Tout n’est que supercherie organisée. Les effets d’annonce du gouvernement actuel composé de surfeurs sur la vague médiatique qui les porte vers le rivage du pouvoir absolu sont révélateurs d’une technique de manipulation extrêmement sophistiquée de l’opinion. La stratégie a été mis eu point par des spécialistes de la communication dont on dit que certains auraient été formé par la CIA. Elle repose sur certains principes extrêmement précis que vient de mettre en évidence les décisions sur la fiscalité.
La stratégie de la diversion est devenu par exemple un élément essentiel du contrôle social. Il consiste à détourner durant plusieurs jours l’attention du public sur les faces essentielles de la vie sociale et des mutations réellement en préparation grâce à une avalanche successive d’informations diversifiées sur un même sujet destinées à créer la confusion et donc de " noyer l’essentiel ". Cette méthode a été mise en place pour la fiscalité en démultipliant (ministres différents, mesures différents, annonces et conter annonces) pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de l’économie. On résume cette phase en matière de communication souterraine par : "Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser " (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles").
Nicolas Sarkozy essaie chaque jour de faire une actualité différente de celle de la veille. Il exonère les uns, accables les autres, place le bouclier fiscal, restreint les parachutes dorés (deux mesures antagonistes). Il faut absolument perdre le citoyen dans des cheminements extrêmement compliqués en entrant dans des détails qui lui échappent forcément. Les critiques deviennent ainsi impossibles car le projet ressemble à une savonnette qui échappe chaque fois des mains de celui qui croit la tenir.
Nicolas Sarkozy et son entourage se servent aussi avec délectation du principe consistant à créer des problèmes, pour offrir ensuite des solutions. Cette tactique est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d’abord un problème (le cas des riches qui partent à l’étranger pour ne pas payer des impôts) , une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
Cette méthode devient de plus en plus fréquente (une agression suffit ou une bonne délocalisation annoncées au moment opportun) et marche superbement bien surtout quand vous maîtrisez idéalement le lieu, le temps et le contenu. Johnny a beaucoup servi la cause sarkoziste en faisant pleurer sur sa situation fiscale et en partant en Suisse.
LE DEGRADE ET LE DIFFERE
Quand on a ensuite sérieusement organisé ces approches il faut absolument avoir le culot pour passer à l’action grâce à la stratégie du dégradé. Elle consiste à annoncer des mesures difficiles par paliers. On annonce le maximum et ensuite on revient en arrière pour faire accepter une mesure inacceptable au niveau où on le veut. Il suffira de l’appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990.
Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement. Il suffit d’être patient et de se donner du temps pour parvenir à ses fins et arriver à son objectif. Les mesures sur les impôts illustrent ce propos car on va progressivement améliorer le sort de celles et ceux qui en ont le moins besoin. Par petites touches ou des décisions promptes symboliques on enclenche surtout un processus à long terme donnant des gages à ses amis.
En revanche pour les autres cas on utilisera la stratégie du différé que l’on appelle autrement celle du " demain on rasera gratis ! ". Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. C’est le cas avec l’exonération des intérêts des emprunts pour la résidence principale. D’abord tout le monde. Ensuite plus tout le monde. Enfin ceux d’après 2002 ! Et lorsque les décrets paraîtront un plafond très bas ! Et en plus on ne publiera les fameux décrets que quand on le voudra (fin 2007 ou début 2008?) . Il est toujours plus facile d’accepter un cadeau virtuel et surtout plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. L’effort n’est pas à fournir tout de suite et comme le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" on explique que le sacrifice demandé pourra être évité si… la croissance vient et si la " conjoncture est favorable ". Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en... 2001.
NIVEAU GENERAL FAIBLE
Il faut toujours pour le Sarkozisme s’adresser au public comme à des enfants en bas âge. La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas age ou un handicapé mental. Exemple typique : la récente réforme fiscale où l’on apprend que le budget de l’Etat perdra… de 11 à 15 milliards d’€ sans expliquer qu’il faudra d’une manière ou d’une autre le compenser. On table essentiellement sur le niveau général d’un pays perdu dans ces déficits, ces endettements, ces PIB et ses relèvements des taux d’intérêt ! On accable de mots savants des gens ne sachant pas dans le fond ce qu'ils recouvrent. Nicolas Sarkozy a par exemple avancé un certain nombre de propositions fiscales en ce début 2007. Reconnaissons-lui un mérite, celui d’avoir contribué (avec Johnny, un de ses principaux soutiens !) à engager le débat fiscal. Pour le erste le discours a été simpliste : on paie trop et donc exonérons les plus aisés de ce qu'ils paient en trop.
