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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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DES SOMMETS EUROPEENS VERS L'ABIME

L'Europe sociale est en construction et on peut compter sur la présidence française... pour l'accélérer ! En effet le sujets importants comme le pouvoir d'achat face à la montée du prix du pétrole, la durée légale du travail, l'accès à l'éducation et à la santé, la lutte contre la faim dans le monde seront soyez-en certains au cœur des préoccupations des eurocrates de tous poils. Du moins espérons le puisque jusqu'à maintenant ils ont le regard fixé sur la ligne montante du baril et sur celle de l'Euro et ils écoutent les dollars tomber dans les caisses des multinationales gérant l'énergie et les ressources alimentaires. Les discussions vont pourtant bon train à Luxembourg avant de clôturer la présidence slovène et passer le relais à un Nicolas Sarkozy qui piaffe d'impatience et trompe sa nervosité en prenant l'air dans tous les pays importants du continent.
Par exemple si l'on prend la fameuse union de la Méditerranée évoquée sur L'AUTRE QUOTIDIEN dans une chronique antérieure pour annoncer qu'elle ne serait qu'une idée mort née on une idée de l'efficacité de la gestion européenne. Le 13 juillet à Paris et plus encore le lendemain dans la tribune officielle du 14 juillet il risque en effet de manquer pas mal de monde.
Il va falloir envoyer Carla Bruni-Sarkozy à Tripoli de toute urgence pour placer une seconde centrale nucléaire auprès du Guide de la Révolution. Il a en effet poignardé son ami de six mois dans le dos en annonçant le contraire de ce qu'il avait promis. Les courbettes officielles, les lâchetés diplomatiques, les rodomontades libyennes subies lors d'un mémorable séjour à Paris, les gages de respectabilité accordés n'ont aucune prise sur Khadafi. L'Elysée ne commente pas les dernières turbulences du couple franco-libyen. Pourtant, après avoir montré « des signes encourageants », le colonel imprévisible ne veut finalement pas de l'Union pour la Méditerranée (UPM et non pas UMP) de Nicolas Sarkozy.
En plein mois de décembre, le président français n'avait pas craint le ridicule et la risée internationale en invitant le banni libyen dans la capitale avec l'approbation silencieuse de Bernard Kouchner. Tente bédouine à Matignon, réception à l'Assemblée nationale, visite de Versailles... rien n'avait été refusé au dictateur, dont la réhabilitation sur le plan international semblait être la seule obsession du président français. Le Guide avait alors dit tout le bien qu'il pensait du projet dont il se moquait bien car il souhaitait seulement se payer la tête de son hôte en le forçant à l'accueillir en chef d'un Etat respecté car respectable. De son côté, l'Elysée avait qualifié les discussions de « travail productif et constructif ». Une vaste mascarade qui ne tient plus depuis la tenue d'un mini-sommet des pays arabes à Tripoli de hier.
LE COUP DE POIGNARD
Revêtant à nouveau les habits du leader panafricain, le chef d'Etat libyen a en effet attaqué le projet chéri du président français face à ses homologues arabes » : « Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine, (...) nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe ». L'Union européenne n'a que faire du grand projet « civilisationnel » de Nicolas Sarkozy. Il ne convainc plus grand monde sauf les Américains qui cherchent à faire reconnaître Israël par le biais d'une présence conjointe de tous les pays du Moyen Orient à une même table. En mars dernier, à l'issue de rencontres et de désaccords avec son partenaire allemand, Nicolas Sarkozy avait dû renoncer à son idée d'Union qui n'incluait alors que les pays riverains de la Méditerranée.
Le 13 juillet, à Paris, il n'y aura pas véritablement un sommet des pays européens et des pays de la Méditerranée car beaucoup se feront porter pâles et auront un certificat médical ou un mot d'excuses pour être absents le 13 juillet. Abdelaziz Bouteflika, Mohamed VI et Mouamar Kadhafi ont d'ores et déjà annoncé avec les formes ou en se moquant pas mal de la manière leurs absences. Le Guide a dû secouer ses collègues et les prévenir que celui qui effectuerait le déplacement aurait de ses nouvelles. L'Europe assistera totalement désunie, impuissante, ridicule à une parodie de rassemblement autour de son « président » nouvellement désigné. Comment peut-on croire que cette triste réalité changera par un coup de baguette sarkozyste quand on sait que la France est incapable d'honorer des règles budgétaires européennes qu'elle a elle-même soutenues ?
