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LES STATISTIQUES

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MAIS JE DEBLOGUE...

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 18:08
RESTAURANT DE GRANDE QUALITE AVEC POUR LES BEAUX JOURS UN SPLENDIDE JARDIN; mENIS ENSOLEILLES. Ouvert du mardi au dimanche midi inclus (midi et soir à la carte)
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 18:04
Restaurant de qualité avec à la fois des menus quotidiens acessibles (buffets) et des menus gastronomiques de qualtité (notamment celui à 27 €)
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 10:30
Dans tous les domaines l’autonomie ressemble fortement à la décentralisation. En effet, elle part d’une idée splendide pour se terminer en bombe à retardement. L’état républicain était historiquement le garant de cette fameuse équité de tous les citoyens face aux services indispensables à sa vie sociale. Il devait s’assurer que l’enfant habitant le plus perdu des villages de montagne aurait accès, comme celui de Neuilly, avec une égalité des chances identiques, au savoir dispensé par un fonctionnaire.
 L’état garantissait certes plus ou moins bien que la Lozère et les Hauts de Seine bénéficiaient proportionnellement à leur population (mais pas à leur puissance financière) de moyens matériels et humains identiques. Seule la notion de service public désormais condamnée par l’Europe libérale pouvait garantir cette répartition républicaine des réponses aux besoins identiques. Lentement ce principe s’estompe par le transfert des compétences, la coupe sombre dans les postes, le principe des enveloppes globales gelées, les restrictions budgétaires pour des actions impossibles à mener dans des zones trop isolées…
A cet égard, malgré l’indifférence de la majorité des gens, malgré une caricature médiatique épouvantablement malhonnête, on assiste à une mise en pièces organisée de l’unité territoriale de la France. L’exemple le plus proche est celui de la grève actuelle dans les universités. Les étudiants protestataires sont inlassablement présentés (regardez les Jités ce week-end) comme des enragés politisés qui empêchent les " vaillants, les méritants, les sérieux " d’étudier alors qu’en fait personne ne leur demande véritablement dans un reportage sérieux et construit d’exposer les raisons profondes de leur mécontentement. L’enjeu repose sur un mot clé qui va faire florès dans les prochains mois et que vous n’allez cesser d’entendre : " autonomie ".
UNE AUTONOMIE DESASTREUSE
Toutes les universités auront donc acquis d’ici cinq ans leur " autonomie " et géreront leur budget. Les présidents deviendront les véritables " patrons ", au sens économique, avec des pouvoirs renforcés comme le droit de veto sur les nominations, la distribution de primes au mérite, le contrôle absolu des actions... Le conseil d’administration sera resserré (le poids des élus, notamment étudiants, diminue) et il pourra surtout créer des fondations afin d’attirer des capitaux privés. L’Etat prévoit des exemptions fiscales pour le mécénat ce qui rendra les universités tributaires de la bonne volonté du Medef et surtout conduira à terme à la création d’université privée comme on le voit par exemple dans le domaine de la formation initiale avec le versement de la taxe d’apprentissage. Ce système anglo-saxon, présenté comme le nec plus ultra, de l’université a montré ses limites car il finit pas créer (c’est le rêve des ultra-libéraux) la concurrence entre les campus et l’accentuation de l’inégalité absolue d’accès aux études supérieures.
Les contestataires ne sont pas des illuminés du marxisme mais ils estiment simplement qu’avec des universités autonomes et recourant aux fonds privés, l’Etat en profitera pour se retirer année après année ne garantissant plus d’aucune manière l’équité de traitement des territoires. Alors que pour remédier à la grande misère actuelle des universités, il devrait faire le contraire.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, le conteste : avec 1 milliard d’euros supplémentaires pour l’université dans le budget 2008, l’Etat n’a jamais fait un tel effort. Faux répliquent les étudiants : l’essentiel va à des crédits d’impôts, des retards de paiements, des investissements dans l’immobilier mais en aucune manière à l’amélioration du fonctionnement actuel. De plus, aucun poste n’est créé alors qu’il en faudrait pour lutter contre l’échec en licence (40 % au cours des deux premières années) ce qui devrait constituer une véritable priorité. En fait le supplément de crédits n’est que de la poudre aux yeux puisqu’il constitue un moyen de boucher des trous béants accumulés au cours des années antérieurs de gouvernement UMP ! Encore une fois le beau mot d’autonomie dissimule en fait celui d’incapacité à faire face aux obligations historiques de l’Etat républicain. La fracture territoriale va s'accentuer dans un pays qui ne vit qu'accroché aux émois de la région parisienne. Télé oblige !
LA DOUBLE SELECTION INAVOUEE
Pour conforter cette autonomie présentée comme la panacée aux maux dont souffrent les universités on ajoute le médicament miracle camouflé dans un appât. Il faut diminuer d’une manière ou d’une autre le nombre des étudiants actuels et les rendre productifs plus tôt sans qu’ils coûtent au système. On a donc inventé le principe de " l’orientation active " soi-disant testé avec succès l’an passé. Le principe est simple : ne recruter que des bacheliers de qualité issus des meilleurs lycées sans que ce soit une " sélection ". Chaque candidat devra déposer un dossier de pré-inscription dans la fac où il postule et recevra une réponse argumentée, l’encourageant ou non à s’inscrire. Une manière de lui signifier qu’il ne sera pas le bienvenu et que l’on sait déjà qu’il échouera dans une filière réservée à des gens " rentables ". 
Pour les grévistes, cela conduit droit à une sélection, rêve non avoué des grandes universités qui, à l’instar de Paris-Dauphine, ne voudraient prendre que les meilleurs. Mais alors que la France manque de diplômés du supérieur, ce serait un pas en arrière. L’orientation active aggravera en outre les inégalités sociales : les étudiants défavorisés seront plus impressionnés que les autres par un avis négatif et risquent d’abandonner. Ils iront rapidement sur le marché du travail aux conditions que souhaiteront les entreprises et surtout sans les qualifications leur permettant de revendiquer des salaires convenables. Ce filtre qui ne sera en fait que théorique puisqu’il n’y aura jamais les moyens humains d’examiner tous les dossiers de manière sérieuse durant le laps de temps très court précédant les inscriptions. Ce ne sera donc forcément dans certaines universités qu’un simulacre d’orientation correspondant à l’annonce de la transformation du " sumo en athlète ". Ah ! Si les profs actuels qui soutiennent au nom de leur propre réussite ce principe pouvaient simplement présenter leur dossier dans une fac dans les conditions actuelles. Seraient-ils assurés d’être admis ? 
L’autre sélection qui ne dit pas son nom est économique. Il est en effet inscrit dans une loi plus ancienne et historique que l’Etat fixe le montant des droits d’inscription au nom justement du principe républicain d’équité. La nouvelle loi stipule que le recteur devra veiller à ce que les universités ne demandent pas de rallonges aux étudiants (chaque année l’Unef fait la liste des universités qui abusent) mais ne parle plus de droits identiques sur le territoire national. La déduction est simple, il faudra avoir un dossier qui plaise (par exemple être le fils ou la fille d’un médecin pour aller en médecine, le fils ou la fille d’un avocat pour aller en droit…) et ensuite avoir les moyens de payer les droits d’entrée car les universités, lâchées par l’Etat, chercheront de nouvelles recettes propres du côté des étudiants. L’opinion dominante le sait-elle ?
LA FIN DE LA CULTURE GENERALE
Il faudra enfin faire des économies de tous les cotés. On va donc forcément tailler dans les filières actuelles. Dans les AG, les étudiants prédisent que par exemple, le département de philo ou histoire de l’art seront vite fermés car ils n’intéressent pas les entreprises alors qu’ils coûtent trop cher. Les facultés mobilisées sont d’ailleurs pour l’essentiel celles de sciences humaines et de langues, filières "non rentables" où la peur du chômage est la plus grande. Il faut bien reconnaître qu’au moment où l’on recrute de plus en plus sur la notion de culture générale dans les entreprises de haut niveau comme signalons le dans la fonction publique (voir le concours d’entrée à l’IUFM)
Au ministère, on répond que les directions d’université répartiront elles-mêmes… les fonds alloués par le privé et c’est sûrement là le plus grave dans des conseils d’administration style " entreprises privées ". Derrière la crainte des étudiants actuels qui travaillent pour les bacheliers de demain, il y a aussi le refus de la professionnalisation des filières, des licences pros trop liées aux besoins du marché, et la volonté de défendre une université lieu de transmission du savoir. On sait en effet fort bien que cette conception de l’enseignement dans sa globalité est moribonde car elle n’existe plus dans les salles des profs où personne ne se préoccupe véritablement de la " marchandisation " du système. 
