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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LA FRANCHISE OUBLIEE

Jour après jour L'AUTRE QUOTIDIEN approche du millier de chroniques différentes publiées. Je ne me souviens plus véritablement de celles que j'ai pu écrire il y a quelques mois et même parfois quelques semaines. Et j'avoue que je n'ai pas le temps de rechercher les références dont j'aurais parfois bien besoin. Je suis pourtant certain parfois d'avoir évoqué des sujets ou d'avoir annoncé des comportements politiques qui... se sont avérés exacts. J'ai don envie d'aller chercher ces « prévisions » et de les republier afin de démontrer qu'il y a une autre prisme possible à l'actualité pour peu que l'on refuse les canons de l'opinion dominante facile. C'est cet agencement convenu des informations quotidiennement délivrées par les agences qui construit ce que l'on croît aisément être des certitudes.
Prenons par exemple les franchises médicales contre lesquelles je n'ai pas été le seul à clamer qu'il s'agissait d'une supercherie grossière qui tuerait à terme le concept même de la solidarité nationale car les malades devraient simplement être les financeurs du trou de la sécurité sociale. Tout le reste n'était pour moi que de la publicité mensongère. Le soutien financier à un énième plan national contre la maladie d'Alzheimer relevait de l'effet d'annonce comme bien d'autres déclarations présidentielles.
La prévision était assez facile pusique Créon avait déposé depuis de longues années la construction d'un Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) doté d'une section dévolue aux malades d'Alzheimer avec accueil permanent, accueil temporaire et accueil de jour. Un projet jugé expérimental et de qualité par toutes les autorités et dans lequel l'Etat (2,6 millions d'€) et le Conseil général (2,9 millions d'€) avaient abondé. Il se trouve que hier ce lieu a ouvert avec... la section Alzheimer vide car sur les 18 postes nécessaires à son fonctionnement la DDASS a simplement pu en débloquer 8.
J'ai, en de nombreuses circonstances, appelé l'attention des responsables sur cette décision que je prévoyais du style de celle-ci !
Chaque fois il m'a été répondu que je n'avais aucun souci à me faire puisque le « plan Alzheimer » et les franchises médicales allaient pourvoir à cette nécessité du service. Comment douter de pareilles certitudes officielles ? J'avais le sentiment d'être de mauvaise foi, de faire un procès d'intention à une gouvernement et un président sincères face au fléau que représente les maladies du type Alzheimer ! Jusqu'à hier...
UNE ESCROQUERIE MORALE
Les franchises médicales instaurées au début du mois de janvier par le gouvernement « n'ont servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées » comme l'avait promis le chef de l'Etat dans le cadre du plan Alzheimer, a en effet affirmé, l'association des présidents de maisons de retraite (AD-PA)
« Le plan Alzheimer annoncé par le Président de la République en début d'année n'est alimenté par aucun crédit nouveau », a dénoncé l'AD-PA dans un communiqué, ajoutant que « les franchises médicales n'ont donc servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées, mais ont juste permis de diminuer les dépenses de l'assurance maladie ». Il n'y a rien à ajouter sauf à constater qu'une fois encore la relation de confiance entre les Françaises et les Français et leurs élus sera minée par de tels comportements. Comment croire un seul instant que, par exemple, le paquet fiscal a été imaginé pour relancer l'économie ? Comment admettre sans sourciller que Nicolas Sarkozy défend le pouvoir d'achat ? Comment penser que la trituration des régimes spéciaux de retraite a été entreprise par un simple souci d'équité sociale ? Comment se contenter des arguments liés aux caisses vides ?
Depuis janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an. Cette mesure devrait rapporter 850 millions d'euros par an selon le gouvernement, qui s'est engagé... à les affecter au plan Alzheimer, à la lutte contre le cancer et aux soins palliatifs. Mais l'AD-PA, qui regroupe des directeurs d'établissements, souligne que les crédits du plan Alzheimer étaient inscrits dès l'automne dans le budget de l'assurance maladie pour les personnes âgées. « Ce plan est donc la simple continuation des petits plans antérieurs, avec même un ralentissement de la dynamique puisque le budget 2008 connaît la plus faible augmentation depuis 2000 », poursuit l'association.
Cette situation a même été officiellement annoncé par les fonctionnaires de la DDASS à la directrice de l'EHPAD de Créon lors de la réunion d'appel qu'elle avait suscitée pour tenter de décrocher les postes indispensables. Dans Le Monde, le Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa) a également déploré l'absence de lien entre le produit des franchises et le financement du plan Alzheimer. Enfin tout le monde affirme que le mensonge présidentiel est avéré... mais on en restera là : les familles garderont les malades encore plus malades que celles et ceux qui participent à la résorption du déficit de la sécurité sociale.
