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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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VOUS AVEZ DIT VACANCES ?

Les vacances. On doit admettre qu'elles sont toujours belles tant qu'elles n'ont pas commencé, car dès que l'on a mis un pied dedans on sait qu'elles auront inexorablement une fin. On les attend donc avec impatience, avec l'impression qu'elles vont modifier le cours plus ou moins tumultueux d'une vie. Personne ne se rend compte que ce qui est un droit devient, année après année, un privilège. En effet, il y a au minimum un tiers des Françaises et des Français qui ne prennent pas de coupure avec leur quotidien durant les mois d'été. Mais où vont donc ces 45 millions de vacanciers ? D'abord en France, où les régions multiplient leurs efforts pour attirer les familles, et le contexte économique va renforcer cette tendance. S'ils partent à l'étranger, c'est encore l'Europe qui a leur préférence. 75% des Français utilisent leur voiture quand ils partent en vacances. La hausse du prix du pétrole aura donc une incidence : ils vont aller moins loin, et vont chercher à réduire leurs déplacements pendant leur séjour. Ils prennent aussi plus le train, et ça se voit dans les statistiques de la SNCF. Ces constats modifient fortement les retombées économiques d'un secteur jusque-là en progression constante. Il va falloir innover dans la proximité, alors que depuis des années l'exotisme était la panacée pour vivre autrement.
Les Français organisent de plus en plus leurs vacances plus de 15 jours avant leur départ. Autre tendance, l'hyper-organisation qui les conduit à tout prévoir, ce qui devient de plus en plus possible, grâce à Internet. On veut vivre de nouvelles choses et ne pas se rendre au même endroit à chaque fois. De la même façon, on sera plus exigeant sur la qualité de l'hébergement et de la nourriture. L'idée de réussir à tout prix ses vacances devient obsessionnelle, dans la mesure où elles ont un coût, et qu'au retour il faut absolument avoir découvert le petit coin tranquille, pas cher du tout, et surtout tellement merveilleux qu'il fera baver les collègues de bureau ou d'usine. Cette chasse à l'ordinaire devenu extraordinaire se mène parfois en secret, histoire d'éviter la désillusion publique vexatoire.
PAS D'ESSENCE, PAS D'IDEE
Les départs de cette année souffriront incontestablement de la flambée du prix des pâtes et du plein d'essence. C'est ce que confirme une étude sur les vacances de nos concitoyens. Elle révèle que l'an dernier, 59,7% des français seulement sont partis en « séjour de loisir marchand » (des vacances payantes de toutes les manières) contre 64% en 2003. Les classes moyennes subissent le plus fortement cette baisse, qui s'est accélérée l'an dernier. Alors que les départs stagnent pour les revenus supérieurs à 1900 euros, ils subissent cette année une chute spectaculaire pour la tranche comprise entre 1200 et 1900 euros, avec une baisse de près de 10% (de 58% en 2006 à seulement 49% en 2007). Pour les salaires de moins de 1200 euros, le taux de départ plafonne à 40%.
Cette baisse concerne même les séjours « non-marchands » passés en famille, probablement à cause de l'augmentation du prix de l'essence. En clair, le prix rédhibitoire du plein a dissuadé certains de prendre la route pour aller passer une semaine chez la Mamie ou la Tatie. Parallèlement, la légère hausse du taux de départ en court séjour montre que d'autres choisissent de raccourcir la durée de leurs séjours.
Preuve que le pouvoir d'achat exerce une pression importante sur les choix des Français, ils sont davantage à s'organiser financièrement pour pouvoir partir. 76% ont prévu un budget spécifique avant leur départ contre 68% en 2006. Un bond de 8% en un an qui confirme une tendance entamée les années précédentes. Mais cette organisation à des limites : "Les Français ne vont pas manger des pâtes tous les jours pour partir en vacances, c'est un budget trop important", explique le spécialiste qui a supervisé l'étude.
Les professionnels du tourisme trouvent désormais, face à eux, des clients de plus en plus exigeants. "La campagne présidentielle a mis le pouvoir d'achat dans toutes les têtes. Après une perte de repères liée à l'euro, les prix sur certaines marques alimentaires qui ont augmenté de 30%, il y a un halo sur les prix, que les Français conjuguent à une exigence de qualité ». Ils ne peuvent pas faire autrement que revendiquer en avoir... pour leur argent !
Pour payer moins cher, ils se tournent de plus en plus vers internet. 13,4 millions de Français utilisent désormais Internet pour préparer leurs vacances, soit 44% des Français partis en 2007. Cette population préparant ses vacances sur Internet a doublé depuis 2003 ! Un constat qui réjouit le site de voyages Opodo participant à cette étude.
DES CRENEAUX SPECIFIQUES
Pour sortir de cette spirale du manque de fric, il n'y a que deux solutions : augmenter leurs salaires, et donc les revenus disponibles des Français, ou faire baisser des dépenses obligatoires des ménages comme le logement ou l'alimentation. Les RTT avaient donné du temps libre à dix millions de personnes, mais seulement deux millions d'entres elles avaient effectivement les moyens de partir davantage en vacances. En 2008 ce sera pire ! En clair, pour partir plus, il faudra travailler plus, et donc avoir recours à davantage de vacances que l'on n'a plus le temps de s'offrir. Cherchez l'erreur !
