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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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REAGIR CONTRE LA PARITE ACTUELLE

Désormais nous y sommes habitués : Nicolas Sarkozy a un avis sur tout. Il suffit d’une éternuement quelque part pour qu’aussitôt il surgisse pour apporter une réponse péremptoire, jamais vérifiée, faisant l’effet d’un cautère sur une jambe de bois. Il passe, cause, repart et promet des mesures spectaculaires qui n’arrivent qu’en vrac avec des aberrations désastreuses. Tout cet été, il a fait un festival d’effets d’annonces ou de gestes, symboliques de son mépris pour les réalités. Il vit dans le monde sarkoziste virtuel des jeux de rôles. La planète s’effondre financièrement et lui s’installe dans une villa, un palace, aux Etats Unis, temple du billet vert. Il plante le décor d’un acte d’allégeance pur et simple à Bush, alors que jamais ce dernier n’a été aussi catastrophique. Il va faire ses joggings pour les caméras au pays du dollar, quand l’Euro court vers le gouffre, entraînant avec lui tous les espoirs de croissance qui avaient été annoncés à grand coups de menton !

En effet, le seul événement sur lequel le Président Premier Ministre reste très peu prolixe c’est bel et bien sur le sujet de la hausse constante de la monnaie européenne. Une lettre sur la crise financière à son ex-copine Angela aura constitué avec quelques phrases à l’emporte pièce la seule doctrine en la matière. Dans l’immédiat, il a revêtu sa tenue de chasse : chasse aux immigrés et chasse aux fonctionnaires ! Il canarde dans tous les coins car il sait que l’opinion dominante préfère en effet les proies faciles aux gibiers inatteignables. Même son " collaborateur " installé à Matignon avoue que le pays va devenir bientôt totalement ingouvernable, tant il souffre financièrement de tous côtés (déficit record de la Sécu ce matin), après maintenant plus de 5 années consécutives de gestion ultra libérale dogmatique. " La faillite " dont cause Fillon vise certainement celle de ces trois premiers mois de présidence sarkoziste, dont il commence à prendre ses distances, afin d’éviter d’assumer des décisions prises à l’Elysée.
Or, vendredi, François Fillon, en visite en Corse, a affirmé à Calvi : " Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer ". Il a oublié que le même jour, le dollar franchissait la barre de 1,40 pour un petit Euro ce qui donnait encore moins de crédibilité à la méthode Coué voulant que la croissance permette de remettre au " vert " tous les feux qui clignotent. Aussitôt, le président a réagi. Pas celui de la France, mais celui de la Banque centrale européenne. Jean-Claude Trichet, a jugé qu’effectivement les " finances publiques françaises sont en très grande difficulté ", hier sur Europe 1, et que le premier ministre français avait eu " raison de le souligner ". La situation des finances publiques françaises est " évidemment un poids très lourd pour l'économie ", a-t-il poursuivi. Sur le cours de l’Euro qui relève de sa responsabilité, il reste beaucoup plus discret et met en garde contre les ingérences politiques réclamées, maintenant, même ceux qui condamnaient farouchement cette proposition de tenants du non au traité européen !
" Nous battons les Finlandais, les Danois ",
LA RESIGNATION PREND LE POUVOIR
On ne saurait trouver, en effet, pire exemple de la résignation qui caractérise l’idéologie libérale dominante que celui de la parité entre l’euro et le dollar. Pour ne rien faire, banquiers centraux, hommes politiques, experts et journalistes " bien pensants " enchevêtrent trois types d’arguments de nature différente, mais qui sont également faux, pour qui se donne le temps de la réflexion : il ne faudrait rien faire ; on n’aurait pas le droit d’intervenir ; on n’aurait pas les moyens d’intervenir. Pourtant tout est faux et il est temps de réagir car la catastrophe menace.
Les 12 économies de la zone Euro connaissent ainsi une quasi-stagnation depuis 2001, que traduisent la remontée du chômage et de la pauvreté, malgré toutes les manipulations statistiques dont la France est l’exemple le plus tonitruant. Alors que le reste du monde (y compris les pays européens non adhérents à l’Euro) repart, nous continuons à faire un dangereux sur-place pour deux raisons : nous nous sommes privés de tout instrument de relance, en abandonnant la politique monétaire à la Banque Centrale européenne et en renonçant à la politique budgétaire, du fait d’un Pacte de stabilité stupide, certes " suspendu ", mais dont les méfaits se prolongent.
