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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LE MINISTRE DU CULTE INTERIEUR

Dans toutes les campagnes électorales, il y a des comportements forcément équivoques. Ils passent d’autant plus facilement que dans chaque camp on trouve des exemples qui excusent les errements des autres. En puisant dans l’histoire, il est aisé de rappeler que ce qui constitue une anomalie actuelle fut accepté sans problème dans le passé. Le sous-entendu reste le même : nous ne faisons que ce que vous avez fait sans état d’âme. Sauf qu’il n’y a pas de vérité pérenne, car cette reproduction de mauvaises habitudes pourrait bénéficier du changement sans la continuité. Or, malgré les protestations réitérées, malgré les communiqués de presse, malgré les arguments les plus probants, rien ne bouge selon le principe simple mais efficace que ce qui est pris n’est plus à prendre.
Personnellement, je trouve particulièrement scandaleux le cumul inédit de quatre fonctions capitales pour Nicolas Sarkozy.
Mon émoi n’est partagé que par celles et ceux qui connaissent véritablement le poids des atouts dont il dispose. Impossible de parler de démocratie véritable dans ces présidentielles, tant que l’on aura parmi les candidats… le Ministre de l’Intérieur. Certes, jusqu’à présent il y avait eu des Premiers Ministres dans la course, mais aucun d’eux ne détenait directement les clés de l’organisation du scrutin. Il y avait, au minimum, des rôles séparés sur les services ayant en charge le vote lui-même. Si l’on ajoute que l’UMP et ses fonds considérables relèvent de la même personne, on a une idée particulière de l’iniquité profonde de cette campagne.
Nicolas Sarkozy est dans la situation extraordinaire de quelqu’un qui peut utiliser tous les moyens humains de la plus puissante administration française, en toute légalité, et réserver les fonds privés pour se déchaîner dès que le moment sera venu. Si l’on ajoute la présidence du département le plus riche de France, il ne doit pas y avoir de difficultés pour payer quelques pince-fesse ou des apéros.

UNE BROCHURE DE 111 PAGES D’INTERDICTIONS
Alors que les candidats socialistes aux législatives viennent de recevoir une brochure de… 111 pages, bourrée de recommandations, d’interdictions, de sommations afin de ne pas être pris en défaut sur les comptes de campagne, il n’y a aucun problème pour celui qui justement a en charge la mise en œuvre de ces règlements draconiens. Une galette, partagée avec un candidat, entre dans les comptes de campagne, des cartons d’invitation trop honnêtes, une salle prêtée… la menace est partout, au point que l’on peut se demander s’il est véritablement possible de faire une campagne de proximité. Une photo publiée dans la presse ou prise par un admirateur mal intentionné, sans qu’il existe la note de la manifestation dans les registres du mandataire financier, et la contestation survient. Celui de Nicolas Sarkozy doit avoir un talent particulier, car il lui faut partager toutes les dépenses liées à ses déplacements, ses réceptions, ses réunions selon le moment de la journée. L’avion du GLAM qui lui permet d’aller serrer les mains dans un lieu où il se rend comme Ministre de l’Intérieur ne le regarde pas… Même si le bain de foule relève de la campagne électorale, les effets d’annonce aussi, la rencontre avec les élus également, les frais seront imputables aux contribuables… Il faut véritablement croire au père Noël pour penser que les interférences sont impossibles. Il n’y a véritablement aucune contrainte, car on sait déjà que les " gendarmes " du financement sont tous des potes à lui.
En fait, le ministre candidat président a chaque soir le choix entre 4 colonnes pour inscrire la bonne somme. Deux d’entre elles sont gratuites et le jeu va consister à rester le plus longtemps possible dans cette situation favorable. Le moment venu, il sera temps de lâcher les sous massivement collectés auprès du " peuple " de droite,  car la première partie quotidienne de la campagne ne va pas coûter très cher.
MAIN MISE SUR TOUS LES SERVICES
Mais, dans le fond, les faits les plus graves viennent de la main mise de l’entourage du ministre-candidat-président sur tous les services de police. A tous les niveaux ,ses proches sont en mesure de lancer n’importe quelle enquête discrète, effectuer toutes les manipulations médiatiques qu’ils souhaitent, rassembler des éléments utilisables dans cette vaste intoxication de vérités et d’odieux mensonges qui va débuter. On vient de le voir avec le coup monté, et manqué, de l’ISF. On le verra certainement avec d’autres actions savamment distillées depuis la Place Beauvau.
