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L'AUTRE QUOTIDIEN de Jean-Marie DARMIAN, ancien journaliste, maire et conseiller général de Créon (33). La politique et la vie sociale sans langue de bois...au quotidien et contre l'opinion dominante

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DANS LE RETRO

CHRONIQUE PUBLIEE ANTERIEUREMENT ( LE 5 SEPTEMBRE 2005 )
Notre société ressemble de plus en plus à une troupe d'autruches poursuivie par un destin mortel. Ces autruches qui, apeurées par le danger, croient qu'en se mettant la tête dans le sable, elles éviteront une issue tragique pourtant inéluctable. Les événements récents attestent que le comportement se généralise et qu'il devient le phénomène mondial le plus partagé.
Tenez, prenez le plus grand troupeau du monde, celui qui occupe les grands espaces américains. Il donne l'image la plus saisissante de ce qui attend la planète. En refusant d'entendre et de voir les conséquences de son attitude indifférente, égoïste, collective, sur le réchauffement de l'atmosphère, il subit de plein fouet le choc d'un cyclone dévastateur. Ce peuple, qui se plonge en permanence la tête dans le sable de son outrancière culture, méprisante à l'égard des pays pauvres, se retrouve à son tour dans la situation critique des victimes d'une catastrophe naturelle. Il le règle à coups de feu, par des exodes massifs, des réponses impossibles à un désastre dont nul ne veut connaître les causes réelles, en envoyant des parachutistes, obligés de tirer sur des pillards. Tout le troupeau ignorait que la pauvreté se cachait dans les banlieues de ces villes meurtries. Tout le monde ignorait qu'elles étaient inondables, qu'elles étaient à la merci de phénomènes climatiques hors normes probables. Aveuglées par des médias prompts à dénoncer les pailles dans les yeux des autres, les "autruches" n'avaient pas voulu voir ces volets ravageurs de leur société ! Aucune illusion, elles trouveront vite des coupables extérieurs, sans s'en prendre à leur "chef" de troupeau hautain, perdu dans le "bush". Qui sait si même, dans le secret de quelques officines de prévision économique, on n'a pas tablé sur des profits boursiers liés aux bénéfices que vont générer les travaux de remise en état des zones dévastées, la pénurie de pétrole ou d'eau douce potable... Seules les autruches mettant leur tête dans le sable oublient qu'une bonne catastrophe ou une bonne guerre ne sont jamais néfastes à l'activité économique. Regardez la France qui s'inquiète parce que son Président a été victime d'une attaque. Un peu comme si nous refusions d'admettre que celles et ceux qui nous gouvernent sont aussi des mortels. Autruches, mettez vos têtes dans le sable, il n'y a rien à voir ou à entendre : vous pouvez croire les communiqués officiels de médecins muselés par l'intérêt suprême de l'Etat. D'ailleurs, les autruches ayant la mémoire courte, oublient le chemin parcouru et que, durant une bonne décennie, tous les communiqués relatifs à la santé de Mitterrand furent fiables... Au moins autant que ceux que distille régulièrement le Val de Grâce !

Syndrome identique de l'autruche, avec le feu de boîtes à lettres. Nombreux sont les maires qui se sont levé, une nuit ou une autre, pour faire face à des feux de poubelles collectives, des incendies de boites aux lettres, qui auraient pu être dramatiques. Tant que le fait ne mobilise pas la télé, il est oublié dans le sable du quotidien en attendant paisiblement la catastrophe. Le Karcher n'a pas suffi à nettoyer les comportements, et les horribles dégâts sur les couches les plus déshéritées de notre propre société se multiplient. La liste des victimes s'allonge, mais les noms ne disent rien aux consciences puisqu'ils sont venus d'ailleurs, de ces déserts où les autruches savent que le danger n'a jamais été vaincu par la fuite en avant.

Les autruches ne veulent pas savoir que, dès qu'un maire accepte la construction de logements décents sur le territoire de sa commune, il est menacé d'un procès pour " urbanisation galopante " ou pour " soutien à l'installation de hordes à problèmes sociaux "... Les voisins récemment installés hurlent au scandale en voyant arriver des familles recherchant désespérément un toit qu'elles paient, en plus, très cher, oubliant que leur installation à eux avait généré le même rejet ! La France d'en haut clame qu'elle va résoudre le problème du logement dont la France d'en bas, non logée à Neuilly, a besoin, mais qu'elle souhaite voir construire ailleurs que chez elle...C'est à dire au pays des autruches !

