Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

Publicité

BRONZEZ ON S'OCCUPE DE TOUT

Les effets d’annonce se multiplient. Tout sera réglé en juillet et en août pendant que la France lézardera sur les plages ou goûtera aux délices de la campagne ou s’astreindra aux efforts de la montagne. En fait le gouvernement Fillon vient d’inventer une nouvelle manière de gérer l’avenir : " bronzez tranquille nous nous occupons de tout ! "
Avec une session extraordinaire de l’Assemblée nationale il pourra paisiblement réformer les universités en faisant exploser le service public national, bricolera le droit de grève en imposant le service minimum, instituera le bouclier fiscal pour la petite fille de Johnny puisse faire sa rentrée en France, tuera l’égalité d’accès aux soins avec le forfait santé… et faites lui confiance il se dépêchera pour boucler tous les dossiers attendus par ce qui ont cru au miracle et qui seront obligés de déterrer les pavés sous la plage !
Le problème c’est qu’il n’y a plus un rond dans les caisses de l’Etat et que toute mesure positive nécessite de trouver un nouveau financement. Alors on effectuera une conférence de presse pour annoncer les décisions et on publiera un jour ou l’autre les décrets d’application ce qui permettra d’en différer leur mise en application.
La situation n’est pas théorique ou inspirée par une prise de position partisane mais se vérifie tous les jours pour celles et ceux qui préfèrent les réalités aux apparences
LES CREDITS INTROUVABLES
Prenons un exemple concret. Demain Jean Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne et ancien Ministre, viendra sur Créon découvrir l’initiative prise par la Communauté de Communes du créonnais de créer un véritable " relais services publics " conformes en tous points à une circulaire de l’ex-gouvernement Sarkozy. Ce texte du 2 août 2006 invite les préfets de département à labelliser, sous le nom de Relais Services Publics (RSP), des structures d’accueil polyvalent du public. Sans forme juridique imposée, les RSP peuvent être portés par une mairie, une structure intercommunale, un service de l’État ou même une association. Les RSP doivent permettre au public d’obtenir des informations et d’effectuer des démarches administratives relevant de plusieurs administrations ou organismes publics, principalement en matière d’emploi et de prestations sociales.
Une charte nationale de qualité garantit le niveau de prestation de services réalisée. La circulaire du 2 août 2006 apporte les précisions nécessaires aux candidats à l’obtention du label ainsi que sur le financement des projets labellisés. Nous l’avons remplie. Nous avons formaté notre dossier selon les directives nationales. Nous avons été retenus… et nous attendons un an après que l’on veuille bien nous accorder le label. La cellule nationale de coordination des Relais Services Publics a créé un référentiel qu’elle tient à disposition des porteurs de projets mais est incapable de dégager les crédits nécessaires… pour honorer son effet d’annonce.
La circulaire n’a pas produit un seul RSP sur le territoire girondin car le préfet n’a toujours pas obtenu les malheureux 10 000 € qui vont avec ! Ces faits aisément vérifiables démontrent la tromperie permanente montée par le gouvernement précédent que Sarkozy renie en expliquant que tous les ministres qui l’ont composé étaient des " incapables " par rapport à ceux qu’il a recrutés. De Robien, Baroin, Coppé, Douste, Breton… ont été renvoyés sans ménagement au nom de l’efficacité ! Comment croire que ce qui n’a pas été possible hier le deviendra demain… A moins d’être totalement " pipolisé " ou sous influence cathodique !
LA PROMESSE IMPOSSIBLE
Prenons un autre exemple. On ne va tarder à vous annoncer que les heures supplémentaires consenties par des patrons compatissants vont relancer l’économie. En pointant les difficultés de mise en œuvre du dégrèvement de cotisations sociales et d’impôt des heures supplémentaires, le député…UMP Gilles Carrez vient d’apporter la preuve de la dangerosité et de l’inefficacité de la mesure " travailler plus pour gagner plus " de Nicolas Sarkozy.
D’une part, ce dégrèvement ne concernerait que les salariés à temps plein, si bien que ceux à temps partiel, qui effectuent des heures complémentaires et non supplémentaires, ne bénéficieraient d’aucun gain de pouvoir d’achat. Pire, selon Monsieur Carrez, les salariés à temps partiel seraient à l’avenir menacés dans leur emploi, dès lors qu’il serait plus profitable à l’entreprise de demander des heures supplémentaires aux salariés à temps plein que de garder ceux à temps partiel. Qui vous a parlé avec autant de clarté à gauche sur ce sujet ? La situation va vite devenir catastrophique pour l’emploi car tous les patrons préféreront des heures supplémentaires défiscalisées à des embauches. Heureusement que cette critique de cette mesure phare de relance par le pouvoir d’achat n’a pas été effectuée par un candidat de gauche aux législatives. La supercherie fonctionnera durant un an avant que l’on constate les carences du système.