Que dira-t-on le jour où un lycée hôtelier français de renom sera majoritairement financé par MacDO ? Que fera-t-on quand la Suez ou Véolia arroseront les filières universitaires liées à l’environnement ou à l’eau ? Qui protestera quand Total déversera ses millions d’euros piqués dans les portefeuilles des automobilistes idiots qui paieront indirectement ce qu’ils croient ne plus payer directement par l’impôt d’Etat vers les Masters liés aux nouvelles énergies ? Qui garantira cette fameuse équité républicaine que l’on applique avec vigueur aux régimes spéciaux de retraite !
La loi est pourtant très nette là-dessus car elle ne fait pas de distinctions entre campus. Pour les étudiants en lutte, la différence qui existe déjà entre une grande université parisienne et une petite de province risque de se creuser. Les grandes vont en effet se réunir dans de puissants Pres (pôles de recherche et d’enseignement supérieur) où la recherche de pointe va se concentrer et où les capitaux afflueront. Les petites feront de l’enseignement avec des cursus plus courts et de la recherche appliquée. Ce système convient à l’électorat sarkozyste le plus populaire qui n’est préoccupé que par un seul problème : son pouvoir d’achat et qui pense que son salut passe par des mesures présentées comme des sources de diminution d’une contribution que la plupart du temps il n’est plus en mesure d’apporter à la collectivité. L’essentiel c’est qu’on parvienne à lui faire croire via la télé que les barbus, les fainéants, les incapables, les politisés sont de retour. L’esprit de mai 68 ne va tout de même renaître de ses cendres !
Mais j déblogue…
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 19:20
Si vous ne deviez lire qu'un seul article de presse ce week-end lisez celui ci extrait de Libération... Il devrait être distribué dans toutes les salles de professeurs de France et dans toutes les usines, dans toutes les manifestations car il effectue une analyse exceptionnelle de la construction de l'opinion dominante. Ce phénomène dramatique est parfaitement démonté, preuve à l'appui.
salut à toutes et à tous,

h
ttp://www.liberation.fr/actualite/ecrans/291977.FR.php

Ensuite posez vous en citoyen la question essentielle pour notre démocratie : jusqu'à quand allons nous tolérer ce système? Jusqu'à quand allons nous payer une redevance pour avoir ce type de comportements? Jusqu'à quand allons nous subir le véritable matraquage d'une propagande d'une autre époque?

Tirez cet article et lundi distribuez le autour de vous, affichez le partout où l'on se sert de l'opinion dominante comme justificatif à l'inaction. Vous ferez un acte au moins aussi utile que celui de débattre sur un mot ou un autre dans une motion de circonstance.

A vous de me le dire !
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 19:06
Lorsque l’on a quitté la vie sociale active, le plus difficile reste d’effectuer son… retour. Lionel Jospin en sait quelque chose. Il faut en effet ne pas montrer à la fois que l’on sait prendre de la distance et que l’on souhaite retrouver la proximité avec le terrain. Le milieu du show-bizz est bien différent car les artistes aiment bien multiplier les tournées d’adieux ce qui leur évite d’avoir à effectuer leur come back. En politique le plus difficile on maintient que l’on n’est jamais " mort " et que l’on a vu dans l’histoire des hommes ressusciter après une catastrophe les ayant véritablement laminé. On sait par exemple qu’après le fameux attentat dit de l’Observatoire, tout le monde considérait François Mitterrand comme définitivement exclu du jeu. Or il a réussi lentement mais purement à remonter la pente et parvenir au sommet.
Giscard d’Estaing est, de son coté, parvenu à rester au plus haut niveau en persuadant médiatiquement qu’il avait un rôle encore éminent alors que quasiment plus personne ne se soucie de ce qu’il fait. C’est l’exemple typique de celui qui s’impose alors qu’il a cumulé les échecs : élections présidentielles, élections régionales, référendum sur le Traité constitutionnel européen… Après son départ télévisé spectaculaire il a choisi de revenir aux affaires via le local et des échéances auvergnates qui lui ont permis de survivre.
Il restait à savoir comment Jacques Chirac allait faire pour revenir sur scène. Il a choisi la voie traditionnelle, sans risques et sans effets. Membre de droit de cette docte assemblée qu’est le Conseil constitutionnel il est allé occupé le fauteuil qui lui revient de telle manière qu’il puisse être à l’abri. Cet acte lui permet en effet de se placer sous la protection de l’Etat car on voit mal un membre de cette instance supra politique être poursuivi par un juge pour des faits désormais anciens. 
D’ailleurs il est intéressant de constater que toutes les " affaires " relatives à son passage à la Mairie de Paris semblent être assoupies depuis plusieurs semaines. En s’asseyant à la gauche de Jean louis Debré qu’il a lui-même nommé il s’est installé dans une position de sage inaccessible aux " bassesses " de ce monde. On prétend aussi qu’il aurait envisagé d’être candidat aux sénatoriales… en Corrèze pour terminer sa carrière sur une immunité parlementaire rassurante.
L’attraction de la récente réunion du conseil constitutionnel n’aura pas été l’examen du test ADN mais bel et bien la présence de Jacques Chirac, qui a siégé, pour la première fois, en séance plénière. Membre de droit puisqu’ancien Président de la République, il a retrouvé l’un de ses prédécesseurs, Valery Giscard d’Estaing et, à la tête des dix sages, Jean-Louis Debré, ancien président de l’Assemblée nationale et grand ami de l’ex maire de Paris. Les deux anciens chefs d’Etat ne se sont pas prononcés publiquement concernant les tests ADN. Mais selon Jacques Toubon, un proche, Jacques Chirac… s’y serait opposé.
En plus de son nouveau poste de sage, l'ancien Président, qui avait instauré la taxe sur les billets d’avion pour financer des médicaments en Afrique, a déposé les statuts de sa future association baptisée " La Fondation Jacques Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures ". Prévue pour l’automne, l’ouverture a été repoussée, faute de financement. Jacques l’Africain, qui a passé ses premières vacances d’ancien Président à Taroudant, au Maroc, compte œuvrer pour le développement du continent, notamment à travers l’apport de pompes à eau qui seraient financées par sa fondation. Il aura ainsi encore l’occasion de voyager avec une note réglée par d’autres.
RETOUR SANS CONCESSIONS
Dans la série des gens importants désireux de rester dans le coup il y a aussi Danielle Mitterrand, qui publié hier, "Le livre de ma mémoire", un nouveau livre dans lequel elle estime que " les socialistes ont un regard beaucoup trop attendri pour l'argent ".
Interrogée sur l'élection d'un socialiste français, Dominique Strauss-Khan, à la tête du FMI, la veuve de l'ancien président socialiste répond " un Français d'accord, un socialiste, on en reparlera ". Elle estime que le PS a " à sa tête des gens qui n'ont pas l'esprit socialiste ", que " depuis quelques années, les dirigeants socialistes n'ont pas la tripe socialiste. Ils ont un regard beaucoup trop attendri pour l'argent. Ils ne réagissent pas, ne respirent pas ce désir de société que nous avons ", ajoute-t-elle. Au moins elle quand elle revient ce n’est pas les bras chargés de roses mais beaucoup plus de cactus. Elle a également déclaré ne pas être inscrite au PS car " ils se sont beaucoup trop rapprochés du système dans lequel on vit. Peut-être veulent-ils l'amender, mais moi je veux en sortir ".
Danielle Mitterrand estime que " la société actuelle, repose sur des valeurs financières ", et sur l'exploitation " de l'homme par l'homme ". Elle n’a pas varié d’un pouce et elle adopte une position sans ambiguïté sur son engagement à Gauche. Elle n’est donc jamais partie et donc elle n’a aucun retour à effectuer ! Quelle femme ! Quel tempérament et surtout qu’elle intransigeance vis à vis de son idéal.
Le quotidien la questionne également sur les photos que François Mitterrand avait laissé prendre de Mazarine Pingeot, la fille naturelle et reconnue de l'ancien président, elle explique qu'il était " harcelé par les journalistes " sur un fait qui relevait de sa vie privée. Elle aimerait probablement beaucoup que la presse témoigne du même empressement pour enquêter sur les pratiques officielles de la vie publique des femmes et des hommes au pouvoir.
" Il a fini par dire: 'Foutez moi la paix et faites ce que vous voulez' ", raconte-t-elle avant d'estimer que " c'est indécent " de lui poser cette question. " Quand vous achetez votre viande, vous ne demandez pas au boucher ce qui se passe dans son lit le soir. C'est ce que vous faites avec nous ", conclut-elle lapidairement. Elle frappe fort et juste en mettant en exergue des comportements actuels en déphasage complets avec l’intérêt politique pour le plus grand nombre.
