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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LES RENCONTRES DU TROISIEME TYPE

Nicolas Sarkozy s’est rapidement imposé sur la scène internationale en faisant tout ce que les autres ne voulaient pas faire. C’est une technique comme une autre qui nécessite seulement une " pince à conscience ", un outil indispensable pour ne pas se sentir mal en foulant le sol de certains pays. Il est vrai qu’en descendant de l’avion paré des couleurs de la République française, sur le tapis rouge, il lui faut oublier tout ce qui peut ressembler à une position critique. La " real politik " devient tellement prégnante que l’on se demande où elle va mener la diplomatie française, ou ce qu’il en reste, face aux obligations économiques.

En tous cas, plutôt que de faire sonner une Marseillaise plus ou moins couleur locale, on devrait lire des extraits des propos de celui qui est devenu Président du pays des Droits de l’Homme. C’était par exemple au soir de son élection, et il martelait dans son premier discours, avant de filer au Fouqet’s, que la France " sera du côté des opprimés tout autour du monde, car c’est son histoire ". Etait-ce l’ivresse de la victoire ou plus simplement les prémices du fameux " faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait " dont on nous rebat les oreilles. Au nom des 53 % obtenus, il annonçait fièrement que la France n’allait plus transiger sur " les questions de démocratie, de respect des droits de l’homme et de bonne gouvernance ".
A ceux qui lui reprochaient avec impudence d’avoir rencontré George Bush, il rétorquait que c’était moins honteux " que de serrer la main de Poutine ", et il rappelait les dizaines de milliers de morts de la guerre en Tchétchénie. C’était avant que la lutte contre la maladie d’Alzheimer soit devenue une grande cause nationale ! Depuis, Nicolas Sarkozy aura serré la main ou pris dans ses bras, dans le désordre, Bush, Chavez, Poutine, Kadhafi, Déby, Al-Assad, Hu Jintao... Ce qui représente le Panthéon de la démocratie !
Pour certains il est allé sur leurs terres et pour d’autres il les a accueillis ou va les accueillir sur le perron de l’Elysée. A chaque reprise, on a assisté à la défense et l’illustration de la mondialisation d’un nouveau concept, celui du renoncement aux grands principes fondateurs des démocraties au prétexte que nécessité fait loi. Il n’y a plus de situations critiquables au prétexte que chacun tient l’autre par la barbichette de ses turpitudes.
Par exemple on voit mal Nicolas Sarkozy aller reprocher à l’un de ses interlocuteurs cités ci-dessus sa domination (ou celle de ses amis) sur le système médiatique de son pays… Le risque est grand de se faire envoyer à dix mètres avec une remarque bien sentie sur la situation française. Il est également un peu dangereux d’évoquer devant eux l’emprisonnement des journalistes quand on apprend ce qui vient d’arriver à celui du journal Le Monde menacé par la DST de se voir incarcéré après une garde à vue liée à l’un de ses papiers.