Parmi les mesures qu’il avance par paliers figurent : la quasi-suppression des droits de succession, l’abaissement du bouclier fiscal, la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés… le Généralissime de l’Ump savait qu’il allait tromper tout le monde grâce à sa botre secrète : l’augmentation de la TVA qu’il ne semble plus écarter puisqu’il a déclaré préférer " imposer la consommation plutôt que le travail ". Or, on sait que la TVA sociale est populaire dans son entourage. Jean Arthuis et Philippe Marini se sont par exemple régulièrement prononcés en faveur de la TVA " sociale ".
Au fond, la focalisation sur l’impôt de solidarité sur la fortune, dont l’importance dans les recettes fiscales est proportionnellement inverse à son poids médiatique, pourrait bien arranger les affaires des supporters de la TVA sociale, au point qu’elle devient maintenant le non-dit du débat fiscal. En déclarant vouloir imposer la consommation plutôt que le travail, le candidat de l’Ump sous entend donc clairement que c’est la TVA, impôt sur la consommation, qui est préférée à l’impôt sur le revenu. Or, pour la grande majorité des contribuables, c’est le revenu du travail qui est l’unique source de revenus… mais ils ne l’ont pas encore compris. Les salariés vont sauver les capitalistes. Ceux qui se lèvent tôt vont encore plus enrichir ce qui s’enrichissent déjà en faisant la grasse matinée !
UN IMPOT INDIRECT SUR LES REVENUS DU TRAVAIL
Imposer la consommation par un impôt indirect proportionnel revient donc à imposer les revenus du travail ce qui, pour les contribuables aux revenus modestes, peu ou pas imposables, revient à augmenter la charge fiscale. Le tour de passe-passe ne trompe pas. On rappellera ici les chiffres du Conseil économique et social : les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %... Le but est clair : il s’agit en réalité d’opérer un basculement des impôts directs progressifs, en principe les plus justes à condition qu’ils ne donnent pas lieu à de multiples niches fiscales (on sait qu’elles sont malheureusement nombreuses, coûteuses et inefficaces mais pour autant, leur suppression ou leur diminution n’est pas à l’ordre du jour), vers les impôts indirects et proportionnels. On retrouve là une vieille antienne libérale pour laquelle l’impôt ne doit pas être un instrument de redistribution et donc de correction des inégalités.
Cette proposition de Tva " sociale " circule avec une certaine insistance dans " les milieux autorisés ": augmenter la TVA permettrait de compenser une baisse des cotisations sociales dites " patronales ".
Il s’agit, en transférant sur la TVA une partie du financement du système de sécurité sociale, d’alléger le coût du travail tout en imposant davantage les produits importés (les produits exportés n’étant pas imposés à la TVA). Les promoteurs de cette réforme, à gauche et à droite, mettent en avant les effets suivants : l’allègement du coût du travail supposé favoriserait la création d’emplois et la compétitivité des entreprises, la taxation supplémentaire à l’importation devant ériger une forme de barrière protectionniste.
Cette " TVA sociale " est cependant bien plus complexe dans son application et ses conséquences (personne ne sait si la croissance et l'emploi en profiteront) qu’il n’y parait au premier abord. On va donc faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. C’est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements... Je rêve d’être parmi ceux qui vont un jour payer autre chose qu’une TVA s’inspirant des principes du début de cette chronique.
En encourageant le public à se complaire dans la médiocrité à être "cool" bête, vulgaire, et inculte... permet de remplacer la révolte par la culpabilité et place le Rmiste en situation de faiblesse car il vit avec l’argent des autres !
Il faut qu’il croît surtout qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action.
Et sans action, pas de révolution ! Al'arrivée une chambre bleu horizon qui s’annonce et qui traduira la réussite de cette tactique parfaitement maîtrisée. Mais, soyez-en certains la TVA sera finalement augmentée…pour tous pour régler la facture des dons faits à quelques autres ! Le erste c'est de l'esbrouffe !
Mais je déblogue…