CREDITS NON DEBLOQUES
Le ministère de la Santé a fait part de son incompréhension face à ces griefs. « Il y a bien, comme prévu, 850 millions d'euros affectés au plan Alzheimer, aux soins palliatifs et à la lutte contre le cancer », a indiqué le ministère, ajoutant qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009. Le ministère précise notamment que 236 millions d'euros sont affectés à la lutte contre le cancer et à la maladie d'Alzheimer via la médecine de ville (sic), que 307 millions sont destinés aux établissements de santé (sic), que 89 millions vont aux soins palliatifs et 160 millions sont destinés au secteur médico-social.
Dommage qu'aucun journaliste n'ait eu l'idée de demander quels étaient les crédits actuellement affectés aux départements pour faire face aux promesses faites aux établissements. Prenons une exemple simple, clair, précis. Le Ministère pourrait simplement publier la circulaire adressée aux DDASS pour leur signifier les crédits disponibles au niveau du département pour le plan Alzheimer.
J'affirme que cette circulaire n'existait pas il y a encore quelques jours et que donc les sommes disponibles étaient purement théoriques mais absolument pas... concrètes ! Il n'y a pas eu un euro supplémentaire en Gironde à cet effet ! Tous les gens lucides savent qu'une inscription budgétaire n'est pas une somme « dépensable » car il faut attendre l'engagement officiel de la dépense. Je suis certain que ce soir l'un des brillants journalistes présent face à Nicolas Sarkozy va lui poser cette question concrète... et facile !
DES PROMESSES NON TENUES
Il pourrait aussi lui rappeler que le mardi 31 juillet à Dax il avait annoncé lors d'un séjour éclair qui n'a pas été profitable au Maire Ump qui l'avait accueilli, la création d'une franchise médicale « ne dépassant pas 50 euros par an » afin de financer le plan de lutte contre le cancer, la maladie d'Alzheimer et l'amélioration des soins palliatifs. Cette mesure devra permettre de financer ce que l'on avait désigné le 20 juin 2007 comme « chantiers présidentiels » par Nicolas Sarkozy. Des chantiers mal en point Neuf mois plus tard !
Le président avait par ailleurs annoncé la création d'ici « le tout début 2008 » d'une cinquième branche de la protection sociale pour les personnes âgées dépendantes ou handicapées. « J'ai demandé à Xavier Bertrand la mise en place d'une cinquième branche pour prendre en charge la dépendance, l'objectif étant la création de la branche début 2008 », avait aussi indiqué Nicolas Sarkozy au cours d'une table ronde avec des professionnels de la santé dans un hôpital de Dax. Que ce soir un brillant esprit lui demande donc où on en est dans ce domaine
« Le défi de la perte d'autonomie et de l'allongement de la vie est un défi nouveau et structurel », a-t-il souligné. Nicolas Sarkozy avait fait ces autres déclarations à l'hôpital de Dax, dans les Landes. En fait, quelques mois plus tard, il avait changé d'avis. Un an : ce sera finalement le décalage entre la date initialement envisagée et la mise en place effective de la cinquième branche de la protection sociale, dédiée à la prise en charge de la dépendance. Le délai (début 2008) est vite apparu irréaliste au regard de ce qui doit constituer l'une des transformations les plus importantes du système français de protection sociale depuis de longues années.
A l'occasion de la conférence avec les partenaires sociaux organisée à l'Elysée le 6 février dernier, le chef de l'Etat s'est fixé pour « ambition de mettre en place le cinquième risque de protection sociale en 2009 ». Il n'a toutefois pas donné de précision sur le calendrier et les modalités de cette mise en oeuvre, qui devrait débuter par le lancement d'une concertation avec tous les acteurs concernés. Il est vrai que, quand on est atteint de la maladie d'Alzheimer, on oublie tout. Même les discours présidentiels. Alors dépêchez vous à oublier ce que vous entendrez ce soir car ce ne seront que des promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent !
Mais je déblogue...
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E
@ TousNon, il ne faut pas se moquer de Marc, il ne le fait pas exprès ! ;-))) 
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E
@ AnnieJ'ai une fille qui va avoir 9 ans demain et qui voulait le voir... Ses copines sont toutes allées le voir... Et à leur âge, elles ont bien sûr aimé... Sinon, je n'y serais pas allé ! 
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A
Quelle horreur, ce donneur de leçons ! Merci Mr d'Here.... Tous vos ex-camarades de gauche sont des demeurés, mais là, nous avions tout compris, sans que vous en remettiez une couche ! Malgré un savant exercice médiatique, nous n'avons pas été convaincus, et ce ne sont pas vos commentaires de perroquet qui pourront y changer quelque chose!@E.MTu as raison, j'ai perdu ma soirée d'hier. Mais, pour ma part, je n'ai jamais eu envie d'aller voir "bienvenue chez les ch'tis".....