LA RECHERCHE DES SOURCES

Spécialisé dans les questions de renseignement, animateur du site geopolitique.com, Guillaume Dasquié avait proposé son enquête au Monde sous forme d’une pige. La publication de ces documents avait alors fait l’objet d’une " démarche éditoriale raisonnée, longuement discutée avec le Monde ". A la DGSE, on juge " très rare un tel cas de fuite. Nos documents circulent et il arrive que des journalistes puissent les lire et s’en servir pour leurs articles. Mais là, c’est différent. Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir détenu et rendu public des documents secrets. Cette affaire est très pénalisante pour nous ", ajoute la DGSE, si l’on se réfère à un article publié par liberation.fr
Pour les enquêteurs de la DST, le problème était avant tout d’identifier le ou les fonctionnaires qui avaient délibérément remis à un journaliste des documents concernant la traque des islamistes. " J’ai tenu bon pour protéger ma source directe, c’est-à-dire la personne qui m’a remis les documents en main propre, mais je n’ai pas pu protéger l’ensemble des gens qui ont permis que ce dossier me soit communiqué ", reconnaît Guillaume Dasquié, qui avoue " avoir pleuré en regagnant sa cellule ". Cette réalité le conduit a être mis en examen pour " détention et divulgation au public de renseignement ayant le caractère d’un secret de la défense nationale ", une infraction passible de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende. On a été moins sévère avec les fuites del’affaire Clearstream !
Heureusement il reste un semblant de droit… socialiste. La loi du 4 janvier 1993, dite loi Vauzelle, a en effet introduit un alinéa 2 à l'article 109 du Code de procédure pénale, qui dispose que " tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine ". On le voit, le droit français n’assure pas le secret absolu des sources au journaliste. En effet, les moyens de tourner la loi Vauzelle ne manquent pas. 
A l’échelle européenne c’est beaucoup plus net : " la protection des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse, comme cela ressort des lois et codes déontologiques en vigueur dans nombre d'Etats contractants et comme l'affirment en outre plusieurs instruments internationaux sur les libertés journalistiques (...). L'absence d'une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d'aider la presse à informer le public sur des questions d'intérêt général… ". Il faudra probablement que Guillaume Dasquié aille jusqu’à la cour européenne de justice pour faire entendre raison à la DST et d’ailleurs il y a fort à parier que c’est son seul espoir !
LES J.O. OUBLIES

Difficile de ne pas se sentir mal à l’aise quand on sait aussi que certains veulent aller jusqu’au boycott des Jeux olympiques de Pékin pour tenter de modérer la Chine au moins durant quelques temps sur le problème des Droits de l’Homme, et que le face à face avec les dirigeants de ce pays ont été édulcorés pour éviter tous risques de renonciation aux contrats commerciaux. Amnesty International a pourtant accusé, pas plus tard que vendredi, la Chine de ne pas tenir ses promesses en matière de respect des droits de l'Homme, à neuf mois du coup d'envoi des jeux Olympiques de Pékin.
" La Chine s'était engagée en 2001, lorsqu'elle était candidate à l'organisation des jeux, à améliorer la situation des droits de l'Homme et elle avait promis moins de censure ",
Dommage que le Président français ne soit pas parti avec ces consignes et que sa mère, qui a passionné les Chinois, n’ait pas eu un mémoire à remettre sur ce thème à Hu Jintao... Mais ça ne saurait tarder !
Voici maintenant que l’on va recevoir lundi Mammouar Kadhafi pour 5 jours ! Là encore, Amnesty International a souligné hier que la normalisation des relations avec la Libye ne devait " pas occulter les violations graves des droits humains " dans ce pays, dirigé par un " dictateur ".
Rappelant que le colonel Kadhafi avait jugé à Lisbonne qu'il était " normal que les faibles aient recours au terrorisme ", l'organisation de défense des droits de l'Homme a jugé que " ces propos inacceptables, révélateurs de l'état d'esprit du dictateur, doivent être dénoncés vigoureusement par le président Sarkozy ". On verra si, au moment des toasts, tant à l’Elysée que sous la tente de bédouin installée dans les jardins de l’Hôtel de Marigny, on évoque par exemple, parmi d'autres, le cas de Fatih el-Jammi, opposant " arrêté une première fois en 2002 et réincarcéré depuis mars 2004 pour avoir critiqué le président Kadhafi et appelé à des réformes politiques ".
 