Elle reste dans le présent mais sans que l’on puisse lui reprocher la moindre faute personnelle et surtout la moindre adaptation au contexte. Comme elle effectuera un jour son retour Cécilia Sarkozy pourrait s’inspirer de cette première dame qui n’a jamais renié le rôle qui lui revenait mais qui l’a exercé de telle manière qu’elle n’ait jamais à rougir de ce qu’elle faisait.
RETOUR GAGNANT
Dans le genre retour gagnant il y a celui de Claude Chirac, la fille de qui vous savez. Elle a su parfaitement exploiter son carnet d’adresse. laude Chirac devient directrice de la communication de PPR. Le groupe présidé par François-Henri Pinault a officialisé sa nomination, jeudi comme directrice de la communication du groupe de luxe français. La fille de l'ancien président de la République entrera en fonction le 4 décembre et fera partie du comité exécutif après avoir été la conseillère en communication de Jacques Chirac à l'Elysée entre 1995 et 2007. Rappelons simplement que le président de PPR, François-Henri Pinault, est le fils de François Pinault, un proche de Jacques Chirac. Ce qui dans le fond ne ressemble pas à un véritable événement cache cependant une évolution extrêmement forte de la vie politique française car on se rend compte, finalement, que François-Henri, qui est le vrai patron du groupe, se fait imposer par son père, la fille d'un de ses proches même si François Pinault et Jacques Chirac ont quelque peu pris leur distance dans les dernières années de la présidence du second. Ils demeurent néanmoins toujours proches, mais moins qu'avec Henri Proglio, P-DG de Veolia, qui reste le premier soutien de Jacques Chirac.
Nous traversons une période de capitalisme mitigé, à mi-chemin entre le modèle anglo-saxon et le modèle du vieux capitalisme opaque du modèle rhénan, celui qu'incarnait autrefois Ambroise Roux. Et ce, depuis une quinzaine d'années. D'un côté, le milieu des affaires pioche dans le premier modèle pour tout ce qui concerne la gouvernance, la rémunération des P-DG, etc. C'est le cas notamment des stock-options.
Mais, d'un autre côté, nous n'avons pas importé la contrepartie de ce mode de fonctionnement qui se veut très transparent. En France, on accepte sans pâlir le conflit d'intérêt. L'empire PPR est très symbolique de cette tendance. L'arrivée de Claude Chirac en est une nouvelle démonstration.
Partout dans le monde, on observe une vague de concentration dans le secteur des médias. Le mouvement s'opère au travers d'empires professionnels: Bertelsmann en Allemagne, Murdoch aux Etats-Unis. On peut critiquer ces groupes, mais il reste que la presse est leur métier. En France, nous vivons l'exact opposé.
On vit une régression démocratique. Les investisseurs qui rachètent des journaux ne sont pas le plus souvent des industriels de la presse; ce sont des proches du pouvoir: ils n'achètent pas des parts de marché, mais des parts d'influence. C'est un capitalisme de connivence. Le chef de l'Etat ne cache pas en effet sa proximité et même son affection pour Lagardère (entré au capital du Monde), Rothschild (Libération) ou Arnault (qui vient d'acquérir Les Echos). Claude Chirac va désormais tenir le budget communication du groupe Pinault et aura donc (ce serait incongru de le contester) un poids économique colossal sur la… presse écrite et audiovisuelle. L’ignorer serait refuser de voir une criante vérité : notre démocratie se meurt lentement mais se meurt dans l’indifférence générée par le diktat de l’opinion dominante. Le réveil sera rude !
Mais je déblogue…


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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 07:33
C’est parti : on va passer des déclarations de principe aux actes concrets. Dans le gouvernement actuel certains ont la couleur, l’odeur, la saveur du Front national mais ne sont pas encore du Front national. Ils pensent, ils causent, ils agissent toujours à la lisière des terrains de chasse aux voix d’une extrême droite en perdition sur le plan financier mais toujours vivante sur le plan de l’idéologie. En utilisant les repères qui ont fait le succès de Le Pen, Brice Hortefeux a mobilisé l’attention du pays afin de faire passer, pendant ce temps, beaucoup d’autres dossiers inquiétants pour l’équilibre social actuel. La technique du rideau de fumée aura été utilisée avec habileté depuis déjà plusieurs mois. Elle a payé jusqu’à hier mais maintenant elle ne dissimule plus la réalité : le FN finira par être absorbé idéologiquement et humainement par l’UMP. Les signes se multiplient !
Ainsi l’UMP a donné hier son investiture à Daniel Simonpieri, 56 ans, pour les municipales à Marignane . Le maire, qui brigue un troisième mandat, n’appartient pourtant pas au parti présidentiel mais il vient d’obtenir l’hooneur d’y entrer par la grande porte. Il a pourtant été élu en 1995 sous l’étiquette FN, son parti pendant un quart de siècle. Il a été réélu en 2001, avec le soutien du MNR de Bruno Mégret, qu’il a quitté. En 2002, il a appelé à voter Le Pen, et n’a jamais renié ses idées. "Il va prendre les couleurs de l’UMP, mais ce sera toujours un homme d’extrême droite " déplore la Mrap. "Il a fait sa mutation", rétorque Renaud Muselier qui a un avis objectif en la matière.
Pour la droite, Simonpieri, aujourd’hui " apparenté UMP ", est utile, voire indispensable : bien implanté, il gagne facilement les élections dans son fief. C’est pourquoi il a été préféré au chef de file local de l’UMP adoubé par les militants. Depuis 1998, la droite régionale menée par Jean-Claude Gaudin se targuait de lutter contre l’extrême droite. Là, elle revient à ses premières amours, quand Gaudin gérait le conseil régional avec le FN. Sacrifiant ses principes sur l’autel de l’efficacité électorale, l’UMP délivre un signal qui dépasse de loin Marignane : elle remercie un homme qui a appelé à voter Sarkozy au printemps, et lance un clin d’œil à tous les électeurs lepénistes. Cette option politique très grave et qui pourtant de fera pas la une de bien des médias car la consigne est générale. Cette investiture lui a été accordée par Jean-Claude le maire de Marseille actuel, et par ailleurs patron des investitures à… l’UMP.
LE JEU DU MILLON
C’est une volonté d’ouverture dont on parle peu au niveau national prônée par Nicolas Sarkozy. Je serai curieux de savoir ce qu’en pensent Kouchner, Besson, Bockel et les autres transfuges de la Gauche quand ils iront s’exprimer face à cet autre rallié au sarkozysme triomphant. La recette fait tache d’huile. Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon, a lui-aussi officiellement annoncé qu'il avait passé un " accord avec les anciens co-listiers de Charles Million " pour les municipales de mars prochain. " Depuis vingt ans, la droite est divisée, elle sera unie en mars prochain dès le premier tour. J'y travaille depuis quatre ans et je suis très heureux de cet accord, c'est la victoire de l'opiniâtreté et de la ténacité ", a déclaré Dominique Perben. Cette alliance ne fait pourtant pas consensus à droite.
Dans une interview au quotidien gratuit 20 Minutes, Philippe Genin, porte-parole de l'association de soutien à Dominique Perben, Lyon nouvel horizon, exprime ses réserves: " La présence de certains élus millonistes sur les listes de Dominique Perben me poserait un cas de conscience ", déclare-t-il. " Je suis réservé sur certaines personnalités qui ont tenu en 1998 (quand Charles Millon avait fait alliance avec le FN) des propos qui ne m'ont pas plu ". Il sera cependant obligé d’avaler une couleuvre au titre de l’ouverture de l’UMP vers son électorat naturel.
Charles Millon, proscrit des rangs de la droite républicaine en raison de son accord avec le Front national lors des élections régionales de 1998, a bénéficié de la mansuétude de celui qui reste le mentor de l’UMP. "L'alliance avec le FN, c'est du passé. Il y a prescription", avait dit durant sa campagne présidentielle Nicolas Sarkozy. Enfin une promesse qu’il est en train de respecter ! Elle sera plus facile à concrétiser que celles faites sur le pouvoir d’achat, la fin du déficit budgétaire ou l’équilibre de la sécurité sociale.
LE TEST DES TESTS
La crise actuelle va en effet conforter la " droitisation " de la France profonde intoxiquée par les émanation de l’opinion dominante et donc ouvrir aux municipales des horizons nouveaux aux candidats sarkozystes. Ils le savent et partout où l’extrême droite officielle ou officieuse sera utile elle sera récupérée avec la bénédiction du boss. D’ailleurs hier l’idéologie du FN a connu une avancée officielle avec la décision mi-chèvre mi-chou du conseil constitutionnel sur les tests ADN.
