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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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UNE CONTRIBUTION AU DEBAT

L’AUTRE QUOTIDIEN ne prétend pas à la vérité. Il cherche seulement à introduire le doute face à l’opinion dominante, et donc à favoriser le débat sans trahir les principes démocratiques qu’il soutient. Toutes les contributions à sa vie sont donc les bienvenues. En voici une qui m’a paru extrêmement intéressante à examiner. Elle émane de Pierre Ruscassie sur www.democratie-socialisme.org C’est une tribune libre à commenter et à enrichir.
 
François Bayrou considère que le Code du travail est un " Code de procédures ", qui organise la protection des salariés dans le moindre détail. Il veut le transformer en un " Code de principes ", qui se réfère à des principes généraux et dont l’interprétation se fera au cas par cas, selon le rapport de forces local. Mais, pour obtenir un " Code de principes " il faut démanteler l’actuel " Code de procédures ", il approuve donc la réécriture du Code du travail, entreprise par le gouvernement actuel. Sarkozy soutient cette réécriture, car elle permet de gommer les procédures " tatillonnes ", " complexes ", elle conduira à laisser plus de place aux " négociations entre partenaires sociaux ", et à faire reculer les lois protectrices. Ils soutiennent tous deux le projet du Medef qui veut que les contrats permettent de faire exception à la loi.
Sarkozy considère qu’il faut écraser le mouvement social qui nourrit la gauche, et qui attend d’elle la fin de la casse sociale qu’organisent la droite et le Medef. Il reprend à son compte la stratégie que, en août 1995, Madelin avait formulée pour la droite : " il nous faut un nouveau Mai 68 et le gagner ". C’est la stratégie de Thatcher qui, en cassant la grève des mineurs, a assuré une victoire durable de la droite, y compris en ouvrant un boulevard à Blair qui, ultérieurement, allait conquérir la majorité du Parti travailliste.
C’est cette voie qu’a voulu emprunter Juppé en novembre 1995 par sa réforme de la Sécu, Fillon au printemps 2003 par sa réforme des retraites, et Villepin au printemps 2006 avec le CPE. N’ayant pu casser le mouvement social, ils ont jusqu’ici échoué. Si Sarkozy l’emportait le 6 mai, il aurait les moyens de préparer et de gagner cet affrontement central.

LA FAMEUSE TROISIEME FORCE
Bayrou parie sur la division de la gauche et cherche à l’étouffer dans une alliance de " troisième force ", celle avec laquelle Guy Mollet et la SFIO (le PS de l’époque) s’étaient noyés. La constitution d’une alliance de " troisième force " était une politique de division de la gauche, de refus de s’allier avec le PCF, conformément aux consignes qui présidaient à la " guerre froide ". Elle consistait en l’alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, notamment la démocratie chrétienne (à l’époque c’était le MRP de Georges Bidault, aujourd’hui ce serait l’UDF de François Bayrou).
Cette stratégie de Guy Mollet a brouillé les frontières entre gauche et droite. La SFIO de Guy Mollet a terminé à 5 % des voix, avec Gaston Deferre, lors de l’élection présidentielle de 1969. Les électeurs socialistes, déboussolés, s’étaient volatilisés en abstentionnistes de gauche. C’est dans cette direction que Bayrou voudrait enfermer Dominique Strauss-Kahn et Bernard Kouchner. Il espère ainsi faire éclater le PS pour que la division de la gauche soit complète.
Au premier tour de l’élection présidentielle de 1969, la gauche totalisait 30 % des voix exprimées : Duclos (PCF) 21 %, Deferre (SFIO) 5 %, Rocard (PSU) 3 %, Krivine (LC) 1 %. C’est François Mitterrand qui, tirant les leçons de cette déroute, au congrès d’Epinay de 1971, convainquit le PS de s’engager dans la constitution d’une " Union de la gauche ". Le programme commun de la gauche fut signé en 1972 : c’était le premier résultat politique de Mai 68, différé de quatre années.
Aux élections législatives de 1973, l’Union de la gauche réunissait 48 % des voix. De 1969 à 1973, la gauche passait de 30 % à 48 % : les électeurs n’étaient pas brusquement devenus de gauche, mais les électeurs de gauche, dispersés par l’abstention en 1969, s’étaient remobilisés puisque, en 1973, la gauche disposait des moyens de gouverner à gauche. Aujourd’hui, les sondages, sans constituer une prévision, indiquent que 40 % des électeurs, pour l’essentiel des électeurs de gauche, sont indécis. Il est donc urgent de mobiliser maintenant tous les électeurs de gauche. L’heure est donc à l’unité de la gauche.