La France n’a aucun espoir à court terme de relance du commerce extérieur car c’est précisément ce que la baisse record du dollar vient de contrecarrer : les marchandises du reste du monde, qui suivent plus ou moins les évolutions du dollar (notamment celles de la zone asiatique par exemple), deviennent trop compétitives pour celles de nos douze pays, ce qui restreint nos débouchés, aussi bien sur le marché intérieur (hausse des importations) que sur les marchés mondiaux (baisse des exportations). C’est évidemment exactement le contraire pour les USA, et on comprend que l’administration Bush encourage plus ou moins discrètement la dévalorisation de sa monnaie, comptant sur ce stimulant pour renforcer la reprise économique dans son pays, avant les élections de novembre prochain. Nicolas Sarkozy, sûrement en difficulté avec son hot-dog ou son hamburger, a oublié d'en causer avec son pote George.
DES MESURES DE FACADE
Même chez Airbus, l'un des fleurons de l'industrie française et européenne, on tire ouvertement la sonnette d'alarme. " Si l'euro devait continuer à monter à 1,45 dollar, ce serait un milliard d'euros d'efforts supplémentaires à trouver " pronostiquait, ainsi, fataliste, Fabrice Brégier, directeur général délégué d'Airbus.. Ce dernier rejoint là, en fait… Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, pour qui ce différentiel entre les deux monnaies fait courir " des risques d'asphyxie " aux entreprises nationales. Pendant ce temps, le Président se délecte de la réforme des régimes spéciaux et de la suppression programmée d’un poste de fonctionnaire sur deux partant en retraite… tout en signant un chèque en blanc sur une revalorisation des statuts des " survivants ". Son annonce aura eu un effet immédiat : jamais on n'a constaté, dans les services publics visés, autant… de demandes de départs en retraite sur les bases actuelles, ce qui, on s’en doute va nettement améliorer la situation des caisses de répartition ! Les partants ne cotiseront plus mais en revanche feront valoir leur droit de prélèvement sur des régimes déjà déficitaires. Mais du moment que ça fait plaisir à l’opinion dominante, c’est intéressant pour l’image ! On cache la misère par la polémique.
Rien ne décrit donc mieux le degré de résignation qui caractérise les milieux politiques européens que le principe nettement faux que depuis le traité de Maastricht, les gouvernements auraient perdu tout droit d’intervenir. Ce traité avait sans doute bien des défauts, mais la façon dont ses anciens partisans le chargent aujourd’hui démagogiquement de toutes leurs impuissances, pour tenter de calmer une opinion qui a quelques raisons de tomber dans l’euro-scepticisme, ne rend pas service à la construction européenne. Il suffit pour s’en convaincre de lire l’article 111 du Traité (alinéa 2) : " Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler les orientations générales de politique de change vis à vis de ces monnaies. Ces orientations générales n’affectent pas l’objectif central du Système Européen de Banques Centrales, à savoir le maintien de la stabilité des prix ". C’est d’ailleurs ce qui s’est produit, au mois de janvier, quand à quelques jours d’intervalle la BCE et l’Eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances des 12) ont publié un communiqué pratiquement identique, s’inquiétant pour la première fois de la " volatilité excessive " des parités. Le problème est que cette prise de conscience est bien tardive et surtout n’est encore accompagnée d’aucune mesure convaincante.
DONNER DE LA VOIX ET DES EUROS
Trois moyens sont classiquement avancés pour qu’une zone influence la parité de sa monnaie et évite qu’elle tombe trop bas ou dépasse une hausse acceptable. Par ordre d’efficacité croissante, on trouve d’abord les déclarations des autorités officielles, qui peuvent calmer les spéculateurs, si ces derniers ont la conviction que les autres moyens seront mobilisés en tant que de besoin. On attend celles de Nicolas Sarkozy ou celle de Christine Lagarde préoccupés par d’autres enjeux.