Cette instance forte de la présence de deux ex-présidents de la République a en effet validé " sous certaines réserves " le recours à ce procédé pour des candidats au regroupement familial prévu dans la loi Hortefeux sur l'immigration. Il a toutefois censuré la loi sur les statistiques ethniques. Le recours avait été déposé par le groupe PS, et signé aussi par des députés Verts et Communistes. François Bayrou y avait aussi apporté son soutien, bientôt rejoint par les sénateurs de la gauche.
Selon les députés anti-tests ADN, l'article 13 de la loi constituait " une violation du droit au regroupement familial et du droit à la vie privée et familiale " et une " violation du principe d'égalité devant la loi entre les familles " priviliégiant les familles biologiques aux familles fondées grâce à l'adoption ou à la recomposition de foyer. Le Conseil Constitutionnel n’en a pas tenu compte. Il a ainsi validé l'utilisation, sous certaines conditions dont le volontariat, des tests ADN dans les démarches de regroupement familial. Il a également rappelé que " la filiation de l'enfant étranger reste soumis à la loi personnelle de la mère étrangère ", soit à la loi du pays d'origine de sa mère. Le Conseil a enfin souligné que l'article 13 "  ne dispense pas les autorités diplomatiques ou consulaires de vérifier au cas par cas les actes d'état-civil produits " par les demandeurs, réserve qui doit " interdire une application systématique du recours aux tests ADN dans les Etats où se déroulera cette expérimentation ". En dépit de toutes ces précautions, il a conclu que la loi " n'était pas contraire au principe d'égalité ". Le Conseil Constitutionnel a toutefois censuré l'article 63 concernant les statistiques ethniques et qui était également visé par un recours. Il a été jugé contraire à la Constitution, ne prenant pas en compte l'article 1, qui stipule que " la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ". Le Conseil a donc jugé que les traitements nécessaires aux études statistiques " ne sauraient reposer sur l'origine ethnique ou la race " C’était un minimum !.
L’OUVERTURE BEANTE
En fait comme peu de monde réagit aux alliances actuellement en cours et que dans le fond chacun adapte ses principes aux circonstances locales on n’a pas de raison de s’étonner. La pseudo ouverture qui a fait croire que l’efficacité nécessitait la transgression des frontières politiques naturelles va ravager la démocratie représentative. On commence tout juste à en percevoir les dangers. Par exemple le secrétaire de la section PS de Toul David Melloni s’est récemment rallié à la députée ultra-sarkozyste Nadine Morano en vue des prochaines municipales 
En cas de victoire de leur liste il sera son premier adjoint. Il pose déjà à ses côtés pour la presse et déclare : " Je pense que Nadine (sic) est la seule à pouvoir rassembler. Son influence nationale, c'est quelque chose qui compte pour l'avenir de Toul ". Il ne s’agit pas seulement d’un ralliement supplémentaire à Sarkozy mais aussi d’un blanc-seing " de gauche " apporté à celle qui a ouvertement agi pour assurer la présence de Le Pen à la dernière présidentielle.
Le site Mémorial 98 en date du 4 Mai 2007 la citait en exemple. La députée UMP Nadine Morano, très proche du candidat UMP, a en effet elle même collecté ces signatures pour Le Pen comme l'indiquait le Canard enchaîné dans son édition du 11 Avril 2007. En Meurthe-et-Moselle, par exemple, en bon petit soldat, elle a réuni des maires ruraux début mars : " Nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris ", raconte l’un d’eux selon le journal satirique !
Le secrétaire de la section PS de Toul connaît évidemment cet épisode et le cautionne en se ralliant à sa nouvelle égérie. On constate ainsi les effets désastreux de l ‘entrée de personnalités se réclamant de la gauche dans un gouvernement issu d’une campagne largement xénophobe. Lentement la lepénisation des esprits s’installe et se traduit dans le paysage politique. Le pire c’est que plus personne ne réagit et que tout se fait naturellement. Il y q une décennie ces annonces auraient révulsé tout le monde. Maintenant on se cache les yeux, on se bouche les oreilles et on se tait de peur d’être accusé par les copains d’être un déphasé dépassé.
Mais je déblogue…
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 07:48
Toutes les réformes du gouvernement actuel, inspirées par le Président de la République, visent uniquement à… diminuer des déficits. Pour la première fois dans l’histoire sociale, elles ne cherchent pas à procurer un progrès aux gens mais simplement à tenter de les préserver d’un désastre. Cette mutation conduit inexorablement à des retours en arrière, à des renoncements, à des nivellements par le bas mais, sauf pour le " paquet fiscal ", mais jamais à des avancées positives. Cette méthode s’apparente à une forme d’austérité qui ne reposerait par sur l’économie mais sur le social. Il s’agit d’une nouveauté puisque rares furent les périodes de destruction des repères acquis depuis parfois des décennies. Ce ravage de positions symboliques afin de conduire à une déstructuration des oppositions potentielles. Elle institue le régime de l’insécurité sociale.
L’exemple de la… sécurité sociale illustre d’ailleurs à merveille cette méthode puisque tout ce qui a été enlevé aux assurés au prétexte de diminution du déficit s’est révélé totalement inefficace. Rien n’a changé et désormais on sait que toutes des décisions en cours connaîtront le même sort. Pour éviter que les mesures réactionnaires n’affolent le peuple on lui parle de réformes indispensables, cruciales accusant simplement celles et ceux qui ont un avis différent d’être des " attardés " du modernisme. Pour parvenir à ses fins Nicolas Sarkozy a bâti une stratégie : annoncer à corps et à cris que le pays est ruiné afin d’accréditer l’idée que la seule solution passe par la restriction. S’y opposer c’est véritablement être une inconscient notoire.
Impossible par exemple de prétendre que l’on sait si un jour nous sortirons du déficit de la Sécurité sociale inquiétante pour le modèle français de protection sociale. Qui se souvient qu’il y a trois ans que la dernière " réforme " (sic) de l'assurance-maladie devait bouleverser les constats antérieures et rétablir un équilibre connu sous le gouvernement Jospin. Rien n’a été réglé malgré les mesures drastiques prises au détriment des assurés. En 2008, le déficit prévisionnel atteindra les 9 milliards d'euros, dont un peu plus de 4 milliards pour l'assurance-maladie et 5 milliards pour les retraites ! C’est irréfutable mais pas un seul ministre ne peut sérieusement penser que la franchise médicale réduira cette descente aux enfers plus en rapport avec la " marchandisation " outrancière de la santé qu’à des considérations sur une forme de solidarité faisant payer aux plus malades les dépenses des moins malades. De plus en plus le système est orienté vers le profit et la rentabilité ce qui fait que bientôt des cliniques ou des centres d’examen feront des " promotions " pour attirer les clients !
DES PRINCIPES FONDATEURS
Un nouveau plan d'économies et de recettes nouvelles, décrété en urgence, devrait ralentir la dérive des 12 milliards estimés pour 2007. Soit un niveau identique à celui de 2004 mais ce n’est pas encore certain. La " maîtrise médicalisée " des dépenses a atteint ses limites, faute de mesures véritablement efficaces, si ce n'est coercitives, tant pour les soins de ville que pour l'hôpital. On sait bien que nous ne parviendrons plus à effectuer des économies sur le fonctionnement car il est déjà très faible. Les dépenses ne décroîtront plus aussi vite qu’on le prétend. Elles vont encore progresser car la santé est devenu un secteur de consommation effrénée encore plus que les autres.
Les recettes, et notamment les cotisations, pâtissent d'une conjoncture médiocre autant que de la volonté du gouvernement de réduire les charges des entreprises. Chaque annonce de déréglementation et d’exonération est une atteinte réelle au principe même de la solidarité sociale. Le voyage chez les marins pêcheurs est l’illustration parfaite de l’art et la manière de boucher un trou en en creusant un autre ! Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a prévu des états généraux du financement de la protection sociale au printemps 2008 mais on sait que comme le Grenelle de l’environnement il pavera les chemins du progrès de bonnes intentions.
En fait seul un retour aux principes fondateurs du système peut encore sauver les meubles et notamment à un véritable débat de fond sur le rapport entre l’être humain et la mort. Seule une profonde réforme du système d'organisation des soins permettra d’affronter les déséquilibres à venir : le vieillissement de la population et la croissance des malades déclarés en affection de longue durée comme les déséquilibres de la démographie médicale qui menacent des zones géographiques et la répartition des spécialités. On verra alors si la sens aigu de la réforme qui anime le Président de la République n’est pas orienté vers certaines catégories sociales. Changer les habitudes, modifier la chaîne du profit, réduire les revenus de votre propre électorat, inventer un nouveau système : autant de tâches délicates qui rebuteront les conseillers ministériels. On préfèrera faire payer ce cochon de malade !