Et comme pour arranger les choses le George Bush, l'autre vieil ami de Nicolas Sarkozy a décidé de faire ses adieux à l'Europe. Il passera d'ailleurs vendredi par Paris après avoir mis un peu d'huile sur le feu au Moyen Orient en accentuant la pression sur l'Iran pour l'obliger à faire toute la lumière sur son programme nucléaire puis en annonçant qu'il soutenait l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ! Or on sait que sur ce sujet là il n'y a pas pire adversaire q'une telle adhésion que son ami de pique-nique Nicolas Sarkozy. Ils auront donc l'occasion d'en parler prochainement lors d'un souper officiel à l'Elysée avec peut-être hamburgers au menu ! On y portera un toast à la santé des braves travailleurs européens.
48 HEURES HEBDOMADAIRES
Les pays de l'UE devraient en effet s'entendre sur des règles un peu plus strictes pour permettre aux salariés de travailler plus que 48 heures par semaine, et redéfinir "les temps de gardes" de diverses professions, sortant ainsi de l'ornière un texte bloqué depuis des années alors que l'on prônait sur les estrades les vertus de l'Europe sociale.
En parallèle, un nouveau projet de loi améliorant les droits des travailleurs intérimaires, beaucoup plus consensuel, devrait aussi recevoir l'aval des ministres européens chargés de l'Emploi et des Affaires sociales, réunis à Luxembourg.
« Rien ne sera adopté qui serait susceptible de nuire à la situation des travailleurs », a souligné la ministre slovène du Travail et des Affaires sociales Marjeta Cotman, alors que les syndicats européens ont déjà fustigé une « régression » sociale concernant la loi sur le temps de travail. La semaine hebdomadaire de 48 heures, déjà gravée dans la législation européenne, reste de mise. Mais le compromis soumis aux ministres limiterait à... 60 ou 65 heures la durée maximale hebdomadaire de travail, admise à certaines conditions.
« C'est mieux » que le système actuel aboutissant de fait à la possibilité d'enchaîner 78 heures, a plaidé Mme Cotman.c« Si nous aboutissons, ce sera un vrai progrès pour... l'Europe sociale », a ajouté le commissaire européen aux Affaires sociales Vladimir Spidla, en expliquant que les dérogations à la semaine de 48 heures pourraient ainsi être mieux encadrées.
La possibilité pour un employé d'accepter de travailler plus de 48 heures ne semble pourtant pas en danger comme le souhaitait le gouvernement britannique. Notre gentil organisateur de fracas social, Xavier Bertrand, va observer en laissant aux copains le soin de briser tous les repères en la matière. La France s'est dite d'ailleurs « optimiste » sur l'adoption de ces deux « textes sociaux » clefs. Le ministre français du Travail a néanmoins précisé que la dérogation individuelle à la durée légale du temps de travail « n'est pas pour la France », où ce sont les conventions collectives qui priment. « La France n'a pas la moindre vocation d'abandonner la moindre de ses garanties sociales », a-t-il insisté à son arrivée à Luxembourg sans rire et sans se moquer des journalistes auxquels il s'adressait. Un seul pays a concrètement protesté : l'Espagne, farouchement opposée à toute dérogation illimitée dans le temps à la durée légale de travail (tout comme le Parlement européen), a annoncé qu'elle voterait contre ou s'abstiendrait. « Je pense que l'Europe régresse en matière sociale », a martelé le ministre espagnol socialiste du Travail Celestino Corbacho. Incroyable qu'il n'y ait que cette voix claire dans une Europe sociale !
PAS UNE PRIORITE
Il faut pourtant être rassuré : la présidence française sera un authentique succès. L'Union pour la Méditerranée va résister à Kadhafi qui redeviendra un ami de la France et Xavier Bertrand qui est en passe de trahir les syndicats français déjà discrédités par la faiblesse de leurs bases, va redonner du tonus social à l'Europe. Il a précisé le contenu du programme social de la présidence française devant la délégation pour l'UE de l'Assemblée nationale. Il a notamment insisté sur la nécessité de clarifier le statut juridique des services sociaux d'intérêt général (SSIG) dont on sait combien ils vont devenir importants pour une frange de la population.
« Il y a trop longtemps que des textes européens en matière sociale n'ont pas été adoptés », a martelé le ministre du Travail qui n'a pas fait preuve de la même véhémence au moment de la discussion du Traité adopté par le Parlement français. La politique sociale ne figure pourtant pas dans les priorités de la présidence française en... 2008, à la différence de la précédente présidence en 2000. C'est cela la réalité européenne qui, comme le constatait François Bayrou génère une rejet de plus en plus fort car elle est incapable de produire des réponses précises aux problèmes quotidiens actuels.