DES CONVERGENCES REELLES
C’est pourquoi Ségolène Royal doit proposer une rencontre à tous les candidats représentatifs d’un courant de gauche, qu’ils aient obtenu ou non les 500 signatures. Une telle rencontre, suivie d’autres, et de déclarations faisant état de convergences réelles, point par point, sera une démonstration de démocratie. Chaque déclaration permettra de confronter les propositions de chaque courant, de les rendre visibles, de recentrer le débat public sur les propositions de la gauche, de montrer la coopération qui existe à gauche et d’affirmer le refus de toute alliance avec un quelconque courant de droite, que ce soit Bayrou ou quiconque. C’est ainsi que les propositions de la gauche perceront la barrière des médias.
Avec les cent propositions présentées par Ségolène Royal à Villepinte, la campagne socialiste répond aux exigences des électeurs de gauche. Sa réponse aux 10 000 licenciements d’Airbus (et aux milliers de licenciements secs qui toucheront les sous-traitants), " l’Etat peut et doit faire ", s’oppose aux prises de position de Sarkozy et Bayrou. Ce dernier maintenant sa position : " l’Etat ne doit rien faire ". Une réponse commune de plusieurs candidat(e)s de gauche, permettra d’opposer la gauche et la droite.
C’est ainsi que se prépare un possible accord de gouvernement. On sait qu’il est possible entre PS (S. Royal), PCF (M-G. Buffet), Verts (D. Voynet) et l’Alternative anti-libérale (J. Bové) puisque ces quatre candidat(e)s se prononcent pour le désistement à gauche lors du second tour.
Cette perspective permettra de sortir la gauche d’une division qui l’affaiblit : sortir le PS de son isolement, qui lui laisse peu de réserves pour le second tour, et sortir les collectifs anti-libéraux de l’impasse dans laquelle ils se sont enfermés, et qui explique leur éclatement entre Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et José Bové. Faire gagner la gauche, c’est d’abord construire son unité et son indépendance.

Cette analyse totalement indépendante sur les chances de battre le duo Sarkozy-Bayrou construit une perspective positive en une période de doute. Bien plus que des reproches voilés ou des critiques acerbes, elle apporte une solution durable aux problèmes actuels de la société, et redonne espoir à tous ces indécis que la campagne n’arrive pas à mobiliser. Cette tribune libre spontanée mérite au minimum d’être acceptée comme une solution au surplace actuel. Elle invite surtout à ne pas renoncer !
JE VOUS AVAIS PREVENUS MAIS VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU
Relisez quelques commentaires vengeurs et après allez sur Libé
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E
@ Marc<br /> Ce commentaire est à "côté de la plaque" !<br /> L'archaïsme est plutôt une valeur de droite ! Vouloir détruire le code du travail ou plutôt ne pas en vouloir est très ancien ! C'est une valeur de droite ! Ceux qui veulent exploiter l'homme pour faire des profits égoïstes n'aiment pas les lois qui protègent un minimum les petits !<br /> Rien de nouveau sous le soleil ! Mais les commentaires de Marc d'Here sont toujours de même tonneau ! C'est désolant !
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M
Cette tribune est particulièrement "à côté " de la plaque  et manifeste l' archaïsme de la pensée malheureusement répandu à gauche...<br /> Deux remarques seulement:  assimiler à du Tatchérisme  la volonté de voir le droit du travail davantage élaboré par des accords entre partenaires sociaux  que par la réglementation est absurde. Souhaiter que ce droit du travail continue à vouloir régler par la loi, le moindre détail., y compris de procédure....l'est tout autant. <br /> Assimiler la situation de la gauche dans les premières années de l'après guerre à celle d'aujourd'hui laisse pantois. A l'époque le PC faisait 25% des voix et le gauchisme protestataire ne comptait pas..... .....Quel rapport avec aujourd'hui.? Les situations, les enjeux, les rapports de force  sont totalement différents .....et la poursuite d'une union de toutes les forces de gauche reposerait sur un malentendu total.....
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Y
"Emeutes ethniques" , vraiment n'importe quoi.
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A
On nous dit que le thème de l’union de la droite est une duperie, parce que la droite établie, l’U.M.P., n’est pas une vraie droite. Ce jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les électeurs de l’U.M.P., eux, sont incontestablement à droite. Dès lors, l’union de la droite serait la pierre de touche qui leur permettrait de faire le départ, parmi les hommes politiques, entre ceux qui sont réellement de droite, et les autres, qui préféreraient s’allier avec la gauche plutôt qu’avec la droite de la droite. L’alliance à droite obligerait les hommes politiques de la droite établie à sortir de l’ambiguïté, à révéler leurs préférences, et à choisir d’affronter le terrorisme intellectuel de la gauche, donc à prouver leur caractère et à contribuer à l’ébranlement du système de sidération dont les Français sont victimes.On dit aussi que l’union de la droite est impossible. Il n’est pas facile, admettons-le, d’imaginer un scénario qui y conduirait. Mais, en politique, les choses peuvent changer très vite. Ce qui paraît impossible un jour est évident le lendemain. La campagne de Villiers contre l’islamisation de la France montre que les choses sont en train de bouger, à droite, après les émeutes ethniques de 2005. Ce dont nous avons besoin, aujourd’hui, ce n’est pas tant d’hommes politiques que d’hommes d’Etat, qui mesureront l’enjeu de l’union de la droite et qui décideront de la mettre en œuvre. Ceux-là inscriront leurs noms dans l’histoire comme les artisans du renouveau de la France.
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R
Euh.....si personne ne veut payer l'ISF, moi j'veux bien !
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