RIEN N’Y A FAIT
L'opposition non entendue des syndicats de salariés, des mutuelles, des associations d'usagers n'y a rien fait et n’y fera rien. Le gouvernement a maintenu dogmatquement, dans le budget 2008, son projet de franchises médicales à la charge des assurés sociaux : 50 centimes d'euros sur chaque boîte de médicaments et les soins paramédicaux et 2 euros sur les transports sanitaires. Au total, ce sont 850 millions d'euros qui ne seront plus remboursés. Les mineurs, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) en seront exonérés, tandis qu'un plafond annuel de 50 euros a été fixé. Il s’agit d’une mesure purement symbolique si on la ramène à l’ampleur du déficit constaté ou prévisible. La complexité de la mise en œuvre de cette opération n’est d’aileurs pas pris en compte car son coût diminuerait encore son impact réel.
Initialement, ces franchises qui s'ajoutent aux forfaits déjà existants, comme le "1 euro" sur chaque consultation médicale ? devaient "responsabiliser" les patients face à la croissance exponentielle des dépenses. Le président de la République a voulu, lui, qu'elles couvrent les besoins des nouveaux plans de lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer et qu'elles aident au développement des soins palliatifs en milieu hospitalier. Or on sait très bien, pour les élus présents sur le terrain que dans les conseils d’administration de structures hospitalières ou d’hébergement aucun moyen nouveau ne sera réellement dégagé par cette contribution obligatoire supplémentaire. A Créon la DDASS ne créera pas les 18 postes nécessaires à l’ouverture en 2008 de l’unité spécialisée en maladie d’Alzheimer faut de crédits suffisants.
Cette nouvelle taxe remet en cause un principe de base du système français établi depuis 1946 : des patients se substituent à la solidarité nationale pour financer les soins d'autres patients. C'est là une brèche qui, de toute évidence, n'est pas une solution durable et suffisante mais personne ne souhaite le voir et l’entendre parmi les cotisants sous la pression du déficit qui leur est annoncé avec grand fracas.
MALHEUR AUX MALADES PAUVRES
Le développement durable de ce phénomène pouvait pourtant être propice à l'émergence de changements profonds, voire d'un bouleversement de logique. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie s'y est engagé en évaluant le coût réel des charges et dépenses de santé supportés par les ménages. Le résultat est quelque peu décoiffant. Certes, estime son rapport publié en juillet, la " couverture " reste une des plus importantes d'Europe. Le taux d'effort des assurés sociaux, autrement appelé le " reste à charge " ne représente en moyenne que 3 % des dépenses. Mais ce chiffre cache une profonde disparité. Pour les plus modestes, dont les revenus sont à peine plus élevés que le seuil de la couverture maladie universelle (CMU), ce montant peut atteindre 6 %, au lieu de 1,5 % pour les plus riches. En effet la ponction n’est pas la même selon els revenus ce que la CSG de Rocard avait tenté de réguler et que personne ne met en cause (enfin pour le moment) mais que l’on s’est bien garder de relever.
Pour éviter que les franchises ne pénalisent un peu plus une population déjà fragile, Martin Hirsch, commissaire aux solidarités actives, s'est emparé du projet de " bouclier sanitaire " comme l’on a créé un " bouclier fiscal " pendant du bouclier fiscal, dont la logique serait d'instaurer un nouveau système de remboursement selon les revenus. Il supposerait également une refonte complète de la prise en charge des affections de longue durée, autant qu'une nouvelle articulation entre le régime de base et les organismes complémentaires (mutuelles et compagnies d'assurance). Dans un rapport d'expertise remis au gouvernement, Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, et Raoul Briet de la Haute Autorité de santé (HAS), n'ont pas rejeté cette initiative. Mais ils ont estimé que, en raison de sa complexité, il faudrait au moins… trois ans, d'ici à 2010, pour la mettre en oeuvre. En attendant plus vous serez pauvre et plus vous serez malade et plus vous paierez !
Pour les dirigeants de l'assurance-maladie, le véritable défi est ailleurs : faire face au rythme soutenu de croissance des dépenses de santé qui ont augmenté à un taux supérieur de 1,9 % à celle du produit intérieur brut. Cette évolution devrait se poursuivre avec la progression continue des bénéficiaires du régime des affections de longue durée, pris en charge à 100 % au moins pour leur pathologie principale. De 7 millions aujourd'hui, leur nombre devrait atteindre 12 millions en 2015, qui concentreront 75 % des dépenses de l'assurance-maladie.
Avec le vieillissement, le traitement de pathologies aggravées devrait nécessiter des moyens financiers supplémentaires que le gouvernement ne peut obtenir par la seule augmentation des recettes fiscales (TVA, CSG...). Cette évolution suppose un nouveau mode de prise en charge des soins que le gouvernement, comme l'assurance-maladie, peine à engager. Mais il y a le fond et le forme… On se contentera de la forme car c’est beaucoup plus facile de baptiser un changement du qualificatif de réforme alors qu’ils ne s’agit que d’une rustine sur un pneu obsolète qui fuit de toutes parts.
Mais je déblogue…
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 07:51
Chacun a son point faible et parfois la vie publique permet, non pas de le révéler aux autres, mais de " se le révéler à soi-même ". Il suffit de se trouver précipité dans un contexte imprévu pour vérifier que nous avons tous des limites. D’ailleurs, c’est souvent méconnu du grand public, des électrices et des électeurs, la fonction de maire conduit à affronter des situations pour le moins déstabilisatrices. Croire qu’il y a similitude de responsabilité entre les premiers magistrats de toutes les communes de France c’est ignorer totalement la réalité. La quasi totalité des élus se retrouvent en effet en direct avec les drames du quotidien alors que seuls, ceux qui atteignent des proportions exceptionnelles, atteignent les autres puisque tout est construit pour qu’ils n’en aient pas connaissance(services performants, cabinet, police municipale…) Ce n’est donc guère étonnant que seulement … 52 % des sortants veuillent actuellement repartir en mars prochain tant la tâche est usant moralement.
Personnellement j’ai eu l’occasion de rencontrer la mort dans une demi-douzaine de suicides, des accidents de la circulation, des décès après malaise ou une longue maladie, des affrontements familiaux, dans la misère noire, la saleté repoussante… et jamais je n’ai trouvé matière à reculer. Et pourtant, malgré ce " blindage " répété, je vais vous surprendre, je ne supporte pas d’entendre un enfant pleurer ou se plaindre. Par déformation professionnelle je ne résiste pas à une situation mettant en jeu l’équilibre et a fortiori la vie d’un petit d’homme. Inutile de chercher à me convaincre que cette marque de faiblesse, dans ma vie quotidienne, n’a pas de fondements logiques, je ne l’accepterais pas. J’ai conservé de mon passage au séminaire laïque (l’école normale) d’une autre époque, un respect absolu pour la fragilité de tout enfant. Les cours de morale professionnelle d’Ernest Monlau, directeur de cette caserne pour hussards noirs de la République sont restés gravés en moi et rien n’est plus précieux que le bonheur d’un jeune. Les seules véritables satisfactions viennent d’ailleurs, dans un mandat électif, de ce que l’on peut leur apporter et un sourire, un petit mot suffisent parfois à ensoleiller une journée. Je ne voudrais que des enfants heureux car dans le fond je ne suis élu que pour eux.
98 000 ENFANTS EN DANGER
Or quelque 98.000 enfants ont été signalés en danger en 2006, soit un millier de plus qu'en 2005, selon le rapport annuel de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas), publié hier. L'étude souligne que ce résultat reflète la part grandissante des adolescents en détresse. Depuis 1998, le chiffre de l'enfance en danger n'a cessé d'augmenter chaque année pour progresser de 18% en moins de dix ans, selon les enquêtes menées par l'Odas auprès des départements, responsables de la protection de l'enfance. Je n’avais pas besoin de ce résultat pour le constater car il ne se passe pas une semaine sans que je sois obligé, directement ou indirectement, d’intervenir sur la situation plus ou moins critique d’une situation intra-familiale.
Ainsi, ce sont aujourd'hui sept mineurs sur 1.000 qui sont concernés contre cinq sur 1.000 en 1998, souligne l'Odas. " Le nombre d'enfants signalés en danger progresse plus vite que la population de la tranche d'âge correspondante ", explique le rapport publié. Une étude sur les classes d'âge permet de déceler que l'augmentation des signalements en 2006 est liée au public de préadolescents et d'adolescents, poursuit l'Odas. Ainsi, alors que le nombre des enfants âgés de moins de 11 ans diminue de 1.100, celui des 11-21 ans augmente de 2.100. Néanmoins, avec 44% du total des signalements, la part de la population adolescente reste minoritaire.