Le second moyen est celui de la baisse du taux d’intérêt : dans la situation actuelle, la marge d’espoir de voir Jean Claude Trichet et ses collègues aller dans ce sens est extrêmement faible car ils sont obsédés par l’inflation ! Il est donc peu vraisemblable qu’une baisse de 1% de la rémunération des avoirs détenus en euros suffise à en détourner des spéculateurs, qui font des gains en capital de plusieurs dizaines de " pour cent " avec le niveau actuel de parité ! 
Il reste alors le troisième moyen, de loin le plus puissant, celui-là même qu’emploie depuis 1999 la Banque centrale du Japon : l’intervention directe sur le marché des changes, achetant des dollars, sous la forme d’emprunts d’État ou la fourniture via la planche à billets de tous les Euros souhaités par les spéculateurs. Les libéraux soutiennent encore que cela ne saurait suffire, au motif que les échanges d’actifs financiers sont très supérieurs aux réserves des banques centrales. Cet argument très répandu est particulièrement stupide, d’abord, parce que la grande masse des actifs financiers qu’on inclut dans un tel calcul ne servent pas à spéculer sur les marchés des changes. Ils oublient également cette réalité élémentaire que si elle le veut, l’euro étant attaqué à la hausse, il suffirait à la BCE d’en fabriquer autant qu’on en demande, et que ce pouvoir est évidemment illimité !
La vraie raison du renoncement actuel est purement politique : une bonne partie, si ce n’est la plupart, des gouvernements de la zone euro ne veulent pas ou n’osent pas s’opposer au gouvernement de Bush, qui entend se faire réélire, à l’aide d’un dollar faible. Tant pis, pour l’emploi, les exportations, les industries européennes et la " faillite " de la France ! En espérant devenir la meilleur ami de Bush, Nicolas Sarkozy a fait le pari risqué que les Américains pourraient donner un coup de pouce à l’économie française. 
Absurdité totale, quand on sait combien chez eux, l’économie l’emporte sur tout le reste et que rien ne sera fait pour détruire une parité dollar-euro qui avantage considérablement les multinationales planétaires. Aujourd'hui, rien ne peut empêcher la course folle de l’Euro, voulue par nos amis américains, que Sarkozy va saluer demain avec déférence et respect.
Mais je déblogue…
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Les émeutes de novembre 2005 http://echofrance111.blogspot.com/ 
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J
Que l'Euro soit un bouc émissaire, c'est l'évidence ... Il suffit, pour s'en rendre compte, de voir la situation comparée de l'Allemagne et de la France. En Allemagne, ça va à peu près parce qu'ils ont fait les réformes indispensables; en France, ça va beaucoup moins bien parce que les réformes fondamentales restent à faire.
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Y
C'est la méthode Sarkozy et ça marche : souvent entendu" lui au moins, il bouge, il fait quelque chose " et si ça va pas c'est la faute des autres qui eux  " sont fainéants et ne veulent rien changer ", lui même en ajoute une couche dans le lavage de cerveau en disant dans son entretien qu'il n'a pas été élu pour faire la sieste ...Autre chose aussi, je ne suis pas sûr que l'augmentation de l'€ vis à vis du $ soit le seul responsable de la situation économique de la France, ça ressemble encore à un bouc émissaire facile pour la Sarkozy team.
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N
Il est vrai que,les  cent  cinquante  jours passés,le nouveau président, n'est pas du tout dans l'exécutif ..ou si peu.. Il a fait des promesses qu'il ne peut  tenir souvent ,  et recule .. Certains  ont cru. à ses beaux discours       Un  journaliste disait    récemment qu'il était toujours "en campagne électorale " intervenant sur des sujets mineurs, ou prévenant sans agir , comme s'il voulait  avant "tester " , évaluer   , les  Françaises et les Français ,de prendre des décisions  fort limites  (test ADN)  par exemple. Pour l'instant ,je le pense tout à fait. .. Mais   je ne souhaite pas que  "ces"  ou "ses "  décisions soient prises ... J' espère ne pas être   un des rares  à   manifester ma désaprobbation. N.C
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