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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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GARE AU MELANGE DES GENRES

La vie politique a entrepris de courir après la tendance people. La course est effrénée, et devient donc extrêmement préoccupante car elle peut conduire au gouffre la politique elle-même. Au nom de la notoriété, clé de tous les succès, les candidats(e)s recherchent désespérément la soutien du showbizz, du sport, des médias, des écrivains… Le programme passe, mais ces noms alignés sur une liste, constituent un renfort très valorisant car ils crédibilisent une personne hors de son domaine de compétence.
Le paradoxe réside dans le fait que l’on se reconstruit une image très écornée, en allant puiser des renforts chez des gens réputés recommandables, mais totalement ignorant des arcanes de la gestion publique. Ils ne sont là que comme potiches décoratives, lors de meetings ou de réunions, afin de mobiliser l’œil béni des caméras. Cette américanisation des campagnes électorales éloigne le citoyen des véritables enjeux, et confirme que, désormais, seules les apparences comptent. Il y aura donc de plus en plus d’interaction entre le monde des gens qui comptent médiatiquement et celui de ceux qui essaient de convaincre. La mutation s’accélère avec l’intrusion de Nicolas Hulot dans le jeu habituellement réservé à une clientèle se connaissant sur le bout du bulletin de vote.
Le problème, c’est que le mélange des genres peut conduire à l’effet inverse de celui que l’on recherche. Nicolas Sarkozy, qui annonce toujours à grand renfort de communiqués de presse les ralliements dont il fait l’objet, doit devenir plus prudent. Il vient en effet d’essuyer trois revers qui peuvent servir de leçon à d’autres : il vaut mieux bien réfléchir avant de coucher sur le papier quelques noms douteux de la nomenklatura des variétés. A Marseille, il avait dans les plis du drapeau tricolore embrassé son grand ami Johnny, ancien supporter acharné de Jacques Chirac, avant de saluer le fumeur de moquette Doc’ Gynéco, et de se frotter goulûment à Pascal Sevran. Il tenait avec ce trio, atypique pour un Ministre de l’Intérieur en exercice, son viatique pour la marginalisation. Il espérait casser sa classification d’homme d’un ordre injuste, en s’acoquinant avec des personnalités opposées à ce que le grand public pense de lui. Même si l’attelage paraissait surréaliste, il avait provoqué suffisamment de commentaires pour justifier son installation. Il restait à vérifier si, au-delà de l’effet d’annonce, il aurait un développement durable. En quelques jours on est revenu à la triste réalité. Son trio de Mousquetaires s’est effondré beaucoup plus discrètement qu’il n'était arrivé au sommet médiatique.

L’ACCOUCHEMENT FISCAL DE DOC GYNECO
Le premier à avoir " sombré " fut le coupe formé entre un " ministre-candidat-président " et le rappeur nonchalant dans tous les domaines, Doc’ Gynéco. Ce parangon de l’intelligence et du savoir-vivre (surtout envers les femmes) est tellement recommandable dans la gestion publique, qu’il avait oublié de déclarer ses revenus… Un exemple dans un comité de soutien. En 2001 il se disait proche du parti socialiste, mais cette année, il adhère à l'UMP et annonce son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Doc Gynéco déclare le considérer comme son " petit maître à penser " et " un ami ". Il était proche de lui depuis quelque temps déjà. Il compte, explique-t-il avec une enthousiasme débordant, sur la politique sociale de Sarkozy pour redonner aux habitants des banlieues leur dignité et leur faire quitter leur " tempérament d'assistés ", tout en traitant les banlieusards de clowns.
Même s'il n'est pas le premier people à avoir rejoint le clan Sarkozy, Jean Réno, Depardieu, Clavier, Bigard, Barbelivien ou plus récemment Steevy l'ont fait avant lui. Peu importe que Doc Gynéco ait de gros problèmes à régler avec le fisc, qui lui réclame tout de même 665 750 €, soit plus de 4 millions de nos anciens francs. Pourquoi tant de haine ? Eh bien parce que Doc Gynéco aurait "oublié" de payer ses impôts entre… 1998 et 2000 (une paille !).
Déjà en 2004, son appartement parisien avait été hypothéqué pour éponger une partie de ses dettes, mais on était encore loin du compte. Aujourd'hui, il doit à nouveau faire face à ses responsabilités, qui illustrent sa fiabilité, face à l'administration fiscale, mais aussi face à la police pour une autre affaire. En effet, le 13 septembre dernier, il était convoqué au commissariat de la Muette, pour, cette fois, répondre de plusieurs infractions au code de la route, notamment quelques excès de vitesse. La sanction a été nette et sans appel, puisque Doc Gynéco s'est fait retirer son permis sur le champ. Il mérite donc amplement de jouer un rôle dans le milieu politique.