Comme lors des précédents rapports, les " carences éducatives des parents " citées dans plus de la moitié des situations recensées, et les " conflits de couple et de séparation " (22%) figurent parmi les facteurs de dangers identifiés comme les plus fréquents.
Le facteur de la " précarité économique " augmente cette année : le nombre d'enfants concernés atteint les 15% du total des signalements et arrive en troisième place, avant celui des " problèmes psychopathologiques des parents " (11%). Si la liste n'est pas exhaustive voici quelques situations que j’ai rencontrées en une décennie sans qu’elles soient hiérarchisées. En toute franchise elles mettent toujours l’enfant au centre d’une tornade qui finit par engloutir son avenir.
L’INCAPACITE PARENTALE
Même si c’est contraire à toutes mes conviction, il faut bien reconnaître d’abord qu’il existe des parents qui n'ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour élever leur enfant dans de bonnes conditions. Il s'agit d'adultes mentalement déficient ou mentalement fragiles. Le nier serait faire l’impasse totale sur une situation que personne n’ose aborder. Il manque parfois de tutorat, d’accompagnement, de solutions alternatives entre la tutelle et le soutien. C’est une réalité que d’admettre que des parents ne disposent que de capacités intellectuelles réduites et ne s'attachent pas suffisamment aux apprentissages scolaires de leur enfant (retards, absences en classes….). Ceci pouvant avoir des conséquences désastreuses pour des enfants ayant de réelles compétences non exploitées et provoquer chez eux une forme de maltraitance sociale non prise en charge. Je la rencontre de plus en plus car elle se manifeste avec des comportements agressifs des enfants dans les structures collectives
Les parents vivant dans des conditions matérielles très précaires mais de manière secrète génèrent sans qu’ils ens oient responsables une gêne psychologique grave dans la société de la surconsommation. Même si l'on peut admettre que des enfants grandissent bien moralement, affectivement et scolairement on ne peut accepter qu'ils soient maintenus là où un minimum d'hygiène et de sécurité n'est pas garanti. Or, la encore, la situation se rencontre régulièrement après de longs travaux d’approche. Pour un cas recensé il y en a certainement 2 ou 3 autres qui échapperont trop longtemps à une prise en charge effective car on ne les connaît pas.
Il existe aussi et je suis désolé de l’écrire, des parents qui ne souhaitent pas élever leur propre enfant. Ils le rejettent par exemple parce qu'il n'a pas été conçu dans des circonstances appropriées, ou parce qu'il présente un handicap qu'ils n'arrivent pas à assumer, ou parce qu'ils refont leur vie avec un adulte qui ne veut pas entendre parler de cet enfant ni l'accueillir chez lui. La fameuse recomposition familiale ne va pas sans poser parfois de très gros problèmes. Je vous assure que les cas sont nombreux dans votre voisinage car parfois les apparences soient trompeuses. La situation provoque des dégâts considérables chez les " maltraités " surtout quand leur père ou leur mère " absent " vient se mêler à cette crise pouvant aller jusqu’aux coups ou à la privation de droits fondamentaux de l’enfant. La déchirure d’un couple autour de l’enfant entraîne des lésions plus ou moins graves pour la fille ou le fils. C’est indéniable même si tout se passe pour le mieux ;
L’ENFANT ECARTELE
Autre cas en augmentation constante : les parents, et ceci est valable pour toutes les catégories socioprofessionnelles, qui traversent à un certain moment de leur vie, une grave crise personnelle ou de couple qui déstabilise totalement la vie familiale et rejaillit sur le bien être de l'enfant. Le mal est pernicieux car on fait de la progéniture un enjeu. L’inconscience peut atteindre des sommets de bêtise. En 48 heures j’ai été confronté à deux situations avec des déchirements psychologiquement terribles pour des gamins de moins de dix ans. Le week-end transforme les gendarmes créonnais en juge de pais familiale avec constat de carence de droit de visite, avec non respect des horaires de retour de celui qui est devenu à l’insu de son plein gré un " paquet " que l’on s’arrache.
Les cas de maltraitance intra-familiale évolue encore plus vite. Il n'est pas certains que les actes soient plus nombreux qu'auparavant mais le sujet étant de plus en plus souvent traités par les médias, des campagnes ayant été menées auprès des enfants scolarisés, les professionnels étant beaucoup plus sensibilisés et avertissant plus spontanément les autorités, le nombre de dossiers traités a considérablement augmenté. Les signalements au maire se multiplient dans des lotissements repliés sur eux-mêmes et persuadé que le danger ne vient que des autres. La maltraitance extra-familiale qui est le fait de voisins existe aussi et des " affaires " sont en cours d’instruction sur Créon !
Enfin il faut évoquer le problème des sectes qui existent aussi sur le territoire communal. Il s'agit d'un mode de fonctionnement où parents et enfants vivent au sein d'un groupe souvent coupé du monde extérieur qui suit des règles de vies draconiennes influencées par une pseudo religion. Ces règles sont parfois strictes, souvent dangereuses moralement et physiquement pour les enfants qu’ils transforment en " recrues " pour l’avenir avec impossibilité ultérieure pour les jeunes de raisonner autrement que sous l'influence de leurs parents.
Chaque cas est une souffrance pour les gamins et pour moi. C’est ainsi. Je ne supporte pas que l’on fasse du mal, peu importe la raison, peu importe la motivation, peu importe le contexte, à un enfant surtout quand un adulte prétend qu’il le fait pour son… bien.
L’égoïsme des adultes est tel que désormais il existe une forme de sacrifice institutionnel de vies prometteuses qui n’interpelle nullement cette société prompte à voir la pailles dans l’œil des autres mais incapables de se débarrasser des poutres qu’elle porte.
Mais je déblogue… 
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 07:50
Ce que je reproche essentiellement aux responsables du Parti socialiste actuels c’est de ne pas offrir aux citoyens des analyses des situations présentées de manière sommaire par les médias. Ils se contentent trop souvent de réagir aux faits et de les critiquer sans démonter le processus qui les sous-tend. En effet, Nicolas Sarkozy a toujours un objectif précis en lâchant une phrase, un mot ou effectuant un voyage, un geste qui remplace toute les philosophies politiques les plus sophistiquées. Il faut absolument dénoncer la méthode autant que les contenus car il calera sur ces derniers s’il les considère comme néfastes à son image mais recommencera de la même manière. Malheureusement le plus souvent on reste sur l’écume des jours et on n’insiste pas assez sur la dangerosité pour le démocratie d’un comportement soigneusement monté.
Avant il avait été très habile dans l’utilisation des défauts de notre société et depuis son élection Nicolas Sarkozy gouverne en tentant de se forger une notoriété quotidienne autour deux axes contradictoires : l’impression qu’il sait écouter et capacité réelle à ne pas entendre. Il va céder aux marins pêcheurs en quelques minutes des avantages qu’il refuse à d’autres durant des jours. Il pratique l’ouverture vers la gauche et met en place un programme d’extrême droite. Il va sur le terrain mais laisse Dati déployer une politique qui l’ignore totalement. Il sait en effet que l’image d’un homme d’Etat se forge dans l’adversité. Le mieux c’est de créer celle que l’on veut pour mieux l’affronter.
En fait il a inventé la politique des symboles partant du principe que les citoyennes et es citoyens ne se déterminent plus sur des " impressions " que sur des " certitudes ".  Il a mis en œuvre ce que l’on apprend en matière de propagande : offrir aux gens le sentiment que vous répondez aux aspirations qu’ils n’osent pas formuler par peur de la réprobation collective. Ils approuvent ainsi secrètement les décisions constituant ainsi un électorat souterrain, peu visible, peu actif similaire à celui, qui a porté aux présidentielles de 2002, Le Pen au second tour. Ce travail piloté par une cellule performante à l’Elysée constitue la principale doctrine politique du Sarkozysme : partir du sondage pour chaque acte du quotidien.
Hier, veille du début du mouvement de grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, Ségolène Royal a ainsi accusé Nicolas Sarkozy d'avoir dégradé le climat social en France. Ce constat n’a rien d’original dans l’analyse et il serait véritablement étonnant qu’elle formule une autre appréciation de ce premier semestre sarkozyste. " Bien sûr qu'il faut réformer le système des retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire et ce que fait malheureusement le gouvernement, c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement ", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle. Et c’est déjà beaucoup mieux car le véritable problème se situe dans la seconde partie de cette déclaration. " Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond ", a-t-elle ajouté à l'adresse du chef de l'Etat, qui travaille selon elle " beaucoup avec les sondages ".
