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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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LES AMIS FLINGUEURS

Le problème des amis c'est que parfois ils se sentent obligés de vous témoigner leur fidélité en allant au-delà de vos propres demandes. Même si vous êtes sincère dans ce que l'un accomplit pour l'autre, même si tout est désintéressé ils se croient redevables et en ajoutent en terme de reconnaissance. C'est parfois gênant puisque ce qui est fait l'est véritablement à l'insu de votre plein gré. Tenez prenez Nicolas Sarkozy, Président de la République française et Martin Bouygues, Président du conseil d'administration de TF1. Ils sont les plus fidèles potes du monde. Ils partagent une véritable passion commune pour... l'information et ils se donnent des coups de mains discrets mais récurrents. Ils s'invitent réciproquement avec une fidélité exemplaire.
L'un bénéficie d'un accueil ouvert permanent sur le plateau du premier Journal télévisé d'Europe avec plus de 30 % de taux d'audience quotidienne et l'autre l'emmène avec lui dans ses voyages officiels pour qu'il puisse être à la source des contrats juteux qui se signent entre deux réceptions. Tous deux partagent depuis maintenant quelques années une complicité ostentatoire qui n'a été mise en cause que par quelques incartades des piliers de la première chaîne privée européenne. Nicolas Sarkozy entre la poire et le fromage, à l'Elysée, a fait remarquer à Martin que TF1 n'était plus ce qu'elle était : elle n'en faisait pas encore assez en faveur de la politique gouvernementale et surtout elle n'était plus assez au service de sa personne ! Des remarques qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd !
Bizarrement c'est le Président de la République qui a apporté le premier cadeau en annonçant qu'il supprimait la publicité sur le service public. Le pactole malgré la pseudo taxe qui serait instituée au bénéfice des chaînes concurrentes. Ce geste amical arrive au moment où l'audience globale de TF1 est plutôt patraque. Après 20 ans à la tête du groupe TF1, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte avaient été remplacés en mai 2007 par Nonce Paolini, venu du groupe Bouygues, actionnaire principal de TF1. Sa première année s'est déroulée sur fond d'effritement des audiences en raison de la montée des chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT), secteur sur lequel Patrick Le Lay avait tardé à se positionner. En novembre 2007, l'audience moyenne mensuelle de TF1 était passée sous les 30% pour la première fois. Ses dirigeants estiment que cette érosion est mécanique et inéluctable, et que TF1 ne retrouvera pas ses niveaux d'antan, lorsqu'elle flirtait avec les 40% de part d'audience.
PAS ENCORE ASSEZ SARKOZYSTES
Le journal de 20 heures, vaisseau amiral de la chaîne et moteur des audiences pour la soirée, a aussi subi cette érosion. Présenté en semaine par PPDA et le week-end par Claire Chazal, il rassemble depuis janvier 2008 en moyenne 7,4 millions de téléspectateurs, selon Médiamétrie, soit une part d'audience de 36%. Sur les cinq premiers mois de 2007, période marquée par la campagne présidentielle, son audience était de 8,3 millions de personnes, soit une part de 39,3%. Le journal de France 2 se situe loin derrière, avec 4,7 millions de téléspectateurs, mais ses audiences progressent depuis plusieurs semaines. Il fallait donc bien trouver une solution pour sauver le navire amiral de la communication de la droite hexagonale. Comme en plus, lors d'un entretien après le premier sommet du G8, PPDA avait eu l'impudence de prendre Nicolas Sarkozy de haut en le comparant à un « petit garçon excité » égaré dans la cour des grands on atteignait les limites de l'insupportable. « Martin » et « Arnaud » les potes ont été gentiment conviés à faire le vide.
Première bonne nouvelle, Elkabach a été promu comme le veut la tradition dans ce métier puisque pour se débarrasser d'un journaliste encombrant on le nomme à un poste où il n'aura plus d'action sur le contenu. Inutile d'écrire que personne n'a pleuré même en apprenant que son remplaçant serait encore plus sarkozyste que lui ! Tant pis, Sarko devenait enfin plus efficace que Georges Marchais ! Après le directeur de Paris Match Pravda le ménage se poursuivait. Depuis hier on sait qu'il n'est pas fini puisque depuis début 2008, plusieurs pointures ont quitté TF1: le patron des sports Charles de Villeneuve en janvier, mis à la retraite, le patron de la fiction Takis Candilis en mars, qui a rejoint Lagardère, le patron des divertissements Philippe Balland, pour raisons personnelles. Et maintenant c'est au tour de PPDA !
Robert Namias, 64 ans, directeur de l'information, sera ensuite remplacé par le très sarkozyen Jean-Claude Dassier, 66 ans, directeur de la chaîne tout info de TF1, LCI, qui superviserait une fusion des rédactions TF1/LCI. En voici un qui sait que le gouvernement souhaite voir les seniors travailler plus longtemps ! Il donnera l'exemple en allant le plus loin possible au service d'une certaine idée de l'information et illustrera le fameux « place aux jeunes » qui fait fureur à TF1 !