PRISES D'OTAGES JUDICIAIRES

Robert Badinter a été on ne peut plus net et a rappelé sur RTL l’épisode des infirmières bulgares et du médecin palestinien qu'il qualifie de " prise d'otages judiciaire " et souligné le passif du dirigeant libyen. " Il faut bien le dire, le colonel Kadhafi, c'est un terroriste, c'est un homme qui s'est inscrit dans l'Histoire comme responsable d'un nombre important d'attentats terroristes ", a-t-il dit. Il ne sera pas invité aux réceptions républicaines données en l’honneur de celui qui va effectuer, grâce à la France, son grand retour sur la scène internationale. " C'est indigne", a aussi jugé le chef du MoDem François Bayrou, "très choquant", pour Ségolène Royal.
Ce rendez-vous entre la France et un autre dictateur intervient après l’épisode des félicitations chaleureuses à Poutine, le mouchoir mis sur les déclarations antisémites du ministre algérien des anciens combattants, les déclarations va-t-en-guerre de Kouchner suivant Bush sur un Iran que les services secrets américains dédouanent maintenant sur le nucléaire, les ratés avec Chavez sur Ingrid Betancourt… et tant d’autres renoncements qui ne grandissent pas nécessairement la position de notre pays. Le montant des contrats libyens attendus peuvent satisfaire… Serge Dassault  pourrait en définitive récupérer la pactole de la vente d’une douzaine de "Rafale" malgré l’accident malencontreux survenu il y a 48 heures en Corrèze. Un signe du destin ? Non simplement un acte de real politik à la Française.
Mais je déblogue…
a rappelé la secrétaire générale de l'antenne allemande d'Amnesty, Barbara Lochbihler, lors d'une conférence de presse à Berlin. " Mais jusqu'à présent, elle ne s'y est que peu tenue ", a-t-elle regretté, à l'occasion du lancement de la campagne internationale " De l'or pour les droits de l'Homme " qui vise justement à dénoncer les graves atteintes à la liberté avant les JO.
" Nous devons si nécessaire réfléchir à un boycott des jeux Olympiques ", a souligné de son côté Biao Teng, un avocat chinois défenseur des droits de l'Homme et qui enseigne actuellement à l'université de Yale (Etats-Unis). " La Chine a fait des promesses qu'elle n'a pas tenues " et " nous devons faire pression pour faire en sorte qu'au moins les droits les plus fondamentaux des personnes soient respectés ", a assuré M. Teng, qui a notamment défendu des membres du Falun Gong, le mouvement spirituel interdit en Chine sous l'accusation d'être une secte dangereuse.
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Y
Tolérance zéro + cinq milliards
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G
Pour plus d'informations sur ce journaliste : Guillaume Dasquié et son site Géopolitique.com
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E
A la lecture de cet article, même les "fans" devraient commencer à douter de l'honnêteté intellectuelle de notre chef d'Etat ! N'est-il pas un dictateur en puissance ? Allons nous toujours avoir le droit de contester ses décisions ? Certains ont déjà appris à leur dépend que cela était de plus en plus délicat ! J'espère que nous aurons quand même droit en 2012 à des élections... libres...<br /> Le commentaire de Franco Nanou est également très pertinent ! ;-)
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F
JMD, il faut quand même reconnaître que le petit Nico se soucie des droits de l'Homme. Et surtout du droit au  confort !!!Bien sûr il ne peut être partout.Là pour l'instant il se soucie et c'est tout à son honneur de CHAUFFER la tente Caïdale que l'on installe pour Khadafi. Est ce que l'on imagine que ce pauvre homme habitué à la chaleur va supporter les frimas de l'hiver français ? Bien sûr chauffer une telle installation coute très cher mais que ne ferait on pas au nom du pays des droits de l'homme ? Et au nom de l'hospitalité ?Pour tous ceux qui ne peuvent payer leur électricité en France ni se chauffer on verra plus tard on ne peut tout faire. Et de toutes les façons il faut faire passer aux "Don Quichotte" le message suivant : changez vos tentes. Prenez en de plus grande. Maintenant nous avons le "savoir faire" sarkozien et nous  allons être équipés pour les chauffer. Quand aux déclaration du sieur Khadafi, ne pourrait t'on les appliquer au jeunes de la "voyoucratie" "comme il dit". Puisqu'il accepte de recevoir un homme qui trouve normal que les faibles aient recours au terrorisme. 
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