LA CONFRONTATION DANS L’INTERET DU PAYS
" Un piège est tendu aux organisations syndicales et aux salariés : il va prendre les Français à témoin en disant 'vous voyez je vais aller jusqu'au bout, je vais faire la confrontation dans l'intérêt du pays' ",
Or, fin novembre, on saura ce qui sommeille dans l’esprit de celui qui ne rêve que de devenir le héros du monde libéral, une sorte de Thatcher auquel les ultras libéraux européens viendraient rendre un hommage appuyé ! Il y a toujours, dans le peuple, un goût immodéré pour les hommes à poigne qui font preuve de pugnacité dans les conflits. Rien ne vaut mieux qu’une bonne guerre pour se forger une image de solidité et de résistance : Sarkozy a décidé que la sienne serait sociale et non pas militaire !
" La porte du dialogue reste ouverte
A cet égard, Angela Merkel lui a adressé ses encouragements. " Je souhaite tous le succès possible à la France et à son président, même si parfois certaines mesures sont difficiles à obtenir et à prendre ", a-t-elle souhaité. Il est vrai qu’elle devait savoir ce qui l’attend : des menaces de… grève illimitée sur l'ensemble des lignes ferroviaires ont été proférée, hier, par deux dirigeants du syndicat des conducteurs de trains allemands. " Nous nous dirigeons vers une grève illimitée, au besoin simultanément sur les grandes lignes, les lignes régionales et les lignes de fret ", a annoncé à Angela Merkel, Frank Schmidt, responsable du petit syndicat pour l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Sarkozy était allé aussi à Washington chercher un coup de main de George Bush, il est ensuite symboliquement allé quérir un soutien de l’autre bord à Berlin. Fort de ces bénédictions il laisse monter la pression persuadé qu’il l’aura à l’usure et qu’elle s’éteindra dans un contexte où les problèmes économiques individuels prendront le pas sur les convictions.
UNE OPPOSITION CALCULEE
Il sait qu’il finira par dresser la fameuse majorité silencieuse contre cette contestation menée par des " privilégiés ", paresseux, trop payés et jamais contents. Il va jouer la France des réalités contre la France des impressions, la France de la raison contre la France de la télévision, la France laborieuse productive contre la France réputée coûteuse et privilégiée, la France contestataire et la France résignée, la France moderne et la France archaïque. Il mettra en œuvre tous les supports médiatiques pour qu’il en soit ainsi engageant une " guerre " psychologique. Le gouvernement n’est d’ailleurs pas malheureux que le mouvement de grève soit massif afin que s’il y obtient une victoire finale elle ait une ampleur significative. Chaque jour jusqu’au 20 novembre les médias vont montrer cette France spoliée, souffrante, inquiète par ces grèves qui paralysent l’activité économique de la Nation. La machine TF1 va tourner à fond !
L'UMP se prépare également à ce qui pourrait se transformer en marathon social, en serrant les rangs derrière l'exécutif. " Les acteurs des conflits sociaux doivent mesurer l'exaspération des Français ", a prévenu Jean-Pierre Raffarin jouant sur l’opposition des deux France . " Ceux qui, par les grèves, sont privés de leur travail sont aujourd'hui en colère " et " l'UMP, le moment venu, saura exprimer cette insatisfaction et porter le message de la majorité silencieuse ". Pas possible : comme si ce discours était nouveau et comportait la moindre avancée en matière de dialogue. " L'UMP fera, dans cette affaire, tout son devoir, si c'est nécessaire ", a confirmé le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian. " Il y a 366.000 adhérents à l'UMP, ça représente aussi à une force capable de se mobiliser ", a-t-il souligné. " La démocratie, c'est ce qui se passe dans les urnes, ce n'est pas ce qui se passe dans la rue ". Dommage qu’il n’ait pas fait pareille déclaration lors du défilé en faveur de l’école libre ! En fait ce n’est qu’une déclinaison du discours préparé pour accentuer la radicalisation du conflit et lui donner la tonalité délibérée d’une épreuve de force.
ATTENDRE LE 20 NOVEMBRE
C’est l’avis du patron de la CGT. Bernard Thibault qui a déclaré que le gouvernement " a cherché à créer la division syndicale" et "veut le conflit pour l'exemple. Je suis bien obligé de constater que toutes les catégories professionnelles ne sont pas traitées avec la même brutalité quand des problèmes apparaissent ".
Comme François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, Bernard Thibault a le sentiment que le gouvernement a " poussé " les organisations syndicales vers la grève. Un peu plus tôt, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait refusé d'organiser la réunion tripartite (Etat, syndicats et entreprises) sur les régimes spéciaux de retraites demandée par la CGT, renvoyant le syndicat vers les négociations d'entreprises. Pas question que le gouvernement se mette en situation de céder. Il essaie au contraire de dramatiser la situation : " chacun doit être conscient que le mouvement peut durer, même si j'ai demandé aux entreprises des moyens de transports de substitution et un effort sans précédent d'information " déclare le ministre dans un entretien publié, évidemment, dans l'édition de samedi du… Figaro.
En définitive il faudra probablement attendre la journée du 20 novembre pour connaître le verdict de cet affrontement social. Si la première vague de contestation tient une semaine elle recevra un sacré renfort avec l’ensemble de la fonction publique et peut-être les… étudiants. Nicolas Sarkozy aurait alors bien du mal à résister. Comme il a les yeux rivés sur la ligne bleue de sa cote de popularité il recherchera vite une position de repli exposant, c'est certain, les ministres concernés et sacrifiant symboliquement les PDG des entreprises sur l’autel de la repentance.
Il va bien trouver un moyen de débarquer sur TF1 au Jité de son ami PPDA pour exprimer samedi ou dimanche soir sa compassion pour ces voyageurs sans train, ces élèves sans classe, ces maisons sans électricité ou sans gaz, ces universités sans étudiants … et surtout ces députés UMP sans tribunaux de proximité. Novembre 95-Novembre 2006 : même combat, mêmes dégâts ? Alors que notre pays risque de vivre l’un des conflits sociaux majeurs de ces 10 dernières années, Nicolas Sarkozy a bien décidé à ne pas céder face aux syndicats. Le Juppé " droit dans ses bottes de 95 " aurait-il fait un émule ? Pourtant les bottes paraissent trop grandes pour lui ! Il préfère les talonnettes !
Mais je déblogue… 
(NDLR : je sais écouter), mais ces réformes nous les ferons, parce qu'elles doivent être faites (NDLR : je fais ce que je veux) ", a-t-il martelé de Berlin (NDLR : le lieu n’est-il pas symbolique ?). " Tous les pays qui les ont faites ont eu des résultats et ça s'est traduit - c'est normal dans une démocratie - par des mouvements de contestation, des discussions. Eh bien, il faut regarder ça avec beaucoup de sang-froid, un grand sens de la responsabilité ". Il faut " savoir une chose: nous avons été élus pour transformer la France, pour que la France ait le plein emploi, pour que la France réduise ses déficits et pour qu'il y ait plus de justice dans notre pays. C'est cette action que nous allons mettre en œuvre ", a-t-il promis. a souligné Ségolène Royal. Et dans les prochains jours, beaucoup plus que des déclarations factuelles sur le mouvement de grève, il faudra expliquer que Nicolas Sarkozy a voulu ce conflit, qu’il l’a volontairement fait monter en puissance, qu’il l’a sciemment inventé pour s’offrir le luxe de se donner l’image d’un chef d’état à poigne ne cédant pas à la rue. Il joue avec la République et la démocratie sans que les Françaises et les Français en aient véritablement conscience.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 07:31
Comment peut-on, quand on a été passionné comme je le fus, de sport en général et de football en particulier, ne pas être désespéré, une fois encore par les événements intervenus hier en Italie ? Sauf à être d’une totale inconscience il est difficile d’admettre que le jour de la fin de cette boucherie que fut la première guerre mondiale on puisse mourir pour une rencontre sportive. Absurde. Epouvantable. Inconcevable. Mais pourtant bien réel dans une société où le football est devenu une exutoire à cette soif dominatrice qui anime parfois les meutes. Les stades ressemblent en effet de plus en plus aux jeux du cirque romains dans lesquels les excités réclament non seulement du jeu mais surtout des victoires claniques. En fait nous en sommes revenus à ces affrontements ancestraux reposant sur l’irrationnel pour refoulés de la notoriété.
Hier donc à la suite de la mort d'un supporter de la Lazio, tué par balle par un policier sur une aire d'autoroute des événements terribless se sont déroulés sur dans de nombreuses villes. La victime, Gabriele Sandri, était âgé d'une vingtaine d'années. 