Les créneaux dans le secteur du tourisme deviennent maintenant aussi une réalité de plus en plus présente. Il y avait déjà les voyages pour « hommes d'affaires pressés », ou encore ceux pour le « Troisième âge ». Désormais apparaissent aussi, depuis quelques temps, des niches encore plus spécialisées : voyages pour mélomanes, pèlerins, handicapés, étudiants, célibataires, femmes seules, homosexuels, plus tout un tas d'autres circuits et séjours à buts plus ou moins sportifs ou culturels. Sans oublier le « tourisme humanitaire », apparemment le truc à la mode, vu que d'après la communauté européenne, 110 000 français ont choisi cette notion de « voyager utile ». On pourrait croire qu'il s'agit là simplement de satisfaire une minorité, ou même d'une mode passagère qui passera avec le temps. Toutefois, ce mouvement de segmentation du marché touristique correspond à priori d'abord à une réponse aux besoins très spécifiques, pour des voyageurs de plus en plus exigeants quant à leurs différences et leurs envies de vacances, tant estivales qu'hivernales, en France ou à l'étranger.
Conséquence, la démocratisation des réseaux devrait ainsi s'accentuer et permettre la création de nouveaux voyagistes très pointus dans leurs domaines respectifs. Plus petits, plus spécialisés et surtout plus nombreux, ces tours-opérateurs devraient ainsi répondre, théoriquement au mieux, aux desiderata de chacun d'entre nous... Ils font du sur mesure car le « prêt à voyager » n'est plus suffisamment fiable. Fini pour beaucoup le temps du « tout compris », chacun choisit les prestations qui l'intéressent, et encore cela se limite-t-il, dans de fortes proportions, à un simple vol sec payé au plus bas prix. Dans tous les cas, le voyageur est maintenant quelqu'un d'avisé, connaissant plus ou moins le marché et les tarifs et surtout de plus en plus exigeant sur le contenu et l'information. On le sent sur le terrain, les contestations pleuvent au moindre incident.
UN ENJEU ECONOMIQUE VITAL
D'après une étude faite en mars 2007, le budget est le premier critère pris en compte dans le choix de la destination. Une raison qui explique la tendance des Français à partir moins longtemps et moins loin. 26% partiront cet été une seule semaine (contre 22% en 2006), et 39% deux semaines (contre 42% en 2006). Le budget vacances des Français devrait à peine dépasser les 2000 € par foyer, contre 2145 € pour la moyenne européenne. Les Britanniques sont à ce titre les Européens les plus dépensiers, avec un budget prévisionnel de 2795 €. Une situation qui s'explique en partie par le choix du lieu de destination, les Français étant plus nombreux que les Anglais à préférer passer les vacances dans leur propre pays (64%).
Une fois sur place, une autre enquête montre que les Français donnent la priorité aux dépenses de loisirs. Les sorties au restaurant constituant la première réponse citée, quelle que soit la catégorie sociale (42%), devant l'achat de produits régionaux (34%) et l'achat de beignets ou de glaces (18%). Viennent ensuite les dépenses de consommation culturelle et de loisirs (cinéma, concerts, boites de nuit, spectacles) citées par 16% des personnes interrogées, et l'achat de livres et de magazines (12%). Jamais la saison touristique ne sera scrutée avec autant d'inquiétude, puisque la France sera, en 2008, au troisième rang mondial en matière de dépenses faites par les touristes, mais c'est le pays qui en accueille le plus. En 2007, un record historique avait été battu puisque plus de 80 millions d'étrangers avaient visité la France.
La balance du commerce extérieur est dans un tel état qu'une baisse de ces statistiques produirait des effets catastrophiques. Le secteur du tourisme est en effet une des branches essentielles pour le commerce extérieur de la France. Il contribue de manière positive au solde des échanges, de manière comparable à celui du secteur agro-alimentaire (8,5 milliards en 2006) et même supérieur à celui de l'automobile en 2006. La balance entre les dépenses des touristes étrangers en France et celles des touristes français à l'étranger, dégage un solde positif de 11,4 milliards d'euros. Ce solde est néanmoins en recul, à cause du cours élevé de l'euro !
N'hésitez donc pas un instant : faites comme moi, partez en vacances égoïstement dans un coin perdu de l'Aveyron. Vous rendrez service à notre Président qui a bien besoin de signes forts de soutien à sa politique du "travaillez plus vous gagnerez plus pour partir moins en vacances et donc renforcer votre pouvoir d'achat!"
Mais je déblogue...
 

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A
Je me joins aux commentaires précédents. Tout le monde décroche! Profites bien de ces vacances, Jean Marie, dans le calme de la campagne aveyronnaise, reposes-toi, dors, promènes-toi avec Marie-Claude, amuses-toi avec ton adorable petite Léa, qui, pour une fois, va pouvoir profiter de son papy durant des journées entières, sans avoir à le partager avec la Mairie, le Conseil Général et la politique. Surtout, reprends des forces, tant physiques que morales pour affronbter en pleine forme ce qui promet d'être un dur automne...
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M
Bonnes vacances Jean-Marie, mais n'oubliez pas de venir à la mairie le 30 août pour marier ma fille!!!!!!!!!amicalement
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D
Vacances amplement méritées.... Profitez Jean Marie, de votre famille et faites au mieux pour oublier la dure réalité de la rentrée.Notre soutien restera le même. Cordialement à vous . Danye
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M
Allez ... on débranche .... C'est les VACANCES .... Profitez bien de l'Aveyron ...
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