LE RACISME DU BACHELOR DES THES DANSANTS
Son voisin, dans les réunions, aura été Pascal Sevran, transfuge du Mitterrandisme de proximité, dont on connaît les propos extrêmement intelligents tenus sur l’Afrique. Dans une interview publiée dans Var Matin, le Bachelor des RPA (Résidences pour Personnes Agées) ou des thés dansants, animateur de télévision de France 2, était interrogé sur un extrait de son dernier livre, Le privilège des jonquilles, paru chez Albin Michel le 4 janvier 2006, où il avait écrit : " La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique ". Il a justifié de tels propos en ajoutant : " Et alors, C'est la vérité ! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète " (certifié exact). Interrogé par Europe 1 sur ces déclarations indignes, il a déclaré : " Je n'ai pas de comptes à rendre, ni à vous ni à personne. Je dis ce que je veux et j'écris ce que je veux ! ".
Des déclarations aussi ouvertement racistes, un éloge aussi clair de l'eugénisme tombent sous le coup de nos lois. Elles vaudront au supporter  3° âge du " Ministre-président-candidat " un blâme sévère de son employeur, qui le paie avec notre redevance, pour éructer de tels propos.
A ce jour, Nicolas Sarkozy ne lui a toujours pas demandé de se retirer de son comité de soutien et de rejoindre celui, plus approprié, du camp très proche sur la droite. Mais on sait que le temps permet de laver plus blanc et, courant février, Pascal Sevran se montrera au premier rang d’un meeting spécial troisième âge, a moins qu’il soit présenté comme le futur Ministre de la culture, ou mieux le prétendant au fauteuil de ministre de l’immigration… Croyez-moi, en politique, le Pascal, il en connaît un bout !

JOHNNY LE PETIT SUISSE PREVOYANT
Il risque de ne pas croiser souvent Johnny Hallyday qui, après avoir revendiqué la nationalité belge, va s'installer à Gstaad, en Suisse, à raison de six mois - plus un jour - par an dès la fin décembre, pour des raisons fiscales.
"L'ancien supporter de Jacques Chirac, qui avait, lui aussi, apporté de manière spectaculaire son soutien à Nicolas Sarkozy, a en effet décidé de quitter cette France que son nouveau mentor défend farouchement. Il est vrai que Johnny a de la suite dans les idées, car il avait, il y a quelques mois tenté d'obtenir, en vain, pour des raisons… également fiscales, la nationalité belge. En septembre dernier, le rocker avait prudemment déclaré qu'il pourrait quitter la France si Nicolas Sarkozy, "un homme d'honneur" qui "aime la France et les Français", ne tenait pas "ses promesses". Il a donc déjà trouvé une bonne excuse, car à sa place, il aurait pu aisément dire qu’il partait car celui qu’il avait antérieurement soutenu, Jacques Chirac, n’avait jamais tenu les siennes ! Il était donc fondé à aller voir ailleurs, dans un pays où on les tient, sans attendre d’être déçu par Sarkozy !
Interrogé lors du compte rendu du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, n'a pas souhaité faire de commentaire sur ce désir de Johnny Hallyday d'aller voir "si l'herbe est plus verte chez le voisin". Mais, il a ironisé sur celui qui doit faire appliquer la législation fiscale française, citant un proverbe, "l'herbe du voisin est toujours plus verte que la sienne jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que c'est du gazon artificiel." En l’occurrence, c’est plutôt Sarkozy qui propose du gazon artificiel, que fume Doc’ Gyneco sous l’œil bien malveillant d’un Pascal Sevran prêt à broyer du noir.
Le problème, c’est que dans le camp d’en face, au rassemble aussi ces figures de proue censées donner une popularité accrue. Souhaitons que tout le monde soit en règle avec le fisc, que personne n’ait son domicile en Suisse ou au Luxembourg et qu’aucun ne soit copain ou copine avec Georges Frèche...
Mais je déblogue...
 
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J
Les propos de Sevran sont déplacés, discourtois, pas digne d'un personnage aussi connu mais ils ne sont pas racistes! En Afrique, l'écrasante majorité de la population est noire .... La couleur de la peau n'a rien à voir dans le comportement irresponsable qui consiste à faire des enfants sans s'être au préalable assuré que l'on pourra les nourrir (au moins ça:).Le " petit monsieur" dit donc à PUIG : "Vous ne connaissez pas mon histoire personnelle".
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R
La démographie est en effet un problème dans de nombreux pays du tiers monde mais ce n'est pas seulement pour des raisons culturelles mais surtout économiques. Pour la grande majorité des familles, la seule richesse est leurs enfants qui procurant non seulement Amour mais également assurance vie et retraite.
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P
Le sujet c'était bien le coté factices de toutes ces manigances dont nous sommes victimes et pourtant acteurs et donc responsables.En effet ces paillettes de la politique que l'on nous sert obéissent aux modes (provoquées la plupart du temps) et aux sondages qui nous disent ce que le petit peuple d'en bas attend. Les modes ont les subis ou on les suit depuis la maternelle. Pas étonnant que nous en voyons la traduction en politique . au moins sur ce blog on peut espérer faire barrage avec nos moyens.
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P
Heurtault qui parle de la conscience de classe des ouvriers!!! Il n'a crainte de rien ce "petit monsieur" comme on disait du tamps de la petite bourgeoisie. Non content d'être hors sujet il oublie de prendre en compte les différences de culture, le déroulement de l'histoire qui n'a pas le même rythme d'un continent à l'autre... De plus les croyances, le poids des différentes religions ont influencés le rôle sociologique de l'enfant aux différentes époques. Que disaient nos curaillons lorsque l'on envoyait des enfants à la mine ou au front...Que je sache Zola et d'autres ont décrit ces familles ou beaucoup d'enfants souffraient de disette malgré le travail qui ne payait pas assez...L'air de la bêtise de BREL convient trés bien pour une méditation en lien avec les écrit de Jacques.
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E
Et un dérapage "classique" de notre cher Jacques !<br /> Il ne voit pas pourquoi ! Il y en a d'autres comme lui ?
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