affamée cherchait à se nourrir. Aujourd'hui la vague revient dans l'autre sens. Attention au Tsunami.
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A
Oui, il est tout à fait certain que le système financier mondial est en train de "déraper" complètement ! Pour tout un chacun, le fait d'apprendre que les banques ont réalisé des pertes énormes - ou des profits colossaux- en "faisant joujou" avec des ordinateurs ne devrait pas entrainer d'insomnies majeures. Le malheur, et le grave sujet d'inquiétude, c'est qu'il en découle pour tous un appauvrissement, et une plus grande difficulté à survivre... même si ceux qui subissent les conséquences des spéculations en tous genres, que ce soit sur les produits financiers ou sur les matières premières industrielles ou alimentaires, n'ont jamais eu affaire à une banque, et n'ont sans doute jamais utilisé un chèque.Que les banques et les banquiers, que les dirigeants des grandes multinationales, que les grands chefs d'entreprises perdent de l'argent, ce n'est pas trop préoccupant en soi : ils s'en sortiront toujours, faisons leur confiance pour cela. Mais que leurs spéculations affament le monde entier, et en particulier les plus pauvres et les plus fragiles sans que cela semble le moins du monde les préoccuper ou les affliger, c'est tout à fait révoltant !Ces apprentis sorciers irresponsables emmènent le monde entier à la catastrophe. Et nous, qui vivons dans un pays dont la devise est Liberté,Egalité, Fraternité (je préfère Solidarité), nous ne pouvons que dire et répéter que sans l'Egalité et la Solidarité, il ne saurait y avoir de Liberté. Qu'adviendra-t-il lorsque la faim, les épidémies, et tous les malheurs qui en découlent auront privé ces peuples des libertés fondamentales, qui sont se nourrir, se loger, travailler, se soigner ? Ils se révolteront contre les pays occidentaux capitalistes qui sont à l'origine de leur dénuement et de leurs malheurs.Et la solution ne réside pas dans l'octroi d'une aide alimentaire toujours plus importante. La solution ne peut être trouvée que dans la fourniture d'équipements et de moyens qui leur permettraient de parvenir à leur autosuffisance. Et cela ne se fera pas en un jour !
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