Autruche : oiseau incapable de s'envoler vers les rêves. Il a de beaux jours devant lui !

Mais je déblogue... 

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A
@DTCC'est certainement parce que l'on n'a pas sondé "les bons"...(sourires)@hectorCe commentaire ne mérite vraiment pas qu'on s'y appesantisse. Je m'abstiens donc, car je risquerais, encore une fois, d'être TRES désagréable.Pour en revenir à l'objet de la chronique qui nous est proposée aujourd'hui, on ne peut que constater, encore une fois, que, en trois ans, les choses n'ont guère évolué. Toujours le même aveuglement face aux problèmes majeurs qui se posent au Monde, toujours les mêmes feux de boîtes aux lettres, toujours les mêmes feux de poubelles, et même bien d'autres, encore beaucoup plus graves... Et toujours les mêmes préoccupations pour les Maires soucieux de résoudre les problèmes qui se posent à leurs concitoyens et d'améliorer leurs conditions de vie!Les autruches sont toujours là. Et elles ont encore de beaux jours devant elles....
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J
"Mais, en taxant les téléphones mobiles, fait-on plaisir à Bouygues Telecom "(sic)Quelle naïveté ! Ce ne sont pas Bouygues et autres supposés larrons en foire (qui auraient été paraît-il déja condamnés à une lourde amende pour entente illicite) qui vont éponger les augmentations, mais bien les utilisateurs. Comme d'habitude.Les mêmes utilisateurs ont-ils pu apprécier  la baisse de la TVA dont bénéficient les mêmes sus-dits ? Ont-ils bénéficié des demandes de régulation des tarifs réclamées par la DGCCRF  ?Foin de tout cela, ça ne préocupe pas les actionnaires....Au fait, sait-on quand l'innefable DJack va percevoir ses trente deniers ?
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H
Tout n'est pas parfait dans l'action entreprise depuis un an, mais elle a au moins le mérite de chercher à rattraper ce qui aurait dû être fait depuis trente ans. Bien sûr, le rythme imposé est endiablé et secoue sans ménagement un pays habitué au train-train des grèves à répétition et aux abandons successifs d'indispensables réformes. Mais peut-on laisser la France sombrer sous prétexte qu'il ne faut pas la réveiller trop brusquement ?Depuis longtemps, les responsables politiques montrent du doigt notre déficit budgétaire croissant. Mais qu'ont-ils fait pour le réduire ? Aujourd'hui, au moins, on prend des mesures courageuses pour résoudre ce problème, par exemple en réduisant le nombre de fonctionnaires. Alors que l'on chipote sur une année supplémentaire de cotisations retraite, a-t-on pris conscience que, dans quarante ans, l'âge moyen de la population française dépassera 60 ans ? Qui paiera les retraites si nous n'augmentons pas la durée d'activité ?La réforme de la carte judiciaire était déjà dans les cartons d'Elisabeth Guigou : il fallait la faire. La réforme de l'armée, avec les indispensables économies qui y sont associées, avait été évoquée depuis longtemps : il était temps de l'entreprendre.« A télévision publique argent public, à télévision privée argent privé . » Ce slogan était celui de la gauche et un objectif du gouvernement Jospin. Mais il suffit que Sarkozy reprenne l'idée pour que cela provoque un tollé ! C'est un cadeau fait à Bouygues sous forme de publicité, disent certains. Mais, en taxant les téléphones mobiles, fait-on plaisir à Bouygues Telecom ? Dans la tourmente que va subir le secteur de la télévision, tourmente liée au développement de la TNT, retirer la publicité de la télévision publique, n'est-ce pas la sécuriser ?De même, c'est une plaisanterie de dire qu'en supprimant quelques dizaines de milliers de postes d'enseignants du secondaire on va affaiblir l'enseignement public. Commençons par récupérer les 30 000 postes d'enseignants qui n'enseignent pas, puis arrêtons de multiplier les options improbables intéressant deux ou trois élèves par classe, ce qui aboutit à quarante langues étrangères au niveau du bac ! Est-ce vraiment inutile d'instaurer la garde des enfants en temps de grève au lieu de continuer à pénaliser les familles les plus modestes qui ne peuvent payer une garde et perdent de ce fait un jour de travail par jour de grève ? Quant au dialogue social, ne fallait-il pas le rénover ? L'accord patronat-syndicats sur la « flexisécurité » n'est-il pas une date historique dans la réforme de notre Code du travail ? Fallait-il continuer de considérer que le dialogue social était le maintien des avantages acquis et l'abandon