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M
Depuis quelques mois l’opinion publique a été quelque peu  désorientée par la manière de gouverner, voire de se comporter de Nicolas Sarkozy, troublée devant la multiplicité des réformes et un certain « désordre » gouvernemental  et déçue de ne pas constater  des résultats immédiats de la politique mise en oeuvre.  L’objectif de l’entretien télévisé d’hier soir était, pour le Président de la République, de répondre à ces trois malaises, en affichant une attitude plus sereine, en   expliquant et en clarifiant  sa politique, en la remettant en perspective, afin d’en montrer la cohérence et sa capacité à donner des résultats sur le long terme. <br /> Je n’insisterai pas sur l’attitude et le ton, salués par les commentateurs, d’un Président plus sobre, réfléchi, admettant des erreurs, et montrant qu’il habite totalement sa fonction, conscient de ses responsabilités et soucieux de les remplir sans faiblesse. Le changement, constaté depuis plusieurs semaines maintenant, se confirme…même s’il faudra encore du temps et d’autres manifestations pour en convaincre totalement les Français. <br /> Sur le fond, il a d’abord rappelé une évidence que les observateurs de bonne foi ne peuvent manquer de constater, même si elle est la plupart du temps volontairement occultée : depuis l’élection présidentielle, l’environnement international a changé et la crise des subprimes, le doublement du coût du pétrole, l’envolée des prix des matières premières comme la faiblesse du dollar, rendent les choses plus difficiles, limitent les marges de manoeuvres et retardent les résultats positifs. <br /> Dans ce contexte, derrière lequel il ne se réfugie pas mais qu’il ne peut manquer de signaler, le si critiqué paquet fiscal apparaît comme un élément positif, même s‘il a été fort mal présenté. Profitant pour plus des  quatre cinquièmes de son montant aux ouvriers et employés, il a contribué à éviter l’écroulement de  la consommation, de la croissance et du pouvoir d’achat dans cette période difficile et la plupart du temps plus difficile pour les autres nations européennes que pour nous. <br /> Il a aussi confirmé que sa politique de réforme continuerait, voire serait accélérée, car elle était la solution pour répondre aux problèmes de la France, et aux attentes des Français. Les changement structurels n’ont pas été réalisés par les gouvernements précédents, sans doute parce qu’ils étaient difficiles, et le retard apporté à leur réalisation, s’il  en augmente la difficulté,  les rend encore plus nécessaires et plus urgents. Les 55 réformes déjà entreprises seront poursuivies et prolongées par de nouvelles.  Toutes se tiennent et de la réforme de l’éducation à celles pour l’emploi et au RSA, de la limitation des dépenses publiques à la recherche d’efficacité des services publics ….ces réformes forment un tout équilibré et  cohérent dont la réalisation exige une certaine simultanéité. <br /> Dans cet ensemble quelques points forts ont été mis en évidence : outre la confirmation bienvenue de la généralisation du RSA, c’est le renforcement de  l’action en faveur du pouvoir d’achat qui passe par  la confirmation de  l’augmentations des petites retraites,   le développement et la généralisation de « l’intéressement » des salariés aux résultats des entreprises,  l’assurance de conditionner les  aides aux entreprises à l’existence de négociations salariales, mais aussi la loi  de modernisation économique qui doit permettre, notamment par une extension de la concurrence, une baisse des prix à la consommation. <br /> Rendant hommage à l’action des syndicats, le Président a confirmé sa volonté de poursuivre, dans la concertation mais sans faiblesse les réformes essentielles pour l’avenir que sont celles sur l’école, les retraites, l’emploi des seniors, l’allègement de l’administration, l’assurance chômage. Il a confirmé son attitude faite de fermeté compréhensive vis-à-vis des « sans papiers »  qui s’intègre dans sa politique « d’immigration choisie », sa position vis-à-vis de la Chine, en cohérence   avec sa constante volonté de dialogue, avec ses choix de politique étrangère qui permettent à  la France, en Europe et dans le monde,  de jouer  à nouveau le rôle utile et largement attendu auquel elle avait quelque peu renoncé. <br />  <br />  Ce long entretien dense, sérieux, avec des journalistes sans complaisance, a permis au Président de  montrer la clarté de ses objectifs et la  cohérence de la politique qu’il suit avec le gouvernement de François Fillon. Permettra-t-il un retournement de l’opinion ? Sans doute pas. Le trouble ou la déception des Français sont trop ancrés pour être balayés par une simple émission de télévision même assez réussie.   Mais c’est un jalon posé,  c’est une étape, sans doute importante, dans la longue marche entreprise par Nicolas Sarkozy pour reconquérir l’opinion et obtenir son soutien dans la politique de réforme ambitieuse et cohérente qui est la sienne et  dont le succès conditionne celui de la France. <br />  
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E
@ AnnieTu as perdu de ton temps...Je ne regarde plus les interventions télévisées de nos présidents depuis près de 15 ans ! C'est inutile ! Il suffit de regarder au quotidien ce que nos "chefs" font, ou de lire différentes analyses politiques. Le reste, n'est que du baratin pour essayer d'embobiner le peuple !Mais peut-être aurais-je dû regarder... Peut-être aurais-je pu rire un peu plus que lorsque je suis allé voir cette connerie de "Bienvenu chez les Ch'ti" ! 
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