D’autre part, le principe d’égalité devant l’impôt, auquel doit veiller scrupuleusement le Conseil constitutionnel, s’oppose fermement à ce que les salariés à temps plein bénéficient d’avantages dont seraient exclus ceux à temps partiel. La mesure serait dès lors contraire à la Constitution.
Enfin, le coût total du dégrèvement de cotisations et d’impôt sur les heures supplémentaires dépassant les 4 à 5 milliards d’€, il est déjà suggéré de plafonner de nombre d’heures dégrevées, voire de ne mettre en œuvre la mesure qu’à titre expérimental.
Ces mises en garde de l’ancien rapporteur général du Budget montrent que la proposition phare de Monsieur Sarkozy, qui n’a de surcroît jamais été soumise aux organisations syndicales, est à la fois contraire à la Constitution, mensongère à l’égard des salariés, et dangereuse pour l’emploi. Il est encore temps de se rendre à cette évidence.
UNE SCANDALEUSE USURPATION DE MOYENS
Vous n’êtes pas convaincu. Je le sens bien. " La démocratie en danger " constituerait selon vous une vue outrancière de l’esprit. Alors dites mois si l’égalité est encore de ce monde quand M. Juppé ministre fait des aller retour sur les crédits d'état entre Bordeaux et Paris pour justifier sa position de " Ministre d’Etat-Maire-Vice Président de la Communauté urbaine de Bordeaux… candidat ! " Il n’a fait dans le fond que suivre l’exemple venant d’en haut qui a vu durant des mois un " Ministre d’Etat-Président de l’UMP-Maire de Neuilly-Président de Conseil général des Hauts de Seine… candidat ! " narguer tous les démocrates inquiets par un tel cumul.
Le Parti socialiste a critiqué mardi l'utilisation par l'UMP de l'Elysée et de Matignon pour mener sa campagne en vue des élections législatives. "Est-ce que l'hôtel Matignon et le palais de l'Elysée sont devenus les sièges de campagne des candidats de l'UMP ?", s'est interrogé François Hollande devant la presse. A la sortie du bureau national du parti, le premier secrétaire du PS a dénoncé les "meetings à l'hôtel Matignon" et les "meetings au palais de l'Elysée".
Quelques heures auparavant, François Fillon avait réuni sans complexe les parlementaires de la majorité présidentielle et les membres de son gouvernement dans les jardins de Matignon pour sonner la mobilisation avant les scrutins des 10 et 17 juin. Sûr que les frais de la réception seront imputés aux comptes des camapgens des intéressés. Nicolas Sarkozy a, de son côté, rassemblé à l'Elysée l'équipe dirigeante de l'UMP pour discuter notamment des législatives.
"Les uns sont dans les palais officiels avec l'argent des contribuables, nous nous sommes avec notre propre force militante, nos idées et une conception de la République qui n'est pas la même que celle de Nicolas Sarkozy et de François Fillon", a déclaré François Hollande.
Elisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint-Denis, a jugé "absolument scandaleux d'utiliser Matignon et l'Elysée comme siège de campagne politique". "C'est la première fois que l'on voit ça", a souligné l'ancienne ministre de la Justice devant le siège du PS. Selon Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, "l'ouverture a duré 48 heures, maintenant c'est la France d'un camp, présidée par un homme qui défend son camp". Après la réunion des cadres de l'UMP à l'Elysée, les socialistes "vont pouvoir faire la démonstration que loin de rassembler les Français, Nicolas Sarkozy veut le triomphe de son camp", a-t-il ajouté.
Dans le fond comme TF1 ne s’inquiète pas de ces tristes réalités, il faut considérer que ce ne sont que des vues d’esprits dérangés ou rétrogrades ne comprenant rien à la nouvelle manière de faire de la politique. Electrices et électeurs, réfléchissez un instant. Vous dégusterez en septembre après avoir trinqué à la victoire du Sarkozisme en juin.
Mais je déblogue…
JE VOUS AVAIS PREVENU MAIS VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU
Relisez la chronique "La démocratie à tous prix" puis allez vérifier sur
 
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Bon ça suffit !! arrête de nous démoraliser et donne nous plutôt des pistes pour agir, des idées pour ne pas sombrer... Tiens j'en ai une: venez faire un tour à la nuit de la musique vendredi 1er juin! et même si vous avez un petit moment, apportez-nous des crêpes qui permettront à l'école de musique de gagner quelques sous...
Répondre