Le ministère de l'Intérieur a, par exemple, formellement démenti dans un communiqué, l'information selon laquelle il aurait demandé aux Renseignements généraux (RG) une enquête sur un membre de l'entourage politique de Ségolène Royal. Les responsables socialistes ont en effet vivement réagi hier à un article du Canard enchaînéun "ordre en provenance du cabinet" du ministre de l'Intérieur. Mais, bien entendu, c’est absolument faux. Et d’ailleurs, bien malin celui qui pourra le prouver A moins qu’un autre général méticuleux comme Rondot ait pris soigneusement des notes le jour de… la réunion interministérielle où il fut question de SR. Et en plus, il faudra qu’il les emportent avec lui dans sa retraite ! Le Canard Enchaîné cite un fonctionnaire des RG, selon lequel "s’il y avait la moindre chance de lui accrocher une casserole, il fallait y aller", et qui affirme que la section enquête des RG produit "note sur note" à l'usage du ministre et candidat de l'UMP avec "de nouveaux noms à épingler".
accusant Nicolas Sarkozy d'avoir diligenté une enquête sur l'ex-dirigeant de Greenpeace France, Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France, qui a rejoint récemment l'équipe de campagne de Ségolène Royal.
LES MUNITIONS SERONT STOCKEES
Julien Dray a dénoncé les "pratiques inacceptables" du ministère de l'Intérieur. Y voyant la confirmation de "la confusion totale des genres entre fonction ministérielle et candidature à l'élection présidentielle". Il a demandé " au chef de l'Etat de rappeler les règles élémentaires, et de donner toutes les garanties du respect des principes démocratiques". Cause toujours Julien, durant un mois les munitions seront stockées, et ensuite on trouvera bien quelques Godfrain pour expédier les balles mortelles sur Internet, vers le Parisien ou le JDD… Le Canard dispose de suffisamment de relais au sein des RG pour ne pas se lancer dans une telle aventure sans biscuits. L’info est authentique, mais tout le monde s’en moque, et ça ne fera pas douter un électeur sarkozien. La place Beauvau table essentiellement sur l’indifférence généralisée, et sur le silence des endormeurs de consciences des " Jités " du soir. Soyez-en certains, Béatrice Schönberg vous informera personnellement  des dessous de la place Beauvau !
La France n’a plus un spasme de contestation. Elle a été placée dans une camisole de force UMP qui lui interdit tout mouvement démocratique d’humeur. On cadenasse vite et fortement tous les organismes du contrôle institutionnel, afin d’éviter des remous potentiels. Hier, le CSA a bénéficié de la nomination d’un proche de Raffarin dont on sait qu’il est devenu le bras droit de Sarkozy et … le futur candidat à la présidence de l’UMP ! A la Cour des Comptes, Seguin, un autre copain historique, monte la garde. Il n’y a qu’au Conseil constitutionnel que l’annonce de l’arrivée de Jean Louis Debré peut donner l’impression que Chirac impose un cerbère hostile. En fait, s’il ne se rallie pas encore, c’est uniquement pour ne pas hypothéquer sa maigre chance d’apparaître comme étant au-dessus des chacailleries partisanes.
Le ministre-candidat-président continuera donc, alors qu’il clame des propositions contraires à ce qu’il approuve le mercredi matin en Conseil des Ministres. Il doit avoir du mal à ne pas clamer sa différence, en présence de ses collègues. Belle image de la politique que celle d’un Sarkozy ministre, tout sourire dans la salle de réunion de l’Elysée, soutenant un gouvernement que le candidat éreinte indirectement le soir en meeting avec des propositions qu’il se garde bien de formuler quand il le faudrait.
Actuellement Il possède absolument tous les atouts, toutes les bonnes cartes dans les manches. Il attend. Il se veut " cool cool ", " zen zen " et preneur de " Lexomil mil, mil " comme le font superbement remarquer les Guignols. La situation s’aggrave de jour en jour mais , après les forums citoyens et les réunions de brain-storming spontanées, tout va s’améliorer. Le ministre-président-candidat n’a plus qu’à bien se tenir. Il se transformera en canditat-président-ex-ministre. Et fondamentalement, tout changera. Vous pouvez toujours y croire.
Mais je déblogue…
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J
<br /> il s'accapare l'appareil d’état - police politique s'il passe république bananière garantie <br /> <br /> http://poly-tics.over-blog.com/<br /> cordialement
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