de toute réforme sauf à encourir une manifestation de rue ?Et la réforme de la carte hospitalière dont on parle depuis Simone Veil, Henri Nallet ou Claude Evin, ne fallait-il pas la faire ? L'idée de garder les petits hôpitaux partout, mais en concentrant les moyens lourds et les interventions délicates sur les grands centres, ne va-t-elle pas permettre de faire des économies, mais aussi de sécuriser ceux qui vivent à la campagne et voyaient la fermeture annoncée de l'hôpital local comme une menace sur leur vie ?On a raillé la mise en place du traité de Lisbonne. Malgré les réticences polonaises, Sarkozy a réussi. L'Europe, hier en panne, est repartie. Certes, aujourd'hui, l'Irlande a bloqué le processus. Mais est-ce sa faute ? Il suffit de fréquenter les grands pays d'Europe pour s'entendre dire partout que le seul espoir de la relance de l'Europe, c'est Nicolas Sarkozy. J'ai assisté au discours de la Knesset, courageux, équilibré et pugnace. J'y ai vu un Netanyahou applaudir et un Simon Peres donner l'accolade à notre président, puis j'ai entendu le lendemain Mahmoud Abbas exprimer sa satisfaction. Pourtant, que n'a-t-on dit sur l'Union pour la Méditerranée, la réunion à Paris du 13 juillet et la venue de Bachar el-Assad ? N'en déplaise aux grincheux, le résultat est là : Syrie, Liban, Israël et Palestine se parlent à nouveau. Tout n'est certes pas réglé, mais il y a de l'espoir. Alors, bien sûr, dans ce bilan d'un an de Sarkozy, il y a pour moi des points de désaccord, des zones d'ombre et plus encore des insuffisances. Par exemple, je ne crois pas que ma morale laïque, celle de mes instituteurs, soit en rien inférieure à celle que dispensent les curés. J'ai été hostile aux tests ADN pour l'immigration, car je ne crois pas que la famille soit fondée sur les gènes.Enfin, si je suis sceptique sur la possibilité d'une augmentation uniforme du pouvoir d'achat, je crois qu'il y a beaucoup à faire pour combattre les inégalités et les injustices sociales. Il faut le constater : le courage est de retour en politique. Il est fini, le temps où un Mitterrand ou un Chirac sacrifiaient leur ministre de l'Education nationale, Lionel Jospin, Luc Ferry ou François Fillon, pour satisfaire les syndicats d'enseignants ! Les sondages, dont la pratique abusive tendait à instaurer une fausse démocratie directe, voient leur rôle amoindri. Ils ne semblent guère peser, et c'est tant mieux, sur la détermination d'un président décidé à réformer malgré une cote négative.Sarkozy est-il responsable de tout, comme nous le feraient croire certains médias ? Est-il responsable de la crise des subprimes créée par l'irresponsabilité des banquiers américains ? Est-il responsable de l'augmentation du prix du pétrole ? Est-il responsable du fait que l'Europe se soit dotée d'une banque centrale dont le mandat ne permet pas de lutter pour la croissance et contre le chômage ? A-t-il tort de faire la comparaison avec la réactivité des instances américaines correspondantes ?  Est-il responsable de l'aphasie du PS ? C'est alarmant, car la France a besoin d'une opposition et d'une gauche. La politique d'ouverture est une bonne chose, mais elle ne remplacera pas une opposition imaginative, critique, alternative.Une opposition qui comprenne enfin que la France doit bouger très vite pour s'adapter au monde nouveau. Bref, qui reconnaisse que, dans sa démarche hyper-volontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison.
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D
53% des Français - et autant de sympathisants socialistes- ont estimé que le député PS du Pas-de-Calais a "eu raison de voter en faveur de la réforme parce qu'elle correspond à ce qu'il souhaite" tandis que 22% -et 32% des sympathisants socialistes - ont estimé qu'il "a eu tort car la consigne du Parti socialiste était de voter contre".Un quart des sondés (25%) ne s'est pas prononcé.Par ailleurs, 64% des sondés -74% des sympathisants socialistes- ont estimé qu'à la suite de ce vote "le PS ne devrait pas l'exclure" tandis que 12% de Français (et 14% des sympathisants PS pensent le contraire). 24% des sondés ne se sont pas prononcés.Jack Lang est le seul socialiste à avoir voté le 21 juillet la réforme des institutions, qui est passée avec la majorité plus une voix.Sondage réalisé par téléphone le 23 juillet, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice disponible à la Commission nationale des sondages.
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