Selon plusieurs témoignages relayés par les médias italiens, il se rendait avec plusieurs autres tifosi à Milan en voiture pour assister au match Inter-Lazio lorsqu'ils se sont arrêtés sur l'aire d'autoroute de Badia al Pino, non loin d'Arezzo. Ils se seraient alors trouvés face à un groupe de supporteurs de la Juventus et un affrontement aurait éclaté. Un agent de la police routière, qui se trouvait dans la zone, serait alors intervenu et aurait fait usage de son arme de service. Gabriele Sandri aurait été mortellement touché au cou alors qu'il se trouvait dans sa voiture, selon l'agence italienne Ansa. Le préfet de la ville a indiqué qu'il s'agissait d'une " tragique erreur ".
La rencontre entre l'Atalanta et l'AC Milan a été arrêtée après des incidents initiés par des supporters de Bergame. Ces derniers se sont acharnés contre une épaisse vitre de protection qui les séparait du terrain, et ont réussi à la briser en deux endroits. Malgré l'intervention de quelques joueurs du club, qui ont tenté de les dissuader - sans succès -, l'arbitre a été contraint de renvoyer les deux formations au vestiaire.
A Milan, quelque 400 manifestants ont lancé des pierres sur un commissariat, tandis qu'aux abords du stade, tifosi de la Lazio comme de l'Inter ont entonné des chants violemment hostiles aux forces de l'ordre.
A Sienne où se jouait Sienne-Livourne, des supporters ont longuement hurlé " assassins " aux carabiniers et policiers qui assurent la sécurité du stade. La même scène s'est également reproduite dans d'autres stades, y compris à Rome où des heurts ont opposé quelque 200 tifosi de l'AS Roma aux forces de l'ordre près du stade Olympique. Une chaîne de " solidarité " qui révèle la nature réelle du mal. Ce n’est que la résultante d’un long processus dans lequel les instances du football peuvent être considérées comme " complices passifs "
On me dit qu'il s'agit d'un épisode isolé et qu'un policier aurait tiré ", avait déclaré un peu plus tôt le président de la Lazio, Claudio Lotito. " Selon ce que je sais, cinq jeunes étaient dans une voiture et il y a eu un affrontement avec d'autres. Un policier est accouru pour tenter d'apaiser la rixe et un coup de feu accidentel est parti ". Le problème c’est qu’aussitôt connue cette information a déchaîné encore plus de violences.La nouvelle a immédiatement provoqué la colère des supporteurs dans plusieurs stades où devaient se dérouler les matches.
DU BRESIL A LA YOUGOSLAVIE
En fait tout le monde sait que le football sert de dérivatif à des hordes ou à des groupes plus ou moins organisés qui confondent le sport et les guerres qu’ils ne feront jamais. Ils s’organisent en bataillons, derrière des banderoles, se gavent de slogans et se donnent l’impression de dominer les autres par procuration. La grande majorité d’entre eux se rassemble dans une entité appelée d’une manière ou d’une autre " ultras ". Ce phénomène n’est pas nouveau. 
Le mouvement ultra naît au Brésil dès les années 40 avec la mise en place de Torcida. Ces groupes de supporters n'ont rien à voir avec les organisations existantes jusque-là au Brésil comme ailleurs. Le mouvement ultra débarque en Europe via la Yougoslavie d'alors, ou plutôt la Croatie. Les actualités cinématographiques yougoslaves diffusent des images de la Coupe du monde de 1950, avec déjà de nombreux plans de foules exubérantes : les fameuses Torcida.
Les premiers supporters européens à avoir bouleversé les rapports entre un match et son environnement furent ceux du club de l’Hadjuck Split qui ont adopté cette attitude à l'occasion d'un match contre l'Etoile rouge de Belgrade. L'intensité de la partie face au grand rival et le but victorieux inscrit à la 87e minute aide à la naissance du mouvement. Les Ultras envahissent le terrain au coup de sifflet final, et portent en triomphe le buteur jusqu'au centre de la ville. Les " exploits " des Ultras de l’Hadjuck Split seront suivis pas bien d’autres.
Les clubs italiens découvrent les us et coutumes ultras dans les années 1960 et de nombreux groupes se constituent en Italie et ils ont subsisté jusqu’à maintenant avec la complicité des dirigeants de plus grands clubs qui recherchent leur soutien. Le mouvement ultra atteint la France au milieu des années 80. Le premier groupe ultra est le Commando Ultra de l'Olympique de Marseille fondé en 1984. Viennent ensuite les Boulogne Boys du P.S-G. et la Brigade Sud Nice de l'OGC Nice tous les deux fondés un an plus tard. Cette forme de supporters laisse froid les îles britanniques dont les supporters préfèrent avoir une relation directe et personnelle avec " leur " club plutôt que de passer par un groupe de supporters. C'est la base même du conflit qui oppose l'école dite italienne (Ultras) et l'école dite britannique.
DES RAPPORTS AMBIGUS
Les groupes ultras sont théoriquement financièrement indépendants du club qu'ils soutiennent. Ils s'autofinancent par différents moyens, chaque groupe ayant son style de financement. Parmi ces moyens on trouve les déplacements pour suivre le club à l'extérieur au cours desquels nourriture et boissons peuvent être vendues, des quêtes en tribune, la vente de gadgets portant le nom du groupe ou de la ville, la vente d'un journal édité par le groupe, etc... Cependant, des dérives mercantiles existent lorsqu'un groupe produit des gadgets en très grande quantité pour les vendre à un maximum de personne, même extérieures au groupe.
Les Irreducibilli (Lazio de Rome, Italie) possèdent même plusieurs boutiques officielles où ils vendent billets et matériels divers. Une partie de la mouvance Ultra estime que ces groupes s'éloignent de la mentalité originelle et de l'opposition au "Foot Buisness" .E
n plus de ça, certains groupes obtiennent des subventions directes des clubs, ou parviennent à détourner d'importants flux financiers en prenant en charge, par exemple, la commercialisation des abonnements comme à Marseille. En fait il existe une forte ambiguïté sur le rôle que jouent les instances officielles du football dans le développement de ce qui ne s’apparente pas à du hooliganisme mais qui y ressemble quand il dérape. En fait la seule véritable différence repose sur l’exploitation organisée du supporteur alors que les hooligans sont ingérables.
RACISME ET PROFITS
Les débordements continuent donc dans les stades italiens. Après le coup du scooter lancé depuis les tribunes, après le coup du pétard sur l'arbitre, après le coup des saluts fascistes de Di Canio, c'est au tour des supporters de faire n'importe quoi. Le Calcio fait beaucoup parler, mais pour de mauvaises raisons et depuis très longtemps. Déjà en 2006 on avait vu une banderole nazie avec l'inscription "Gott Mit Uns" (dieu est avec nous) déroulée dimanche dans les tribunes du stadio Olimpico de Rome, lors du match opposant l'AS Rome à Livourne.
La banderole portant l'inscription " Lazio-Livourne, mêmes initiales, même four, Gott mit uns (la devise qu'on retrouve sur les ceinturons des SS) ", adressée aux tifosi toscans, était apparue dans le virage sud réservé aux ultras de la Roma. Des drapeaux avec des croix celtiques et des croix gammées avaient été également exposés au cours de la partie. La Lazio se retrouve citée sur cette banderole car c'est l'ennemi intime de la Roma. Mais même entre eux, les fascistes en Italie sont racistes. C'est dire leur niveau intellectuel.
Les supporters de Livourne se retrouve en si mauvaise compagnie pour une seule raison. Leur soutien inconditionnel à une politique sociale et humaine. 
Pour simplifier, Livourne est de gauche donc il faudrait les brûler. Rome, autrefois foyer d'une civilisation si brillante, est tombé bien bas. Mais faisons aussi le ménage devant notre porte et n'oublions pas comment Boulogne avait fêté le départ de George Weah au Milan AC ( "Casse toi, on n'a pas besoin de toi - Dégage, pas besoin de noirs dans l'équipe"). en France aussi, le phénomène existe. Dans l'ombre, il gagne du terrain, jusqu'au prochain incident.
Les sociétés "sportives" qui contrôlent des clubs vont vite vouloir à tous prix que le championnat italien reprenne malgré la gravité de ce qui vient une fois encore de se produire. Le calcio affiche à l’heure actuelle son vingt-troisième mort. Deux équipes de football. Ne l'oublions pas. Quand Jean-Michel Aulas le PDG de l’Olympique Lyonnais annonce que selon lui les droits télévisés valent … au minimum 750 millions d’euros il dévoile la véritable facette de ce qu’il ne faut plus appeler du sport mais du spectacle sportif.
Les intérêts en jeu représentent des sommes astronomiques et c'est l'argument financier qu'avanceront sans vergogne les dirigeants pour que l’on oublie vite toutes les outrances. Les profits n’ont que faire de la mort d’un malheureux qui ne savait pas que le 11 novembre était la journée commémorative de la fin de la pire connerie humaine : la guerre !
Mais je déblogue…
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Published by Jean-Marie DARMIAN - dans SPORT
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