Déjà cinq pays - l'Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre - se sont abstenus sur les propositions sur le temps de travail, les critiquant vivement et appelant à un arbitrage musclé du Parlement. Tous les pays du Nord ont renvoyé aux calendes grecques l'Union pour la Méditerranée. La Confédération européenne des syndicats (CES) a jugé hier « inacceptable » le compromis qui pérennise la durée de travail à 48 heures. « Ce 10 juin sera marqué comme un jour sombre pour le droit social, pour les travailleurs en Europe et pour la construction européenne », estime FO, alors que la CGT parle « d'une véritable régression sociale ».
Les deux syndicats s'indignent de l'attitude du gouvernement français, qui refusait depuis 2004 ce type d'accord. « Il a procédé hier à un revirement complet et apporté son soutien à cet accord, en se désolidarisant de l'Espagne, de la Belgique, de la Grèce, de la Hongrie et de Chypre », souligne la CGT. Les déclarations d'autosatisfaction de Xavier Bertrand, éclairent l'enjeu du projet de loi de déréglementation du temps de travail qui doit être validé au Conseil des ministres français du 18 juin, et qui anticipe déjà sur la mise en œuvre du dépassement complet des 48 heures hebdomadaires dans le droit français. En fait encore une fois l'Europe servira d'alibi aux coups portés contre les acquis sociaux français. On y est habitué. Comme il faut s'habituer à ce que chaque critique contre un système européen libéral devienne un crime archaïque et dépassé... il va être difficile d'expliquer que l'on croît en cette belle idée.
Mais je déblogue...

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E
http://actus.parti-socialiste.fr/2008/06/14/le-«-vivre-ensemble-»/
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E
http://actus.parti-socialiste.fr/2008/06/14/declaration-de-principes/
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E
@ PuigIl me semble que j'avais bien compris ton commentaire. Le mien ne concernait pas seulement la forme...Je suis désolé si tu as pris pour toi mes "critiques", car elles s'adressaient à tous ceux qui ne font jamais rien ou presque. Tu sais, ceux (nombreux) qui critiquent régulièrement ce que font les autres !Tu vois, je ne pense pas que tu sois dans cette catégorie, même si parfois tes critiques (ou les miennes d'ailleurs) peuvent être également injustifiées... Ce que tu as écrit sur le PS dans ton commentaire, manquait cette fois-ci, "d'originalité" ! ;-)Non, le débat n'est jamais inutile, mais il peut être nécessaire, parfois, de le "recadrer" !
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P
Cher Ericil est dommage que tu réagisse sur la forme et non pas sur le fond de mon commentaire. Je suis un lecteur assidu et parmi les tous premiers du site de JM et mes commentaires sonrt trés rares. Le fond c'est quelle position par rapport au libéralisme et au bipartisme que certains à droite comme au PS tente de mettre en place. J'ai moi aussi passé l'âge des critques destructrices( je suis d'accord avec toi sur l'anlyse de ce nouveau parti en gestation, copie de la LCR). J'ai adhéré à la troisiéme force politique de ce paysle PCF et je réfute tes propos a mon égard qui manquent de respect pour l'engagement à gauche de toute ma vie y compris syndicalement et trés concrétement. Il n'y a pas que le PS. Merci a l'Irlande qui réveille la mémoire de ce qui c'est passé en France. J'espére que Hollande, Royale et consort regretterons le mépris qu'ils ont manifestés envers les nonistes. Quand à Sarko il essaiera de passer en force au mépris de ses promesses démago.Il n'y a aucune attaque en régle dans mes propos mais juste un désir de débat qui manifestement est inutile.amicalement JJP 
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E
@ VinzJe ne voudrais pas te "casser" ton "rêve", mais je suis certain que ce soit disant nouveau parti ne sera qu'un "copié-collé" de la LCR et qu'il sera, comme l'est la LCR, noyauté par un petit nombre d'extrémistes...Là aussi, même s'il y a de bonnes intentions des "adhérents", les cadres vont "jouer" pour leur nombril ! J'ai davantage d'espoir de participer à une amélioration du PS qu'à construire un vrai parti démocratique à l'extrême gauche !J'ai passé l'âge d'être plus destructeur que constructif ! ;-) 
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