UNE VOLONTE SARKOZYSTE
Mon (vrai) « pote » Serge Raffy, rédacteur en chef du Nouvel Obs continue pour sa part à ne pas mâcher ses mots. Voici son analyse du limogeage de PPDA qui, soit dit en passant j'ai côtoyé durant un stage de formation à Antenne 2 en 1983 et que j'ai donc vu à l'œuvre lors des réunions de rédaction d'alors. « Il s'agit d'abord et avant tout d'une décision politique. Depuis son opposition à la nomination de Nicolas Beytout à la tête de TF1, PPDA n'était plus en odeur de sainteté dans la Sarkozie. En effet, il avait été très actif pour empêcher l'arrivée de ce proche de Nicolas Sarkozy, après celle de Laurent Solly au lendemain de son élection. Par ailleurs, PPDA agaçait le château et plus directement Nicolas Sarkozy dans les interviews. C'est par exemple le seul, lors de la dernière interview du chef de l'Etat (le 24 avril dernier, ndlr) à avoir abordé de manière frontale la question de la vie privée de Nicolas Sarkozy. En fait, le problème de PPDA, c'est de ne pas être étiqueté Sarkozy (...)Il semblerait que la direction de TF1 soit tout de même en train de donner des gages à Nicolas Sarkozy.
Le contexte actuel, avec la commission Copé, les annonces sur la non-augmentation de la redevance audiovisuelle, la suppression de la publicité sur le service public ou encore les discussions autour du rachat, par TF1, de petites chaînes de la TNT coupables d'assécher les rentrées publicitaires de la chaîne de Martin Bouygues, a, qu'on le veuille ou non, une connotation politique ».
Au moins c'est clair et net. Il n'y a pas besoin de décodeur pour accéder à la vérité sur ce départ qui redonnera un auréole de martyr à celui qui aurait dû depuis longtemps être renvoyé en Bretagne.
DES MANQUEMENTS GRAVES
Patrick Poivre d'Arvor aurait dû à plusieurs reprises quitter ce poste prestigieux de présentateur. Imposé par Giscard comme responsable de la « politique intérieure » à Antenne 2 en 1974 après avoir été responsable... politique giscardien il aura présenté, choisi par Elkabbach, le Jité de cette chaîne du 16 février 1976 au 28 juillet 1983 (j'ai croisé sa route en mars de cette année là) avant d'arriver sur TF1 le 31 août 1987 soit il y a presque 21 ans ! Durant cette période il aura traîné quelques casseroles qui auraient valu à n'importe qui d'autre une mise au ban de la profession. Plusieurs manquements à la déontologie journalistique n'ont pas en effet altéré sa notoriété. Ainsi les jeunes générations ne se souviennent pas qu'en 1991 il bidonne totalement un entretien avec Fidel Castro.
Ce fameux interview diffusé le 16 décembre 1991 ayant été réalisée avec Régis Faucon avait été manipulé par l'introduction de questions n'ayant jamais existé. PPDA en a rejeté à plusieurs reprises la responsabilité sur son confrère, après que ce dernier eut quitté TF1. Le trucage avait été démontré le mois suivant par le journaliste Pierre Carles. On oublia ce manquement grave aux principes du journalisme et personne n'en voulut au roi du 20 heures !
On franchit une tape supplémentaire le 10 janvier 1996 quand l'exemplaire PPDA est condamné en appel dans le procès Michel Noir-Pierre Botton pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois de prison avec sursis et 30 800 euros d'amende. On mettra le mouchoir médiatique sur ce qui aurait détruit n'importe quelle autre personne du paysage audiovisuel. Invité de Jean Marc Morandini sur Europe 1 le 3 avril 2007, Patrick Poivre d'Arvor avait déclaré qu'il quitterait le 20 heures en... 2012 et se consacrerait à l'écriture et à ses engagements humanitaires. Il avait dit aussi ne pas être intéressé par le poste de Robert Namias mais qu'il envisageait de faire plus tard une carrière politique, refusant de dire pour quel parti il s'engagerait. Gageons que ce sera un parti où il compte des... amis ! Mais je déblogue...

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D
Sucré, Salé....rien ne manque , tous les ingrédédiens sont présents et si utiles pour que tous les personnages puissent faire leur cuisine en se réservant toujours la meilleure part !Pour reprendre le commentaire précédent ....les explications de Jean Marie donnent du tonus  devant tant de vérités si bien conconctées  et que nous avalons chaque jour aux heures des repas .....Ne vous arrêtez surtout pas pour nous ouvrir les yeux .
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Y
excellent!!!ça fait du bien le matin de lire ça , ça redonne du peps!
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